Point Break

Réalisateur : Ericson Core

Acteurs : Luke Bracey, Edgar Ramirez, Teresa Palmer, Ray Winstone,…

Synopsis : Une série de braquages spectaculaires aux quatre coins du monde met en péril l’équilibre des marchés financiers. Les criminels opèrent aussi bien en motos dans des gratte-ciels new yorkais qu’en « wingsuits » pour s’échapper d’avions au-dessus de la jungle. (Source : Allociné)


Jusqu’ici, 2016 avait été une année cinématographique assez clémente. Et arriva Point Break.

La question, en regardant Point Break, n’était même pas « Ce film est-il mauvais ? », plutôt « A quel point ce film est-il mauvais ? »

Pas mieux. C’est de la merde. « Ouiiii, faut être moins catégorique que ça ! C’est ton avis, pas une généralité ! » Oui. Mais non. C’est objectivement, subjectivement et complètement merdissimal.

Alors pourquoi ça ? Comment ce film réussit-il ce tour de force ? Et bien, et ça forcerait presque l’admiration, en foirant tout à tous les niveaux.

  • Les personnages sont soit des caricatures, soit inutiles, soit brouillons, soit les trois. On ne comprend pas leurs motivations, leurs actes, leurs paroles,… Ils n’ont aucune cohérence, aucune évolution et réagissent aux situations aussi bien qu’un Sims.
  • Le scénario n’a absolument aucun sens ni aucune logique. Il essaie d’utiliser une sorte de pseudo «  » » »idéologie » » » » écolo-peacefulo-liberto-antisystémo-bullshit. Du coup, les motivations du groupe de criminels sportifs ne reposent que sur du vent.
  • Les dialogues sont à mourir de rire (mais pas comme Deadpool. Hélas), les répliques bateaux se succèdent à un rythme assez exceptionnel, et cerise sur le gâteau, les acteurs arrivent à les sortir sans mourir de rire. Là, il faut quand même saluer l’effort.
  • Les acteurs justement. Le rôle principal est de la même trempe que Jai Courtney dans Die Hard 5 (charisme d’escargot et aussi expressif qu’une pierre), Teresa Palmer aurait mieux fait de rester chez elle plutôt que d’accepter le personnage le plus inutile du cinéma. Que fait-elle là ? Quel est son lien avec les autres ? Pourquoi fait-elle la cuisine pendant que les autres font du base jumping (bon d’accord, elle va escalader une « falaise » de 4 mètres après) ? Ah si, pardon. C’est le seul rôle féminin du film.

Le pire dans tout ça c’est que Point Break se prend terriblement au sérieux. A tel point qu’on se sent triste et qu’on a envie de consoler le film.

Ah si, il y a le côté sports extrêmes. Pardon. On a donc droit à quelques images pas trop dégueulasses. Sauf quand ça va vite. Là, ça devient brouillon et mal filmé.

Je terminerai quand même par une réponse à une question que personne ne m’a posée. Point Break étant un remake de Point Break (Patrick Swayze, Keanu Reeves), y retrouve-t-on la fameuse scène où Keanu tire en l’air ? Hélas, oui. C’est même le seul moment du film où j’ai étouffé un rire nerveux. La scène est même assez révélatrice du reste du film :

Une coquille vide, avec de vagues idées provenant du Point Break original, mais avec zéro cohérence et zéro bonnes idées.

« Le crime n’a plus de limites » ? L’incompétence non plus.

4 réflexions sur “Point Break

  1. Hello!
    Ton article m’a fait sourire et n’a fait que confirmer mon impression quand j’ai maté la bande annonce! J’avais même halluciné quand j’ai vu que ce film sortait. A croire que les producteurs ne savent plus quoi sortir: entre les remakes, les « spin off » avec l’apparition des persos principaux qui ont défrayé la chronique pour appuyer leur crédibilité, les reprises, les suites… bref!
    Ceci dit, j’ai gardé en mémoire le Point Break original qui a bercé ma jeunesse – même si je suis sûre que si je le visionne à nouveau, je le trouverai pas terrible! – J’étais quasi certaine que ce Point Break 2016 serait inutile… Merci!

    • De rien😉
      On est d’accord ! D’autant qu’ils auraient tout à fait pu sortir ce film sans nécessairement le rattacher au Point Break d’origine. Ce genre de stratégie marketing est assez soulant, d’autant plus quand le remake/reboot/etc. n’a finalement pas grand-chose à voir avec l’original. Et alors, quand la reprise est une bouse, c’est encore pire.

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