Un monde idéal où c’est la fin

Auteur : J. Heska

Sortie : mai 2013

Résumé :  Bienvenue dans un monde idéal !
Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?

Certes, le résumé n’apporte pas beaucoup… Ce recueil est de toute façon impossible à résumer. Il y a de la S-F, du fantastique, de la fantastico-S-F, du barré, du délirant, de l’intéressant,… On pourrait parler du mythe d’Adam et Eve revisité (très bien vu et très drôle. Je me suis souvent interrogé sur cette question d’ailleurs. Bref.), des conséquences (dramatiques) du mariage pour tous,… Je ne vais pas tous les faire, le recueil compte une centaine de nouvelles (« Ooooooooh »). Certes, ça fait beaucoup mais celles-ci sont très (très) courtes et au final, le recueil se lit vraiment très (trop) vite.

On peut s’y perdre, dans ce foisonnement de nouvelles/torrent d’imagination. C’est, paradoxalement, la facette négative du recueil : impossible de se souvenir de la plupart des nouvelles (sauf en les relisant et en se disant « Ah mais oui, j’l’ai déjà lue celle-là »). Mais si d’un côté, 100 c’est trop, de l’autre ça permet d’avoir des nouvelles intenses, percutantes et à chute (mes préférées. Un peu comme les truffes pour le chocolat. Mais ne nous égarons pas). Je n’en avais encore jamais lu d’aussi courtes d’ailleurs.

Pour équilibrer, on retrouvera certains personnages ; plusieurs nouvelles forment ainsi une sorte de feuilleton. Très reposant lorsqu’on s’aperçoit qu’on est en terrain connu. Les terribles poireaux génétiquement modifiés reviennent aussi de temps à autre. Mais ce qui aide à garder un semblant d’aide c’est le modèle commun à chaque nouvelle « Un monde idéal où la physique n’est pas une science d’avenir, Un monde idéal où des créatures fourbes et sanguinaires menacent l’humanité, Un monde idéal où les parasites sont fantastiques, etc…)

J. Heska semble s’être fixé de faire les histoires les plus courtes du monde, ainsi plusieurs histoires ne font pas une page mais un paragraphe (peut-on encore parler d’histoire ? Pour la brièveté de cette critique, nous dirons que oui). Celles-ci vont par groupe, disséminées dans le recueil et faisant écho, ou pas, à d’autres nouvelles. C’est trèès court mais trèès amusant. Bon, sauf une qui est littéralement calquée sur une scène d’Indépendance Day (ce qui m’a étonné c’est le calque, pas la référence). D’ailleurs, le recueil est truffé de références/parodies de films, séries, jeux vidéo,… : Matrix, Terminator, Stargate, Buffy, Avengers, Starcraft, Le visiteur du futur sont présents, avec plus ou moins d’intensité selon les références.

Parlons du style, voulez-vous ? C’est simple, pas prise de tête, percutant (oui, je l’ai déjà dit), drôle. Je ne dis pas que ça fait mouche à chaque nouvelle. Mais vu le nombre ça paraît plutôt normal. Ce qui est agréable c’est de sentir un auteur à l’aise avec les mots, qui veut partager un goût pour une « culture geek » tout en ne se prenant pas la tête (bon, j’extrapole là, je n’ai pas vraiment fait d’interview, mais quand on écrit sur des poireaux sanguinaires j’imagine qu’on n’a pas dans l’idée de décrocher le Goncourt. Et c’est tant mieux^^).

J’aime la S-F, je raffole des recueils de nouvelle. Un monde idéal était tout indiqué, et l’alchimie a fonctionné. L’humour n’empêche pas la réflexion (bien au contraire) et ça aussi le recueil le montre bien (ça dépend toujours quelles nouvelles vous lisez bien sûr, chacune d’entre elles n’est pas un bijou, faut pas pousser). Je ne détaillerai pas toutes les thématiques abordées, le mieux c’est encore de le lire.

Pour finir, un grand merci aux Editions Seconde Chance pour m’avoir proposé ce recueil. On remet ça quand vous voulez !

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14 réflexions sur “Un monde idéal où c’est la fin

  1. Ah, je l’ai croisé je ne sais plus (en gros, soit internet soit la fnac^^) où sans creuser, le titre m’avait juste sauté aux yeux.
    Je prends le temps de laisser ma trace rouge, histoire de dire que ça m’a bien donné envie, et que du coup je vais lire 😛

    • C’est vrai que le titre aiguise la curiosité^^ Je compte sur toi pour laisser à nouveau ta trace rouge pour dire ce que tu en as pensé 😉 Ou j’irai laisser ma trace…quelle que soit sa couleur sur Pensées Critiques^^

  2. Quand je pense que l’auteur m’a envoyé il y a deux ans son premier roman… j’ai honte, je ne l’ai toujours pas lu… et pourtant on en a beaucoup parlé sur les blogs… là, tu me donnes envie de découvrir ce titre. Tu me le prêteras ?

  3. Ma prochaine lecture ! Je ne sais pas du tout a quoi m’attendre mais ta chronique me met à un peu sur la piste. J’ai hâte de le commencer et ta chronique m’a bien motivé à me plonger dans ce recueil 🙂

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