Midnight Special

Réalisateur : Jeff Nichols (Mud, Take Shelter,…)

Acteurs : Michael Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst, Adam Driver, Jaeden Lieberher,…

Synopsis : Un homme et son fils sont en cavale depuis que le père a appris que son enfant possède des pouvoirs surnaturels. (Source : Wikipédia)


Quand suivre la filmographie d’un réalisateur qu’on aime bien rappelle une réplique de La Haine : « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… »

Take Shelter est un petit chef-d’œuvre, Mud un excellent film, Midnight Special, un film sympa et une première déception.

Je ne vais pas balancer une tartine sur le danger des grandes attentes, ni l’envie, ni le temps, ni le talent. J’ai juste envie de rappeler qu’une grande déception ne fait pas nécessairement un mauvais film, je le précise pour ceux (oui, celles et ceux, c’est bon, c’est implicite…)  qui 1- se fichent du réalisateur 2- ne connaissent pas Jeff Nichols.

Mais quand même… Midnight avait tout pour faire saliver : Jeff Nichols (obviously…), Michael Shannon en rôle principal, Adam Driver en rôle secondaire, un film jouant sur plusieurs genres : science-fiction, road-movie, thriller,…

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Batman v Superman : L’Aube de la Justice

Titre original : Batman v Superman: Dawn of Justice

Réalisateur : Zach Snyder

Acteurs : Henry Cavill, Ben Affleck, Amy Adams, Jesse Eisenberg, Gal Gadot, Jeremy Irons, Holly Hunter,, Scoot McNairy,…

Synopsis : Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l’affronter : le monde a-t-il davantage besoin d’un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l’horizon…(Source : Allociné)


Gros potentiel, petites attentes, grosse déception.

Il risque d’y avoir  quelques spoilers, mais quand le gros point faible du film est son scénario, c’est dur de passer à côté.

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Star Wars : Le réveil de la Force

Réalisateur : J.J. Abrams
Acteurs : Daisy Ridley, John Boyega, Harrison Ford, Adam Driver, Domhnall Gleeson, Oscar Isaac,…

Synopsis : Septième épisode de la saga Star Wars et premier d’une nouvelle trilogie, dont les événements se déroulent trente ans après Le retour du Jedi.(Source : Senscritique)


Précision spéciale “Star Wars” (ou toute-franchise-pouvant-déchaîner-les-passions, mais c’est plus long) : je déclare solennellement bien aimer l’univers Star Wars sans faire partie des fans purs et durs. En gros, j’attendais tout de même avec une certaine impatience de voir Spoke à nouveau traverser la porte des étoiles.

Bilan de cet épisode VII ? Du divertissement clairement à la hauteur, une vraie maîtrise de J.J. Abrams, qui n’avait de toute façon déjà plus grand-chose à prouver en matière de blockbuster (j’avais tout de même un peu peur de ne pas voir de différence de réalisation avec ses Star Trek), un respect de l’univers Star Wars poussé à l’extrême. Un super visuel, de l’action bien filmée, bref un bon film très bien fait.

Et en précisant un peu les choses ?

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Seul sur Mars

Titre original : The Martian

Réalisateur : Ridley Scott

Acteurs : Matt Damon, Jessica Chastain, Kate Mara, Kristen Wiig, Chiwetel Ejiofor, Sean Bean, Jeff Daniels, Donald GLover, Michael Pena,…

Synopsis : Au cours d’une mission spatiale habitée sur Mars, et à la suite d’un violent orage, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort et abandonné sur place par son équipage. Mais Watney a survécu et se retrouve seul sur cette planète hostile. (Source : Senscritique)


Seul sur Mars (Et un film de plus à la liste dont les titres VF n’arrivent pas à la cheville des titres VO) est une bouffée d’air, sans mauvais jeu de mots. Une bouffée d’air dans la filmographie de Ridley Scott qui était sur une lancée de 3 films pas terribles (Exodus, Cartel, Prometheus).

Le film est donc une bonne surprise. Je m’attendais à un blockbuster de S-F survivaliste basique. J’ai finalement eu droit à un blockbuster de S-F survivaliste fort sympathique, qui ne sera sans doute pas mémorable en termes de réalisation comme peuvent l’être Interstellar ou Gravity mais qui souffre de peu de défauts.

