L’homme qui n’aimait pas les armes à feu. T1 & T2

Scénario : Wilfrid Lupano
Dessin : Paul Salomone
Couleurs : Lorenzo Pieri (T1) – Simon Champelovier (T2)

Date de parution : 2011 (T1) – 2013 (T2)
Éditeur : Delcourt (of course)

Résumé : Début du XXe siècle, Arizona… Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d’affaires, escorté de son acolyte, l’effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d’un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire des États-Unis d’Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s’associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi… Et ils seront sans pitié ! (Source : Bedetheque)

Je ferai du 2 (tomes) en 1 (critique) ce coup-ci. D’autant que j’ai lu les 2 tomes d’affilée.

De la bonne BD-Western, mais bien au-delà des traditionnels éléments du genre.

L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu (mais s’en sert quand même beaucoup) met en scène une galerie de personnages très divers et hauts en couleur. Nous croisons ainsi l’avocat anglais très précieux et élégant, son acolyte (et client) danois à l’allure de Néandertalien ne pouvant s’exprimer que par borborygmes vocaux, une femme fatale, un jeune bagagiste abruti transi d’amour (je vous laisse deviner pour qui), le chef des brigands mexicains, le vieil indien,…

Pour lier tout ce petit monde, la quête du profit, la vengeance, l’amour et la volonté de faire date dans l’Histoire. Car l’Histoire prend sa place, petit à petit et plus particulièrement dans le deuxième tome où des secrets sont révélés… (mon dieu, quel art du suspense…)

Mais ma critique serait incomplète si j’oubliais de mentionner l’humour de la saga. Car il s’agit bien de western humoristique. A travers personnages et dialogues notamment. La situation est drôle en soi… par ses personnages.

Le solidité scénaristique de Wilfrid Lupano frappe encore puisque les éléments s’imbriquent petit à petit, avec brio et donnant les indices au compte-goutte. Qui connaît qui ? Quelles sont leurs motivations ? Flash-backs sont bien sûr de la partie et une fois de plus personnages sont pourvus d’une vraie profondeur psychologique (oui, même le Néandertalien danois). Sur ce point, le deuxième tome est particulièrement prolixe, de (très) longs flash-backs permettent de couper la poursuite qui a lieu.

Le dessin est précis, très agréable et particulièrement bien colorisé, qu’on soit dans des teintes vives ou plus feutrées. Il s’avère que le coloriste a changé entre les deux tomes. Je n’y ai vu que du feu (si besoin était de prouver mon amateurisme en matière de BD).

Une saga endiablée, vive, drôle, pleine d’action et de cow-boys d’un nouveau genre. C’est très sympathique à défaut d’être inoubliable.

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5 réflexions sur “L’homme qui n’aimait pas les armes à feu. T1 & T2

  1. Bon, soyons honnête, j’vais pas rajouter tous les Lupano à ma liste 😛
    Je garde en tête les précédents que j’ai découvert grâce à toi, et je verrai déjà si ça me plait !

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