Green room

Réalisateur : Jeremy Saulnier (Blue Ruin,…)

Acteurs : Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart, Macon Blair, Mark Webber,…

Synopsis : Au terme d’une tournée désastreuse, le groupe de punk rock The Ain’t Rights accepte au pied levé de donner un dernier concert au fin fond de l’Oregon… pour finalement se retrouver à la merci d’un gang de skinheads particulièrement violents. Alors qu’ils retournent en backstage après leur set, les membres du groupe tombent sur un cadavre encore chaud et deviennent alors la cible du patron du club et de ses sbires (Source : Allociné)


Blue ruin était déjà bluffant, d’un réalisme fort, avec une violence magnifiée par la maîtrise de la réalisation, et Green Room ? Pareil. La différence est qu’on passe d’un film de vengeance d’un homme à un film de survie d’un groupe.

Mais tout est toujours là, une ambiance hallucinante grâce à des décors et une photographie d’une crasse et d’un réalisme confondants, un habillage sonore angoissant (oui, je préfère parler d’habillage sonore que de bande originale ou de morceaux, typiquement la BO de Green room ne s’écoute pas en dehors du film, elle est un élément a part entière de la réalisation, de l’ambiance, elle est complémentaire de tout le reste et cette parenthèse n’en finit plus), bref tout est là. Et c’est ce que j’aime chez ce réalisateur ; pas de fioritures, l’intégralité des moyens artistiques et techniques sont au service du film, intrigue comprise of course. Tout est réduit à son minimum : de la violence, du réalisme, pas d’atermoiement, de deux ex machina, d’héroïsme.

En plus de ça, on n’est pas face a un bête slasher/film de survie, les personnages ont une vraie consistance, leur comportement est rationnel, ils réfléchissent vraiment, contrairement à 90% des personnages de films d’horreur. Résultat, le film prend son temps. On est dans un survival en huis-clos, et pourtant Jeremy Saulnier ne se laisse pas enfermer par des scènes répétitives. Tout est cohérent et ne souffre d’aucun temps mort. L’intrigue a son lot de temps forts, voire de retournements, et même, là ça m’a surpris, d’humour (les deux dernières répliques du film sont géniales, entre autres).

Bref, un très bon film, à voir, pour ceux qui supportent la vue du sang et des blessures pas jolies, jolies, et qui aiment les réalisations soignées, maîtrisées. Ou qui veulent voir le professeur Xavier en leader redneck néo-nazi flippant.

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