Adopte un veuf

Réalisateur : François Desagnat

Acteurs : André Dussollier, Bérengère Krief, Arnaud Ducret, Julia Piaton,…

Synopsis : Hubert passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer. Un jour, suite à un quiproquo, Manuela, une jeune femme à la recherche d’un logement s’invite chez lui. D’abord réticent, Hubert va vite s’habituer à la présence de Manuela, qui parvient même à le convaincre de loger deux autres personnes.


Attention, billet avec des morceaux de spoilers dedans ! Adopte un veuf c’est pas Sixième Sens, mais quand même…

Un p’tit bout d’histoire avant tout. Hubert (André Dussollier) déprime au son de « Y a de la joie » (mais sa femme est morte aussi), sa boulangère lui conseille donc de prendre une femme de ménage (Oui, la boulangère a une logique assez étrange). Parce que c’est bien connu, rien de tel qu’un appart’ nettoyé par quelqu’un d’autre pour aller mieux.

Évidemment, parce qu’on est quand même dans une comédie, Hubert se plante de numéro ou d’annonce, et qui débarque ? Manuela (Bérangère Krief). Évidemment, le Hubert est pas content et il la fout dehors pour pouvoir déprimer en paix. Mais, évidemment, parce qu’il a un grand cœur, qu’elle est une demoiselle en détresse et que sinon il n’y aurait pas de film, elle emménage quand même.

Et parce qu’on est encore dans une comédie, Manuela, qui a sa piaule en échange des courses et du ménage, est nulle en ménage. Bref, vu qu’Hubert et Manuela deviennent potes (vous l’aviez pas vue venir celle-là hein ?) et se pintent la tête jusqu’au coma, ils décident d’avoir d’autres compères pour rigoler encore plus. Ils prennent donc, au milieu de clichés ambulants, 2 nouveaux colocs avec balai dans le cul inclus, et cette joyeuse bande se lance dans la vie à quatre.

Qu’est-ce qui se passe ensuite ? Caractères différents – blablabla – clashs – blablabla – réconciliation – blablabla – plein de bons moments – blablabla – mais des moments émouvants aussi – blablabla.

Car moments émotionnants il y a. Et pour chaque personnage en plus. La vie n’est-elle pas magnifique ? Chaque histoire est également développée, chaque histoire est convenue sauf une qui s’avère ne pas l’être pour s’avérer enfin l’être quand même… Pas fou le scénariste !

Dommage, on a aussi droit à une fin écrite dans la précipitation et une histoire d’amûuûûr insipide entre deux colocs sans aucune alchimie (sérieusement, il aura fallu que les autres personnages y fassent allusion toutes les 10 minutes pour que je m’aperçoive que si, si il y a un truc entre les deux, et même là c’était pas évident à voir).

Au final, Adopte un veuf (mention spéciale au titre bidon, que vient faire l’adoption dans tout ça ? A part la subtile remarque à Adopte un mec) se laisse quand même regarder. Certes, tout est classique et convenu mais la bande d’acteurs est sympathique (André Dussollier et Bérangère Krief largement en tête), y met du cœur et si, sur moyen/long terme, le film laissera peu de souvenirs, ben… je ne peux pas vraiment démonter le film, j’ai quand même passé un bon moment. Que ce soit les clichés ou les situations convenues, j’ai tendance à penser qu’il s’agit de ficelles, pas nécessaires, mais souvent inhérentes à ce genre. Non, c’est méchant. Disons juste que venant du réalisateur de La Beuze et des 11 commandements, on pouvait s’attendre à biiieen pire.

2 réflexions sur “Adopte un veuf

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