Steve Jobs

Réalisateur : Danny Boyle
Scénariste : Aaron Sorkin

Acteurs : Michael Fassbender, Kate Winslet, Jeff Daniels, Seth Rogen,…

Synopsis : Voir le titre


Si on m’avait dit que je paierais pour voir un film sur Steve Jobs…. Seulement, c’était sans compter une réalisation par Danny Boyle, un scénario par Aaron Sorkin (scénariste de Social Network et créateur de la série Newsroom, à voir, je ne le rappellerai jamais assez) et avec Michael Fassbender, Kate Winslet et Jeff Daniels (que l’on peut voir dans la série The Newsroom, soit dit en passant). Ces 5 noms-là, ensemble, je n’étais pas de taille à lutter.Pas envie de lutter non plus ceci dit.

Bref, pour faire court, gros a priori négatif sur le sujet du film et gros a priori positif sur les 5 loustics. Les deux s’annulent et j’ai pris mon ticket.

Et là, c’est le choc. Steve Jobs n’est pas un biopic traditionnel, loin de là. Ce serait plutôt un huis-clos. Ou une série de trois huis-clos. Je ne m’y attendais pas du tout (de l’avantage finalement de ne rien connaître du film avant d’aller le voir), et j’ai adoré le principe.
Le film est divisé en trois parties. Chacune à un moment crucial de la vie de Jobs. Et chacune se déroulant sur les moments précédant ses grand-messes médiatiques autour de Macintosh, du gros cube noir de NeXT et de l’iMac. Résultat : trois ambiances différentes, trois looks différents, trois qualités d’image différentes, les même personnages à trois moments de leur vie. Le principe est brillant, le résultat est excellent. Évidemment, ça veut dire, ellipses conséquentes entre chaque acte mais pour moi c’est passé comme une lettre à la poste. D’autant qu’on peut compter sur Danny Boyle pour soigner les transitions.

Le seul souci, inhérent à cette structure, c’est qu’il m’est arrivé d’avoir des impressions de déjà-vu, ou d’un film parfois trop bavard. Heureusement, Michael Fassbender est parfait (comme d’habitude), d’autant qu’il quitte ses rôles de mec torturé pour celui du connard mégalomane, il y a du changement, et il fallait bien Kate Winslet pour réussir à ne pas se faire éclipser.

Finalement, le film aurait pu être autour de n’importe quel patron à col roulé, la qualité du combo réalisation-scénario-interprétation, reste le point fort du film. D’autant qu’Aaron Sorkin est un gars sur qui on peut compter, s’étant déjà frotté à Mark Zukerberg pour David Fincher. Il peut désormais ajouter « patrons controversés de la Silicon Valley » sur son CV.

Steve Jobs est donc à 100 kilomètres de l’hagiographie bête et méchante. Il y a une intelligence dans l’écriture de Sorkin qui me laisse admiratif. Et j’ai déjà dit tout le bien que je pensais du reste. Bon, après, un peu de nuances quand même, je ne suis pas débat d’admiration devant Steve Jobs (le film et le vrai), mais un vrai bon scénario avec une réalisation maîtrisée, ça suffit à mon bonheur.

Reste à voir Jobs, l’autre biopic avec Ashton Kutcher, mais qui me semble beaucoup moins… qui semble différent.

4 réflexions sur “Steve Jobs

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