Blanche Neige et le chasseur

Réalisateur : Rupert Sanders

Avec : Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth, Sam Claflin, Bob Hoskins, Nick Frost,…

Synopsis : Dans une réécriture du conte des frères Grimm, le chasseur supposé tuer Blanche-Neige dans les bois devient son protecteur et l’aide à fuir. Pourchassés par le frère de la Reine, ils rencontrent, comme par hasard, sur leur chemin sept nains. (Mix entre le résumé Allociné et une modification de ma part)

———-

Curieux de voir cette adaptation, je n’ai finalement pas été déçu.

Et parce que je ne suis pas spécialement organisé, je commencerai par dire que ça fait plaisir de voir que Charlize Theron a choisi de tourner un film qui lui permet de montrer l’étendue de son talent et non de faire la potiche (non, je ne citerai pas Prometheus).

Ceci étant dit, l’attente que j’avais était uniquement sur la qualité de l’adaptation et non sur la filmographie du réalisateur (inexistante, ce film est son premier).

Au niveau de l’adaptation donc, le film réussit le pari de garder l’essence de la légende et de suffisamment l’adapter pour qu’elle soit regardable en y ajoutant un zeste de noirceur (exit donc la Blanche-Neige cruche, les nains tête à claque et la guimauve qui suinte de toute cette histoire). Cette noirceur reste cependant un peu trop sage.

Niveau personnages, celui de la méchante Reine est excellent (Charlize Theron l’est tout autant) et bien fouillé, et oui si elle est méchante, c’est pas pour rien non plus. Blanche Neige se secoue enfin les puces, et ne s’apitoie pas sur son sort du genre « Mais pourquoi ça m’arrive à moi d’abord ? ». Kristen Stewart est d’ailleurs très crédible dans le rôle et apporte au personnage le bon mélange de force et de fragilité. Après, pour le Chasseur, j’ai trouvé Chris Hemsworth un brin transparent, surtout à partir du moment où les sept nains font leur entrée. Passé la surprise de voir l’excellent Nick Frost, on adore très vite les sept gaillards tout en regrettant qu’ils arrivent si tard dans le film.

Bref, les deux rôles féminins prennent largement l’ascendant sur leurs homologues masculins (excepté les nains peut-être, mais le temps de jeu n’est pas vraiment équilibré…)

Il est, en revanche, dommage que la fin du film ait été si bâclée (je ne parle pas du « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », le film réserve à ce niveau une surprise assez agréable). Le coup du « Allez, on rassemble une « armée » en quelques minutes et on balance tout ça sur un château », on est en droit, de nos jours, d’attendre un peu mieux que ça. Le combat qui suit est tout aussi caricatural et c’est bien dommage.

De même, quelques scènes ou comportements sont plein de longueurs ou de caricatures, et contribuent ainsi à ravaler le film du rang d’excellente adaptation qui restera dans les mémoires à très bon divertissement (ai-je mentionné la musique passe-partout qu’on a l’impression d’avoir écouté 36 000 fois ?). Ceci dit, très bon divertissement c’est pas mal du tout.

Publicités

2 réflexions sur “Blanche Neige et le chasseur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s