Adopte un veuf

Réalisateur : François Desagnat

Acteurs : André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret, Julia Piaton,…

Synopsis : Hubert passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer. Un jour, suite à un quiproquo, Manuela, une jeune femme à la recherche d’un logement s’invite chez lui. D’abord réticent, Hubert va vite s’habituer à la présence de Manuela, qui parvient même à le convaincre de loger deux autres personnes.


Attention, billet avec des morceaux de spoilers dedans ! Adopte un veuf c’est pas Sixième Sens, mais quand même…

Un p’tit bout d’histoire avant tout. Hubert (André Dussollier) déprime au son de « Y a de la joie » (mais sa femme est morte aussi), sa boulangère lui conseille donc de prendre une femme de ménage (Oui, la boulangère a une logique assez étrange). Parce que c’est bien connu, rien de tel qu’un appart’ nettoyé par quelqu’un d’autre pour aller mieux.

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Five

Réalisateur : Igor Gotesman (Premier film)

Acteurs : Pierre Niney, Igor Gotesman, François Civil, Margot Bancilhon,…

Synopsis : Cinq amis d’enfance rêvent depuis toujours d’habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer. A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d’assumer sa part en se mettant à vendre de l’herbe. (Source : Allociné)


Et ben voilà ! Un bon petit film de potes, sympa, sans prétention et un Pierre Niney des beaux jours.

Évidemment, le film n’est pas dénué de défauts ou de maladresses mais, dans le fond, même si certains éléments de l’intrigue sont too much ou pas crédibles, tant pis. L’intrigue principale tient quand même globalement la route, et c’est le principal.

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Dieumerci !

Réalisateur : Lucien Jean-Baptiste

Acteurs : Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Firmine Richard, Olivier Sitruk, Delphine Théodore, Michel Jonasz,…

Synopsis : A sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu’il finance par des missions d’intérim. Mais son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit « emmerdeur ». Il l’accueille dans sa vie précaire faite d’une modeste chambre d’hôtel et de chantiers. (Source : Allociné)


Des fois on hésite entre aller voir The Revenant ou Room.
Pis, des fois on a juste envie d’un film léger et qui ne donne pas envie de se jeter sous le RER.
On va donc voir Dieumerci, parce qu’il y a Baptiste Lecaplain dedans et qu’un peu de cinéma français pourquoi pas.

Des fois, on fait vraiment des grosses conneries.

Critique garantie sans méchanceté ou condescendance, promis.

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Moonwalkers

Réalisateur : Antoine Bardou-Jacquet (1er film)

Acteurs : Ron Perlman, Rupert Grint, Robert Sheehan,…

Synopsis : Londres, 1969. Un agent de la CIA tente d’entrer en contact avec Stanley Kubrick afin que celui-ci réalise un faux documentaire sur la mission Appollo, au cas où celle-ci échouerait. Mais à la place du metteur en scène il rencontre Jonny, le manager d’un groupe de rock. Les deux hommes, que tout sépare, vont devoir collaborer… (Source : Allociné)


Tous les ingrédients pour une comédie loufoque à l’humour british sont là ; l’époque, les drogues à tous les étages et à toutes les narines, le trio improbable loosers anglais/agent de la CIA traumatisé, le projet d’envergure mais aux mains de bras cassés et d’artistes aussi barrés qu’incompétents,… Tout était là. Tout ? Non, car le rythme n’y était pas. Et\ou un meilleur scenario.

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Ave, Cesar !

Réalisateurs : Ethan & Joel Coen

Acteurs : George Clooney, Josh Brolin, Channing Tatum, Scarlett Johansson, Ralph Fiennes, Tilda Swinton, Alden Ehrenreich, Jonah Hill,…

Synopsis : Eddie Mannix est un « fixer », un homme engagé par les studios hollywoodiens dans les années 50 pour régler les problèmes des stars… (Source : Allociné)


Y a des films qu’on attend avec une certaine impatience, Ave Cesar faisait partie des miens. Parce que bon, c’est les frères Coen quand même. Et surtout, j’étais rongé par la culpabilité, n’ayant pas vu Inside Llewyn Davis à sa sortie en 2013 (toujours pas vu d’ailleurs).

