Beginners

Film de Mike Mills

Avec : Ewan McGregor, Christopher Plummer, Mélanie Laurent, Goran Visnjic,…

Synopsis: Oliver, illustrateur a Los Angeles, collectionne les ex et les déceptions amoureuses. Quand son père, Hal, tire sa révérence après avoir fait son coming-out a 75 ans et rejoint avec entrain la communauté homosexuelle, Oliver se penche sur ses relations familiales et ses échecs sentimentaux. Et il hérite d’un chien philosophe et bavard. La dépression guette. Jusqu’au jour où il rencontre Anna…

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Un excellent film ! De ceux qui font peu parler d’eux mais qui ont un charme indéniable. Il m’a fait penser à (l’excellent) Eternal sunshine of the spotless mind, sans la dimension complexe/SF. Mais les deux ont cette calme mélancolie.

Pas besoin à la fin du film de se demander si j’ai aimé ou non, du début à la fin, j’avais le sourire aux lèvres. Si c’est pas un signe ça…

Beginners suit Oliver (Ewan McGregor, fragile et juste) essayant de gérer la mort de son père (Christopher Plummer, touchant et heureux), qui a eu lieu quelques mois plus tôt. Le film, tout comme l’esprit d’Oliver, mélange le présent et le passé. Avec ce système de flash-backs constants, on fait connaissance avec ce père qui après 44 années de mariage et la mort de sa femme annonce son homosexualité et compte bien en profiter. C’est cette tranche de vie entre le coming-out et la mort que l’on vit avec lui. Les flash-backs pour Oliver remontent jusque dans son enfance pour plusieurs scènes avec sa mère.

Le présent sert de fil directeur avec la rencontre entre Oliver et Anna (Mélanie Laurent, sublime de naturel).  Mais comment gérer une relation quand on a comme modèle un couple de parents qui ne se sont pas aimés comme les autres couples, et une série de naufrages sentimentaux. Car oui, Oliver en matière d’amour est un « beginner «  tout autant que pour le bonheur.

La dimension romantique n’est pas si présente, ou du moins elle se noie dans une mer d’autres thèmes : L’homosexualité, la dépression, le deuil,…

Et au service de ces thèmes, des idées géniales du réalisateur : Le personnage du chien, dont les pensées sont sous-titrées (Il a de toute façon toujours un comportement qui fait qu’on a vraiment l’impression qu’il comprend tout), ou toutes ces cartes postales qui de temps à autre nous montrent une époque « Voici le soleil, la nature, les femmes, le bonheur, etc…  en 1965, 2003, etc… »

On rit (Oliver qui tagge sur les mers des dates historiques pour la « sensibilisation historique » notamment), on sourit, on compatit,… Bref on passe par toute une palette d’émotions.

Après, on a un petit peu l’impression que le réalisateur a voulu caser tout un tas de thèmes différents (Moi ça ne m’a pas dérangé en tout cas), et une autre erreur de sa part : Avoir pris Goran Visnjic pour le rôle du petit ami du père, qui oscille entre la caricature et mauvais jeu… Enfin bon… Rien n’est parfait ! (Heureusement)

Edit : J’oubliais de dire que j’ai vu ce film en VO, et que décidément j’adore ça. Pour un film comme celui-ci en plus, ça ajoute un charme fou (Contrairement à un Transformers où que ce soit VO ou VF je m’en tamponne l’oreille avec une babouche.)

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