Gods of Egypt

Réalisateur : Alex Proyas (I,Robot, Prédictions,…)

Acteurs : Gerard Butler, Nikolaj Coster-Waldau, Brenton Thwaites, Elodie Yung, Chadwick Boseman, Geoffrey Rush,…

Synopsis : Dans une époque où les Dieux vivaient parmi les hommes, Seth, Dieu du désert, qui convoite le pouvoir, assassine le roi et condamne Horus à l’exil, plongeant le royaume d’Egypte dans le chaos. C’est l’intervention d’un jeune voleur, Bek, qui va sortir Horus de sa prison. (Source : Allociné)


Oh le beau nanar que voilà ! Je n’en avais entendu parler que quelques jours avant qu’il sorte et je comprends mieux pourquoi. Mieux vaut pas de pub que de la mauvaise pub.

LA question a la sortie de la salle a été “Mais pourquoi m’être infligé ça ?”. Ben, pour être franc une légère nostalgie de l’époque ou je lisais Christian Jacq et d’une période “dieux égyptiens“. Et puis naïvement, je me suis dit qu’un film avec Gerard Butler et Nikolaj Coster-Waldau ne pouvait pas être mauvais a 100%. Et c’est le cas. Il l’est seulement a 90%.

Lire la suite

La chanson de Regina

Titre original : Regina’s song

Auteurs : David Eddings & Leigh Eddings

Date de parution : 2003

Résumé : Régina et Renata sont des jumelles aux liens très forts. Lorsque l’une d’entre elles – mais laquelle ? – est violée puis assassinée, l’autre sombre… (Source : Senscritique)


 

David Eddings (sans oublier Leigh) est (ou sont. Enfin bref…) un de mes auteurs favoris de fantasy. Belgariade/Mallorée/Préquelles sont de vrais bijoux.

Aussi, quand je suis tombé, totalement par hasard, sur La chanson de Regina, j’ai sauté sur l’occasion. Pas de fantasy mais un thriller fantastique. L’occasion parfaite de sortir de leurs sentiers battus.

Je n’ai pas retrouvé ce que j’avais ressenti avec leur fantasy, et certains éléments m’ont laissé dubitatif. Tout est beaucoup trop expliqué, trop bavard, trop de pages passées sur des situations banales, répétitives. On retrouve aussi le goût des Eddings pour former une communauté de personnages très liées, complémentaires avec un fort caractère. Sympathique, amusant, mais aussi un peu attendu.

L’histoire en elle-même est intéressante, originale, bien ficelée. Mais comme je l’ai écrit, aussi trop longue, trop bavarde. Les effets en sont un peu gâchés.

Heureusement, le temps passé à la lecture de la chanson est resté très agréable, le style sans être particulièrement brillant est toujours simple et plein d’humour dans les dialogues (là aussi, une autre caractéristique Eddingsienne).

Une excursion hors-fantasy que je ne regrette pas , loin de là, mais M. et Mme Eddings ont livré leur meilleur travail avec Belgarath & Cie.

Penny Dreadful

Créateur : John Logan
Acteurs : Eva Green, Josh Hartnett, Timothy Dalton, Hary Treadaway, Billie Piper, Reeve Carney, Rory Kinnear,…

Statut : en cours
Nombre de saisons : 1 (10 épisodes)

Résumé : Londres, 1891, une jeune femme aux pouvoirs puissants, un explorateur et un bandit américain, s’unissent pour lutter contre des menaces surnaturelles. (Source : Senscritique)


Penny Dreadful, c’est la petite série fantastico-horrifique de l’été à l’esthétique prononcé dont le résumé sonne comme La ligue des Gentlemen Extraordinaires mais qui s’avère bien moins catastrophique.

C’est aussi dans l’ordre : une promesse, une déconvenue saupoudrée de perplexité et enfin du contentement.

Je m’explique.

Penny Dreadful s’annonce a priori simple : Monsieur Murray cherche sa fille, il est aidé de Miss Ives, et le duo est bientôt rejoint par Ethan Chandler, tireur d’élite dans les foires, et Victor Frankenstein (oui, LE Frankenstein).

