Captain America : Civil War

Réalisateurs : Anthony Russo & Joe Russo

Acteurs : Est-ce bien la peine ?

Synopsis : À la suite d’une intervention des Avengers qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe. (Source : Allociné)


Je pensais attendre plus longtemps avant de me jeter sur le dernier Marvel et 3e Captain America officiel/3e Avengers officieux. Et puis, en fait… non.

Fait étrange, je ne suis pas sorti de la salle des étoiles plein les yeux à me demander quand je retournerais le voir. J’aime le MCU (Marvel Cinematic Universe), j’ai aimé le 2e Avengers (qui a divisé semble-t-il), j’ai même trouvé Ant-man sympa. Et Civil war ?

Civil war est le pur produit d’années d’expérience Marvel, il est quand même difficile de vraiment se planter. Le film réussit a brasser des super héros à la tonne sans s’emmêler les pinceaux et à en introduire de nouveaux assez réussis (me voilà à peu près réconcilié avec Chadwick Bosman depuis Gods of Egypt). Tout est bien calibré, tout va bien.

Ou presque. Déjà parce que les super héros se mettent sur la gueule et ensuite parce que le scénario est un traître. Pas par rapport aux comics, que je n’ai pas lus, mais par rapport a son potentiel. Iron man, Captain America and co commencent à se déchirer sur un point politique : l’encadrement des super héros/justiciers par l’ONU et la fin de leur association privée de cow-boys. Les points de vue sont intéressants, la machine commence à se lancer, et puis… pouf plus rien. Les accords, les divergences politiques passent à la trappe et une autre intrigue prend le pas. Et pas la plus intéressante. D’autant plus sur la fin avec toute la scène « bunker » qui repose sur la mise au placard des principes d’un personnages, mais aussi, et c’est pire, de la chance ou au moins un pari du « méchant ».

Heureusement, les combats sont excellents, caméraman avec parkinson excepté (cette manie de filmer de l’action hyper-rapide, caméra à l’épaule, c’est assez énervant/gerbant), mais voir du super héros se taper sur la tête, ça par contre, j’aime bien (les plaisirs simples) d’autant plus quand c’est bien fait. Mais là aussi, Civil War se prend un peu les pieds dans le tapis. Ne serait-ce que le grand (et réussi) combat de l’aéroport où le minimalisme du décor permet de mettre en valeur des combats d’envergure et diversifiés mais où le manque d’engagement des protagonistes réduit à zéro toute tension. Ils n’en sont pas à s’excuser à chaque coup mais presque. Après, je ne vais pas hurler que je veux des morts et du sang, on va me regarder de travers.

A noter, l’évolution des deux leaders, Tony Stark, qui si il garde son humour, évolue en un bonhomme plus sombre et moins bouffon et Captain America, moins Boy scout et avec un côté cow-boy texan. C’est là aussi, qu’on sent la force du MCU, film après film, les personnages prennent de l’épaisseur. Tous ? Non, car un personnage continue de se faire latter la tronche par les scénaristes. Hawkeye, qui avait eu droit à un beau développement sur Avengers 2 redevient ce personnage sans développement et relégué en second plan. Retraité le gars ? Rien à faire, il faut du monde, y a qu’à dire que tout ce qui était important pour lui avant ne l’est plus maintenant, on s’en fout il n’a jamais eu son propre film…

Civil war n’est pas non plus THE bouleversement dans le MCU, c’est dommage (toujours ce manque d’enjeux et de tension). Certes la situation à la fin n’est pas la même qu’au début (déjà parce que les personnages sont un peu plus âgés… non ?) mais c’est finalement beaucoup plus fin (pas au sens « subtil » mais plutôt « tout ça pour ça ? ») que ce que j’avais imaginé. Le film aurait mérité plus de prise de risques surtout vu le sujet abordé mais tant pis. C’était un bon Marvel quand même et ça m’a fait bien plaisir.

Batman v Superman : L’Aube de la Justice

Titre original : Batman v Superman: Dawn of Justice

Réalisateur : Zach Snyder

Acteurs : Henry Cavill, Ben Affleck, Amy Adams, Jesse Eisenberg, Gal Gadot, Jeremy Irons, Holly Hunter,, Scoot McNairy,…

Synopsis : Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l’affronter : le monde a-t-il davantage besoin d’un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l’horizon…(Source : Allociné)


Gros potentiel, petites attentes, grosse déception.

