Macbeth

Réalisateur : Justin Kurzel

Acteurs : Michael Fassbender, Marion Cotillard, David Thewlis, Paddy Considine, Sean Harris

Synopsis : 11e siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison. (Source : Senscritique)


Alors, alors… Qu’aurait pensé Shakespeare  de ce MacBeth ?

Sans doute qu’après s’être écrié « C’est diablerie ! », il serait mort. D’ennui.

Allez, je suis méchant pour rien, c’est pas bien.
Comme Macbeth.
Pardon, je recommence…

Le film débute bien. C’est absolument magnifiquement sublime. Paysages, couleurs, effets visuels, on en prend plein les yeux, c’est à tomber par terre. Les plans, les cadres sont superbes, et cet aspect perdure durant tout le film.

Évidemment Michael Fassbender est excellent, véritablement habité par son personnage. Rien de très étonnant vu le talent du bonhomme, c’est Fassbender après tout, et qui plus est dans le rôle d’un mec bien torturé. Marion Cotillard ne démérite pas non plus ceci dit. Un peu trop effacée à mon goût, la faute à un rôle un peu trop transparent ou à la comparaison avec Fassbender, je n’en ai aucune idée. Mais c’est sans commune mesure avec l’erreur de casting géante ici connue sous le nom de Jack Reynor dans le rôle de Malcolm et à qui on a envie de dire « T’es gentil, c’est un film de grandes personnes, retourne jouer à Transformers ».

Mais malgré la beauté du film et la qualité de son interprétation, Macbeth ne fonctionne pas vraiment.

Il manque au film de l’émotion, un vrai souffle tragique qui scotcherait le spectateur sur son siège. On se surprend parfois souvent à ne rien ressentir et à le regretter tout en admirant la beauté du film. Plus d’une fois, j’ai eu l’impression d’assister à une « simple » récitation.
C’est ce qui rend le film assez frustrant. La forme est assurée avec une maîtrise rare (on pourra certes parler de grandiloquence ou d’excès par moments mais pour moi ça a fonctionné) et le fond était délivré par Shakespeare. L’ensemble aurait pu être magnifique.

Le tout est aussi très lent, très contemplatif, ce qui en soi n’est pas un défaut, mais qui, ajouté au quasi-vide émotionnel du film, a provoqué chez moi non pas un mais bien deux (brefs) assoupissements. Et ça, c’est impardonnable.

Pour résumer, Macbeth est époustouflant esthétiquement mais décevant sur le reste (Fassbender excepté). Et ça, c’est une vraie tragédie.

6 réflexions sur “Macbeth

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