Ant-man

Réalisateur : Peyton Reed

Acteurs : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Corey Stoll, Bobby Cannavale, Michael Pena, Judy Greer,…

Synopsis : Doté d’un costume lui permettant de rétrécir à la taille d’une fourmi, un escroc s’allie à son mentor pour un casse qui pourrait sauver le monde. (Source : Senscritique)


Il est arrivé le Super-héros Marvel nouveau ! Pas que j’en ai marre d’Iron Man & Co mais le petit Ant-Man est quand même assez alléchant. D’abord parce qu’Edgar Wright était associé au projet (et écarté, certes) et puisqu’il parce qu’il y a un petit côté Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Bilan des courses : Pari réussi sur Ant-Man, un peu moins sur le film.

Le super-héros d’abord. Un gars normal avec une combi qui le rend tout petit et qui en plus commande des fourmis. Et tout ça en ayant la classe et le sens de l’humour. Bref, j’ai hâte de retrouver le bonhomme. Bon point : Paul Rudd est très bien dans le rôle.

Le film, lui, est très classique. Non, en fait c’est la définition même du mot classique.
D’abord, qui dit premier film dit initiation du héros, découverte des personnages, de ses alliés, de son ennemi, des « pouvoirs » qu’il récupère. Ce qui donne au final, un film avec absolument zéro surprise.

Scott sort de prison (mais il n’est pas méchant, c’est simplement un Robin des Bois bis), il veut se racheter une conduite, pouvoir revoir sa fille qu’il aime plus que tout au monde tellement elle est mignonne,… On attaque classique d’entrée, pourquoi pas. Un super-héros est un archétype, celui-ci n’était pas encore présent dans l’écurie Marvel, soit.

Son entrée dans le monde magique des super-héros se fait de manière assez sympa et il se retrouve à côtoyer Michael Dougals et Evangeline Lilly. On trouve pire compagnie. Les rapports père-fille ne sont pas un sommet d’originalité (comme l’intégralité de l’aspect psychologique du film, surtout teinté des sacro-saintes valeurs familiales). Entraînement, préparation d’Ant-Man, là aussi c’est sympa mais on voit venir à dix années-lumière le gars qui rame au début et gère grave à la fin. Que le film soit prévisible était… prévisible mais que j’en vienne à le trouver parfois simpliste m’a un peu chagriné.

Je ne sais pas dans quelle mesure le départ d’Edgar Wright a changé les choses mais en bon fan du monsieur j’ai tendance à penser que le résultat aurait été différent (en mieux évidemment) s’il était resté aux commandes.

Je ne cracherai pas dans la soupe, j’ai passé un très bon moment. Il y a toujours ce traditionnel mélange Humour/Action typique du MCU, pas de doutes cet aspect fonctionne toujours. La distribution est excellente, quoique Corey Stoll (House of Cards) en fait un peu des tonnes mais le jeu inspiré de Michael Pena rattrape les choses. Le personnage de Michael Douglas est aussi suffisamment riche pour donner lieu à une belle petite préquelle.

Le plus d’Ant-Man réside dans les pouvoirs du héros. Les changements de plans en miniature et plan en taille réelle donnent des mouvements de caméra, des effets spéciaux et des situations incongrues assez savoureux (la scène de coombat avec le petit train est priceless). Bref, c’est très bien pensé et super à regarder.

En revanche, les gars qui enfilent leurs combinaisons en 3 secondes montre en main, c’est abusé. Même pour un film de S-F.

Au final, une bonne clôture de la phase 2, un bon super-héros avec un gros potentiel et un film qui se regarde avec plaisir.

Jurassic World

Réalisateur : Colin Trevorrow

Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Ty Simpkins, Jake M. Johnson, Vincent D’Onofrio,…

Synopsis : 20 ans après la destruction du Jurassic Park sur Isla Nublar, une nouvelle équipe a repris le projet.  (Source : Senscritique)


Jurassic World : Gros foutage de gueule ou mauvais blockbuster ?

Bon, j’y vais fort dès le début mais le visionnage du film n’aura été qu’une longue révision à la baisse de mes attentes. Pour votre plus grand bonheur, voici ce que ça donnait :

Avant la séance : « C’est un blockbuster avec des dinosaures, c’est cool, débranchage du cerveau et bon moment en vue »
Pendant la séance : « Cliché-cliché-cliché-réplique marrante-cliché-cliché-Il est cool Chris Pratt-Cliché-cliché-Chouette y a Jake Johnson-cliché-cliché »
(Arrive la dernière demi-heure du film)
« Mais c’est n’importe quoi, qu’est-ce que c’est que ces conneries ? »

Voilà, voilà.

