Kingsman : Services secrets

Réalisateur : Matthew Vaughn

Acteurs : Colin Firth, Taron Egerton, Samuel L. Jackson, Sophie Cookson, Mark Strong,…

Synopsis : Harry Hart, super espion au service secret des Kingsman, prend sous son aile un jeune un peu perdu et le forme dans le but de sauver le monde d’un sombre complot. (Source : Senscritique)

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Après 2 mois sans sortie ciné, il fallait bien un Kingsman pour relancer la machine. Le petit dernier de Matthew Vaughn (Stardust, Kick-Ass, X-Men : Le commencement,…) confirme une fois de plus le talent du monsieur pour la réalisation de films divertissants, (ultra-)vitaminés qui sortent du lot.

Pas sûr que Kingsman plaise à tout le monde, mais pour les amateurs de films d’espionnage & autres cocktails d’action/humour qui aiment donner des congés à leurs neurones, je ne me fais pas trop de soucis.

Kingsman, c’est le film dont on connaît la recette mais qui arrive quand même à surprendre. Et ça commence dès le début (ça tombe bien), lorsque les enceintes du ciné crachent du… Dire Straits. Voilà, au bout de 2 minutes de générique, j’étais conquis.

Un peu d’explications quand même. Kingsman est l’adaptation du comic book du même nom (et du même scénariste que Kick-Ass, réalisé par… le même réalisateur) et nous envoie dans le monde de la comédie d’espionnage. D’un côté une organisation secrète d’espionnage : Les Kingsman, gentlemen britanniques. De l’autre ; un vilain méchant mégalomane qui veut se faire l’humanité.

Ça ne fait pas dans la dentelle et c’est assumé. On a là tous les codes du genre (mais avec un hommage non pas à tous les films d’espionnage, non, non… aux « vieux » films d’espionnage) remixés à la sauce comédie. Et ça fonctionne plutôt pas mal du tout. D’abord, grâce à la réalisation hyper-péchue de Matthew Vaughn, de l’autre grâce à un casting pas mauvais à défaut d’être parfait. Bon, quand même un mot pour Samuel L. Jackson qui assure bien. Un bon film c’est avant tout un bon méchant.

Le paradoxe avec Kingsman c’est que c’est sa réappropriation des codes du film d’espionnage d’antan qui fait que j’ai beaucoup aimé le film et qui m’empêche de l’adorer. Tout est très attendu voire carrément pas crédible. Et à ce moment précis, je me dis que de toute façon le film ne cherche pas à être crédible et que ce serait n’importe quoi d’attendre qu’il le soit. Puisque de par sa nature, il ne peut pas l’être…
Bref, c’est un très bon film pour peu qu’on ne cherche pas la petite bête. N’empêche que l’attitude des dirigeants de la planète me paraît être franchement n’importe quoi. Et que le plan du méchant est complètement co… Ok, j’arrête.

En gros, les 2h passent vite, c’est très bien réalisé, il y a de très bonnes scènes, Colin Firth est super classe, on ne regarde pas sa montre et on sort avec le sourire. Et c’est le genre de film qu’on a très envie d’avoir en DVD. Voilà.

Astérix : Le domaine des dieux

Réalisateurs : Alexandre Astier & Louis Clichy

Résumé : Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de  tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains : « Le Domaine des Dieux ». (Source : Allociné)


 

L’adaptation des aventures d’Astérix, Obélix, Idéfix, Panoramix i tutti quantix, énième épisode.

Alors, bon ou pas bon ?

Non, sérieusement, on parle quand même d’un film avec Alexandre Astier à la réalisation. Donc, bon film. Ce qui porte à deux, le nombre de films réussis sur les adaptations sur grand écran. Après Chabat, Astier. Deux Maîtres de l’humour, normal.
Sauf que… j’ai aimé Le domaine des dieux mais avec des nuances. D’abord, alors que sur Mission Cléopâtre, je sentais plus du Chabat que du Astérix, sur Le domaine des dieux, j’ai plus senti du Astérix que du Astier. D’où les nuances.

