Boyhood

Réalisateur : Richard Linklater

Acteurs : Ellan Coltrane, Ethan Hawke, Patricia Arquette, Lorelei Linklater,…

Résumé : La vie du jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. (Inspiré du synopsis d’Allociné)

Bande-annonce


Poussé par l’originalité du projet, Boyhood était un passage quasi obligé.

Bilan de ce 12 years a boy ? Bof, bof.

Un projet sur 12 ans avec les mêmes acteurs, c’est inédit (à ma connaissance), original, intéressant… bref ça interpelle. Richard Linklater semble aimer les projets sur le long terme, en témoigne sa saga "Before" avec Ethan Hawke et Julie Delpy (pas vue par contre, des avis ?).

Le quotidien d’une famille, ça ne fait pas rêver mais après tout le sujet ne fait pas tout, il suffit de voir Le rôle de ma vie, dans un registre différent certes.

Et à voir, c’est effectivement intéressant. Voir d’une scène à l’autre Mason grandir, changer, de même que sa sœur, ses parents,… c’est amusant. Sauf qu’amusant, ça ne remplit pas 2h45 de film.

Boyhood, c’est un garçon qui grandit, passe d’enfant à ado, d’ado à jeune adulte. Voilà. La famille est recomposée, on peut donc voir maman avoir de nouveaux copains/maris qui finissent invariablement par s’avérer être des connards. Papa, qui est assez sympathique au début surtout finit par être, et je le cite "chiant et castré". Pour le reste, toutes les "étapes" y passent ; les premières fêtes, les flirts, la discussion sur le sexe,… Qui a dit cliché ? (bon, j’exagère là, cet aspect du scénario ne m’a pas du tout gêné).

La vie passe, les gens changent. Voilà ce qui est filmé par Richard Linklater. Sans vraiment rien ajouter de plus. Boyhood m’a plus fait penser à un documentaire qu’à ces comédies dramatiques indépendantes qui arrivent à sublimer le quotidien. La réalisation paraît ainsi assez lisse, voire absente. Le montage, par contre, est excellent. Les scènes séparées par les années coulent toutes seules (12 ans résumés en presque 3 heures, il y a du défi !).

L’interprétation est aussi assez décevante. Je ne parlerai pas de Patricia Arquette et Ethan Hawke qui font le job mais plutôt des 2 gamins/ados dont une est la fille du réalisateur. Petit à petit, l’acteur jouant Mason m’a perdu. Toujours à marmonner sous son air lent et stone, c’est vite devenu insupportable. La psychologie peu développée du personnage m’a aussi empêché un quelconque attachement. Absence d’attachement qui est devenue claire à la troisième fois où j’ai regardé ma montre.

Pourtant Boyhood n’est pas mauvais, pas du tout. Mais mis à part sa spécificité, je n’ai pas trouvé grand-chose ; trop long, scénario peu intéressant. Dommage. Alors, oui il filme "la vie", mais d’un film j’attends plus que simplement ça. Je comprends mieux ce résumé qu’on trouve partout "Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur…"… Euh, et l’histoire ? Ben, l’histoire elle est chiante ennuyante. Comme la vie ?^^ (Hmm, peut-être est-ce le message du film finalement ?)

C’est assez paradoxal mais  je trouve que le film manque d’ambition alors que ce projet sur 12 ans est d’une ambition assez géniale. Et puisqu’on est dans le paradoxe, je le conseillerais quand même, ça reste un beau projet à découvrir.


La théorie de l’information

Auteur : Aurélien Bellanger

Date de parution : 2012

Résumé : Rien ne semble destiner Pascal Ertanger, adolescent solitaire né à Vélizy, à devenir l’un des hommes les plus riches du monde. Mais éditeur de jeux en BASIC, pornographe amateur, pirate récidiviste et investisseur inspiré, il saura toujours anticiper les évolutions du marché. La théorie de l’information est son histoire : une épopée économique française. De l’invention du Minitel à l’arrivée des terminaux mobiles, de l’apparition d’Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, les télécommunications ont fait basculer les hommes dans une ère nouvelle. (Source : Amazon)


 

Choisi à l’occasion de Masse Critique pour son titre me rappelant mes années Master en info-com, je ne savais strictement rien ni du livre, de son histoire ou de son personnage principal.

500 pages plus tard, impression très mitigée. La théorie de l’information sonne comme un documentaire romancé, un essai étrange et un roman abâtardi.

