Les revenants

Titre original : The Raising

Auteur : Laura Kasischke

Date de parution : 2011

Résumé : Une nuit de pleine lune, Shelly est l’unique témoin d’un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par le choc, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C’est du moins ce qu’on peut lire dans les journaux mais c’est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout… Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?(Source : Amazon)


 

Eh beh quelle lecture mes aïeux… Pas au sens de lecture flamboyante qui marque à vie, mais de voyage inattendu à la fois très agréable et bien mené.

Je pensais que Les revenants serait une sorte de récit sociologique ayant pour sujet la mort, sur fond de campus, de sororité et autres joyeusetés.
Au final… oui c’est bien ça. Mais la facette thriller se greffe avec une telle discrétion sur le tout que ça force l’admiration.

Les revenants est quand même un bon pavé. Mais le style simple et fichtrement efficace ainsi que la structure narrative (simple et fichtrement efficace) de Laura Kasischke font merveille. Beaucoup d’indices, de pistes, de détails, de personnages qui se croisent, dans le passé, le présent et l’avenir. Bref, un paquet d’informations à emmagasiner. Et tout en douceur s’ils vous plaît. Toutes ces informations tournant ayant un point commun : le personnage (décédé) de Nicole Werner. Et des campus américains bien sûr (Bon, deux points communs…). Lieux tellement propices à toutes sortes d’histoires et d’intrigues…

Je ne vais pas épiloguer plus longtemps. Je dirai juste que Laura Kasischke a un talent certain (efficace et simple, est-il besoin de le préciser), qui m’a fait passer un très bon moment avec ses revenants.


Penny Dreadful

Créateur : John Logan
Acteurs : Eva Green, Josh Hartnett, Timothy Dalton, Hary Treadaway, Billie Piper, Reeve Carney, Rory Kinnear,…

Statut : en cours
Nombre de saisons : 1 (10 épisodes)

Résumé : Londres, 1891, une jeune femme aux pouvoirs puissants, un explorateur et un bandit américain, s’unissent pour lutter contre des menaces surnaturelles. (Source : Senscritique)


Penny Dreadful, c’est la petite série fantastico-horrifique de l’été à l’esthétique prononcé dont le résumé sonne comme La ligue des Gentlemen Extraordinaires mais qui s’avère bien moins catastrophique.

C’est aussi dans l’ordre : une promesse, une déconvenue saupoudrée de perplexité et enfin du contentement.

Je m’explique.

Penny Dreadful s’annonce a priori simple : Monsieur Murray cherche sa fille, il est aidé de Miss Ives, et le duo est bientôt rejoint par Ethan Chandler, tireur d’élite dans les foires, et Victor Frankenstein (oui, LE Frankenstein).

La quête principale est finalement très monotone : de lieu en lieu, le groupe cherche, ne trouve pas, continue. La "fin" de la quête est elle aussi assez décevante, il me semble même m’être entendu dire "Tout ça pour ça ?".
Les intrigues secondaires m’ont plus intéressé ; la romance maladive d’Ethan Chandler/Brona Croft, la présence de Dorian Gray (oui, LE Dorian Gray) dont on contemple d’ailleurs plus d’une fois l’anatomie.
Ce personnage qui m’a paru assez inutile de prime abord a fini par trouver sa place, bien que j’espère, pour la seconde saison, un rôle plus actif pour celui-ci. Mais l’intrigue qui m’a le plus accroché, c’est celle de Frankenstein et de sa créature ; magnifiques interprétations, rapports compliqués,… j’en redemande.

Penny Dreadful c’est aussi (et surtout ?) un super casting : Eva Green (époustouflante, bien qu’un brin too much parfois), Josh Hartnett (sobre et avec un personnage un peu fade mais prometteur), Timothy Dalton, Harry Treadaway (pas le plus connu mais assurément le plus maquillé),…

Et pour finir, une ambiance très bien retranscrite, très sombre, parfois sanglante, qui sonnerait presque vraie. Bref, la réalisation n’est pas affaire d’amateurs. La bande-annonce donne un très bon aperçu d’ailleurs.

Pourquoi tout ceci ne suffit-t-il pas à susciter un fort engouement ? L’intrigue, surtout. C’est bien joué, tout est très bien mais ça manque de quelque chose. De souffle, de dynamisme, de bases solides. Ça traîne trop par moments, ça manque de lien entre les personnages,…. Bref, l’empathie a un peu de mal à se faire une place dans tout ça. En espérant un mieux dans la saison 2 l’année prochaine.