Commençons par l’adaptation en elle-même. Le film parle du postulat de départ de la BD et crée à peu près tout le reste. Là, rien de bien méchant au contraire, adapter fidèlement la BD ça voulait dire faire un court-métrage, soyons honnêtes. Le scénario est assez classique ; scènes répétitives pour montrer le temps qui passe, « gros » suspense et action de fin, moments familiaux avec le petit Applejus,…

Niveau animation, là c’est très réussi. Astérix en film « normal » c’est étrange, mais Astérix en film d’animation, on y est, c’est ce qu’il faut : les personnages ne sont pas dénaturés, il y a moyen de se faire plaisir sur les effets spéciaux et les sangliers,… Sauf que. Il y a les voix. Un des points noirs du film. A force de vouloir caser de la célébrité à tout va (et vas-y que je te colle tous les noms sur un quart de l’affiche,…), on perd de vue l’essentiel : le personnage. C’est bien beau d’entendre Elie Semoun, Florence Foresti ou Alain Chabat, mais lorsqu’on se met à entendre Elie Semoun (qui se fait bien plaisir à faire du… Elie Semoun) à la place de son personnage, y a un problème. C’est sans doute moi qui psychote, mais tant pis, j’ai quand même l’impression qu’on perd de vue l’essentiel.

Pour le reste, on reconnaît bien la patte Astier – et ça, ça fait plaisir -, aussi bien sur les dialogues que sur le fond (le centurion entouré d’abrutis, Astérix entouré… d’abrutis,… pourquoi est-ce que je pense à Kaamelott d’un coup ?). Autant dire qu’on se marre bien. A partir de là, le job est fait et Môsieur Astier se paie même le luxe de caser un ptit C »est pas faux », histoire de flatter du fan. Autre crédit à porter à l’attention du maître ; le choix l’adapter le tome du domaine des dieux. Un choix original et plus original qu’Astérix en Hispanie, en Corse, chez les Goths,… Ce qui l’est moins, c’est l’introduction de cette famille romaine dans l’histoire, trop lisse, trop familial, trop décevant.

À noter aussi, et c’est appréciable, l’équilibre qu’on peut trouver entre le scénario d’Alexandre Astier et la réalisation animée de Louis Clichy. Il y a un réel savoir-faire des deux côtés, l’animation autant que le scénario, ce n’est que du bonheur. Bon, presque que du bonheur, sur 1h20 de film, j’ai senti 2, 3 longueurs.

Très personnellement, pour moi, dans mon cas et ça n’engage que moi, j’ai quand même trouvé le talent astien comprimé par les codes d’Astérix, ou les respectant au choix (on a bien compris qu’il s’agissait d’irréductibles gaulois, qu’ils n’étaient pas très malins, qu’ils aimaient le sanglier,…) Je crois que je m’attendais aussi (surtout ?) à avoir un Mission Cléopâtre bis en terme de niveau d’humour, qui, finalement se servait plus d’Astérix comme d’un prétexte.

Bref, malgré les quelques reproches que je peux faire à cette adaptation, le format film d’animation correspond parfaitement à l’univers d’Astérix, Alexandre Astier est fidèle à lui-même et on passe un très bon moment, à supposer que l’on aime Astérix, bien sûr (et A. Astier mais qui ne l’aime pas ?)

Les vieux fourneaux. 1, Ceux qui restent

Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet

Date de parution : Avril 2014

Résumé : Antoine vient de perdre Lucette avec qui il a construit son existence pendant cinquante-quatre ans. Mimile et Pierrot, ses deux plus vieux amis, l’ont rejoint pour le soutenir dans son deuil. Le lendemain, de retour d’un rendez-vous chez le notaire, Antoine s’empare d’un fusil et file sans s’expliquer. Embarquant Sophie, la petite-fille de Lucette, enceinte de sept mois, les deux compères se lancent dans une course-poursuite pour empêcher Antoine de [BIIIP]. (Source : Bedetheque.com)


 Bienvenue chez les papys flingeurs !

La dernière saga du scénariste Wilfrid Lupano et, accessoirement, un vrai petit bijou.
Le tome 1 est surtout là pour planter le décor, présenter les « vieux fourneaux » et lancer l’histoire. Le tome 2 qui vient de sortir… on verra, je viens de l’acheter.