J’ai pris du plaisir à suivre le développement du Minitel, l’apparition et le développement d’Internet,… tout en trouvant parfaitement fade, lisse et sans intérêt son personnage principal. Le dit Xavier Niel… pardon Pascal Estranger fait certes plus que traverser la société de l’information, il contribue à la façonner. Sans éveiller ne serait qu’un soupçon d’intérêt de ma part pour ce qu’il est ou fait.

Mêler documentaire et fiction ne me dérange pas du tout, j’ai encore en tête l’excellent Le Monde de Sophie mais ici le mariage entre les deux est… bizarre. L’apparition entre les chapitres de contenus très techniques et particulièrement imbuvables m’a gêné (d’autant que les apports techniques rédigés par l’auteur sont plutôt pas mal vulgarisés). En apprendre plus sur la société de l’information, Internet et tout le reste m’a intéressé et j’étais presque gêné d’avoir à côtoyer son personnage principal. Des aspects économiques parfois trop poussés, des personnes réelles trop "connues" ou connotées m’a aussi gêné. Bref, je n’ai pas su sur quel pied danser.

Sans rejeter la faute sur l’auteur, tout au long de la lecture, je n’ai pas su comment aborder ce livre. Il m’est arrivé d’y prendre plaisir mais aussi beaucoup d’ennui et de hâte d’atteindre la fin. Et encore, beaucoup d’éléments vus durant ma formation m’ont soit aidé à tenir soit donné du plaisir à la lecture.

La 3e partie, le web 2.0, est surtout prétexte à explorer les délires mystico-technologiques du personnage principal. Et là, Aurélien Bellanger m’a totalement perdu. Plus aucun plaisir et seulement le soulagement d’avoir atteint la dernière page.

Bref, quitte à en apprendre plus sur le Minitel, Internet, la société de l’information, autant lire un bon livre documentaire. Parce que l’aspect fiction, "intrigue" et personnages n’a eu, pour moi, aucun intérêt. Et puis honnêtement, il y a quand même un sacré paquet de longueurs…


Les Gardiens de la Galaxie

Réalisateur : James Gunn

Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace,…

Résumé : Star-Lord rassemble une équipe d’aliens pour défendre la galaxie, menacée par Ronan et son armée, qui cherchent un mystérieux globe volé. (Source : Senscritique)

Bande-annonce


 

Aussitôt sorti, (presque) aussitôt vu. Il faut dire que j’attendais ces Gardiens de la Galaxie avec impatience.

Première fois depuis longtemps qu’on a affaire des nouveaux venus dans l’univers (cinéma) Marvel aussi, c’est pas rien !

Bilan tout ce qu’il y a de plus positif à tous les niveaux.

Casting original d’abord. Un aventurier "Han Solo style", une Na’vi verte et meurtrière, un raton-laveur intelligent, cupide et mal-embouché, un mini-Ent (avec moins de vocabulaire) et un catcheur très premier degré. Ça donne pas envie ça, sérieux ? Bon, le méchant est très moche et très méchant, aucune surprise là-dessus.

D’ailleurs de surprise, il n’y en a pas vraiment. Tout le monde court après un artefact très puissant (non, ce n’est pas le Tesseract) ; on trouve aussi la bande de (anti-)héros différents-mais-complémentaires-qui-mettent-un-peu-de-temps-à-bien-fonctionner-ensemble, le vilain méchant  tellement vilain que je n’ai pas reconnu Lee Pace (*Pub inside*  de Halt & Catch Fire, critique à venir sur ce blog), un héros qui a une histoire familiale assez spéciale, une bataille finale,…

Ceci dit, tout cela n’est pas du tout négatif, au contraire. On est en terrain (presque) connu au niveau ficelles scénaristiques mais dans le même temps James Gunn s’amuse. Et le fait bien.

Voilà, c’est une des raisons. Les Gardiens de la Galaxie est un blockbuster Marvel mais avec une bande originale axée 70s/80s. Et mine de rien, cette musique crée une ambiance géniale. À cela est ajouté un art de la couleur : vaisseaux, décors, costumes,… y a de l’arc-en-ciel à tous les étages. Sauf celui du vaisseau du méchant, encore une fois minimaliste, sombre et inquiétant (genre, on ne peut pas être méchant et aimer les couleurs vives…).

Autre + du film : L’humour. Il y en a toujours dans les Marvel, à différentes doses mais Les Gardiens de la Galaxie détient la palme je pense. Et là aussi James Gunn réussit un sacré pari : Avoir un film de space opera qui tient méchamment la route tout en ayant l’air de ne pas se prendre au sérieux.

