Le Club des veufs noirs

Titre original : Tales of the Black Widowers

Auteur : Isaac Asimov
Traductrice : Michèle Valencia

Date de parution : 1989

Résumé : Les six membres du “club des Veufs noirs” ne sont pas nécessairement veufs ni même célibataires, mais ils se réunissent chaque mois entre eux pour boire, dîner, et…résoudre des énigmes, grâce, le plus souvent, au concours de l’inégalable Henry, leur maître d’hôtel.

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Il m’aura fallu du temps pour arriver au bout du club des veufs noirs. Non pas à cause d’une hypothétique piètre qualité (hé, on parle quand même d’Isaac Asimov là, un peu de respect…) mais du fait que ces dernier temps j’ai peu lu. Et pour ça, les recueils de nouvelles sont parfaits. D’autant plus, les recueils de nouvelles comme celui-ci.
Chaque nouvelle se déroule dans le cadre de réunions des Veufs noirs, des hommes, érudits, se réunissant régulièrement pour causer entre eux. A chaque réunion, l’un d’entre eux, hôte de la séance, invite une connaissance pour le questionner.

« Docteur docteur Stacey, commença brusquement Drake, comment justifiez-vous votre existence ?
— De moins en moins à mesure que le temps passe, dit Stacey sans sourciller »

Évidemment, à chaque fois, l’invité a un souci et les Veufs noirs essaient d’y apporter une réponse. Chaque nouvelle a ainsi un cadre familier, (ou qui le devient de plus en plus et fur et à mesure des lectures) mais les situations et protagonistes changent. Ces débuts en terrain connu permettent de s’immerger dans la nouvelle et de « se chauffer » pour aborder l’énigme avec toute la concentration nécessaire (Asimov laisse toujours les indices pour permettre de deviner avant la résolution finale). Et franchement, je trouve ce fonctionnement bien adapté au principe de la nouvelle (sachant que ces nouvelles étaient publiées dans des magazines puis, lorsque le nombre était suffisant, rassemblées en recueil, avec de légers remaniements d’Asimov).

C’est donc un recueil de nouvelles policières (policières seulement dans le sens où il y a une énigme à résoudre). Chaque nouvelle a la même structure : Les Veufs noirs discutent, puis l’énigme se pose à eux, etc… Sachant qu’invariablement la même personne trouve la solution. Isaac Asimov a en revanche la bonne idée de toujours varier les situations et la nature des énigmes. Ainsi, la lecture de plusieurs nouvelles d’affilée n’est jamais monotone.

Il m’aura en revanche fallu au moins 3 nouvelles pour me familiariser avec chacun des Veufs noirs. Autant dire que sur les premières nouvelles, j’attendais avec impatience l’énigme, et par la suite la nouvelle dans son entier était attendue.

Agréables à lire, par le style et l’intelligence qu’elles recèlent, ces nouvelles montrent bien qu’Asimov est aussi doué et intelligent en dehors de la S-F. Bien que pour le moment (en prenant en compte le fait que je n’ai fait que gratter la surface de son œuvre), j’ai une préférence pour ses récits de S-F.

On retrouve également les traditionnelles et croustillantes remarques du maître après chaque nouvelle, détaillant leur contexte d’écriture et publication. Remarques que j’attends toujours avec impatience lorsque la fin de la nouvelle se profile à l’horizon.

Au final, même dans un registre différent que celui que je connais, Asimov est toujours aussi bon. Avec quelques nuances, car même si ces nouvelles sont agréables, intelligentes,… à part sur quelques unes (il y en a 12) je n’ai pas non plus été aussi transporté que j’ai pu l’être sur un recueil tel que L’avenir commence demain. Agréables, divertissantes mais sans être sans être inoubliables.

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4 réflexions sur “Le Club des veufs noirs

  1. Ce n’est pas du tout ce que j’ai l’habitude de lire… Mais je dois dire qu’il me tente pas mal, et comme tu le dis très justement, dans un creux de lecture, des nouvelles sont un des meilleurs moyens de retrouver un rythme / l’envie…. je le garde en tête. Ce serait une bonne découverte!

    • En période de creux, Asimov est aussi un excellent remède, il a un style simple et soutenu à la fois. Je lis en ce moment un autre recueil de nouvelles (de Yasunari Kawabata) et j’ai beeeaauucoup de mal à le lire^^.

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