The Sessions

The Sessions afficheRéalisateur : Ben Lewin

Acteurs : John Hawkes, Helen Hunt, William H. Macy, Moon Bloodgood, Annika Marks, W. Earl Brown,…

Synopsis : Mark fait paraître une petite annonce : « Homme, 38 ans, cherche femme pour relation amoureuse, et plus si affinités. En revanche paralysé… Amatrices de promenades sur la plage s’abstenir… ». L’histoire vraie du poète et journaliste Mark O’Brien. Victime d’une attaque de polio dans l’enfance, il passe la majeure partie de son temps allongé dans un poumon d’acier. Sa rencontre avec une assistante sexuelle va lui permettre d’aimer « comme tout le monde ». (Source : Wikipédia)

Bande-annonce

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Ça fait toujours bien plaisir de voir un film comme The Sessions (et avec Week-end royal c’est un nouveau cycle spécial « polio » qui démarre !).  A quelques égards, il me rappelle 50/50. Un traitement juste sur un sujet difficile, un équilibre parfait entre le drame et la comédie.

Mais de quoi qu’ça cause au juste ?

De Mark, qui pour cause de polio et depuis bien des années, est forçé de vivre toute sa vie allongé, sans pouvoir bouger que le cou (et encore) et ne survit qu’en passant la plus grande partie de sa vie dans un gros caisson métallique. Bref, c’est pas la joie.
Mark, en revanche, dispose pour lui d’un esprit acéré, d’un humour à toute épreuve qui touche chaque personne croisant son chemin.

Mais Mark a un problème (parmi d’autres) : sa virginité. Et ainsi entre en scène Cheryl assistante sexuelle. Entre deux séances avec Cheryl, Mark trouvera toujours le temps de discuter avec le père Brendan, prêtre et ami. La dimension religieuse n’était pas des plus vitales, mais avec un film adapté d’une histoire vraie…. Ajoutez à cela quelques auxiliaires de vie tournant autour de Mark et le décor est planté. Un casting restreint permet d’ailleurs de se concentrer sur l’histoire. Ça fait aussi moins de noms à retenir.

The Sessions s’empare de deux sujets fort, le handicap et le sexe, les mélange ensemble et en tire un film fort, sensible, juste, drôle par moments, moins drôle à d’autres, mais toujours optimiste et surtout sans jamais virer dans le pathos ou le misérabilisme.
C’est intense, ça ne tombe dans aucun travers. Et que rien que pour ça, le film mérite d’être vu.

On en viendrait (presque) à oublier le handicap de Mark. Enfin presque… c’est tout de même assez perturbant de le voir à l’horizontal en permanence. Presque difficile de le reconnaître. Bref. Comme tout un chacun, Mark a des besoins des rêves.
Paralysé ? Et bien chacun fait avec. Les scènes avec Helen Hunt sont d’ailleurs empreintes d’érotisme et de pudeur. Comme quoi, faire un film sans fioritures et sans facilité c’est possib’ (comme dirait Hassan Cehef).

Un ptit mot rapide quand même sur l’interprétation sans faille des deux acteurs principaux : excellent. Voilà, ça c’est fait.

The Sessions est finalement tout à fait emblématique des petits films sans ambition qui passent facilement inaperçus mais qui, à partir de sujets forts, envoient du pâté.

Lui trouver qualité sur qualité n’en fait pas pour autant le film de l’année (je tiens à le préciser. Sinon on va encore dire que je suis trop gentil). Mais le sujet, le pari osé et réussi ainsi que l’interprétation en font tout de même un très bon cru.

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