Le scénario aussi est très bon – même si très classique – : des personnages attachants, un univers complet, pas de démarrage poussif (et pour un nouveau venu c’était pas forcément gagné), de l’action et du calme bien mélangés,… et évidemment un peu de bons sentiments via Star-Lord et sa môman mais ça j’imagine qu’on ne pouvait pas y couper.

Et enfin, Les Gardiens de la Galaxie c’est surtout de nouvelles perspectives, de nouveaux personnages… Bref, un bon bol d’air frais. Et ça fait du bien, après les Iron Man/Thor/Captain America 1/2/3,…

Ah oui, c’était aussi quand même l’occaz de voir Thanos sur plus qu’une scène post-générique.

Ah oui (promis, je m’arrête), par contre, la scène post-générique des Gardiens m’a beaucoup déçu. Il suffisait de s’arrêter sur la petite danse de la scène d’avant.

Ah (je fais ce que je veux :-p), comme on me l’a si astucieusement fait remarquer : comment les piles du baladeur de Star-Lord peuvent-elles encore fonctionner après 25 ans d’utilisation ?


Le rôle de ma vie

Titre VO : Wish I Was Here

Réalisateur : Zach Braff

Acteurs : Zach Braff, Kate Hudson, Mandy Patinkin, Joey King, Pierce Gagnon, Josh Gade, Ashley Greene, Jim Parsons, Michael Weston, Donald Faison,…

Résumé : Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte (Source : Allociné)

Bande-annonce


Sous un titre français passablement mauvais, Le rôle de ma vie est en fait un Garden State bis. Et c’est un compliment.

On retrouve un personnage principal paumé, acteur raté et père de famille réussi (Zach Braff bien sûr). A la place de Nathalie Portman on trouvera Kate Hudson en épouse aimante mais malheureuse en boulot, un père malade (Mandy Patinkin à la place de Ian Holm, oui Zach Braff sait s’entourer), ses enfants, son frère aussi paumé que lui (quoique finalement, pas vraiment. Au fond c’est même le plus libre de tous… bref),…

On retrouve aussi les questionnements existentiels de Garden State. Et avec les 10 ans d’écart entre les films, les questions changent et restent les mêmes. Que faire de sa vie ? Faut-il poursuivre son rêve ? Comment les autres peuvent-ils compter sur moi si je ne sais pas qui je suis ? Ajoutons à ça la place de la famille, du bonheur, la religion, l’éducation, etc,… Wish I Was Here (titre VO) est assurément un film dans la plus pure tradition des comédies dramatiques indépendantes avec son lot de dialogues profonds, de situations banales et de personnages paumés. Et c’est ça qu’est bon.

La musique est toujours aussi bien choisie, le casting aussi, d’autant que chacun joue parfaitement bien son rôle. On retrouve d’ailleurs quelques têtes connues (Jim Parsons, Donald Faison,…). Un soin est apporté autant au scénario qu’à la réalisation ou à la photographie (bon, c’est vrai que Zach Braff a eu 10 ans pour tout penser, mais quand même), et de voir qu’auncun aspect du film n’a été laissé au hasard, ça fait bien plaisir. Le film cède peut-être parfois à la facilité ou à quelques longueurs, mais il n’en demeure pas moins très bon.

Contrairement à Garden State, car il y a quand même des différences – heureusement -, Wish I Was Here est plus imprégné de religion (la religion juive dans ce cas précis), donnant lieu à quelques situations sympathiques. Aidan Bloom n’est pas religieux pour deux sous tout comme son fils, sa femme mais contrairement à sa fille et son père. Bref, on trouve de tout pour tout le monde. Le recul de Zach Braff passe par l’humour et c’est pile ce qu’il fallait (ou ce que je voulais. Mais ça revient au même, non ?)

J’aurai aussi un léger regret sur la trop petite place et le sort du personnage de Michael Weston. Sort que je mettrai sur le compte d’une potentielle pudibonderie du frère co-scénariste de Zach Braff.

Alors oui, un Garden State bis  ou un post-Garden State mais en tout de même un brin moins bien peut-être. Question de génération ou  de situation familiale je pense. Wish I Was Here n’en reste pas moins simple et touchant.

Et si pour son troisième film M. Braff refait appel à KickStarter, ce sera un plaisir de participer.


Lucy

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi, Amr Waked,…

Résumé : A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté,  une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités. (Source : Allociné)

Bande-annonce


 

 Lucy. Beaucoup de curiosité en entrant, beaucoup de perplexité en sortant.