La quête principale est finalement très monotone : de lieu en lieu, le groupe cherche, ne trouve pas, continue. La « fin » de la quête est elle aussi assez décevante, il me semble même m’être entendu dire « Tout ça pour ça ? ».
Les intrigues secondaires m’ont plus intéressé ; la romance maladive d’Ethan Chandler/Brona Croft, la présence de Dorian Gray (oui, LE Dorian Gray) dont on contemple d’ailleurs plus d’une fois l’anatomie.
Ce personnage qui m’a paru assez inutile de prime abord a fini par trouver sa place, bien que j’espère, pour la seconde saison, un rôle plus actif pour celui-ci. Mais l’intrigue qui m’a le plus accroché, c’est celle de Frankenstein et de sa créature ; magnifiques interprétations, rapports compliqués,… j’en redemande.

Penny Dreadful c’est aussi (et surtout ?) un super casting : Eva Green (époustouflante, bien qu’un brin too much parfois), Josh Hartnett (sobre et avec un personnage un peu fade mais prometteur), Timothy Dalton, Harry Treadaway (pas le plus connu mais assurément le plus maquillé),…

Et pour finir, une ambiance très bien retranscrite, très sombre, parfois sanglante, qui sonnerait presque vraie. Bref, la réalisation n’est pas affaire d’amateurs. La bande-annonce donne un très bon aperçu d’ailleurs.

Pourquoi tout ceci ne suffit-t-il pas à susciter un fort engouement ? L’intrigue, surtout. C’est bien joué, tout est très bien mais ça manque de quelque chose. De souffle, de dynamisme, de bases solides. Ça traîne trop par moments, ça manque de lien entre les personnages,…. Bref, l’empathie a un peu de mal à se faire une place dans tout ça. En espérant un mieux dans la saison 2 l’année prochaine.

Un monde idéal où c’est la fin

Auteur : J. Heska

Sortie : mai 2013

Résumé :  Bienvenue dans un monde idéal !
Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?

Certes, le résumé n’apporte pas beaucoup… Ce recueil est de toute façon impossible à résumer. Il y a de la S-F, du fantastique, de la fantastico-S-F, du barré, du délirant, de l’intéressant,… On pourrait parler du mythe d’Adam et Eve revisité (très bien vu et très drôle. Je me suis souvent interrogé sur cette question d’ailleurs. Bref.), des conséquences (dramatiques) du mariage pour tous,… Je ne vais pas tous les faire, le recueil compte une centaine de nouvelles (« Ooooooooh »). Certes, ça fait beaucoup mais celles-ci sont très (très) courtes et au final, le recueil se lit vraiment très (trop) vite.

On peut s’y perdre, dans ce foisonnement de nouvelles/torrent d’imagination. C’est, paradoxalement, la facette négative du recueil : impossible de se souvenir de la plupart des nouvelles (sauf en les relisant et en se disant « Ah mais oui, j’l’ai déjà lue celle-là »). Mais si d’un côté, 100 c’est trop, de l’autre ça permet d’avoir des nouvelles intenses, percutantes et à chute (mes préférées. Un peu comme les truffes pour le chocolat. Mais ne nous égarons pas). Je n’en avais encore jamais lu d’aussi courtes d’ailleurs.

Pour équilibrer, on retrouvera certains personnages ; plusieurs nouvelles forment ainsi une sorte de feuilleton. Très reposant lorsqu’on s’aperçoit qu’on est en terrain connu. Les terribles poireaux génétiquement modifiés reviennent aussi de temps à autre. Mais ce qui aide à garder un semblant d’aide c’est le modèle commun à chaque nouvelle « Un monde idéal où la physique n’est pas une science d’avenir, Un monde idéal où des créatures fourbes et sanguinaires menacent l’humanité, Un monde idéal où les parasites sont fantastiques, etc…)