Première grosse surprise : les nombreuses touches de légèreté et d’humour qui parsèment le film et forment un parfait équilibre avec les multiples moments de tension (la palme est décernée au moment Seigneur des anneaux avec un Sean Bean dans la scène. Palme pour l’humour, pas pour la tension).

Je regrette quand même que le côté survivaliste soit aussi sage puisqu’il se contente de catastrophes physiques. Le héros est brillant, il garde la tête froide, et en plus il est cool. Que demander de mieux ? On imaginera que les astronautes ont un mental en acier trempé et que là on a quand même affaire au gars qui a joué Jason Bourne mais quand même…

Finalement, si le film marche si bien, n’a pas de temps morts et fait dire au moment du générique « C’était cool ! », c’est en grande partie grâce à l’équilibre dont il fait preuve. L’équilibre entre légèreté et tensions, l’équilibre entre Mars/La Terre ou entre les différents protagonistes qui permet un dynamisme constant sur 2h de film, équilibre entre le scientifiquement plausible et le nawak. Ah si, l’équilibre est rompu avec le personnage de Donald Glover, un scientifique brillant et bordélique, un poil too much. Mais bon, ça fait plaisir de revoir Troy de Community.

Pas grand-chose de plus à dire, Seul sur Mars ne révolutionne pas le genre mais m’a tout de même surpris par son côté efficace et décontracté. Mine de rien, cette légèreté aide à faire passer le côté prévisible du film.

Et en plus de ça, on a de supers paysages, vivement le tourisme spatial (à bas prix).

The Lobster

Il y a une autre affiche avec Colin Farell mais bon. On parle de Rachel Weisz là, soyons sérieux 2 secondes…

Réalisateur : Yorgos Lanthimos

Acteurs : Rachel Weisz, Colin Farrell, Léa Seydoux, Ben Wishaw, John C. Reilly, Olivia Colman,…

Synopsis : Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. (Source : Senscritique)


En voilà un film étrange.

Un titre intrigant, un synopsis génial et original, une réalisation bizarroïde, voilà qui résume assez bien The Lobster (le homard pour les moins anglophones).

Par où commencer… D’abord par le cadre. The Lobster est une dystopie axée sur le couple et le célibat. Les célibataires sont priés de se mettre en couple sous peine de finir transformés en animal. Sauf qu’il vaut mieux être sincère puisque les mensonges sont punis et qu’apparemment les gens ne se mettent en couple que si ils partagent un signe distinctif. Comme dans toute dystopie (à ma connaissance), il y a un mouvement de résistance (de célibataires). Première originalité de The Lobster ; ceux-ci sont tout aussi barges et extrêmes que la société qu’ils combattent. Je rassure les non-amateurs de S-F, on a ici l’impression d’être dans un film réaliste !

Deuxième originalité, la réalisation. On accroche ou on n’accroche pas mais celle-ci est finalement parfaitement raccord avec l’univers dystopique en général, à savoir que les individus sont tellement lobotomisés par la société dans laquelle ils vivent, qu’ils ont tous l’air (au choix ou à la fois) psychopathes, handicapés relationnels et sociaux profonds avec un forte tendance à l’Asperger et dans l’acceptation totale des règles qui régissent leur vie. Quel rapport avec la réalisation ? J’y viens, merci de demander. On arrive au point qui va faire, je pense, la différence sur l’avis que les gens portent sur le film, qui a fait que plusieurs personnes sont parties de la salle et que d’autres sont restées scotchées à leur fauteuil – fort confortable.

La réalisation de Yorgos Lanthimos se ressent à la fois dans les couleurs, les décors, la musique (parfois stressante) mais c’est finalement le jeu d’acteurs qui m’a le plus frappé. Chaque réplique est dite sur un ton monocorde et une parfaite diction, les expressions faciales sont le plus souvent (tout le temps ?) figées, ce qui contribue à la froideur qui se dégage du film. Chaque personnage semble déshumanisé, au même titre que cette voix off qui décrit tout sur la première partie du film contribuant à créer une certaine distanciation.

