Ma Loute

Réalisateur : Bruno Dumont

Acteurs : Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi, Jean-Luc Vincent,…

Synopsis : Été 1910, Baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace Malfoy (mal)mènent l’enquête. Ils se retrouvent bien malgré eux, au cœur d’une étrange et dévorante histoire d’amour entre Ma Loute, fils ainé d’une famille de pêcheurs aux mœurs bien particulières et Billie de la famille Van Peteghem, riches bourgeois lillois décadents. (Source : Allociné)


Vendredi 13, un jour à marquer d’une croix blanche. Je suis allé voir un film avec Fabrice Luchini. Mais pas pour voir un film avec Fabrice Luchini (faut pas déconner), pour voir un film de Bruno Dumont (ma première fois. Instant émotion).

Et je n’ai pas été déçu, loin de là.

Ce film est étonnant. Plus que ça, c’est un véritable OVNI, du genre qu’on aime (beaucoup) ou qu’on déteste (beaucoup).

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Dalton Trumbo – Les malheurs de Sophie

Parce que pas d’inspiration pour faire une critique par film, parce que pas envie de me creuser la tête non plus et enfin parce qu’envie de parler de Ma Loute et de Money Monster assez rapidement : un rapide avis sur Dalton Trumbo et Les malheurs de Sophie.🙂

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Adopte un veuf

Réalisateur : François Desagnat

Acteurs : André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret, Julia Piaton,…

Synopsis : Hubert passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer. Un jour, suite à un quiproquo, Manuela, une jeune femme à la recherche d’un logement s’invite chez lui. D’abord réticent, Hubert va vite s’habituer à la présence de Manuela, qui parvient même à le convaincre de loger deux autres personnes.


Attention, billet avec des morceaux de spoilers dedans ! Adopte un veuf c’est pas Sixième Sens, mais quand même…

Un p’tit bout d’histoire avant tout. Hubert (André Dussollier) déprime au son de « Y a de la joie » (mais sa femme est morte aussi), sa boulangère lui conseille donc de prendre une femme de ménage (Oui, la boulangère a une logique assez étrange). Parce que c’est bien connu, rien de tel qu’un appart’ nettoyé par quelqu’un d’autre pour aller mieux.

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Five

Réalisateur : Igor Gotesman (Premier film)

Acteurs : Pierre Niney, Igor Gotesman, François Civil, Margot Bancilhon,…

Synopsis : Cinq amis d’enfance rêvent depuis toujours d’habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer. A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d’assumer sa part en se mettant à vendre de l’herbe. (Source : Allociné)


Et ben voilà ! Un bon petit film de potes, sympa, sans prétention et un Pierre Niney des beaux jours.

Évidemment, le film n’est pas dénué de défauts ou de maladresses mais, dans le fond, même si certains éléments de l’intrigue sont too much ou pas crédibles, tant pis. L’intrigue principale tient quand même globalement la route, et c’est le principal.

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Dieumerci !

Réalisateur : Lucien Jean-Baptiste

Acteurs : Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Firmine Richard, Olivier Sitruk, Delphine Théodore, Michel Jonasz,…

Synopsis : A sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu’il finance par des missions d’intérim. Mais son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit « emmerdeur ». Il l’accueille dans sa vie précaire faite d’une modeste chambre d’hôtel et de chantiers. (Source : Allociné)


Des fois on hésite entre aller voir The Revenant ou Room.
Pis, des fois on a juste envie d’un film léger et qui ne donne pas envie de se jeter sous le RER.
On va donc voir Dieumerci, parce qu’il y a Baptiste Lecaplain dedans et qu’un peu de cinéma français pourquoi pas.

Des fois, on fait vraiment des grosses conneries.

Critique garantie sans méchanceté ou condescendance, promis.

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Moonwalkers

Réalisateur : Antoine Bardou-Jacquet (1er film)

Acteurs : Ron Perlman, Rupert Grint, Robert Sheehan,…

Synopsis : Londres, 1969. Un agent de la CIA tente d’entrer en contact avec Stanley Kubrick afin que celui-ci réalise un faux documentaire sur la mission Appollo, au cas où celle-ci échouerait. Mais à la place du metteur en scène il rencontre Jonny, le manager d’un groupe de rock. Les deux hommes, que tout sépare, vont devoir collaborer… (Source : Allociné)


Tous les ingrédients pour une comédie loufoque à l’humour british sont là ; l’époque, les drogues à tous les étages et à toutes les narines, le trio improbable loosers anglais/agent de la CIA traumatisé, le projet d’envergure mais aux mains de bras cassés et d’artistes aussi barrés qu’incompétents,… Tout était là. Tout ? Non, car le rythme n’y était pas. Et\ou un meilleur scenario.