J. Heska semble s’être fixé de faire les histoires les plus courtes du monde, ainsi plusieurs histoires ne font pas une page mais un paragraphe (peut-on encore parler d’histoire ? Pour la brièveté de cette critique, nous dirons que oui). Celles-ci vont par groupe, disséminées dans le recueil et faisant écho, ou pas, à d’autres nouvelles. C’est trèès court mais trèès amusant. Bon, sauf une qui est littéralement calquée sur une scène d’Indépendance Day (ce qui m’a étonné c’est le calque, pas la référence). D’ailleurs, le recueil est truffé de références/parodies de films, séries, jeux vidéo,… : Matrix, Terminator, Stargate, Buffy, Avengers, Starcraft, Le visiteur du futur sont présents, avec plus ou moins d’intensité selon les références.

Parlons du style, voulez-vous ? C’est simple, pas prise de tête, percutant (oui, je l’ai déjà dit), drôle. Je ne dis pas que ça fait mouche à chaque nouvelle. Mais vu le nombre ça paraît plutôt normal. Ce qui est agréable c’est de sentir un auteur à l’aise avec les mots, qui veut partager un goût pour une « culture geek » tout en ne se prenant pas la tête (bon, j’extrapole là, je n’ai pas vraiment fait d’interview, mais quand on écrit sur des poireaux sanguinaires j’imagine qu’on n’a pas dans l’idée de décrocher le Goncourt. Et c’est tant mieux^^).

J’aime la S-F, je raffole des recueils de nouvelle. Un monde idéal était tout indiqué, et l’alchimie a fonctionné. L’humour n’empêche pas la réflexion (bien au contraire) et ça aussi le recueil le montre bien (ça dépend toujours quelles nouvelles vous lisez bien sûr, chacune d’entre elles n’est pas un bijou, faut pas pousser). Je ne détaillerai pas toutes les thématiques abordées, le mieux c’est encore de le lire.

Pour finir, un grand merci aux Editions Seconde Chance pour m’avoir proposé ce recueil. On remet ça quand vous voulez !

Le Monde fantastique d’Oz

Le monde fantastique d'oz afficheRéalisateur : Sam Raimi

Acteurs : James Franco, Rachel Weisz, Mila Kunis, Michelle Williams, Zach Braff, Tony Cox,…

Synopsis : Oscar Oz, un magicien, illusionniste et prestidigitateur à l’éthique douteuse, se voit emporter par une tornade au Kansas. Après avoir fait la rencontre de Théodora, il découvrira son destin dans le pays qui porte son nom. (Source : Wikipédia)

Bande-annonce

———-

Après l’épisode « Disney revisite Alice », voici le 2nd « Disney revisite Oz ». Le film de Tim Burton était joli et… joli. Quel est le verdict sur Oz ?Et bien c’est pas fameux, fameux… Comme plus ou moins attendu avec un Sam Raimi, il y a du bon et du merdissimal.

Commençons par le bon : Tout le début du film, comprenant la partie noir et blanc ainsi qu’une partie du début de l’arrivée au pays d’Oz. Cette partie noir et blanc au Kansas est maîtrisée, sans fioritures et… courte. On trouve aussi de l’humour, une réalisation qui gère, un scénario qui tient, un peu de second degré,… Et c’est ensuite que ça se gâte.

Toujours pour rester dans le positif, on peut mentionner les références, clins d’oeils et raccords au Magicien d’Oz d’origine. Références certes légèrement incomplètes mais on ne peut clairement pas demander la lune à Sam Raimi (ou à ses producteurs made in Disney). Cet hommage reste à mettre au crédit du film.

Ah si, on peut également parler de la beauté visuelle du film. Un réel effort a été fait pour garder l’esprit visuel du monde d’Oz, une sorte d’artificialité au service de la beauté. Le souci, c’est qu’il semble que cet esprit a parfois été oublié. Mais globalement, ce qui me restera…je pense…à priori…peut-être, c’est la beauté de scènes, de paysages,… Même si la 3D n’est encore une fois que prétexte à râcler les fonds de porte-monnaie (la parenthèse Hansel et Gretel aura été bien courte).