Car c’est ce qui se dégage du film ; de la froideur et de la violence. Mais aussi de l’émotion, de la poésie et du désespoir. Que ce soit ce jeu d’acteurs assez particulier, les décors, l’intrigue elle-même ou cette musique stridente aux moments de tension, absolument tout contribue à donner au film une ambiance très spéciale. A laquelle j’ai accroché quasiment de bout en bout.

Pourquoi quasiment ? Heureux que vous demandiez. Le petit souci de The Lobster c’est qu’il peut paraître un peu long. Notamment avec des moments (sur la seconde partie du film), où on se demande où tout cela nous mène. Et c’est bien dommage parce que tout le reste est assez remarquable. Excepté peut-être ces scènes en slow motion qui durent (aussi) trop longtemps.

Le jeu d’acteurs maintenant, évidemment Rachel Weisz est talentueuse, magnifique et charismatique (mais là les mauvaises langues vont dire que je ne suis pas objectif dès que je parle de la meilleure actrice du monde). Colin Farrell trouve là un de ses meilleurs rôles, Ben Wishaw est excellent (et m’a fait bondir de 10 cms dans mon fauteuil, allez voir The Lobster pour savoir pourquoi) et surtout… j’ai apprécié Léa Seydoux. (Oooooh, c’est possible ?) Il faut dire que chacun joue dans un registre froid et assez mono-expressif ce qui est de toute façon le jeu de l’actrice. Sauf qu’ici cette froideur est complètement au service du personnage.

Glacial, magnifique et triste, The Lobster peut dérouter. Il n’empêche que le film est sans doute un des plus forts et originaux de l’année.

Et au 1er novembre 2015, tandis que The Lobster attirait  73 927 personnes dans les salles, Les nouvelles aventures d’Aladin en attiraient 709 381. Tout va bien🙂

Absolutly Anything

Réalisateur : Terry Jones

Acteurs : Simon Pegg, Kate Beckinsale, Robin Williams (Voix), Rob Riggle, les Monty Python (voix),…

Synopsis : Neil Clarke, un enseignant désenchanté, amoureux de sa voisine du dessous, se voit attribuer par un conseil extraterrestre le pouvoir de faire absolument tout ce qui lui passe par la tête. Neil l’ignore mais la manière dont il va se servir de ce nouveau pouvoir va dicter le destin de l’humanité. Un seul faux pas de sa part et les extraterrestres anéantiront la planète Terre. (Source : Allociné)


Déçu.

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’attendais un Sacré Graal ou une vie de Brian mais je ne m’attendais pas non plus à un Bruce tout puissant voire même un Click : Télécommandez votre vie. L’important étant que j’attendais un Monty Python (même si, de la bande, il n’y a que Terry Jones à la réalisation et au scénario) et que j’ai, au final, eu le sentiment d’avoir une comédie américaine avec des trucs (et des gens) anglais dedans.

Manque l’humour pythonien, certes présent par moments mais pas à pleine puissance. Au niveau des Monty Python eux-même, ceux-ci font les voix des aliens. Souci, j’ai trouvé les créatures ratées au niveau des effets spéciaux. De bons vieux maquillages, ça l’aurait fait aussi, quitte à jouer sur le « Les vieux Monty Python sont de retour » autant y aller à fond.
Le scénario ne casse pas des briques non plus, rien d’étonnant mais là toute l’intrigue secondaire autour du militaire givré m’a complètement laissé de marbre et laisse même franchement à désirer sur sa fin.
Finalement tous les défauts se rejoignent ; je trouve que le film tombe dans la facilité. Et c’est décevant, (je l’ai déjà dit ça non ?) particulièrement de la part des Monty Python. Finalement, le concept n’est pas exploité à fond et le tout reste trop sage.

Bon, Absolutly Anything reste une comédie agréable. Les sketchs fonctionnent et fournissent de bons moments de comédie, les répliques font mouche. Heureusement car l’idée des pouvoirs illimités est surtout prétexte a une succession de sketchs, avec la traditionnelle histoire d’amour et le méchant pour donner du corps. Simon Pegg est dans son élément, toujours aussi énergique et drôle. Kate Beckinsale, par contre, reste elle aussi trop sage et n’a pas toujours l’air de savoir qu’elle joue dans une comédie (c’est vrai que des fois on se demande… Non, trop méchant, je retire).

