La chute de Londres

Titre original : London Has Fallen

Réalisateur : Babak Najafi

Acteurs : Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman, Angela Bassett,…

Synopsis : L’agent des services secrets américain Mike Banning, accompagne le président des Etats-Unis et le président de la Chambre des Représentants aux funérailles du Premier ministre britannique, mais rien ne se passe comme prévu… (Source : Allociné)


Mon dieu, quelle poilade !

Rien n’est à jeter, ce film est parfait. Je ne vais pas cracher dans la soupe, je savais pertinemment ce que j’allais voir mais c’est quand même agréable d’être parfois surpris par l’insipidité du scénario ou la connerie de certaines répliques.

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Point Break

Réalisateur : Ericson Core

Acteurs : Luke Bracey, Edgar Ramirez, Teresa Palmer, Ray Winstone,…

Synopsis : Une série de braquages spectaculaires aux quatre coins du monde met en péril l’équilibre des marchés financiers. Les criminels opèrent aussi bien en motos dans des gratte-ciels new yorkais qu’en « wingsuits » pour s’échapper d’avions au-dessus de la jungle. (Source : Allociné)


Jusqu’ici, 2016 avait été une année cinématographique assez clémente. Et arriva Point Break.

La question, en regardant Point Break, n’était même pas « Ce film est-il mauvais ? », plutôt « A quel point ce film est-il mauvais ? »

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Deadpool

Réalisateur : Tim Miller (qui a fait les effets spéciaux sur Scott Pilgrim)

Acteurs : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein, T.J. Miller,…

Synopsis : Wade Wilson, mercenaire, subit une expérimentation qui va accélérer ses pouvoirs de guérison. Devenu Deadpool, il va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.


Mais… Mais… Mais c’est TROP BIEN !

La campagne marketing menée de main de maître laissait présager le meilleur et redouter le pire. Et si le gars qui a fait le film n’était pas aussi bon que le gars qui a fait la pub ?

Mes doutes furent calmés durant le générique d’ouverture, excellent, et totalement balayés après les cinq premières minutes du film. Après la scène post-générique, le doute n’était plus permis : Deadpool est un des meilleurs films de super-héros, anti-héros anti super-héros (super anti-héros ?)  à ce jour. Et, pour le moment, le meilleur film sorti en 2016.

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Sicario

Réalisateur : Denis Villeneuve

Acteurs : Emily Blunt, Benicio Del Toro, Josh Brolin,…

Synopsis : La zone frontalière entre les États-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique, l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre. (Source : Senscritique)


Et Denis Villeneuve frappa une fois de plus.

Pourquoi « de plus » ? Heureux que vous demandiez. D’abord, M. Villeneuve a réalisé Polytechnique. C’est très bon, à la Elephant (mais en moins bien quand même). Puis, M. Villeneuve a réalisé Incendies, une tragédie grecque contemporaine forte et puissante. M. Villeneuve fait ensuite Prisoners et impose son thriller comme un des meilleurs du genre. Il y a aussi Enemy, que je n’ai pas vu mais qui a l’air bien (barré) et qui a une affiche fantastique. (Il va de soi que je ne cite ici que les films du monsieur que j’ai vu mais jusque là aucun faux pas). Et enfin, M. Villeneuve fait Sicario. Et là, c’est le drame, comme il sait si bien les faire. Un thriller – comme Prisoners – mais partant dans une direction différente ; policiero-narco-guerro-psychologique. Quoique Sicario est aussi un film de guerre.

Après… à lire le synopsis, le scénario sent un peu le réchauffé ; la jeune agent du FBI, innocente, pleine d’idéaux qui découvre la dure réalité… bon… Sauf que c’est là qu’intervient le talent d’un réalisateur qui continue de prouver que son contact avec Hollywood ne lui a pas fait perdre sa « patte », son savoir-faire, bref son talent.

Des films sur la guerre que mène les États-Unis contre les cartels le long de la frontière, il s’en est fait à la pelle. Des très réussis (Traffic), des beaucoup moins réussis-alors-que-tous-les-ingrédients-étaient-là (Cartel). Alors, non Sicario ne renouvelle pas le genre, mais il se trouve tout de même dans le haut du panier.