Les acteurs ne sont pas à (trop) à blâmer non plus, même James Franco semble plutôt à l’aise dans le rôle, quitte à surjouer (sans avoir été de toute évidence repris par le réalisateur, oui bien était-ce un choix. Enfin bref…). Michelle Williams, elle, fait ce qu’elle peut avec une sorcière tellement gentille et cruche que ç’en est écœurant, Rachel Weisz s’en tire (évidemment) très bien avec sa propre sorcière, qui aurait tout de même mérité un poil plus de travail des scénaristes. A la rigueur, la sorcière de Mila Kunis aura une vraie raison pour… faire ce qu’elle fait.

Quoiqu’en y réfléchissant, c’est beaucoup plus qu’un peu de travail qu’il aurait fallu. Disons plutôt changer de scénariste, de réalisateur et de production.
Entre le scénario cul-cul la praline comme c’est pas permis (y a-t-il sérieusement des gens payés pour écrire de cette façon tout en trouvant ça bon ?) et un réalisateur qui semble hésiter à chaque scène entre le film hommage crédible et le film Disney pour enfant, ben… on fatigue.

Entre des répliques bisounours, des situations pas crédibles à la limite de la faute professionnelle et la « psychologie » entourant Oz (ou même les autres), on essaie de se raccrocher à tout le bien qu’on peut trouver.
Parlons un instant de psychologie. Mr Oz est un enfoiré. Il le sait et semble ne pas vouloir changer. Seulement Mr Oz a aussi bon coeur et n’arrive pas à s’y faire (la vie est dure parfois…). Mr Oz a besoin qu’on croit en lui pour pouvoir changer. Et des fois que le spectateur n’aurait pas compris que, si si, le magicien a un bon fond, il faut bien ajouter scène sur scène sur le sujet. C’est un peu lourdingue et comme plusieurs autres petites choses finalement assez indigeste.

Le monde fantastique d’Oz aurait pu être bien plus qu’un film pour enfants (pas trop difficiles) mais trop de défauts, trop d’invraisemblance, de maladresse et de guimauve. Tout n’est pas à jeter. Mais ce qu’on garde est finalement trop peu pour en faire un bon film.

Ted

Réalisateur : Seth MacFarlane

Avec : Mark Wahlberg, Mila Kunis, Seth MacFarlane, Joel McHale, Giovanni Ribisi,…

Synopsis : À 8 ans, le petit John Bennett fit le vœu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son vœu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme. (Source : Wikipédia)

———-

Ted, par son scénario original, me tentait bien et après quelques semaines sans cinéma, paraissait être l’occasion rêvée de retrouver les salles obscures (d’un cinéma en plein travaux).

La question était aussi de savoir si l’idée de l’ours en peluche irrévérencieux allait faire pschitt (© J. Chirac), et finalement être un compromis mollasson entre la comédie faussement provocante et la comédie romantique sentant bon la guimauve.

C’était finalement faire un bien mauvais procès à  Ted (oui, je commence enfin à évoquer le film).

Ted emprunte à la fois au buddy movie, au conte (l’enfant qui fait un voeu pour faire vivre son ours), à la comédie à l’humour bien gras et à la comédie romantique, pour réussir à en faire un cocktail réussi. Ce qui n’était, à priori pas gagné. Les répliques drôlement… acerbes, salaces, cyniques, & co s’enchaînent durant tout le film (et ça ce n’est pas le signe d’une comédie réussie, je ne m’y connais pas !). Le film commence directement avec une voix off expliquant calmement  que les petits enfants à Noël s’amusent en toute innocence à frapper les petit juifs. Le ton est donné.
Bref, un humour qui tape juste (non, je ne dis pas ça pour les… enfin bref…), amplifié par cet ours en peluche (plus vrai que nature) qu’on n’oserait pas à mettre entre toutes les mains. Ce paradoxe entre la peluche et son attitude axée drogues, filles et alcool est évidemment le ressort comique principal du film. Mais pas seulement.