Bref, quand on a la chance, unique, de voir ensemble les Monty Python + Simon Pegg avec un pitch qui laisse la porte ouverte à absolument tout, on ne peut pas s’empêcher d’être déçu de tant de classicisme.

Comédie sympathique. C’est tout. Et c’est ça qui est triste.

Ant-man

Réalisateur : Peyton Reed

Acteurs : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Corey Stoll, Bobby Cannavale, Michael Pena, Judy Greer,…

Synopsis : Doté d’un costume lui permettant de rétrécir à la taille d’une fourmi, un escroc s’allie à son mentor pour un casse qui pourrait sauver le monde. (Source : Senscritique)


Il est arrivé le Super-héros Marvel nouveau ! Pas que j’en ai marre d’Iron Man & Co mais le petit Ant-Man est quand même assez alléchant. D’abord parce qu’Edgar Wright était associé au projet (et écarté, certes) et puisqu’il parce qu’il y a un petit côté Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Bilan des courses : Pari réussi sur Ant-Man, un peu moins sur le film.

Le super-héros d’abord. Un gars normal avec une combi qui le rend tout petit et qui en plus commande des fourmis. Et tout ça en ayant la classe et le sens de l’humour. Bref, j’ai hâte de retrouver le bonhomme. Bon point : Paul Rudd est très bien dans le rôle.

Le film, lui, est très classique. Non, en fait c’est la définition même du mot classique.
D’abord, qui dit premier film dit initiation du héros, découverte des personnages, de ses alliés, de son ennemi, des « pouvoirs » qu’il récupère. Ce qui donne au final, un film avec absolument zéro surprise.

Scott sort de prison (mais il n’est pas méchant, c’est simplement un Robin des Bois bis), il veut se racheter une conduite, pouvoir revoir sa fille qu’il aime plus que tout au monde tellement elle est mignonne,… On attaque classique d’entrée, pourquoi pas. Un super-héros est un archétype, celui-ci n’était pas encore présent dans l’écurie Marvel, soit.

Son entrée dans le monde magique des super-héros se fait de manière assez sympa et il se retrouve à côtoyer Michael Dougals et Evangeline Lilly. On trouve pire compagnie. Les rapports père-fille ne sont pas un sommet d’originalité (comme l’intégralité de l’aspect psychologique du film, surtout teinté des sacro-saintes valeurs familiales). Entraînement, préparation d’Ant-Man, là aussi c’est sympa mais on voit venir à dix années-lumière le gars qui rame au début et gère grave à la fin. Que le film soit prévisible était… prévisible mais que j’en vienne à le trouver parfois simpliste m’a un peu chagriné.

Je ne sais pas dans quelle mesure le départ d’Edgar Wright a changé les choses mais en bon fan du monsieur j’ai tendance à penser que le résultat aurait été différent (en mieux évidemment) s’il était resté aux commandes.

Je ne cracherai pas dans la soupe, j’ai passé un très bon moment. Il y a toujours ce traditionnel mélange Humour/Action typique du MCU, pas de doutes cet aspect fonctionne toujours. La distribution est excellente, quoique Corey Stoll (House of Cards) en fait un peu des tonnes mais le jeu inspiré de Michael Pena rattrape les choses. Le personnage de Michael Douglas est aussi suffisamment riche pour donner lieu à une belle petite préquelle.

Le plus d’Ant-Man réside dans les pouvoirs du héros. Les changements de plans en miniature et plan en taille réelle donnent des mouvements de caméra, des effets spéciaux et des situations incongrues assez savoureux (la scène de coombat avec le petit train est priceless). Bref, c’est très bien pensé et super à regarder.

En revanche, les gars qui enfilent leurs combinaisons en 3 secondes montre en main, c’est abusé. Même pour un film de S-F.

Au final, une bonne clôture de la phase 2, un bon super-héros avec un gros potentiel et un film qui se regarde avec plaisir.