Halt and Catch Fire

Créateurs : Christopher Cantwell & Christopher C. Rogers
Acteurs : Lee Pace, Mackenzie Davis, Scoot McNairy, Kerry Bishé, Scott Michael Foster,…

Statut : en cours
Nombre de saisons : 1 (10 épisodes)

Résumé : Au cœur des années 80, au Texas, un visionnaire, un ingénieur et un prodige spécialisés dans la micro-informatique confrontent leurs inventions et innovations aux géants de l’époque. Leurs relations sont alors mises à rude épreuve, entre convoitises, jalousies et crises d’égo… (source: Allociné)


 Autre série de l’été. Cette fois-ci dans l’informatique des années 80. Oui, je sais, ça fait rêver.

Tout se passe dans une société fictive et un projet "fou" : créer un ordinateur portable (de moins de 7 kilos s’il vous plaît !). L’enrobage de la fiction, lui, est bien réel : C’est le tout-puissant IBM, ce sont les noms de Steve Jobs, Bill Gates, Xerox,… qui flottent dans les airs.

Ça sonne comme une série pour les geeks ? Pas vraiment.

Halt & Catch Fire c’est une série dramatique avant tout. C’est du conflit, des tensions, des heurts, des engueulades, des cris et de la manipulation à gogo. Ce sont des personnages aussi.

Joe MacMillan (Lee Pace), commercial aussi mystérieux que manipulateur en provenance d’IBM, Gordon Clark (Scoot McNairy, à connaître), ingénieur terne mais génial, Mackenzie Davis, punkette à chats, queen of the nerds et développeuse (ou codeuse ? ou programmatrice ?) de génie. Les trois mousquetaires en somme, avec Donna Clark (Kerry Bishé, vue dans Scrubs) la femme de Gordon, qui dans l’ombre entre popote à la maison et circuits imprimés au boulot, aide son mari.

Ce qui aide à garder une tension permanente dans cette saison c’est son fil directeur : Créer un PC portable à temps pour le COMDEX (salon informatique apparaissant comme une sorte de Mecque du PC) ou couler. Bref, chacun lutte pour sa survie. Et vu les forts caractères des protagonistes, ça ne va pas tout seul, loin de là.
La série a aussi trouvé un équilibre entre ses 4 personnages principaux, deux femmes, deux hommes, tous essentiels.

Alors oui, on ne pige pas toujours tout le vocabulaire technique, mais ça ne gêne pas l’immersion. De même, je n’ai pas crié au génie à chaque épisode. Mais l’ambiance 80s qui règne, l’environnement informatique + la tension environnante font que ça fonctionne. Mais apparemment pas pour tout le monde vu les audiences. Ce qui n’empêche pas une future saison 2.

Au fond, même si il n’y avait eu qu’une saison, peu importe, c’était cool.

 

Autre critique : Tix de Pensées Critiques

 

 


Jimmy’s Hall

Réalisateur : Ken Loach

Acteurs : Barry Ward, Simone Kirby, Andrew Scott,…

Résumé : 1932 – Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s’occuper de la ferme familiale.  Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l’Eglise ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le "Hall", un foyer de jeunesse gratuit et ouvert à tous où l’on se retrouve pour danser, étudier ou discuter. Mais l’influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes n’est pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface. (Source : Allociné)

Bande-annonce


A moins d’une complication inexplicable, il était fort probable que j’aime Jimmy’s Hall. Le seul vrai suspense était de savoir comment, pourquoi, pour qui et en combien de temps.

Avant tout, Jimmy’s Hall est authentique, tout y sonne juste, tout respire cette Irlande des années 30 complètement déchirée, qui n’aspire pour une partie de sa population qu’à s’en remettre et pour une autre à  foutre encore un peu plus le dawa dans la baraque.

C’est aussi des personnages qui refusent la domination, de se plier aux médiocres et aux règles moyen-âgeuses. Qui se battent malgré un jeu en leur défaveur. Pour toutes ces raisons, Jimmy’s Hall a ces moments qui en viendraient presque à coller des frissons. Presque, car un manque d’émotion se fait sentir par moments pour cause de scènes convenues ou trop timorées.

L’ambiance est là, la réalisation est clairement maîtrisée (en même temps, c’est pas Jo le clodo aux commandes…) et le casting est excellent. Excellent et anonyme (pour moi en tout cas), et mine de rien, un film où je ne connais (quasiment) personne c’est agréable. Ca aide à ne voir que les personnages.

J’aurai quelques petites regrets toutefois. Un manichéisme sur ses personnages divisés entre gens biens et ouverts, qu’ils soient simple pécore ou communiste éclairé et abrutis rétrogrades. Seul "Moriarty" tire sur le gris.

Finissons sur une note positive. J’ai aimé ce lieu qui cristallise les rêves des uns et les conneries des autres. Car si le Jimmy’s Hall est au centre du film, il ne fait que mettre en lumière un mal-être général (et un paradoxe délicieux… Celui de renvoyer les communistes aux États-Unis^^).