Allez, j’argumente un brin quand même.

Un nouveau parc a ouvert, y a plein de jolis dinosaures, le T-Rex, les vélociraptors,… Ça va, tout est sous contrôle. Mais le parc décide de créer de toutes pièces un nouveau dinosaure, le prédateur ultime pour que ça fasse flipper et donc casquer toute la famille. Après tout, si on est arrivés à recréer les dinosaures, pourquoi pas en créer soi-même ? Logique marchande : les gens se lassent de tout, même des dinosaures, il faut donc du neuf. Ça se tient, c’est même bien pensé.
Évidemment, le nouveau dino fout la merde. Sauf que cette fois, il y a  20 000 personnes dans le parc. Grosse boucherie en vue ? Que nenni. D’ailleurs à part quelques employés se faisant croquer/écraser, c’est très décevant à ce niveau-là. Bref, les priorités sont de 1- sauver les enfants personnages principaux égarés dans le parc 2- stopper le vilain dino (qui est vraiment méchant puisqu’il tue même quand il a pas faim).

En fait, sur l’intrigue pure, pas de gros défauts je trouve, c’est classique, ça rappelle fortement Jurassic Park 1 (toujours le meilleur de la saga), c’est efficace, sans trop de temps morts ou de moments mélos (ah si, les parents qui vont divorcer. Bouhouh…). Pas de gros défauts jusqu’à ce qu’on arrive à la fin, notamment l’affrontement final. Là, désolé mais on tombe dans le grotesque. Et à plusieurs reprises, sinon ce serait pas drôle.

Un autre gros souci, ce sont les clichés. Pardon, les personnages.
L’un est le badass cool et courageux (Chris Pratt. Mais j’ai du mal à lui en vouloir, il fait ça tellement bien). L’autre est l’administratrice no-life, froide, rigide (et qui ne veut pas d’enfants, oh mon dieu how shoking !). Sans spoiler, il y a des étincelles entre les deux, mais même ça est mal foutu et artificiel. Et puis on a le vilain cupide pour qui vélociraptor rime avec gros potentiel militaire, les gamins dont l’aîné a un petit côté pervers mateur, le technicien geek sympa, le gars-qu’on-aurait-pu-couper-au-montage-ça-n’aurait-fait aucune-différence (ça, c’est Omar Sy)…

Qu’un blockbuster comme Jurassic World s’appuie – et rende même hommage, ça c’est cool par contre – sur sa saga ou sur les ficelles habituelles du genre, je n’ai rien à y redire, c’est le jeu. Mais qu’il y ait une telle fainéantise sur les personnages ou sur certains aspects du scénario, merde à la fin. Pourtant le film évite certains travers et s’en amuse même (cf le râteau). C’est beau, ça bouge pas mal mais c’est aussi paresseux et parfois incohérent (youhou, j’agite un truc qui fait de la lumière devant le T-Rex qui décide de me suivre au lieu de me bouffer direct alors que je cours en talons aiguilles – et ce, pendant tout le film s’il vous plaît).

Je n’ai pas parlé des effets spéciaux, de la réalisation ou de la bande originale ? Les premiers sont bien faits (encore heureux), la deuxième banalement normale et la dernière mal foutue, thème de la saga excepté.

En bref, j’aurais tellement aimé retrouver de la magie du Jurassik Parc 1. On en est loin. Ca reste un petit divertissement honnête mais guère plus. Et je suis gentil.

Mad Max : Fury Road

Réalisateur : George Miller

Acteurs : Charlize Theron, Tom Hardy, Nicholas Hoult,…

Synopsis : Max est capturé et fait prisonnier dans la Citadelle dirigée par Immortan Joe. C’est alors qu’il se retrouve embarqué dans une course poursuite explosive. (Source : Senscritique)


Sapristi, quel film ébouriffant.

Pardon. Je recommence.

Bordel, qu’est-ce que ce film envoie !

Univers post apocalyptique + Action + Course-poursuite + la « Mad Max touch » : Un excellent blockbuster.