Pas de doute, c’est du Besson à 100%. Réalisé, scénarisé, produit. M’enfin on est encore loin du Besson du Cinquième Élément.

Le pitch rappelle Limitless ; on utilise qu’une petite partie du cerveau mais prenez un peu de machin synthétique et hop on utilise beaucoup plus. Là s’envolent tous points communs et presque mon intérêt.

Luc Besson m’avait quasiment réconcilié avec lui-même avec Malavita, il ne manquait plus que Lucy et il m’avait à 95% dans la poche. C’était presque déjà le cas avec la bande-annonce : Scarlett Johansson, un pitch qui envoie du pâté poitevin, beaucoup d’effets spéciaux.

Au final qu’est-ce qu’on a ? Scarlett Johansson et beaucoup d’effets spéciaux. J’imagine Luc Besson vomiss… écrivant son scénario "Mmhh, là on met des effets spéciaux, là une punch line… Zut l’histoire entre les deux prend trop de place, on la vire". Je caricature, mais le monsieur semblait avoir oublié les mots développement et subtilité.

Il n’y a pas que du mauvais (heureusement). Tout va à cent à l’heure, difficile de réfléchir (paradoxalement). C’était peut-être le but, j’ai eu l’impression de souvent penser "Mais là, pourquoi il… ? Ah, mais il manque un bout de film, l’autre n’a pas… ah mais comment elle… ?" Mais les effets spéciaux sont très réussis et l’histoire se suit plutôt facilement.

Allez je m’organise. Les personnages ; le méchant est un méchant mafieux taïwanais qui n’a pas appris à ses abrutis d’employés qu’on ne frappe pas un ventre fraîchement ouvert et rempli de drogue, un flic qui confie son cerveau à Scarlett au premier coup de téléphone (bon là je ne le blâme pas), une Scarlett qui… fait ce qu’elle semble avoir à faire, un scientifique qui semble être là pour founir à Scarlett quelqu’un qui comprend ce qu’elle vit (ben oui, si c’était quelqu’un qui ne comprend pas, ça rallongerait le film),… et voilà.

La musique est forte, rythmée et forte. Les effets spéciaux sont très présents, bien faits et très présents. La réalisation, basique. Les cascades de voitures sonnent comme une réminiscence nostalgique de Taxi. Les multiples images de Discovery Channel,.. là je sèche,… là pour enfoncer le clou des fois qu’on aurait pas tout compris ?

Bref, c’est sympa (si, si) mais quand on creuse… Non, franchement c’est du divertissement honnête. C’est juste que j’en attendais un poil plus, mais c’est tout…


The Newsroom

newsroom bandeau
Créateur :
Aaron Sorkin
Acteurs :
Jeff Daniels, Emily Mortimer, John Gallagher Jr, Alison Pill, Olivia Munn, Sam Waterston,…

Statut : En cours
Nombre de saisons : 2 (début de la 3e : Automne 2014)

Résumé : Après un dérapage, Will McAvoy, présentateur vedette de la chaîne d’infos ACN, part en vacances. A son retour, son producteur exécutif s’est fait la malle avec la majorité de son staff. L’arrivée d’une nouvelle équipe menée par son ex va être compliquée à gérer pour McAvoy, talentueux mais complètement difficile à vivre. (Source : Senscritique)


The Newsroom ou ma première critique de série. Pourquoi la première alors que je regarde bien plus d’épisodes de séries que de films ou que je ne lis de… bref. Aucune idée. Mais là, alors que je viens de terminer un mini-marathon spécial "The Newsroom – Saison 2" il n’y a plus à hésiter.

Ne pas pouvoir s’empêcher de lancer l’épisode suivant, trépigner, rigoler et s’exciter sur sa chaise c’est le signe d’une bonne série. Et quand on tient une bonne série, on partage. Question de morale.

Oui j’en viens au pitch, une minute s’il vous plaît. The Newsroom c’est, en gros, l’histoire d’une équipe d’une chaîne d’infos autour de son présentateur vedette (républicain et fier de l’être). C’est surtout (et c’est là ce qui m’a fait regarder la série)  une fantastique occasion de cotoyer les médias, leur rapport à l’information, à sa fiabilité, aux sources, aux choix éditoriaux, à l’objectivité,… L’occasion de critiquer les médias et de méchamment se payer le Tea Party. Bref, The Newsroom c’est l’occasion de faire tout un tas de choses intelligemment.

