Ted

Réalisateur : Seth MacFarlane

Avec : Mark Wahlberg, Mila Kunis, Seth MacFarlane, Joel McHale, Giovanni Ribisi,…

Synopsis : À 8 ans, le petit John Bennett fit le vœu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son vœu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme. (Source : Wikipédia)

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Ted, par son scénario original, me tentait bien et après quelques semaines sans cinéma, paraissait être l’occasion rêvée de retrouver les salles obscures (d’un cinéma en plein travaux).

La question était aussi de savoir si l’idée de l’ours en peluche irrévérencieux allait faire pschitt (© J. Chirac), et finalement être un compromis mollasson entre la comédie faussement provocante et la comédie romantique sentant bon la guimauve.

C’était finalement faire un bien mauvais procès à  Ted (oui, je commence enfin à évoquer le film).

Ted emprunte à la fois au buddy movie, au conte (l’enfant qui fait un voeu pour faire vivre son ours), à la comédie à l’humour bien gras et à la comédie romantique, pour réussir à en faire un cocktail réussi. Ce qui n’était, à priori pas gagné. Les répliques drôlement… acerbes, salaces, cyniques, & co s’enchaînent durant tout le film (et ça ce n’est pas le signe d’une comédie réussie, je ne m’y connais pas !). Le film commence directement avec une voix off expliquant calmement  que les petits enfants à Noël s’amusent en toute innocence à frapper les petit juifs. Le ton est donné.
Bref, un humour qui tape juste (non, je ne dis pas ça pour les… enfin bref…), amplifié par cet ours en peluche (plus vrai que nature) qu’on n’oserait pas à mettre entre toutes les mains. Ce paradoxe entre la peluche et son attitude axée drogues, filles et alcool est évidemment le ressort comique principal du film. Mais pas seulement.

Côté scénario, sans aller jusqu’au bijou (faut quand même pas pousser), la construction permet au moins d’éviter les temps morts. Et sur la fin, de passer à un genre relativement différent tout en rehaussant par le même biais le rythme du film.
Autre point fort : les multiples références à d’autres films ou aspects de la culture de chacun avec plus ou moins d’importance (Flash Gordon demeure la référence principale, et de loin).

Peu d’acteurs dans ce film, on reste centré sur Ted (of course) et Mark Wahlberg. Même Mila Kunis fait personnage secondaire (tout comme son histoire d’amour avec le-dit Mark finalement).
Apparition (très) remarquée et cerise sur le gâteau : Norah Jones a un petit rôle mais illumine l’écran (je dis ceci en toute objectivité bien sûr).

Bref, une belle surprise, qui surprend par le niveau de son humour et sa capacité à faire plus qu’une succession de simples gags. Ted se hisse au dessus de la multitude de films du genre. A voir !

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2 réflexions sur “Ted

    • C’est vrai que l’ourson ne fait pas dans la dentelle mais l’humour bien gras, quand habilement utilisé, ça a ses bons côtés je trouve 🙂 Après, les goûts et les couleurs… 🙂

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