L’avenir commence demain

Auteur : Isaac Asimov

Résumé: Voici quelques aperçus étonnants sur les  » futurs probables  » qui attendent notre humanité. Tous les ennuis du monde est l’histoire tragique d’un ordinateur géant, Multivac, qui, doué d’une puissance intellectuelle illimitée, découvre un jour la  » difficulté d’être « . L’affreux petit garçon raconte comment un jeune néandertalien arraché à notre préhistoire est devenu le cobaye d’une impitoyable expérience scientifique. Avec un mélange inimitable d’humour et de réalisme, combinant la science et la fantaisie, Asimov parvient magistralement dans ce recueil de neuf récits, désormais classique, à nous dévoiler l’imprévisible.

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Je me demandais au début comment parler de ce recueil de nouvelles. Et puis finalement, chaque nouvelle allant du très bon au génial, il m’apparaît tout naturel de traiter de chacune d’entre elles.

Tous les ennuis du monde – Un super-ordinateur qui gère la planète entière, et à qui chaque individu confie ses pensées, ses secrets, ses actions… Une sécurité totale, une liberté nulle. Mais cet Ordinateur est sans doute un peu trop évolué pour son propre bien-être.

Profession – Une société où chaque homme à travers des tests se voit assigné le métier qu’il lui faut, ensuite les connaissances lui sont inoculées en une fois. Plus d’apprentissage sur le long terme, pas assez rentable. Mais qu’arrive-t-il à ceux, dont George le héros, qui n’entrent pas dans une case et préfèrent penser par eux-même ?

Sept fois neuf – Un homme, petit technicien de seconde zone a redécouvert le calcul mental, sans ordinateur et c’est toute la société qui s’en trouve bouleversée. Le calcul mental comme moyen de se sortir de la domination des ordinateurs. Car, qui aurait cru que l’humain pouvait imiter l’ordinateur ?

La nuit et la mort – Cette nouvelle est plus classique mais tout aussi agréable à lire. Elle se présente sous la forme d’une nouvelle policière avec 4 hommes voulant trouver le coupable et se soupçonnant l’un, l’autre. Très Hercule Poirot avec tous les suspects dans la même pièce.

Je suis à Port-Mars sans Hilda – Plus légère, humoristique mais tellement bien écrite (A la 1ère personne) que l’immersion est immédiate. 3 suspects, 1 coupable à trouver. Sachant que l’agent en charge est obnubilé par une femme qu’il doit retrouver…

Les tendres vautours – Nouvelle très intéressante, elle est uniquementdu point de vue d’extra-terrestres observant la Terre. Un point de vue trop rare en SF. Il est question de l’évolution technologique menant au nucléaire. Le tout manque un peu de consistance mais reste agréable à lire.

Avec un S – Un homme veut changer de vie, va consulter un numérologue qui lui donne la réponse. On ne voit pas trop où tout cela mène, c’est même un peu confus et la fin donne une nouvelle dimension au tout. Bien amené !

L’ultime question – Une des meilleures, si ce n’est la meilleure. On retrouve le super-ordinateur de la 1ere nouvelle, mais cette nouvelle-ci se déroule sur des centaines de milliards d’années. Quelque soit l’époque, une même question posée à l’Ordinateur ne trouve pas de réponse… Et lorsque celle-ci arrive… Une fin de génie !

L’affreux petit garçon – La dernière reprend le thème connu des interactions entre époques. Et plus que la dimension scientifique c’est une nouvelle pleine d’émotion. Il est écrit sur Wikipédia que c’était une des nouvelles préférées d’Isaac Asimov.

Toujours intelligent, surprenant, drôle et/ou ironique (L’homme qui considère le fait de revenir au tout-manuel et se passer totalement des machines comme un progrès. Mais trouve en fin de compte le moyen d’améliorer ses compétences pour mieux faire la guerre..), ce recueil de nouvelles laisse s’exprimer le génie d’un Asimov maîtrisant parfaitement l’art de la nouvelle.

Chaque nouvelle traite d’un thème bien précis ; Le tout sécuritaire, l’apprentissage, le nucléaire, la place de l’homme dans l’Univers, et en règle générale la nature humaine avec tous ses travers, ses perversions, mais aussi parfois ses bons côtés.

Chaque chute est soit étonnante soit tellement bien amenée qu’on en reste bouche bée. Ce recueil a été écrit en 1959 et pourtant le style me laissait penser que le tout avait été écrit bien plus tard.
Un excellent moyen de découvrir le maître !

[…] Donc sept fois trois, cela fait vingt et un.

– Et comment pouvez-vous le savoir ? demanda le député

– Je me le rappelle tout simplement. Cela donne toujours vingt et un sur l’ordinateur. Je l’ai vérifié à de nombreuses reprises.

– Ce qui ne signifie pas qu’il en sera toujours ainsi, n’est-ce pas ? objecta le député.

p128

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