Évacuons la question du scénario d’entrée. Non pas qu’il soit mauvais ou incohérent. Pas du tout. On a là un scénario dans sa plus simple expression. Un groupe de personnages allant de A vers B, de B vers A (mais sans la musique du groupe suédois),… et une course-poursuite qui constitue la majorité du film. Pourquoi s’embarrasser d’un scénario complexe et sources d’incohérences quand l’univers de Mad Max et la réalisation de George Miller se suffisent à eux-mêmes ?

Et… c’est bon. C’est décoiffant, ça scotche au siège. La musique est parfaite, l’action, même omniprésente (voire en accéléré) reste parfaitement lisible, d’une précision quasi-chirurgicale et d’un montage impressionnant. La photographie est magnifique ; les couleurs du film de jour et les couleurs de nuit sont, elles aussi, parfaites. Le casting est très bon, Charlize Theron en tête, juste, charismatique et pas caricature pour un sou, j’irais même jusqu’à dire qu’elle éclipse Tom Hardy que j’ai trouvé un peu pâlot.

Ce qui m’impressionne dans Mad Max : Fury Road c’est la cohérence de l’ensemble. Tout (et tous) respire(nt) la folie et la fureur.
Pourquoi j’ai aimé Mad Max ? Parce qu’avec ses paysages secs, désertiques, son métal cabossé, rouillé et omniprésent, ses dialogues réduits à peau de chagrin, aussi secs que ses personnages sont tarés ou déterminés,… et même dans sa grandiloquence (il suffit de voir ce véhicule-orchestre avec son guitariste suspendu en l’air jouant comme un malade)

Bref, grâce à tout ça, Mad Max est une référence à la fois dans le post-apocalyptique et l’action, un blockbuster avec une identité particulière. Un blockbuster qui change des copies interchangeables de Bay et Emmerich, grâce à qui le mot blockbuster est quasiment devenu péjoratif.

Pour le coup, je trouve que les moyens actuels donnent à Mad Max les moyens de son ambition. Mieux, George Miller prouve qu’avec un film d’action aussi ébouriffant, on peut rester dans une forme épurée et surtout avec une identité, une vision  qui font que son film ne peut tout simplement pas être réduit à une bête course-poursuite dans le désert.

Mais même Mad Max : Fury Road n’est pas exempt de défauts. Notamment, les flash-backs/hallucinations pleins d’émotion et de tension de Max qui-nous-font-bien-comprendre-à-quel-point-le-personnage-en-a-bavé. C’est mignon tout plein, pas spécialement subtil (le film en soi n’est pas subtil ceci dit) mais pas non plus vraiment utile. Pour le reste, on aime ou on aime pas le genre.

Bon, c’est pas l’tout mais à force de dire combien le film est hallucinant, dans son genre, faudrait peut-être penser à aller le voir maintenant.

Avengers : L’ère d’Ultron

Titre original : The Avengers : Age of Ultron

Réalisateur : Joss Whedon

Acteurs : Robert Downey Jr, Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, James Spader, Samuel L. Jackson, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Cobie Smulder,…

Synopsis : Les Avengers doivent unir à nouveau leurs forces pour combattre Ultron, un être technologique qui veut éradiquer l’espèce humaine.


 

Et ben en voilà du bon film pêchu (ça change d’une belle fin).

Attention, cette critique est totalement inintéressante pour qui ne suit pas les films Marvel (et même peut-être pour les autres, un peu de modestie que diable !)

Une comparaison avec The Avengers 1 s’impose. Globalement c’est pareil, on reste sur le principe du « on met tous les super-héros ensemble et on leur fait affronter un super vilain méchant » mais en même temps la structure narrative est très différente. C’est rafraichissant mais il y a un côté plus brouillon au scénario (j’ai l’impression de faire mon consommateur conservateur en disant ça…).

Première seconde de film : Action-baston-explosions-courses poursuites. Les Avengers se connaissent déjà, bossent déjà ensemble, on rentre direct dans l’action. Et c’est cool. Puis, l’action se tasse, on fait la fête et là, bim, le méchant apparaît et on est reparti. Y a pas à dire, niveau rythme The Avengers se pose là. Mais nous ménage aussi quelques scènes plus reposantes qui permettent aux super-héros et aux spectateurs de souffler.