Côté scénario, sans aller jusqu’au bijou (faut quand même pas pousser), la construction permet au moins d’éviter les temps morts. Et sur la fin, de passer à un genre relativement différent tout en rehaussant par le même biais le rythme du film.
Autre point fort : les multiples références à d’autres films ou aspects de la culture de chacun avec plus ou moins d’importance (Flash Gordon demeure la référence principale, et de loin).

Peu d’acteurs dans ce film, on reste centré sur Ted (of course) et Mark Wahlberg. Même Mila Kunis fait personnage secondaire (tout comme son histoire d’amour avec le-dit Mark finalement).
Apparition (très) remarquée et cerise sur le gâteau : Norah Jones a un petit rôle mais illumine l’écran (je dis ceci en toute objectivité bien sûr).

Bref, une belle surprise, qui surprend par le niveau de son humour et sa capacité à faire plus qu’une succession de simples gags. Ted se hisse au dessus de la multitude de films du genre. A voir !

Blanche Neige et le chasseur

Réalisateur : Rupert Sanders

Avec : Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth, Sam Claflin, Bob Hoskins, Nick Frost,…

Synopsis : Dans une réécriture du conte des frères Grimm, le chasseur supposé tuer Blanche-Neige dans les bois devient son protecteur et l’aide à fuir. Pourchassés par le frère de la Reine, ils rencontrent, comme par hasard, sur leur chemin sept nains. (Mix entre le résumé Allociné et une modification de ma part)

———-

Curieux de voir cette adaptation, je n’ai finalement pas été déçu.

Et parce que je ne suis pas spécialement organisé, je commencerai par dire que ça fait plaisir de voir que Charlize Theron a choisi de tourner un film qui lui permet de montrer l’étendue de son talent et non de faire la potiche (non, je ne citerai pas Prometheus).

Ceci étant dit, l’attente que j’avais était uniquement sur la qualité de l’adaptation et non sur la filmographie du réalisateur (inexistante, ce film est son premier).

Au niveau de l’adaptation donc, le film réussit le pari de garder l’essence de la légende et de suffisamment l’adapter pour qu’elle soit regardable en y ajoutant un zeste de noirceur (exit donc la Blanche-Neige cruche, les nains tête à claque et la guimauve qui suinte de toute cette histoire). Cette noirceur reste cependant un peu trop sage.

Niveau personnages, celui de la méchante Reine est excellent (Charlize Theron l’est tout autant) et bien fouillé, et oui si elle est méchante, c’est pas pour rien non plus. Blanche Neige se secoue enfin les puces, et ne s’apitoie pas sur son sort du genre « Mais pourquoi ça m’arrive à moi d’abord ? ». Kristen Stewart est d’ailleurs très crédible dans le rôle et apporte au personnage le bon mélange de force et de fragilité. Après, pour le Chasseur, j’ai trouvé Chris Hemsworth un brin transparent, surtout à partir du moment où les sept nains font leur entrée. Passé la surprise de voir l’excellent Nick Frost, on adore très vite les sept gaillards tout en regrettant qu’ils arrivent si tard dans le film.

Bref, les deux rôles féminins prennent largement l’ascendant sur leurs homologues masculins (excepté les nains peut-être, mais le temps de jeu n’est pas vraiment équilibré…)

Il est, en revanche, dommage que la fin du film ait été si bâclée (je ne parle pas du « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », le film réserve à ce niveau une surprise assez agréable). Le coup du « Allez, on rassemble une « armée » en quelques minutes et on balance tout ça sur un château », on est en droit, de nos jours, d’attendre un peu mieux que ça. Le combat qui suit est tout aussi caricatural et c’est bien dommage.

De même, quelques scènes ou comportements sont plein de longueurs ou de caricatures, et contribuent ainsi à ravaler le film du rang d’excellente adaptation qui restera dans les mémoires à très bon divertissement (ai-je mentionné la musique passe-partout qu’on a l’impression d’avoir écouté 36 000 fois ?). Ceci dit, très bon divertissement c’est pas mal du tout.