La maison du sommeil

Titre original : The House of Sleep

Auteur : Jonathan Coe

Date de parution : 2000

Résumé : De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c’était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l’amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. (Source : Amazon)


Pour un livre réussi, prenez un thème à la fois simple et complexe, disons le sommeil. Partez dans des variantes, du style troubles du sommeil, rêves,… Choisissez un lieu à fort caractère, disons une vieille bâtisse au bord d’une falaise (ben oui, un lieu bien choisi c’est une bonne ambiance, et une bonne ambiance c’est une bonne lecture), une galerie de personnages avec des caractéristiques claires et reconnaissables, histoire que le lecteur s’y retrouve, des personnages que l’on suivra à deux moments de leur cuisso…vie et enfin mélangez le tout dans une construction brillante à défaut d’être parfaite (oui, parce qu’il paraît que la perfection n’existe pas). Si vous vous sentez d’humeur (britannique), saupoudrez le tout d’un style accrocheur qui a trouvé l’équlibre du dramatique/comique et mettez dans les mains du lecteur.

Ben voilà, La maison du sommeil c’est tout ça (vous n’avez donc pas lu tout un paragraphe pour rien, félicitations !). 2e roman de Mister Coe que j’ai entre les mains et toujours le même plaisir. Je ne sais pas trop comment formuler ça, mais ouvrir ce livre ça a été comme me remettre complètement entre les mains de Jonathan Coe, à faire confiance dans son imagination, son style et son art de la construction. Me laisser guider et laisser faire… jusqu’à la fin et tout en douceur.

Jonathan Coe tient même peut-être un peu trop par la main lorsqu’il précise bien au début que les chapitres impairs se déroulent à telle époque et les pairs à telle autre. Mais bon. Je chipote.

Au delà de la super construction, il y a l’intrigue. Extra. C’est comme écouter un morceau de musique qui accélère petit à petit. Ici, le dénouement arrive au pas et finit au galop, impossible de lâcher le livre. Et c’est cette tension qui monte qui fait dire, la dernière page refermée, « Waouh » (Waouh ou autre chose hein, le Waouh est facultatif et remplaçable).

Bref, un excellent moment de lecture.

Ci-joint, une autre critique du livre, par Krol

 

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4 réflexions sur “La maison du sommeil

  1. Comme toi, je garde un excellent souvenir de ce livre, et ce plusieurs années après l’avoir lu !
    C’est aussi la première fois que je me suis retrouvée à avoir un fou rire à cause d’un livre !! (la scène avec Bob et Tom (je ne suis plus sûre de leurs noms) lors de la réunion des psychologues).
    Et puis en lisant d’autres Coe, comme Bienvenue au club, je me suis retrouvée à nouveau à exploser de rire pendant la lecture !

    Un super écrivain !!

    • Ah, j’en parlerai bientot de Bienvenue au club^^ Je te conseille Expo 58 si ce n’est pas déjà fait. C’est drôle, léger et le contexte de l’expo universelle est super.

      On est bien d’accord, Jonathan Coe assure bien !

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