Marcello : nouvelles

Auteur : Daniel Boudier

4e de couverture : A travers les 17 nouvelles qui composent ce recueil, Daniel Boudier explore l’existence secrète des êtres. La nostalgie du temps perdu, les douleurs enfouies, l’abandon, le deuil, la solitude urbaine, les passions furtives, l’homosexualité, l’identité, la célébrité… Avec force référence au cinéma et à ses figures mythiques.

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Une fois de plus, l’opération Masse Critique de Babelio m’aura apporté un recueil de nouvelles.

Et pour celui-ci l’impression finale, celle qu’on se fait dans les quelques secondes suivant la lecture des derniers mots, est plutôt bonne. Pas facile pour autant d’en parler puisque ce recueil n’a pas non plus été un gros coup de coeur. Une lecture rapide et agréable.

Ce qui reste d’abord, c’est le style. Phrases courtes et percutantes, sans chichis, permettant une lecture fluide et un démarrage rapide. Certaines nouvelles auraient pu se prêter à un style plus « développé », mais je chipote…

Des nouvelles assez courtes et qui traitent (presque) toutes du quotidien, et plus particulièrement d’aspects plutôt pas très rigolos. La mort d’un père, la tristesse de n’avoir pas connu une grand-mère, un amour éphémère, un doudou perdu, des parents décédés et la vie d’après, un homme se réveillant de son coma après 19 ans,…

Les thèmes abordés ne font pas dans l’exceptionnel, pas vraiment de suspense non plus, le style prend donc une importance toute particulière. Et heureusement, puisque, même si mon impression finale est plutôt positive, toutes les nouvelles ne sont pas non plus transcendantes. Quelques unes d’entre elles m’ont même donné envie de très vite arriver à la suivante. L’homme se réveillant après 19 ans et qui trouve que toute cette technologie quand même, ça ne rend pas la société meilleure, bon… Je me limiterai à cet exemple, mais je me suis pris à espérer un peu plus de… subtilité pour certains thèmes assez casse-gueule.

En revanche, toutes les allusions (ou bien plus ; le titre par exemple) au cinéma sont très agréables et donnent au recueil une ambiance bien à lui. De même que certaines nouvelles bénéficient d’une structure particulière qui contribue à casser la routine de la lecture.

Les fins sont aussi particulièrement soignées. (et c’est un point qui me tient particulièrement à cœur pour un genre comme celui-ci.)

Marcello, publié en mars 2012 et premier ouvrage de Daniel Boudier, me fait donc espérer que celui-ci n’en restera pas là.

Les « happy end » n’existent jamais dans la vraie vie.

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