Qui sont ces vieux fourneaux ? Trois septuagénaires, dont un – Mimile –  qui végète dans sa maison de retraite, un autre – Pierrot – qui fait du « terrorisme situationnel » avec un groupe de non-voyants anarchistes nommés les « Ni yeux, ni maître » et un autre – Antoine – qui vient de perdre sa femme. L’occasion de réunir les trois compères, sains d’esprits sinon de corps.

L’élément déclencheur est une lettre, de la défunte, faisant une révélation qui envoie le groupe sur les routes jusqu’en Toscane. Accompagnés de la petite-fille (enceinte) de la grand-mère défunte et d’Antoine, c’est une excursion dans le passé sous fond de lutte des classes et de choc des générations.

vieux fourneaux1

Quatrième de couverture

Et c’est là toute la puissance des vieux fourneaux. Honnêtement, vous en connaissez beaucoup des BDs qui ont des vieux pour héros ? Ces trois vieux-là ont un concentré comique et une force de caractère qui forcent le respect. Bien sûr, il y a de l’émotion, de la tendresse, toussa, toussa… et zéro mièvrerie.

La réussite des vieux fourneaux n’aurait pas été possible sans la beauté du dessin, plein de petits détails, génial sur les personnages (suffit de regarder la couverture) et magnifique sur les couleurs… ainsi que la force tranquille du scénario et la virtuosité des dialogues. Parce qu’il faut quand même avouer que le Wilfrid Lupano a le sens de la formule ! Si la suite est du même acabit, on tient là un condensé de répliques à la Audiard.

Tout de même, un reproche à ce premier tome. Je me suis creusé la tête pour en trouver un, et le seul qui m’est venu concerne la longueur de la BD. Beaucoup trop courte. Voilà.

Voici un aperçu des dix premières pages.

Et deux citations prises – bien sûr – totalement au hasard :

- Ben ça y est, on a déjà une heure de retard. Tout ça pour te trouver des nippes d’après-guerre.
– Ben heureusement que M. Padoux m’a dépanné hein…
– Une pelure en couille retournée et un falzar trop court, j’appelle pas ça du dépannage. Si on croise la police du bon goût, on est bons.

- Il avait pas des vues sur Lucette, en son temps ?
– Tout le monde avait des vues sur Lucette, en son temps, non ?
– Faut reconnaître qu’elle était sacrément bidochée, la garce.

Malavita (Besson)

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Dianna Agron, John D’Leo, Tommy Lee Jones,…

Synopsis : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien… (Source : Cinétrafic)

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Malavita… Une de mes plus grosses attentes 2013. Sans doute même dans le top 1.

Grosse perplexité au vu du réalisateur, espoir au vu d’un des producteurs (Martin Scorsese) et du casting (Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Dianna Agron, Tommy Lee Jones).

Résultat… heureux. Malavita by Besson est une adaptation honnête de Malavita by Benacquista. (Et Capone seul sait que j’aime Malavita by Benacquista). Mon seul souci, andouille que je suis, c’est que j’ai passé le film à le comparer à mes souvenirs du livre (lu il y a 3 ans sur les bords de la river Lee, par beau temps quoiqu’un peu nuageux). Ca ne m’a pas gâche le film, loin de là, mais j’ai hâte de pouvoir le revoir dans quelque temps.

Premier point m’ayant marqué. La quasi-perfection du casting (parfait, dans le sens qu’il colle à ce que je m’étais imaginé des personnages bien sûr). De Niro est parfait en vieil ex-mafieux, Pfeiffer parfaite en épouse de vieil ex-mafieux, Dianna Agron parfaite en belle fille (moui, mal écrit… parfaite en fille au physique avantageux) de vieil ex-mafieux, John D’Leo parfait en fils mafieux de vieil,… bref. N’y a que Tommy Lee Jones qui me paraît un peu fatigué pour le rôle mais de le voir bouder lors du show de Fred Black valait bien cette petite surprise.

Le film simplifie le livre bien sûr, normal même. L’humour de l’histoire est toujours présent, bien qu’édulcoré mais comme à peu près tout. Et j’arrête là ma comparaison pour ceux qui n’ont pas lu le livre (mais doivent le faire).