Et maintenant, le bordel de fin de critique : Bon film, tout plein d’humanité (pour le meilleur et pour le pire). Mais trop timide à mon goût. Bons acteurs. Bonne musique. Bons paysages. Et, y a pas à dire, l’Irlande c’quand même un beau pays. J’ajouterai quand même que si les événements du film déchaînent les passions de ses personnages, j’ai eu l’impression d’en manquer pour en parler. En espérant que Jimmy’s Hall ne soit pas le dernier film de Ken Loach, comme annoncé.


La pluie, avant qu’elle tombe

Titre original : The rain before it falls

Auteur : Jonathan Coe

Date de parution : 2010

Résumé : Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. (Source : Livraddict)


Étonnant, La pluie, avant qu’elle tombe. Ce que je prenais au début pour une simple astuce scénaristique – la division du roman en 20 photos – s’est avérée progressivement être plus que la colonne vertébrale, l’âme du livre.

D’abord par le côté voyeur qu’elle donne au lecteur. Écouter cette vieille dame raconter sa vie à une personne absente et mystérieuse enlève, en quelque sorte, une légitimité à prendre connaissance de son histoire. Et puis on (et par on j’entends je) se dit que finalement on n’est pas le seul à écouter/lire cette histoire, et que même si c’est la vie d’une vieille anglaise, c’est quand même bien intéressant tout ça (oui c’est bizarre mais c’est dire combien je me suis pris au jeu).

L’autre point que j’ai adoré tourne aussi autour de ces photos. Faire décrire des photos, vraiment décrire, concrètement, en vue d’aider quelqu’un, et pas décrire pour le plaisir d’envolées lyriques (non je n’ai rien contre les descriptions, merci de demander), bref faire décrire ces photos donne une authenticité formidable à l’histoire et à l’histoire dans l’histoire. Rosamond qui se reprend, qui digresse, qui s’arrête à cause de tous ces souvenirs remontant à la surface,… tout ça est tellement vivant…

Et enfin, ce qui, bizarrement, m’a touché, c’est qu’au fond la destinataire, la vraie, la seule et l’unique reste… absente. Hors du regard des autres si je puis me permettre. Et tout ça est d’une poésie, d’une authenticité et d’une construction formidables. Ce qui n’empêche pas de dérouler une fresque familiale, oscillant entre psychologie (fine) et sentiments mais sans la patte humour habituelle de Jonathan Coe.

Et le plus beau dans tout ça, c’est qu’on a affaire à une histoire simple (l’histoire n’est pas simple, m’enfin ça ne déborde pas de quiproquos, poursuites en voitures et twists divers) racontée par une personne à la fois extérieure et partie prenante de l’histoire qu’elle raconte, avec tout ce que cela implique de recul et de subjectivité mêlés.

Allez, honnêtement, il y a quand même eu un petit, léger bémol de rien du tout. Il m’a fallu quelques photos avant d’être pleinement conquis par l’histoire. La partie enfance de la narratrice m’a un peu moins captivé que les autres.


Boyhood

Réalisateur : Richard Linklater

Acteurs : Ellan Coltrane, Ethan Hawke, Patricia Arquette, Lorelei Linklater,…

Résumé : La vie du jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. (Inspiré du synopsis d’Allociné)

Bande-annonce


Poussé par l’originalité du projet, Boyhood était un passage quasi obligé.

Bilan de ce 12 years a boy ? Bof, bof.

Un projet sur 12 ans avec les mêmes acteurs, c’est inédit (à ma connaissance), original, intéressant… bref ça interpelle. Richard Linklater semble aimer les projets sur le long terme, en témoigne sa saga "Before" avec Ethan Hawke et Julie Delpy (pas vue par contre, des avis ?).

Le quotidien d’une famille, ça ne fait pas rêver mais après tout le sujet ne fait pas tout, il suffit de voir Le rôle de ma vie, dans un registre différent certes.

Et à voir, c’est effectivement intéressant. Voir d’une scène à l’autre Mason grandir, changer, de même que sa sœur, ses parents,… c’est amusant. Sauf qu’amusant, ça ne remplit pas 2h45 de film.

Boyhood, c’est un garçon qui grandit, passe d’enfant à ado, d’ado à jeune adulte. Voilà. La famille est recomposée, on peut donc voir maman avoir de nouveaux copains/maris qui finissent invariablement par s’avérer être des connards. Papa, qui est assez sympathique au début surtout finit par être, et je le cite "chiant et castré". Pour le reste, toutes les "étapes" y passent ; les premières fêtes, les flirts, la discussion sur le sexe,… Qui a dit cliché ? (bon, j’exagère là, cet aspect du scénario ne m’a pas du tout gêné).