Il risque d’y avoir  quelques spoilers, mais quand le gros point faible du film est son scénario, c’est dur de passer à côté.

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Deadpool

Réalisateur : Tim Miller (qui a fait les effets spéciaux sur Scott Pilgrim)

Acteurs : Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein, T.J. Miller,…

Synopsis : Wade Wilson, mercenaire, subit une expérimentation qui va accélérer ses pouvoirs de guérison. Devenu Deadpool, il va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie.


Mais… Mais… Mais c’est TROP BIEN !

La campagne marketing menée de main de maître laissait présager le meilleur et redouter le pire. Et si le gars qui a fait le film n’était pas aussi bon que le gars qui a fait la pub ?

Mes doutes furent calmés durant le générique d’ouverture, excellent, et totalement balayés après les cinq premières minutes du film. Après la scène post-générique, le doute n’était plus permis : Deadpool est un des meilleurs films de super-héros, anti-héros anti super-héros (super anti-héros ?)  à ce jour. Et, pour le moment, le meilleur film sorti en 2016.

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Ant-man

Réalisateur : Peyton Reed

Acteurs : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Corey Stoll, Bobby Cannavale, Michael Pena, Judy Greer,…

Synopsis : Doté d’un costume lui permettant de rétrécir à la taille d’une fourmi, un escroc s’allie à son mentor pour un casse qui pourrait sauver le monde. (Source : Senscritique)


Il est arrivé le Super-héros Marvel nouveau ! Pas que j’en ai marre d’Iron Man & Co mais le petit Ant-Man est quand même assez alléchant. D’abord parce qu’Edgar Wright était associé au projet (et écarté, certes) et puisqu’il parce qu’il y a un petit côté Chérie, j’ai rétréci les gosses.

Bilan des courses : Pari réussi sur Ant-Man, un peu moins sur le film.

Le super-héros d’abord. Un gars normal avec une combi qui le rend tout petit et qui en plus commande des fourmis. Et tout ça en ayant la classe et le sens de l’humour. Bref, j’ai hâte de retrouver le bonhomme. Bon point : Paul Rudd est très bien dans le rôle.

Le film, lui, est très classique. Non, en fait c’est la définition même du mot classique.
D’abord, qui dit premier film dit initiation du héros, découverte des personnages, de ses alliés, de son ennemi, des « pouvoirs » qu’il récupère. Ce qui donne au final, un film avec absolument zéro surprise.

Scott sort de prison (mais il n’est pas méchant, c’est simplement un Robin des Bois bis), il veut se racheter une conduite, pouvoir revoir sa fille qu’il aime plus que tout au monde tellement elle est mignonne,… On attaque classique d’entrée, pourquoi pas. Un super-héros est un archétype, celui-ci n’était pas encore présent dans l’écurie Marvel, soit.

Son entrée dans le monde magique des super-héros se fait de manière assez sympa et il se retrouve à côtoyer Michael Dougals et Evangeline Lilly. On trouve pire compagnie. Les rapports père-fille ne sont pas un sommet d’originalité (comme l’intégralité de l’aspect psychologique du film, surtout teinté des sacro-saintes valeurs familiales). Entraînement, préparation d’Ant-Man, là aussi c’est sympa mais on voit venir à dix années-lumière le gars qui rame au début et gère grave à la fin. Que le film soit prévisible était… prévisible mais que j’en vienne à le trouver parfois simpliste m’a un peu chagriné.

Je ne sais pas dans quelle mesure le départ d’Edgar Wright a changé les choses mais en bon fan du monsieur j’ai tendance à penser que le résultat aurait été différent (en mieux évidemment) s’il était resté aux commandes.

Je ne cracherai pas dans la soupe, j’ai passé un très bon moment. Il y a toujours ce traditionnel mélange Humour/Action typique du MCU, pas de doutes cet aspect fonctionne toujours. La distribution est excellente, quoique Corey Stoll (House of Cards) en fait un peu des tonnes mais le jeu inspiré de Michael Pena rattrape les choses. Le personnage de Michael Douglas est aussi suffisamment riche pour donner lieu à une belle petite préquelle.