Toujours dans la comparaison : Les méchants. C’est à peu près du pareil au même. De Loki, frère de Thor, on passe à Ultron, création de Tony Stark.
Plutôt intéressant (notamment la réflexion sur l’IA quoique pas très creusé), bien fait, bonne voix et surtout bon prétexte à faire affronter une armée de robots pour remplacer les Chitauris, permettant à chaque super-héros de se défouler en explosant de la ferraille. Ça fait aussi un lien avec Avengers 1 (sur la cause de la création d’Ultron) et surtout – et ça vaut pour tout le film – ça permet de creuser les soucis de chacun, de creuser un peu plus Tony Stark, Black Widow, Captain America,… Je garde le meilleur pour la fin puisqu’un des plus gros changements est sur la place accordée à Hawkeye. Si je suis toujours perplexe de voir le gars se battre avec son arc, le bonhomme prend du galon et s’impose au même titre que les autres zigotos.

Sur le reste, pari réussi sur l’introduction des deux Maximoff, bons acteurs, bonne place dans le scénario,.. rien à dire. Sur l’autre nouveau personnage, plutôt réussi, si ce n’est qu’il m’a semblé sous-exploité (on est d’accord que pour développer tous les personnages il faudrait un film de 4h. Mais quand même). J’éviterai de trop jeter la pierre, car si Joss Whedon réussit bien une chose, c’est accorder une bonne place à chacun des Avengers. Et c’était pas gagné.

Pari réussi sur l’humour, toujours aussi bon et présent (mention spéciale au marteau de Thor), sur l’action, quoique les combats soient par moments un peu fouillis et enfin une bataille finale assez épique (bon, je reste un poil plus fan de la bataille de New-York).

Le scénario est certes prévisible et sans grandes surprises, parfois brouillon même si je ne peux m’empêcher de penser qu’avec le chantier titanesque que représente un film Avengers, il y a de quoi finir à l’asile. C’est parfois peu subtil et un peu lisse mais d’un autre côté on a des personnages plus fouillés, de supers scènes,…Bref, pas de grosse surprise, ça reste toujours aussi agréable. Avec tout de même une petite préférence de ma part pour le 1er Avengers.

Sans grosse surprise, le bon film du moment pour débrancher son cerveau, continuer la visite de l’univers Marvel et passer un bon moment (mais par pitié sans pop-corn ou tout sachet-qui-fait-du-bruit…)

Prochaines étapes 2015-2016 : Ant-Man, Captain America Civil War, Doctor Strange. Héhéhé :)

Les Gardiens de la Galaxie

Réalisateur : James Gunn

Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace,…

Résumé : Star-Lord rassemble une équipe d’aliens pour défendre la galaxie, menacée par Ronan et son armée, qui cherchent un mystérieux globe volé. (Source : Senscritique)

Bande-annonce


 

Aussitôt sorti, (presque) aussitôt vu. Il faut dire que j’attendais ces Gardiens de la Galaxie avec impatience.

Première fois depuis longtemps qu’on a affaire des nouveaux venus dans l’univers (cinéma) Marvel aussi, c’est pas rien !

Bilan tout ce qu’il y a de plus positif à tous les niveaux.

Casting original d’abord. Un aventurier « Han Solo style », une Na’vi verte et meurtrière, un raton-laveur intelligent, cupide et mal-embouché, un mini-Ent (avec moins de vocabulaire) et un catcheur très premier degré. Ça donne pas envie ça, sérieux ? Bon, le méchant est très moche et très méchant, aucune surprise là-dessus.

D’ailleurs de surprise, il n’y en a pas vraiment. Tout le monde court après un artefact très puissant (non, ce n’est pas le Tesseract) ; on trouve aussi la bande de (anti-)héros différents-mais-complémentaires-qui-mettent-un-peu-de-temps-à-bien-fonctionner-ensemble, le vilain méchant  tellement vilain que je n’ai pas reconnu Lee Pace (*Pub inside*  de Halt & Catch Fire, critique à venir sur ce blog), un héros qui a une histoire familiale assez spéciale, une bataille finale,…

Ceci dit, tout cela n’est pas du tout négatif, au contraire. On est en terrain (presque) connu au niveau ficelles scénaristiques mais dans le même temps James Gunn s’amuse. Et le fait bien.

Voilà, c’est une des raisons. Les Gardiens de la Galaxie est un blockbuster Marvel mais avec une bande originale axée 70s/80s. Et mine de rien, cette musique crée une ambiance géniale. À cela est ajouté un art de la couleur : vaisseaux, décors, costumes,… y a de l’arc-en-ciel à tous les étages. Sauf celui du vaisseau du méchant, encore une fois minimaliste, sombre et inquiétant (genre, on ne peut pas être méchant et aimer les couleurs vives…).

