ultra Violette

Auteur : Raphaëlle Riol

Date de parution : 2015

Quatrième de couverture : Violette Nozière, jeune parricide des années 1930, enflamma des années durant la rubrique des faits divers et l’imaginaire des écrivains. […] Lorsqu’elle est arrêtée, en août 1933, pour l’empoisonnement de son père, elle a tout juste 17 ans et déchaîne les passions. On la hait, on la célèbre. Beauté convulsive des Surréalistes, sorcière, mythomane, monstre en jupon… […].


 

Une grosse déception.

Je partais pourtant gaiement, la fleur au marque-page et sans a priori sur cette lecture. Le livre tourne (ou est censé tourner) autour de Violette Nozière, ado parricide apparemment superstar dans les années 30 et au-delà. Le nom me disait vaguement quelque chose. Raphaëlle Riol était, elle, une totale inconnue pour moi.

Sauf que… ultra Violette ne tourne pas exactement autour de Violette Nozière. Mais plutôt autour de Raphaëlle Riol et Violette Nozière. L’auteur se met (allègrement) en scène, côtoie son personnage qui se tape l’incruste chez elle, lui fait acheter des trucs, semble avoir un impact fort sur sa vie. Bon.

Sauf que ce procédé de l’auteur qui s’invite dans le livre, ça m’a gonflé. Loin de moi l’idée de faire un procès d’intention à Raphaëlle Riol, mais j’ai eu l’impression d’une auteur qui voulait tirer la couverture à soi. Ce n’est certainement pas le cas, mais je n’ai pas aimé. D’autant plus que ça ne me semble pas apporter grand-chose au livre. Les interactions entre l’auteur et son personnage m’ont apporté, au mieux, quelques bâillements, ce qui est rarement bon signe.

D’un autre côté, il faut bien avouer que le style est plutôt agréable, bien écrit, les phrases bien tournées. Bien documenté aussi, rendant la frontière fiction/documentaire assez fine. En revanche, sur le personnage de Violette Nozière elle-même, là rien. Le personnage est parfaitement antipathique, égoïste, menteur, voleur et artificiel. Zéro sur le casting d’ultra Violette donc.

La déception vient aussi du fait que l’idée du livre est vraiment intéressante. Ce côté biographie romancée, la deuxième partie toute en imagination avec les scènes supposées (pas du tout accroché sur ça non plus ceci dit mais j’aime l’idée), l’écriture à la deuxième personne du singulier avec l’auteur s’adressant à Violette Nozière, le style,… bref ce livre a quelque chose de singulier.

Et puis au fond, le personnage de Violette Nozière en lui-même n’a pas grand-chose d’intéressant je trouve, alors un roman sur elle… bof. Pas non plus envie de voir le film de Chabrol pour le coup. Même avec Isabelle Huppert. C’est dire.

Une réflexion sur “ultra Violette

  1. J’ai vu le film mais n’en ai pas de souvenir, comme tous les Chabrol, c’est pas mal, mais pas un chef d’oeuvre. Ta critique du livre est intéressante en tout cas !

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