Le plus d’Ant-Man réside dans les pouvoirs du héros. Les changements de plans en miniature et plan en taille réelle donnent des mouvements de caméra, des effets spéciaux et des situations incongrues assez savoureux (la scène de coombat avec le petit train est priceless). Bref, c’est très bien pensé et super à regarder.

En revanche, les gars qui enfilent leurs combinaisons en 3 secondes montre en main, c’est abusé. Même pour un film de S-F.

Au final, une bonne clôture de la phase 2, un bon super-héros avec un gros potentiel et un film qui se regarde avec plaisir.

Les Gardiens de la Galaxie

Réalisateur : James Gunn

Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace,…

Résumé : Star-Lord rassemble une équipe d’aliens pour défendre la galaxie, menacée par Ronan et son armée, qui cherchent un mystérieux globe volé. (Source : Senscritique)

Bande-annonce


 

Aussitôt sorti, (presque) aussitôt vu. Il faut dire que j’attendais ces Gardiens de la Galaxie avec impatience.

Première fois depuis longtemps qu’on a affaire des nouveaux venus dans l’univers (cinéma) Marvel aussi, c’est pas rien !

Bilan tout ce qu’il y a de plus positif à tous les niveaux.

Casting original d’abord. Un aventurier « Han Solo style », une Na’vi verte et meurtrière, un raton-laveur intelligent, cupide et mal-embouché, un mini-Ent (avec moins de vocabulaire) et un catcheur très premier degré. Ça donne pas envie ça, sérieux ? Bon, le méchant est très moche et très méchant, aucune surprise là-dessus.

D’ailleurs de surprise, il n’y en a pas vraiment. Tout le monde court après un artefact très puissant (non, ce n’est pas le Tesseract) ; on trouve aussi la bande de (anti-)héros différents-mais-complémentaires-qui-mettent-un-peu-de-temps-à-bien-fonctionner-ensemble, le vilain méchant  tellement vilain que je n’ai pas reconnu Lee Pace (*Pub inside*  de Halt & Catch Fire, critique à venir sur ce blog), un héros qui a une histoire familiale assez spéciale, une bataille finale,…

Ceci dit, tout cela n’est pas du tout négatif, au contraire. On est en terrain (presque) connu au niveau ficelles scénaristiques mais dans le même temps James Gunn s’amuse. Et le fait bien.

Voilà, c’est une des raisons. Les Gardiens de la Galaxie est un blockbuster Marvel mais avec une bande originale axée 70s/80s. Et mine de rien, cette musique crée une ambiance géniale. À cela est ajouté un art de la couleur : vaisseaux, décors, costumes,… y a de l’arc-en-ciel à tous les étages. Sauf celui du vaisseau du méchant, encore une fois minimaliste, sombre et inquiétant (genre, on ne peut pas être méchant et aimer les couleurs vives…).

Autre + du film : L’humour. Il y en a toujours dans les Marvel, à différentes doses mais Les Gardiens de la Galaxie détient la palme je pense. Et là aussi James Gunn réussit un sacré pari : Avoir un film de space opera qui tient méchamment la route tout en ayant l’air de ne pas se prendre au sérieux.

Le scénario aussi est très bon – même si très classique – : des personnages attachants, un univers complet, pas de démarrage poussif (et pour un nouveau venu c’était pas forcément gagné), de l’action et du calme bien mélangés,… et évidemment un peu de bons sentiments via Star-Lord et sa môman mais ça j’imagine qu’on ne pouvait pas y couper.

Et enfin, Les Gardiens de la Galaxie c’est surtout de nouvelles perspectives, de nouveaux personnages… Bref, un bon bol d’air frais. Et ça fait du bien, après les Iron Man/Thor/Captain America 1/2/3,…

Ah oui, c’était aussi quand même l’occaz de voir Thanos sur plus qu’une scène post-générique.

Ah oui (promis, je m’arrête), par contre, la scène post-générique des Gardiens m’a beaucoup déçu. Il suffisait de s’arrêter sur la petite danse de la scène d’avant.

Ah (je fais ce que je veux :-p), comme on me l’a si astucieusement fait remarquer : comment les piles du baladeur de Star-Lord peuvent-elles encore fonctionner après 25 ans d’utilisation ?

Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

Bande-annonce

Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.

Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

Bande-annonce

Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les « Justice Forever ». Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais « Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ? » Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! 😉 ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.