Niveau réalisation je n’ai pas grand-chose à dire. Ce n’est ni mauvais, ni bon. C’est Besson ne faisant pas de bourde ni d’étincelles. Quant au scénario, il aurait fallu être abruti pour saloper une histoire aussi bonne. La famille de mafieux qui, sous couvert de programme de protection des témoins, se réfugie sans un trou paumé de Normandie et a beaucoup de mal à quitter ses vieilles habitudes. C’est de l’or en barres (de rire). Les personnages, surtout, sont  extraordinaires, d’où l’importance d’un excellent casting.

Honnêtement, si je me tiens uniquement au film lui-même, je m’attendais en fait à tellement pire que ça que ça a été un soulagement.

Malavita, c’est aussi la première fois que la VO me laisse dubitatif. C’est l’histoire d’une famille d’américains qui vient en France. Bon, le livre étant en français, j’imagine que Besson a dû gérer qui parle en quoi. Mais entendre tous ces français (collégiens inclus) qui s’expriment parfaitement en anglais (curé exclus. L’honneur de l’Eglise est sauf)… Le choc est rude. Et porte un coup à la crédibilité de l’histoire. Pas que je doute du niveau linguistique de mes compatriotes, mais… si, en fait, si. Le souci de la VF, d’un autre côté, c’est de remplacer les Fuck et autres Fucking (très importants dans Malavita) par des traductions franco-pourries.

J’arrête là, je pourrais écrire sur des pages concernant Malavita mais j’ai trop peur qu’on me dise (encore :p) que mes critiques sont trop longues. En bref, Malavita est un divertissement honnête et sympathique.
J’ai aussi très envie de connaître l’avis de ceux qui n’ont pas lu Malavita.

Ci-joint ma critique du livre. Qui date du temps où j’étais encore jeune et innocent, écrivant des critiques courtes et aérées.

9 mois ferme

Réalisateur : Albert Dupontel

Acteurs : Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Philippe Uchan, Nicolas Marié, Jean Dujardin,…

Résumé : Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend… (Source : Cinétrafic)

 

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Est-ce que j’ai aimé 9 mois ferme ? Yep. Est-ce que j’en suis tombé de mon siège (qui grinçait) ? Nop.

9 mois ferme a tout de même fait fort. Effacer 35 minutes d’accumulation de frustration pour cause de pubs intempestives, et ce dès le début, c’est à mettre à son crédit.

Un autre bon point, c’est que le film m’a réconcilié avec Albert Dupontel réalisateur depuis son très décevant Enfermés dehors. Bon, je ne retrouve toujours pas le niveau de Bernie mais on n’peut pas tout avoir !

Albert Dupontel a un certain talent pour créer des personnages. Son personnage de marginal évidemment qui lui va (là aussi, évidemment) comme un gant. Dupontel fait du Dupontel et j’adore ça. La scène où celui-ci ré-imagine le meurtre est d’ailleurs assez tordante. La galerie de personnages secondaires assure aussi le show, de l’avocat incompétent au juge malchanceux jusqu’à l’apparition de Terry Gilliam ou de Jean Dujardin, tous roulent comme sur des roulettes.

Là où je n’ai pas adhéré, c’est… sur le reste. Le film fait 1h20. Ok, génial ça peut permettre un film défilant à un rythme endiablé. Mais j’y ai trouvé des problèmes de rythmes à certains moments, des scènes manquant de pep’s et un scénario trop grossier. Que  certains événements arrivent pile au bon moment (arf, cette difficulté de ne pas spoiler j’vous jure !), pas de problèmes, après tout c’est une comédie, pas un documentaire sur le système judiciaire, Dupontel est en droit de simplifier les choses pour aider l’histoire. Mais bon. Bof quoi. (il est 0h34 j’ai le droit de faire une pause dans mes arguments). Bref, on adhère ou pas. Moi… mouais. Ce serait passé si je n’avais pas espéré plus de dynamisme pour un film aussi court.

Après, la réalisation est quand même chiadée, des dialogues font mouche et la musique habille très bien le film. Mention spéciale au morceau « 9 mois ferme » de Camille sur le générique de fin.