On retrouve, comme pour Prisoners, une maîtrise du thriller magistrale, un talent absolu pour l’ambiance, le rythme, les plans (ces plans aériens mon dieu…, cette scène nocturne et ces affrontements souterrains, ce coucher de soleil absorbant les silhouettes, ces… bref.), la photographie (Sicario étant ici l’anti-Prisoners ; on passe du temps pourri et froid au désert). Sicario en bon polar avec plein de violence et de tension dedans, en balance plein les oreilles que ce soit sur les tirs et autres explosions ou sur la musique – excellente – de Jóhann Jóhannsson.

sicario

Ce qui peut passer pour une faiblesse scénaristique – la jeune agente à fond sur la justice et la loi – permet finalement de la mettre dans le même panier que le spectateur ; comme elle, on est maintenu dans le brouillard sur les motivations de ses nouveaux coéquipiers, comme elle on tâtonne, sans que nous soit imposé un quelconque jugement.
Et même si les scénaristes sont différents, on retrouve finalement exactement la même question que sur Prisoners : la fin justifie-t-elle les moyens ?

Cependant, cela ne suffit pas, et Denis Villeneuve n’est pas un faiseur de miracles. Malgré sa réalisation efficace et débordante de talent, le scénario reste le point faible. Trop classique, pas assez creusé quant aux personnages (tandis que les acteurs, Emily Blunt et Benicio Del Toro en tête, sont géniaux), il manque trop d’intensité ou d’originalité pour faire de Sicario un des meilleurs films de l’année. Ou même pour en faire un film mémorable. En revanche, il re-re-confirme le grand talent de Denis Villeneuve, assurément – pour moi –  un des meilleurs réalisateurs actuels.

Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E

Réalisateur : Guy Ritchie

Acteurs : Acteurs : Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Hugh Grant,…

Synopsis : Début des années 60, en pleine guerre froide, l’agent de la CIA Solo et l’agent du KGB Kuryakin sont contraints de laisser de côté leur antagonisme. Les deux hommes s’engagent dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial. Pour l’heure, Solo et Kuryakin n’ont qu’une piste : le contact de la fille d’un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d’infiltrer l’organisation criminelle. (Source : Allociné)


(Mission) impossible de résister à Agents très spéciaux (malgré son titre tout pourri) et à Guy Ritchie, réalisateur du génial Snatch, de l’excellent Rock’n Rolla, du très bon Sherlock Holmes, du bon Sherlock Holmes 2 et du paraît-il fort sympathique Arnaques, crimes et botanique qui (lui) a un chouette titre VF.

Soyons honnêtes, en se basant sur la filmographie de Guy Ritchie, il y avait peu de chances d’être déçu. Au mieux le film était une révélation, au pire un bon moment.

Ce fut finalement un bon moment dont j’ai pensé qu’il avait été très bon en sortant de la salle, et « seulement » bon quelques heures plus tard.

Comme on pouvait s’y attendre (vu la filmographie de Mr. Ritchie mais ça je l’ai déjà dit), le film (je ne dirai pas Agents très spéciaux, on dirait le nom d’une mauvaise comédie américaine des frères Farrelly avec les frères Wayans dedans). Trop de parenthèses, je recommence :

Comme on pouvait s’y attendre, le film est efficace avec des acteurs à l’aise dans leurs rôles et une réalisation particulièrement dynamique, rythmée, qui évite les longueurs, très maîtrisée aussi (dans le sens où on voit que ce n’est pas Jo le clodo ou Uwe Boll aux commandes, que ce soit par la qualité de l’image, le cadrage, l’ambiance très travaillée, etc…). En gros, Guy Ritchie livre le film typique qui ne lésine pas sur les moyens, aussi bon sur la forme que sur le fond et avec le bon équilibre entre action et humour. Tout pour en faire un film réussi.

Au final, toutes ces qualités desservent aussi le film (mais si c’est sensé). Déjà, on peut comparer le film avec une autre comédie d’espionnage d’un autre réalisateur anglais de la même année ; Kingsman : Services secrets. Et au jeu de la comparaison, je suis désolé de le dire mais Guy Ritchie s’incline devant Matthew Vaughn. Moins décalé, moins anglais, un peu moins de tout en fait.

Ensuite ce film est trop lisse, trop propre, pas assez décalé, pas assez imprégné de la patte de Guy Ritchie, pas assez « Snatch » (il y avait le même souci sur Sherlock Holmes 2 d’ailleurs).
Même souci avec Henry « Superman » Cavill, l’acteur anglais qui joue un américain quand Armie Hammer, l’acteur américain, joue le russe (aucun reproche là-dedans, c’est juste que ça m’a fait marrer. Oui, il m’en faut peu). Henry Cavill est très bon dans le rôle du James Bond du film mais… c’est tout. De même, les personnages des deux espions (« Aaah, il parle enfin de l’histoire ». En même temps pas besoin d’en parler, c’est une comédie d’espionnage, donc gentils espions vs méchants vilains) sont charismatiques, beaux, musclés, intelligents, totalement indestructibles mais pas mémorables.