La vie passe, les gens changent. Voilà ce qui est filmé par Richard Linklater. Sans vraiment rien ajouter de plus. Boyhood m’a plus fait penser à un documentaire qu’à ces comédies dramatiques indépendantes qui arrivent à sublimer le quotidien. La réalisation paraît ainsi assez lisse, voire absente. Le montage, par contre, est excellent. Les scènes séparées par les années coulent toutes seules (12 ans résumés en presque 3 heures, il y a du défi !).

L’interprétation est aussi assez décevante. Je ne parlerai pas de Patricia Arquette et Ethan Hawke qui font le job mais plutôt des 2 gamins/ados dont une est la fille du réalisateur. Petit à petit, l’acteur jouant Mason m’a perdu. Toujours à marmonner sous son air lent et stone, c’est vite devenu insupportable. La psychologie peu développée du personnage m’a aussi empêché un quelconque attachement. Absence d’attachement qui est devenue claire à la troisième fois où j’ai regardé ma montre.

Pourtant Boyhood n’est pas mauvais, pas du tout. Mais mis à part sa spécificité, je n’ai pas trouvé grand-chose ; trop long, scénario peu intéressant. Dommage. Alors, oui il filme "la vie", mais d’un film j’attends plus que simplement ça. Je comprends mieux ce résumé qu’on trouve partout "Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur…"… Euh, et l’histoire ? Ben, l’histoire elle est chiante ennuyante. Comme la vie ?^^ (Hmm, peut-être est-ce le message du film finalement ?)

C’est assez paradoxal mais  je trouve que le film manque d’ambition alors que ce projet sur 12 ans est d’une ambition assez géniale. Et puisqu’on est dans le paradoxe, je le conseillerais quand même, ça reste un beau projet à découvrir.


La théorie de l’information

Auteur : Aurélien Bellanger

Date de parution : 2012

Résumé : Rien ne semble destiner Pascal Ertanger, adolescent solitaire né à Vélizy, à devenir l’un des hommes les plus riches du monde. Mais éditeur de jeux en BASIC, pornographe amateur, pirate récidiviste et investisseur inspiré, il saura toujours anticiper les évolutions du marché. La théorie de l’information est son histoire : une épopée économique française. De l’invention du Minitel à l’arrivée des terminaux mobiles, de l’apparition d’Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, les télécommunications ont fait basculer les hommes dans une ère nouvelle. (Source : Amazon)


 

Choisi à l’occasion de Masse Critique pour son titre me rappelant mes années Master en info-com, je ne savais strictement rien ni du livre, de son histoire ou de son personnage principal.

500 pages plus tard, impression très mitigée. La théorie de l’information sonne comme un documentaire romancé, un essai étrange et un roman abâtardi.

J’ai pris du plaisir à suivre le développement du Minitel, l’apparition et le développement d’Internet,… tout en trouvant parfaitement fade, lisse et sans intérêt son personnage principal. Le dit Xavier Niel… pardon Pascal Estranger fait certes plus que traverser la société de l’information, il contribue à la façonner. Sans éveiller ne serait qu’un soupçon d’intérêt de ma part pour ce qu’il est ou fait.

Mêler documentaire et fiction ne me dérange pas du tout, j’ai encore en tête l’excellent Le Monde de Sophie mais ici le mariage entre les deux est… bizarre. L’apparition entre les chapitres de contenus très techniques et particulièrement imbuvables m’a gêné (d’autant que les apports techniques rédigés par l’auteur sont plutôt pas mal vulgarisés). En apprendre plus sur la société de l’information, Internet et tout le reste m’a intéressé et j’étais presque gêné d’avoir à côtoyer son personnage principal. Des aspects économiques parfois trop poussés, des personnes réelles trop "connues" ou connotées m’a aussi gêné. Bref, je n’ai pas su sur quel pied danser.

Sans rejeter la faute sur l’auteur, tout au long de la lecture, je n’ai pas su comment aborder ce livre. Il m’est arrivé d’y prendre plaisir mais aussi beaucoup d’ennui et de hâte d’atteindre la fin. Et encore, beaucoup d’éléments vus durant ma formation m’ont soit aidé à tenir soit donné du plaisir à la lecture.

La 3e partie, le web 2.0, est surtout prétexte à explorer les délires mystico-technologiques du personnage principal. Et là, Aurélien Bellanger m’a totalement perdu. Plus aucun plaisir et seulement le soulagement d’avoir atteint la dernière page.

Bref, quitte à en apprendre plus sur le Minitel, Internet, la société de l’information, autant lire un bon livre documentaire. Parce que l’aspect fiction, "intrigue" et personnages n’a eu, pour moi, aucun intérêt. Et puis honnêtement, il y a quand même un sacré paquet de longueurs…


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