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La vie très privée de Monsieur Sim (Leclerc)

Réalisateur : Michel Leclerc

Acteurs : Jean-Pierre Bacri, Valeria Golino, Mathieu Amalric, Isabelle Gélinas, Vimala Pons, Vincent Lacoste, Félix Moati,…

Synopsis : Monsieur Sim n’a aucun intérêt. C’est du moins ce qu’il pense de lui-même. Sa femme l’a quitté, son boulot l’a quitté. C’est alors qu’il reçoit une proposition inattendue : traverser la France pour vendre des brosses à dents. Il en profite pour revoir les visages de son enfance, notamment son premier amour, sa fille et son père et faire d’étonnantes découvertes qui vont le révéler à lui-même. (Source : Allociné)


La vie très privée de Mr Sim par Jonathan Coe est un petit bijou d’humour anglais et c’est délicieux.
La vie très privée de Monsieur Sim par Michel Leclerc est simplement un film français et c’est… pas pareil.

Et là, ça m’interpelle quand même : pourquoi lorsque c’est un écrivain anglais qui parle d’un quarantenaire en crise, ça fonctionne, voire même ça m’enchante d’avance et lorsque c’est écrit/réalisé par un français, ça m’emmerde d’avance ? Un anti-chauvinisme primaire ou est-ce que les anglais arrivent à saupoudrer leurs oeuvres d’un second degré salvateur tandis que les français restent désespérement terre-à-terre (parfois avec talent, ça n’empêche pas). Ou bien est-ce plus simplement « les goûts et les couleurs, mon bon monsieur ! » ?

Bref, le film, que vaut le film ?

Et bien d’abord il y a Jean-Pierre Bacri. Dans le rôle d’un gars dépressif. Un rôle to-ta-le-ment à contre-emploi donc. Alors oui, Bacri jouant M. Sim c’est d’une telle non-surprise, que ça fait lever les yeux au ciel. Seulement, à force d’habitude ou non, ça fonctionne plutôt pas mal. Le personnage est attachant, à claquer aussi parfois (le fameux combo attachant-exaspérant, là aussi une formule originale). Ce n’est pas « mon » monsieur Sim, celui que j’avais imaginé à la lecture du roman, mais ce monsieur Sim de Michel Leclerc a aussi ses bons côtés. Et puis ça fait quand même plaisir de revoir Jean-Pierre Bacri.

Je dois préciser que j’ai été agréablement surpris dès le début du film. De l’intérêt de m’être dit sur mon chemin jusqu’à la salle « Ils vont me saloper le boulot, ils vont ruiner le bouquin de Jonathan » (oui, je l’appelle Jonathan parfois). L’humour y est, et ça pour La vie très privée de monsieur Sim, c’était quand même un incontournable. Alors, certes, ce n’est pas l’humour fin et anglais de Jonathan Coe, mais l’idée est là.

Il est juste dommage que petit à petit, pendant que l’oiseau fait son nid, le temps lui-même commence à se être long. La faute à un film trop lisse, trop gentil, mal rythmé (entre scènes trop longues et scènes répétitives avec le GPS), trop artificiel dans le road trip et les réunions de cet homme avec son passé ; son amour de jeunesse (scène ratée, inaboutie, semblant sans enjeux alors que merde, c’est son amour de jeunesse). Enfin, l’éparpillement entre les différentes intrigues donne une impression de sous-utilisation de certains personnages ou un sous-développement de certaines intrigues.
Heureusement, les différents flash-backs fonctionnent bien et redynamisent l’histoire.
Malheureusement, les « conversations » de Sim avec son GPS ne fonctionnent pas, au contraire du livre.
Re-heureusement : le film garde une certaine légèreté qu’il arrive bien à équilibrer avec les moments plus mélancoliques. Et ça, c’est pas simple.
Re-malheureusement : la fin. Michel Leclerc donne l’impression d’avoir été lui-même surpris d’y être arrivé si vite en me laissant donc l’impression d’une fin bâclée.

C’est finalement, pour les lecteurs du livre de J. Coe, une adaptation semi-réussie. Car le film reste divertissant, porté par un Bacri en forme. Mais, même s’il n’a pas de gros défauts qui tâchent, la rencontre entre Jonathan Coe et le réalisateur du nom des gens aurait pu donner mieux que ça. Pour les autres, un film qui n’a clairement pas à rougir.