Zootopie

Réalisateur : Byron Howard

Synopsis : La jeune lapine Judy Hopps fait son entrée dans la police mais son chef la colle à la circulation. Judy décide de prouver sa valeur en retrouvant des citoyens qui ont disparu. Pour cela, elle va avoir besoin de Nick Wilde, un renard escroc. Très vite, ils vont découvrir la vérité : une étrange épidémie rend certains animaux fous, dangereux et sauvages. La panique s’empare de Zootopie. Judy et Nick essaient de trouver d’où vient ce virus pour sauver leur ville. (Source : Wikipedia)


Voilà, à force d’aller voir un film juste parce que c’est le prochain qui commence, on se retrouve dans une salle pleine de chiards qui braillent et qui commentent le film « Maman, regarde c’est du ketchup ! » devant un film en VF (pour un film d’animation, ça me dérange moins ceci dit).

Je noircis le tableau, mais Zootopie est un film sympathique.

On passera sur le message énorme en souligné-italique-fluorescent-avec-des-ampoules-énormes sur l’harmonie entre les espèces, la beauté du vivre-ensemble, et de l’intérêt d’être gentil avec son voisin, de ne pas se moquer des tout petits,… Je me moque mais l’idée des animaux qui ont évolué est chouette. Le message de tolérance est super lourdingue mais les petites têtes blondes ont eu l’air d’apprécier (moi, ça m’a juste donné envie de me moquer et de frapper tous les opprimés de ce monde, mais c’est parce que j’ai l’esprit de contradiction).

L’idée du lapinou (héroïne du film), dont les parents lui disent très subtilement « renonce à tes rêves », qui veut devenir policier et monter à la capitale mais qui se heurte à l’incompréhension et à la moquerie des collègues… c’est sympa aussi même si les ficelles sont vraiment trop grosses. Le lapin en question est, heureusement, débrouillard et se retrouve vite à avoir un renard comme acolyte (duo lapin/renard, vous la sentez aussi la subtilité, là ?). Mais ça avait l’air d’éclater les marmots.

Heureusement, il y a aussi toutes les références pour les adultes, celle au Parrain est d’ailleurs assez géniale. Pour ceux qui ont vu la bande-annonce avec les Paresseux-fonctionnaires, l’idée est facile mais elle fonctionne bien. Même si cette double-lecture est limitée, sa présence rassure quand même un peu les adultes venus à la séance sans enfants.

Même teintée d’humour, Zootopie est finalement avant tout une enquête policière. On n’est pas dans True Detective par contre, le meilleur moment étant le « Ohh, les caméras ! Oui, il faut regarder les bandes d’enregistrement pour savoir ce qui s’est passé ! Quelle idée génialissime ! » Oui, alors, disons que c’est un petit peu légèrement basique quand même… Toute l’intrigue policière est, au final, très classique. Trop, même. On le sent particulièrement dans la seconde moitié du film, la première étant surtout axée sur la découverte de la vi-ville par le petit lapinou.

Niveau graphismes, c’est du sans-fautes. Niveau personnages secondaires, on est aussi sur du très classique mais qui fonctionne. Sauf la gazelle/popstar, là, j’ai juste eu envie de lui balancer une volée de chevrotine entre les cornes.

Malgré le classicisme de Zootopie, on notera quand même, et c’est assez rare pour être souligné et salué, qu’il s’agit d’une création originale, d’un univers original avec des personnes originaux (dans le sens non-adapté-remaké-rebooté). Les éléments se servant des caractéristiques des animaux sont donc assez sympas, mais finalement un peu trop discrètes.

Univers original, intrigue simple, message grossier. Sympathique🙂

4 réflexions sur “Zootopie

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