C’est aussi des dialogues à rallonge, débités rapidement, et d’avoir, évidemment, des dramas personnels, des romances,… mais en moins exagéré que Grey’s Anatomy. Dans The Newsroom, on travaille au moins. D’autant que la série pioche allègrement dans l’actualité à travers événements, déclarations de politiques, images d’interviews,… contribuant à renforcer l’immersion.

Le show n’est pas exempt de défauts, ainsi la saison 1 est assez décousue sans vraiment de fil conducteur. Défaut auquel remédie la saison 2. De même que pour sa fin de saison à faire faire des bonds sur son siège (ou sa chaise. Et si vous trouvez que j’utilise trop les parenthèses, c’est pareil). De même on accrochera, ou pas, aux errements amoureux heureusement assez limités en quantité.

Quoiqu’il en soit, on (et par on, j’entends je) sent dans la saison 2 une maturité supplémentaire qui j’espère se retrouvera dans la troisième et dernière saison qui devrait, a priori, se limiter à 6 malheureux épisodes.Après, les goûts et les couleurs toussa toussa,… mais les acteurs de The Newsroom sont tout simplements parfaits, dans leur interprétation (mention spéciale à Emily Mortimer, John Gallagher Jr – A voir dans l’excellent film States of Grace – et Sam Waterston).

Bref, The Newsroom c’est intelligent, original et dynamique. J’oserai même un rapprochement avec Game of Thrones sur la capacité à faire passer un épisode d’une heure pour un épisode de 45 minutes. La différence est peut-être minime mais ça compte. Si.

Oui, ça manque de nuances, mais j’ai la tête farcie de Newsroom et ce qui en sort est positif. L’avantage de saisons de 10 épisodes, ou moins, qui évitent les temps morts.

Ah, et saison 1 et 2 réunies, ça fait 19h et 12 minutes à rattraper. Autant dire, rien, même pas un week-end. Allez hop, on s’y met.


The Cape

Scénario : Jason Ciaramella
Dessin : Zach Howard
Couleurs : Nelson Dániel

Date de parution : 2013
Éditeur : Milady

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The Cape c’est l’occasion de renouer avec ses jeux d’enfance, ses fantasmes de super-héros… et de saupoudrer tout ça d’une touche de violence et de mal-être.

En gros, le personnage principal, Eric, paumé et mal dans sa peau, remet la main sur la cape de son enfance. Cette cape avec laquelle il avait fait le saut de l’ange depuis un arbre pour s’écraser au sol. Seulement, cette fois, la cape lui permet de voler. Un Kick-Ass, un Defendor ou un Peter Parker dans sa période pré-Spider-man se serait dit "Chouette, j’vais pouvoir être un super-héros, me la jouer à la Superman itou itou".

Et bien Eric non. Monsieur Eric préfère se la jouer vilain à défaut de super. Et décide de se venger. Et grâce à ça, cet angle sombre, The Cape prend une ampleur fort agréable. C’est vrai, les boy scouts y en a marre, place aux dépressifs et aux désaxés. Aucun remords, aucune tergiversation. De la vengeance et du sang.
En ce sens, le profil du personnage principal n’est pas sans rappeler Chronicle ou The Prodigies. Bref, toutes ces œuvres ou les "super-pouvoirs" sont mis au service du mal-être humain.

The Cape ce n’est pas seulement une histoire aux p’tits oignons (rouges), c’est aussi un super dessin, de supers couleurs et un découpage par chapitres introduits par de supers citations (sauf celle d’Isaac Newton, Fg = G m1 m2 / r², qui bizarrement ne me parle pas trop).
Au milieu de tous ces supers, mais sans héros, des points noirs. Littéralement. Chaque zone d’ombre, plus sombre du dessin est recouverte de points noirs. Ca donne une touche kitsch, qui parasite légèrement la lecture de la BD.

De même, un autre point noir, au figuré cette fois, concernant l’histoire. Le récit est entrecoupé de flash-backs (à moins que ce ne soit l’inverse), et cela n’aurait pas été gênant si la BD n’était aussi courte. Dommage, car arrivé à la fin on commence à peine à s’échauffer. On pourra toujours dire que c’est à l’image de l’intensité de la rage d’Eric, mais n’empêche que je me suis senti floué (on me dira qu’étant l’adaptation d’une nouvelle, il y avait peu de chances d’en faire 18 tomes… j’m’en fiche).

Bien évidemment, merci à Babelio pour son opération Masse Critique.

PS : Toutes mes excuses à Tix qui, j’espère, n’aura pas à rajouter cette BD dans sa wish-list.


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