L’homme de l’année. T4, 1967

Scénario : Wilfrid Lupano
Dessin : Gaël Séjourné
Couleurs : Jean Verney

Date de parution : 2013
Éditeur : Delcourt

Résumé : Octobre 1967, la tentative d’insurrection armée en Bolivie échoue. Che Guevara est blessé, capturé, et enfermé dans l’école de La Higuera, un petit village de montagne. Il y passe 18 heures, avant d’être exécuté sur ordre des autorités boliviennes et de la CIA. Ce jour-là, un jeune soldat prénommé Mario a regardé la Révolution droit dans les yeux et l’a abattue d’une rafale de mitraillette. (Source : Bedetheque)

Tome 4 de la saga « L’homme de l’année ». Le concept est sympa : zoom sur un homme durant un contexte particulier (tome 1, 1917 – le soldat inconnu, tome 2, 1431 – l’homme qui trahit Jeanne d’Arc, tome 3, 1815 – l’homme qui hurla Merde à Waterloo)

Pour ce tome, lumière est faite sur le soldat qui exécuta Che Guevara en 1967.

Je reste assez mitigé. Toute l’histoire offre une absence totale de suspense (bon, on ne se demande pas si le Che va réussir à s’en sortir évidemment), et c’est sans doute ce qui m’a le plus déçu. On est dans une reconstitution historique certes (même si l’histoire est à prendre avec des pincettes, mais ça Wilfrid Lupano l’explique parfaitement à la fin de l’histoire) mais ça ne fait pas tout.

En gros, le Che est attrapé dès le début. Les gradés se succèdent au village où le régiment s’est arrêté, on demande un volontaire pour l’exécution. Bon. Le Che a une très rapide discussion avec l’instit’ du village, et voilà. On en apprend finalement assez peu sur le soldat, et sur chaque personnage en général. L’ensemble manque de  développement et ce point m’a laissé une impression de vide. Je ne suis pas spécialement en recherche d’action, mais même la réflexion semble avoir décidé de ne pas être de la fête.

Tout au plus, me souviendrai-je de la fin et du paradoxe qu’elle révèle (l’homme est soigné grâce à l’héritage politique qu’a laissé le Che). Là non plus ce n’est pas un coup de tonnerre dans le récit mais l’ex-soldat aura une phrase qui résumé parfaitement l’ouvrage.

« Il n’empêche qu’en acceptant de tuer cet homme, j’ai commis un grand péché, un très grand péché
– Tu aurais refusé, ça n’aurait rien changé. Un autre l’aurait fait, ça ne l’aurait pas sauvé. Rien ne pouvait le sauver.
– En refusant, ce n’est pas Che Guevara que j’aurais sauvé. C’est moi. Lui, il vit pour toujours. C’est moi que j’ai tué ce jour-là« 

Voilà, assez déçu au final.

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