La petite pièce hexagonale

La petite pièce hexagonale - couvertureAuteur : Yoko Ogawa
Traductrice : Rose-Marie Makino-Fayolle

Résumé : Dans les vestiaires d’une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l’inconnue qui marche dans la rue accompagnée d’une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu’à une loge de gardien au milieu d’un parc. A l’intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale : la petite pièce à raconter…

Étrange et obsédante, cette courte histoire fait appel à la poésie et à l’imaginaire pour évoquer les mystères de l’introspection, de la confession et de la psychanalyse.

———-

Voilà longtemps que je n’avais pas lu, et encore plus longtemps pour Yoko Ogawa. Et je ne pouvais trouver meilleur livre pour reprendre. Même en prenant mon temps, il aura été trop vite terminé.

Court (je serais incapable de dire le nombre de pages, la petite pièce hexagonale fait partie d’une lecture sur liseuse), avec toujours ce style inimitable, voilà encore un livre qui se lit tout seul, sans efforts.

Le plus fort, c’est qu’en soi la petite pièce hexagonale n’a pas vraiment d’histoire (au sens d’une héroïne, des péripéties, une fin,….) Juste une tranche de vie, rythmée par différents personnages croisant la narratrice. Son rapport à son ex petit-ami qu’elle déteste tant sans raison apparente, cette femme qu’elle croise à la piscine et dont elle n’arrive pas à se détourner, là aussi sans raison apparente, et qui la mène à cette petit pièce hexagonale.

Pièce où les gens entrent pour… parler. « Gardée » par deux personnes qui la transportent de ville en ville, mais sans jamais s’immiscer dans la vie des visiteurs. Les gens entrent dans la pièce, y parlent et en sortent. La pièce est simple mais l’exutoire qu’elle représente est puissant.

L’histoire est tout aussi simple, sans rebondissements ni suspense. Mais elle captive. Il faut quand même avoir un sacré style pour que ça fonctionne. Si ce livre-ci me paraît légèrement mineur par rapport à d’autres œuvres de Yoko Ogawa, elle n’en demeure pas moins révélatrice d’un style envoutant, apaisant et extrêmement plaisant à lire.

Et puis finalement, une histoire comme celle-ci ne s’explique pas, elle se ressent.

Publicités

2 réflexions sur “La petite pièce hexagonale

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s