World War Z

Réalisateur : Marc Forster

Acteurs : Brad Pitt, Mireille Enos, Daniella Kertész, James Badge Dale,…

Synopsis : Un jour comme les autres, Gerry Lane, ancien membre de l’ONU, se retrouve pris avec sa famille dans une brutale et soudaine attaque de zombies au cœur des rues de Philadelphie. Le phénomène est inexpliqué et inexplicable, mais une pandémie se répand à toute vitesse aux quatre coins de la planète. Gerry est alors chargé par ses anciens supérieurs de partir avec une équipe de militaires et de scientifiques pour trouver un antidote au plus vite. Son périple le mènera de Corée du Sud en Israël. (Source : Wikipedia)

Bande-annonce

Bonne surprise ! J’avais quand même un petit peu peur, vu le titre de série Z, et un petit peu rassuré, vu la présence de Brad Pitt, mais World War Z gère plutôt bien pour un film-catastrophe de zombies.

Sur le « Z » déjà, autrement dit, la vision du zombie (je précise, on ne sait jamais). Des morts-vivants rapides, tenaces et surtout qui la jouent collectif (la scène de la muraille de Jérusalem est excellente, quoi de mieux pour grimper une muraille que de s’empiler les uns sur les autres ?), c’est appréciable. Plusieurs autres caractéristiques montrent qu’il y a eu une vraie réflexion sur le comportement des zombies, et ça, ça fait plaisir.

Autre bon point, le personnage de Brad Pitt. La bande-annonce m’avait donné l’impression qu’il s’agissait de l’unique gars sur lequel repose l’espoir de toute l’humanité. Bon, au final, il s’avère que oui, plus ou moins, mais le gars en question est « simplement » un des meilleurs enquêteurs de l’ONU et pas un Rambo Jr. Et le bonhomme a pas trop le choix de toute façon, vu la vie de sa famille repose littéralement sur la manière dont il emploie la sienne.

À noter tout de même que si le film se veut d’un certain réalisme, le personnage principal a un petit côté Superman (comprendre indestructible) qui n’était pas du tout (mais alors pas du tout) nécessaire. Cas typique du film où la surenchère d’effets spéciaux dessert le scénario. D’un autre côté, un poil plus d’hémoglobine (et de gore donc) n’aurait pas été du luxe (après tout, on est dans un film de zombies ou on n’est pas dans un film de zombies ?). Je ne suis pas médecin, mais couper une main ça fait plus que quelques gouttes de sang. A moins que Disney n’ait été de la partie.

Autre gros avantage de World War Z, c’est le « World ». Monsieur Pitt fait le tour de la planète, et non seulement ça fait voir du paysage (sauf pour la Corée du Sud de nuit et sous la pluie) mais en plus ça apporte un vrai dynamisme au film. Ça permet également de voir comment certains pays font face à l’invasion de zombies (Mention spéciale du jury, palme d’or, etc… à la Corée du Nord pour sa créativité et son efficacité), mais ça apporte aussi différentes atmosphères : Israël en extérieure, beaucoup de soleil et de sable, le Pays de Galles (moins de soleil et de sable) mais surtout une ambiance plus portée sur le huis-clos.

Pour la fin, même si la solution mériterait plus de développement, le film reste sur une fin ouverte qui permettra au second film d’avoir une base solide. Celui-ci ne finit pas sur une morale lourdingue, c’est déjà ça. L’avantage d’un sujet aussi vaste et riche de possibilités, c’est qu’une saga ne part pas sur rien.

World War Z est à mon sens un blockbuster-film catastrophe avec des zombies plutôt réussi. L’approche est originale (la question n’est pas seulement de survivre mais aussi de trouver une solution), l’espace également (on n’est plus dans un espace clos, mais à l’échelle de la planète). Bref, une approche différente et que je me garderai donc bien de comparer aux purs films de zombie style L’Armée des morts. Ah, la musique est chouette aussi.