Mistress America

Réalisateur : Noah Baumbach

Acteurs : Greta Gerwig, Lola Kirke, Matthew Shear, Michael Chernus,…

Synopsis : Étudiante en première année dans une université de New York, Tracy se sent bien seule : elle ne fait ni les rencontres exaltantes auxquelles elle s’attendait, ni ne mène la vie urbaine trépidante à laquelle elle aspirait. Jusqu’au jour où elle est accueillie par sa future demi-soeur Brooke, New-Yorkaise pure et dure habitant à Times Square. Séduite par les extravagances de Brooke, Tracy découvre enfin le Manhattan dont elle rêvait… (Source : Allociné)

Date de sortie : 6 janvier 2016


Mistress America m’a donné l’impression d’être une comédie indépendante américaine typique, film parmi tant d’autres, reprenant les mêmes codes, les mêmes histoires, les mêmes interrogations, les mêmes personnages, les mêmes répliques,… sans rien de particulièrement mémorable mais sans être mauvais non plus.

En fait, sur les 1h25 que dure le film, on passe globalement un bon moment, avec des scènes plus marquantes ou plus ennuyeuses que d’autres, quelques temps morts et une Greta Gerwig que j’ai découvert après en avoir tant entendu parler.

L’actrice est pleine de vie, dynamique et drôle. La comparaison avec la bien pâle Lola Kirke aide bien aussi. A la décharge de cette dernière, son personnage est particulièrement oubliable ; Lola Kirke actrice parfaite pour le rôle ?

Mistress America, ce sont en fait deux femmes, au caractère opposé qui font connaissance et dont une (Greta Gerwig) influence l’autre qui elle-même s’inspire de la première pour écrire une nouvelle. Pour le coup, cet aspect du scénario est particulièrement réussi, la relation entre les deux est plus subtile qu’il n’y paraît, empreinte de curiosité et de manipulation. Peut-être un peu trop subtile pour moi, car à ma sortie de la salle, je me suis surtout demandé quel avait été l’intérêt de tout ça. Et puis, la critique se faisant, je me suis surpris à me dire (car oui, il m’arrive de me parler. Voire de me répondre) que le film avait plus à offrir que ce que j’avais pensé, notamment une réflexion sur les générations des trentenaires et des vingtenaires.

Globalement, la seconde partie du film, qui se déroule en huis-clos est elle aussi, très réussie. On a l’impression d’un vaudeville où les personnages se croisent, s’invectivent, complotent, accueillent de nouveaux personnages, et tout ce petit monde s’active avec des airs de Woody Allen dans les dialogues très rapides, percutants avec des répliques travaillées. Pas follement original mais suffisamment bien réalisé et interprété pour faire le job.

Pourquoi un avis mitigé au final ? D’abord à cause des personnages, l’un fadasse (même si ce point semble voulu), l’autre aussi paumé que fantasque avec un bon soupçon d’égocentrisme. Deux personnalités qui m’ont laissé dubitatif. L’autre souci était le rythme. Sentir son intérêt faiblir puis remonter puis re-faiblir,… ça laisse toujours une sale impression même si le film ne faisait finalement que se bonifier au fur et à mesure.

L’ensemble est finalement très sympathique, certes pas drôle à se taper les mains sur les cuisses (mais pour ça, il y a d’autres réalisateurs), mais avec un humour plus discret, plus Woody Allen, très cinéma indépendant. L’ensemble pourra sembler un brin anecdotique mais Mistress America a un je ne sais quoi qui la rend intéressante. A défaut de mémorable.

2 réflexions sur “Mistress America

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