Autre + du film : L’humour. Il y en a toujours dans les Marvel, à différentes doses mais Les Gardiens de la Galaxie détient la palme je pense. Et là aussi James Gunn réussit un sacré pari : Avoir un film de space opera qui tient méchamment la route tout en ayant l’air de ne pas se prendre au sérieux.

Le scénario aussi est très bon – même si très classique – : des personnages attachants, un univers complet, pas de démarrage poussif (et pour un nouveau venu c’était pas forcément gagné), de l’action et du calme bien mélangés,… et évidemment un peu de bons sentiments via Star-Lord et sa môman mais ça j’imagine qu’on ne pouvait pas y couper.

Et enfin, Les Gardiens de la Galaxie c’est surtout de nouvelles perspectives, de nouveaux personnages… Bref, un bon bol d’air frais. Et ça fait du bien, après les Iron Man/Thor/Captain America 1/2/3,…

Ah oui, c’était aussi quand même l’occaz de voir Thanos sur plus qu’une scène post-générique.

Ah oui (promis, je m’arrête), par contre, la scène post-générique des Gardiens m’a beaucoup déçu. Il suffisait de s’arrêter sur la petite danse de la scène d’avant.

Ah (je fais ce que je veux :-p), comme on me l’a si astucieusement fait remarquer : comment les piles du baladeur de Star-Lord peuvent-elles encore fonctionner après 25 ans d’utilisation ?

Lucy

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi, Amr Waked,…

Résumé : A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté,  une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités. (Source : Allociné)

Bande-annonce


 

 Lucy. Beaucoup de curiosité en entrant, beaucoup de perplexité en sortant.

Pas de doute, c’est du Besson à 100%. Réalisé, scénarisé, produit. M’enfin on est encore loin du Besson du Cinquième Élément.

Le pitch rappelle Limitless ; on utilise qu’une petite partie du cerveau mais prenez un peu de machin synthétique et hop on utilise beaucoup plus. Là s’envolent tous points communs et presque mon intérêt.

Luc Besson m’avait quasiment réconcilié avec lui-même avec Malavita, il ne manquait plus que Lucy et il m’avait à 95% dans la poche. C’était presque déjà le cas avec la bande-annonce : Scarlett Johansson, un pitch qui envoie du pâté poitevin, beaucoup d’effets spéciaux.

Au final qu’est-ce qu’on a ? Scarlett Johansson et beaucoup d’effets spéciaux. J’imagine Luc Besson vomiss… écrivant son scénario « Mmhh, là on met des effets spéciaux, là une punch line… Zut l’histoire entre les deux prend trop de place, on la vire ». Je caricature, mais le monsieur semblait avoir oublié les mots développement et subtilité.

Il n’y a pas que du mauvais (heureusement). Tout va à cent à l’heure, difficile de réfléchir (paradoxalement). C’était peut-être le but, j’ai eu l’impression de souvent penser « Mais là, pourquoi il… ? Ah, mais il manque un bout de film, l’autre n’a pas… ah mais comment elle… ? » Mais les effets spéciaux sont très réussis et l’histoire se suit plutôt facilement.

Allez je m’organise. Les personnages ; le méchant est un méchant mafieux taïwanais qui n’a pas appris à ses abrutis d’employés qu’on ne frappe pas un ventre fraîchement ouvert et rempli de drogue, un flic qui confie son cerveau à Scarlett au premier coup de téléphone (bon là je ne le blâme pas), une Scarlett qui… fait ce qu’elle semble avoir à faire, un scientifique qui semble être là pour founir à Scarlett quelqu’un qui comprend ce qu’elle vit (ben oui, si c’était quelqu’un qui ne comprend pas, ça rallongerait le film),… et voilà.

La musique est forte, rythmée et forte. Les effets spéciaux sont très présents, bien faits et très présents. La réalisation, basique. Les cascades de voitures sonnent comme une réminiscence nostalgique de Taxi. Les multiples images de Discovery Channel,.. là je sèche,… là pour enfoncer le clou des fois qu’on aurait pas tout compris ?

Bref, c’est sympa (si, si) mais quand on creuse… Non, franchement c’est du divertissement honnête. C’est juste que j’en attendais un poil plus, mais c’est tout…

Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

Bande-annonce

Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.