La bande-annonce était à la intrigante et prometteuse, le casting alléchant, et la réalisation… Ben c’est les frères Coen quand même.

Au final, un film pas mal. Ça me fait même mal de l’écrire, mais Ave Cesar fait, pour moi, partie des films mineurs des deux frères.

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Deadpool

Réalisateur : Tim Miller (qui a fait les effets spéciaux sur Scott Pilgrim)

Acteurs : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein, T.J. Miller,…

Synopsis : Wade Wilson, mercenaire, subit une expérimentation qui va accélérer ses pouvoirs de guérison. Devenu Deadpool, il va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.


Mais… Mais… Mais c’est TROP BIEN !

La campagne marketing menée de main de maître laissait présager le meilleur et redouter le pire. Et si le gars qui a fait le film n’était pas aussi bon que le gars qui a fait la pub ?

Mes doutes furent calmés durant le générique d’ouverture, excellent, et totalement balayés après les cinq premières minutes du film. Après la scène post-générique, le doute n’était plus permis : Deadpool est un des meilleurs films de super-héros, anti-héros anti super-héros (super anti-héros ?)  à ce jour. Et, pour le moment, le meilleur film sorti en 2016.

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Le règne hystérique de Siffoney Ier, roi d’Irlande

regne hystérique

Titre original : The Looney. An Irish Fantasy.

Auteur : Spike Milligan

Éditeur : Wombat éditions
Date de parution : 2015
Date de parution originale : 1987

Résumé : Ouvrier au cul d’une bétonnière sous la pluie d’un faubourg londonien gangréné par le National Front (dont le programme politique se résume à : « J’vais t’exploser la tronche, fumier »), Mick Siffoney serait-il en réalité un descendant des rois d’Irlande, comme son père le lui a juré, couché sur son lit de mort ?… Voilà donc la famille Siffoney au grand complet – avec femme, enfant, chien péteur et perroquet bavard (« Touche pas ta bite, matelot ! ») – qui débarque dans son village natal de Deghooleen pour reconquérir sa couronne. (Source : le livre lui-même)


Choisi grâce à l’opération Masse Critique de Babelio en grande partie car l’auteur est vendu comme étant « un dieu pour les Monty Python », Le règne hystérique de Siffoney Ier, roi d’Irlande vendait du rêve. Le synopsis semblait marrant et tout annonçait une lecture au mieux délirante, au pire légère et divertissante.

Et la lecture commença. Et peu de temps après, la prière qu’elle se termine au plus vite.

Avec un style familier, voire grossier et vulgaire (pas que ce soit choquant. Par contre, lourdingue oui sans soucis) plein de points d’exclamation et d’adresses au lecteur, Spike Milligan fait de l’humour de temps en temps et essaie d’en faire en permanence. Et c’est ce « en permanence » qui a tendance à fatiguer.

C’est sympathique, on guette les bons mots, les situations cocasses et les personnages tous plus déjantés les uns que les autres, mais l’humour fait trop forcé et on oublie les personnages au bout de quelques chapitres (qui sont, en plus, très courts). Ce manque de naturel fait que la sauce ne prend pas vraiment. Voire pas du tout, j’ai eu un mal fou à finir le bouquin qui m’est tombé des mains à plusieurs reprises. Je ne vais pas cracher dans la soupe, il m’est arrivé de sourire ou même de produire un bruit qui ressemblait à un rire mais sur un bouquin de 300 pages c’est tout de même assez décevant.

Finalement, il y a bien un petit côté Monty Python (ce qui est une excellente chose) dans l’absurde et le décalage mais j’aurais finalement vu ce règne hystérique être un film des Monty ou une série de sketchs de leur Flying Circus. Car certaines situations, personnages et autres jeux de mots font mouche, mais pas assez pour dire du livre que c’est un « roman comique au souffle irrésistible servi par un style pétaradant (…) humour ravageur (…) inimitable sens de l’absurde » (note de l’éditeur) ou alors c’est moi qui ai totalement perdu tout sens de l’humour.