Allez, en bref, j’ai passé un bon moment, j’ai ri, j’ai aimé les acteurs (le duo Kiberlain/Dupontel fonctionne super bien) et les personnages. Il n’y a que l’histoire qui ne m’a pas emporté, mais celle-ci est suffisamment originale pour fonctionner, de même que l’humour décalé à la Dupontel marche toujours. Emporté ou non, ça reste pour moi une comédie de qualité.

Ah, petit appel aux personnes qui ont vu le film. J’ai eu le temps d’apercevoir David Marsais & Grégoire Ludig au générique mais je n’ai pas vu pour quoi. Help.

Le dernier pub avant la fin du monde

Titre VO : The World’s End

Réalisateur : Edgar Wright

Acteurs : Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman, Rosamund Pike, Eddie Marsan, Paddy Considine,…

Résumé : Vingt ans après avoir accompli une tournée de bars épique, 5 amis d’enfance se réunissent quand l’un d’entre eux se met en tête de reprendre le marathon de la boisson. Ils se rendent donc dans leur ville natale, pour se rendre jusqu’au bar fantasmatique The World’s end… (Source : Allociné)

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Le dernier pub avant la fin du monde clôt avec brio la trilogie Blood and Ice Cream du trio gagnant Edgar Wright/Simon Pegg/Nick Frost.

Après avoir parodié le film de zombies et le film policier, The World’s End (le titre VO est plus court. Et mieux aussi) s’attaque à la S-F.

Mené par un Simon Pegg survitaminé, le film envoie du pâté. Bon, pas en permanence, la S-F ne débarque qu’assez tard finalement, et le film a une longue scène sur la fin qui est bien trop… ben… longue. On retrouve la patte Edgar Wright dans la réalisation, l’humour anglais dans les situations complètement WTF et dans les comportements des personnages (le monde est envahi ? M’en fous, je finis mon barathon).

The World’s End, c’est aussi, (et avant tout ?) un film de potes (en ça, le film est sans doute plus proche que Shaun of the Dead que de Hot Fuzz). La bande de copains qui se reforme pour faire la tournée des bars qu’ils n’ont pas fini quelques dizaines d’années auparavant,… le signal est clair. De la bière, des copains et des robots en pagaille (qui a dit « Voilà bien un film de mecs » ?). Et au milieu de tout ça, la charmante Rosamund Pike, hélas, rangée au rayon des personnages féminins présents dans le film parce que quand même il faut au moins une femme (de préférence plutôt très jolie) dans le casting.

Toutefois, et parce qu’une comparaison s’impose, j’ai moins accroché sur ce dernier opus que sur les deux premiers. Ce n’est pas à cause de la touche sérieuse du film pas forcément hyper subtile sur le gars qui refuse de grandir et s’accroche à un passé adolescent glorieux  (Simon Pegg est d’ailleurs carrément bon sur la scène presque-finale d’explications avec Nick Frost). Ce n’est pas à cause de la scène super longue et molle du genou lors de la discussion avec le Boss final. Ce n’est pas non plus à cause du démarrage un tout p’tit peu long ou de moments où je me suis demandé où le film pouvait bien aller. C’est plutôt à cause de… ben… disons un peu de tout ça. Plus le fait que les robots ne sont finalement pas très flippants. (Zombies 1 – Robots 0)

Il n’en reste pas moins qu’avec un film réussi en plus à son actif, Edgar Wright figure, pour le moment, sur la liste des réalisateurs qui ont réussi le sans-fautes (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim, Le dernier pub avant la fin du monde. Je défie quiconque de trouver un mauvais film dans la liste. Et non, ne pensez même pas à mentionner Scott Pilgrim, véritable bijou cinématographique).

C’est aussi un vrai plaisir de voir ensemble Martin Freeman, l’hybride Pegg/Frost et d’autres têtes anglaises connues à  défaut de leurs noms.

C’est également une vraie déception d’avoir vu ce film en VF. Vivement la sortie du coffret DVD de la trilogie.

C’est enfin un vrai plaisir de voir un film marrant, pas prise de tête et débordant d’énergie.

Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

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Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les « Justice Forever ». Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais « Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ? » Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! ;-) ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.