Ah si, la musique apporte beaucoup au film, pêchue et très adaptée aux situations (oui la remarque vient comme un cheveu sur la soupe mais j’ai trouvé nulle part où caser ça).

6 heures, 6 minutes après être sorti de la salle, le verdict tombe. J’ai (déjà) le souvenir d’un film agréable, le genre qu’on revoit avec plaisir (et ça c’est pas rien), mais qui manque du « Petit Truc » pour en faire un film dont on se souvient.

L’honneur est sauf pour Guy Ritchie, mais vivement son prochain « Snatch » (film à voir évidemment). Rendez-vous pour ses deux prochains films : Knights of the Round Table: King Arthur et Sherlock Holmes 3.

A noter que ce film est adapté de la série du même nom de 1964 dans laquelle le rôle de l’espion soviétique était joué par David McCallum que l’on connaît aujourd’hui dans le rôle de Ducky du NCIS.

Ant-man

Réalisateur : Peyton Reed

Acteurs : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Corey Stoll, Bobby Cannavale, Michael Pena, Judy Greer,…

Synopsis : Doté d’un costume lui permettant de rétrécir à la taille d’une fourmi, un escroc s’allie à son mentor pour un casse qui pourrait sauver le monde. (Source : Senscritique)


Il est arrivé le Super-héros Marvel nouveau ! Pas que j’en ai marre d’Iron Man & Co mais le petit Ant-Man est quand même assez alléchant. D’abord parce qu’Edgar Wright était associé au projet (et écarté, certes) et puisqu’il parce qu’il y a un petit côté Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Bilan des courses : Pari réussi sur Ant-Man, un peu moins sur le film.

Le super-héros d’abord. Un gars normal avec une combi qui le rend tout petit et qui en plus commande des fourmis. Et tout ça en ayant la classe et le sens de l’humour. Bref, j’ai hâte de retrouver le bonhomme. Bon point : Paul Rudd est très bien dans le rôle.

Le film, lui, est très classique. Non, en fait c’est la définition même du mot classique.
D’abord, qui dit premier film dit initiation du héros, découverte des personnages, de ses alliés, de son ennemi, des « pouvoirs » qu’il récupère. Ce qui donne au final, un film avec absolument zéro surprise.

Scott sort de prison (mais il n’est pas méchant, c’est simplement un Robin des Bois bis), il veut se racheter une conduite, pouvoir revoir sa fille qu’il aime plus que tout au monde tellement elle est mignonne,… On attaque classique d’entrée, pourquoi pas. Un super-héros est un archétype, celui-ci n’était pas encore présent dans l’écurie Marvel, soit.

Son entrée dans le monde magique des super-héros se fait de manière assez sympa et il se retrouve à côtoyer Michael Dougals et Evangeline Lilly. On trouve pire compagnie. Les rapports père-fille ne sont pas un sommet d’originalité (comme l’intégralité de l’aspect psychologique du film, surtout teinté des sacro-saintes valeurs familiales). Entraînement, préparation d’Ant-Man, là aussi c’est sympa mais on voit venir à dix années-lumière le gars qui rame au début et gère grave à la fin. Que le film soit prévisible était… prévisible mais que j’en vienne à le trouver parfois simpliste m’a un peu chagriné.

Je ne sais pas dans quelle mesure le départ d’Edgar Wright a changé les choses mais en bon fan du monsieur j’ai tendance à penser que le résultat aurait été différent (en mieux évidemment) s’il était resté aux commandes.

Je ne cracherai pas dans la soupe, j’ai passé un très bon moment. Il y a toujours ce traditionnel mélange Humour/Action typique du MCU, pas de doutes cet aspect fonctionne toujours. La distribution est excellente, quoique Corey Stoll (House of Cards) en fait un peu des tonnes mais le jeu inspiré de Michael Pena rattrape les choses. Le personnage de Michael Douglas est aussi suffisamment riche pour donner lieu à une belle petite préquelle.

Le plus d’Ant-Man réside dans les pouvoirs du héros. Les changements de plans en miniature et plan en taille réelle donnent des mouvements de caméra, des effets spéciaux et des situations incongrues assez savoureux (la scène de coombat avec le petit train est priceless). Bref, c’est très bien pensé et super à regarder.

En revanche, les gars qui enfilent leurs combinaisons en 3 secondes montre en main, c’est abusé. Même pour un film de S-F.

