Ma révérence

Scénariste : Wilfrid Lupano
Illustrateur : Rodguen

Date de parution : 2013
Éditeur : Delcourt

Résumé : Vincent, trentenaire, un poil dépressif, estime que la société lui doit quelques dommages et intérêts, au titre de préjudice moral. Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il s’improvise braqueur de fourgon. Son plan est malin, sa cause noble et l’amour au bout du braco. Mais en choisissant pour complice le déconcertant Gaby Rocket, Vincent n’a-t-il pas vu trop grand ? (Source : Bedetheque)

Ma révérence c’est l’histoire de Vincent, un trentenaire un poil paumé, qui décide de braquer un fourgon avec son copain Gaby, roi des beaufs et des abrutis. Vincent n’est pas un méchant gars, il veut juste faire un braquage « humanitaire », sans violence avec redistribution des biens. Son but c’est retourner en Afrique, retrouver la femme qu’il aime. Femme qu’il a quitté pour cause de bébé on the way.

Ça, c’est pour le pitch.  Pour la forme, parlons de drame comico-social, de récit de vies brisées, de satire sociale. Dur de trouver un personnage heureux dans tout ça. Au moins Vincent, personnage principal de son état, a un but. Seulement pour la tirer cette révérence, il faut que le braquage se passe bien. Et ça, avec la galerie de personnages que se trimballe Ma révérence, ben… c’est pas gagné. Ça peut faire sourire, rire, émouvoir. Bref, il y a tout le package.

Mais la première chose qui m’a fait aimer cette BD c’est le style de Wilfrid Lupano. D’abord, par son talent à déployer une histoire difficile, à faire dans le flash-back et surtout par le style très oral, familier du personnage principal. Celui-ci s’adresse… au lecteur dirons-nous. A expliquer les choses,se justifier, créer un lien. Vincent a de la gouaille, du cynisme à revendre. Sa « normalité » tranche avec son compère, et sa philosophie se tient plutôt pas mal.

Passé le style, c’est la structure en béton du scénario qui fait dire que quand même là, ben… chapeau. Entre les flash-backs, les apartés et les parenthèses sur la vie de machin ou truc, on ne perd pas le fil. Cette structure, qui peut sembler décousue, s’explique facilement puisque c’est le personnage qui raconte. Et malgré cette subjectivité apparente du récit, Wilfrid Lupano arrive à des personnages bien étoffés, psychologiquement parlant. Même pour le roi des beaufs.

Pour le dessin, une fois de plus les mots me manquent. A chacun de se faire son idée. Voici les 8 premières planches.

À noter que Wilfrid Lupano est le scénariste du Singe d’Hartlepool.

Publicités

3 réflexions sur “Ma révérence

  1. C’est malin, ça ! Tu parles de la BD que j’ai envie de lire, et que je n’ai pas… et que tu ne pourras pas me prêter… et évidemment, tu la trouves géniale ! c’est pas très généreux, ça…

    • Hé-hé ! 😉
      Mais je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle est géniale (Danse noire est géniale^^) mais elle reste très bien 😉 Et puis ta bibliothèque doit bien l’avoir.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s