Vice-versa

Titre original : Inside Out

Réalisateurs : Pete Docter & Ronaldo Del Carmen

Synopsis : Riley, une petite fille, doit déménager et se trouver de nouveaux amis. On suit le parcours de ses cinq émotions ; Joie, Tristesse, Colère, Dégoût et Peur. (Source : Senscritique)


Vice Versa me laisse assez embêté après m’avoir laissé beaucoup espérer.

J’ai aimé Vice-Versa, pas de soucis là-dessus. Mais sur le « À quel point j’ai aimé ? » c’est plus tendu. Ou plutôt non, c’est le « Pourquoi n’ai-je pas aimé à ce point-là ? » qui me tarabuste (ça m’empêche pas de dormir non plus hein)

Rendons à Pixar ce qui est à Pixar, l’idée de base est absolument géniale. Personnifier les émotions de l’être humain, matérialiser le fonctionnement du cerveau, de la mémoire, expliquer pourquoi une chanson nous reste dans la tête, parler de mémoire à long terme, de subconscient, d’oubli de souvenirs, des rêves, etc. Tout est parfait, brillant et intelligent. Et si ça peut aider à combattre l’idée reçue que les films d’animation sont pour les enfants, tant mieux.

Et en plus, Vice-versa me fait penser à une série animée, mais laquelle ?

Je n’ai pas utilisé le mot « parfait » parce qu’évidemment je n’ai pas accroché sur tout.

Vice-Versa alterne les moments de génie et de drôlerie (la fin me revient en tête avec ces sketchs-aperçus du cerveau de plusieurs êtres vivants, restez un peu à votre place de cinéma. Faut arrêter de taper un sprint dès le mot « Fin »), notamment ceux (je parle des moments de génie et de drôlerie, faut suivre ! ne vous laissez pas distraire par ces parenthèses qui n’en finissent pas) où les 5 émotions sont ensemble. Ce n’est heureusement pas tout, le film regorge de moments amusants et drôles. Bon, évidemment on trouve aussi  des passages j’ai trouvés trop faciles ou trop convenus.

A essayer d’y réfléchir, quelques petites choses m’ont déplu.

Pour faire simple, après la partie présentation de la situation et des personnages, on passe évidemment à l’élément déclencheur. La famille déménage, la pitite fille est toute chamboulée et ses 5 émotions partent en vrille. Tristesse fout le bordel et c’est parti pour un long périple où Joie et Tristesse doivent essayer de revenir au quartier général. C’est à partir de là que j’ai commencé à tiquer. Les espaces traversés sont certes très biens, les actions sont sympas, Tristesse est fort sympathique (tandis que Joie m’a semblé la moins intéressante bizarrement) mais les pérégrinations des deux émotions ne sont pas le point le plus réussi du film (tournage des rêves excepté). Et puis le personnage de l’ami imaginaire m’a copieusement gavé.

Plus globalement, j’ai trouvé la trame trop classique et stéréotypée pour un film de cette envergure (Le personnage mis à l’écart mais qui s’avère au final essentiel… Ouh là là quelle surpriiise !, Joie = la jolie fille en robe légère, Tristesse = la fille rondouillette à lunettes et col roulé, ok il fallait que les 5 émotions soient facilement reconnaissables mais on est dans un film de Pixar pas de The Asylum).

Il y a du génie dans Vice-Versa, vraiment. Les idées visuelles pour les mécanismes du cerveau sont poussées, rien n’est laissé au hasard, les personnages des 5 émotions sont supers. Une fois de plus, Pixar réussit à faire de la double-lecture pour grands et moins grands. Mais pour le coup, le contraste est tellement fort avec les moments/personnages moins intéressants qu’il y a déception.

Donc, oui j’ai beaucoup aimé Vice-Versa mais je suis déçu de ne pas l’adorer. Déçu aussi d’être sorti de la salle en me disant « J’ai aimé mais… mais pourquoi il y a un mais ? ».

Autres critiques : Boudicca du Bibliocosme

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11 réflexions sur “Vice-versa

  1. Je l’ai beaucoup aimé mais je n’ai pas adoré non plus. L’idée de base est géniale, les émotions très sympathiques (j’adore celles des chats) mais la balade de Joie et Tristesse pour rentrer au Quartier Général est peut-être un peu longue.

  2. il y a des moments où la mondialisation rencontre ses limites ! L’ami imaginaire est une thématique assez fréquente dans les récits « jeunesse », ou moins jeunes, nord-américains. Il est vrai que sa disparition qui signe symboliquement la fin de l’enfance, nous touche moins, nous autres en Europe. Moi aussi je préfère Tristesse, elle est plus marrante que Joie trop péremptoire, mais qui apprend de ce voyage initiatique avec plein d’épreuves. ..maintenant j’attends les Minions avec impatience ! 😈

      • Polymorphe, rose, imprévisible, peu fiable…c’est vrai qu’il a tout pour déplaire, peut-être que c’est un poil à gratter glissé là exprès par les auteurs, mais il se sacrifie avec noblesse, il n’a pas le choix à vrai dire, le contraste n’en est que plus touchant !

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