Au final, une bonne clôture de la phase 2, un bon super-héros avec un gros potentiel et un film qui se regarde avec plaisir.

Jurassic World

Réalisateur : Colin Trevorrow

Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Ty Simpkins, Jake M. Johnson, Vincent D’Onofrio,…

Synopsis : 20 ans après la destruction du Jurassic Park sur Isla Nublar, une nouvelle équipe a repris le projet.  (Source : Senscritique)


Jurassic World : Gros foutage de gueule ou mauvais blockbuster ?

Bon, j’y vais fort dès le début mais le visionnage du film n’aura été qu’une longue révision à la baisse de mes attentes. Pour votre plus grand bonheur, voici ce que ça donnait :

Avant la séance : « C’est un blockbuster avec des dinosaures, c’est cool, débranchage du cerveau et bon moment en vue »
Pendant la séance : « Cliché-cliché-cliché-réplique marrante-cliché-cliché-Il est cool Chris Pratt-Cliché-cliché-Chouette y a Jake Johnson-cliché-cliché »
(Arrive la dernière demi-heure du film)
« Mais c’est n’importe quoi, qu’est-ce que c’est que ces conneries ? »

Voilà, voilà.

Allez, j’argumente un brin quand même.

Un nouveau parc a ouvert, y a plein de jolis dinosaures, le T-Rex, les vélociraptors,… Ça va, tout est sous contrôle. Mais le parc décide de créer de toutes pièces un nouveau dinosaure, le prédateur ultime pour que ça fasse flipper et donc casquer toute la famille. Après tout, si on est arrivés à recréer les dinosaures, pourquoi pas en créer soi-même ? Logique marchande : les gens se lassent de tout, même des dinosaures, il faut donc du neuf. Ça se tient, c’est même bien pensé.
Évidemment, le nouveau dino fout la merde. Sauf que cette fois, il y a  20 000 personnes dans le parc. Grosse boucherie en vue ? Que nenni. D’ailleurs à part quelques employés se faisant croquer/écraser, c’est très décevant à ce niveau-là. Bref, les priorités sont de 1- sauver les enfants personnages principaux égarés dans le parc 2- stopper le vilain dino (qui est vraiment méchant puisqu’il tue même quand il a pas faim).

En fait, sur l’intrigue pure, pas de gros défauts je trouve, c’est classique, ça rappelle fortement Jurassic Park 1 (toujours le meilleur de la saga), c’est efficace, sans trop de temps morts ou de moments mélos (ah si, les parents qui vont divorcer. Bouhouh…). Pas de gros défauts jusqu’à ce qu’on arrive à la fin, notamment l’affrontement final. Là, désolé mais on tombe dans le grotesque. Et à plusieurs reprises, sinon ce serait pas drôle.

Un autre gros souci, ce sont les clichés. Pardon, les personnages.
L’un est le badass cool et courageux (Chris Pratt. Mais j’ai du mal à lui en vouloir, il fait ça tellement bien). L’autre est l’administratrice no-life, froide, rigide (et qui ne veut pas d’enfants, oh mon dieu how shoking !). Sans spoiler, il y a des étincelles entre les deux, mais même ça est mal foutu et artificiel. Et puis on a le vilain cupide pour qui vélociraptor rime avec gros potentiel militaire, les gamins dont l’aîné a un petit côté pervers mateur, le technicien geek sympa, le gars-qu’on-aurait-pu-couper-au-montage-ça-n’aurait-fait aucune-différence (ça, c’est Omar Sy)…

Qu’un blockbuster comme Jurassic World s’appuie – et rende même hommage, ça c’est cool par contre – sur sa saga ou sur les ficelles habituelles du genre, je n’ai rien à y redire, c’est le jeu. Mais qu’il y ait une telle fainéantise sur les personnages ou sur certains aspects du scénario, merde à la fin. Pourtant le film évite certains travers et s’en amuse même (cf le râteau). C’est beau, ça bouge pas mal mais c’est aussi paresseux et parfois incohérent (youhou, j’agite un truc qui fait de la lumière devant le T-Rex qui décide de me suivre au lieu de me bouffer direct alors que je cours en talons aiguilles – et ce, pendant tout le film s’il vous plaît).

Je n’ai pas parlé des effets spéciaux, de la réalisation ou de la bande originale ? Les premiers sont bien faits (encore heureux), la deuxième banalement normale et la dernière mal foutue, thème de la saga excepté.

En bref, j’aurais tellement aimé retrouver de la magie du Jurassik Parc 1. On en est loin. Ca reste un petit divertissement honnête mais guère plus. Et je suis gentil.