Cogan : Killing Them Softly

Réalisateur : Andrew Dominik

Avec : Scoot McNairy, Brad Pitt, Ben Mendelsohn, James Gandolfini, Vincent Curatola, Ray Liotta,…

Synopsis : Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère. (Source : Allociné)

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Un tripot clandestin est braqué par deux gars un peu paumés, pilotés par un troisième tenant un pressing (quoi de plus normal ?). Des mafieux se faisant braquer, ça ne le fait pas et ceux-ci, via leur avocat, engagent un tueur (alias Brad Pitt) pour ne pas laisser cet outrage impuni. L’histoire est en place, et n’est pas plus compliquée que ça.

Cogan : killing them softly adapte à la crise économique le monde des gangsters, utilisant comme fil directeur des extraits de discours de politiques durant la campagne Obama-McCain comme un écho à ce monde de l’illégal. La crise frappe tout le monde, même les tueurs discutent de leurs prix et doivent voyager en éco.

En soi, le film n’a pas vraiment de suspense. Chaque gangster paraît plus paumé, décalé, incompétent, détruit, amateur que le précédent. Seul Jackie Cogan a le cynisme et la classe qui va avec et essaie de se dépatouiller comme il peut. Ceci dit, pas trop dur d’avoir un personnage qui a la classe quand on s’appelle Brad Pitt. Celui-ci qui tire surtout son épingle du jeu c’est Scoot McNairy (qu’on a pu voir dans Argo ou dans la série Bones) qui livre un jeu impeccable (magnifique scène du bar avec Brad Pitt) et aux antipodes du personnage de Mr Pitt.

Le manque de suspense n’est pas un problème en soi puisque le film semble surtout miser sur la qualité  et l’esthétique de ses scènes, son ambiance sombre soignée et la qualité de jeu de ses acteurs (James Gandolfini est excellent aussi, dommage que son personnage soit aussi ennuyeux). Le seul problème avec un film comme ça, c’est qu’il y a intérêt à avoir des répliques bien ciselées et un rythme impeccable tout du long. Et c’est là que le bât blesse. Andrew Dominik exploite un peu trop ces aspects-là, livrant pour le coup des scène trop longues avec des dialogues parfois bateaux.

On assiste au final à un film qui mélange des scènes stylées, très esthétiques (le trip de Russell et le premier meurtre de Cogan sont magnifiques) avec des moments mous du genou et des dialogues classes avec des répliques mises bout à bout sans but apparent.

Bref, du très bon, du bon et du long. Un bilan mitigé pour un film qui n’est toutefois pas à délaisser !

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2 réflexions sur “Cogan : Killing Them Softly

    • Il semble qu’on soit souvent d’accord 😉
      J’ai l’impression que ça fait très longtemps que je l’ai vu, mais ces deux scènes me sont restées plus que le reste, c’est bien un signe.

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