La belle mort

Auteur : Mathieu Bablet

Résumé de l’éditeur: La fin de l’humanité a eu lieu. Les insectes venus de l’espace infini sont maintenant les maîtres de la terre. À quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l’invasion dévastatrice. Cherchant un but, une destinée justifiant leur futile présence dans un monde en ruine, ils ne se doutent pas qu’ils font partie d’un plan bien plus vaste, quelque chose qui les dépasse complètement et qui implique un autre survivant…
La belle mort est un survival horrifique et poétique, une BD belle à en crever signée Mathieu Bablet, jeune prodige et nouvelle recrue du Label 619.

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Ca se fête : Je critique ma première BD (Grâce à Babelio et son opération Masse Critique spécial BD, merci à eux.)

Pour commencer, l’ouvrage en lui-même. Rien que la dimension, la couverture, l’épaisseur et l’odeur de neuf ; C’est un beau livre. (Oui bon, rien de bien constructif mais j’ai eu cette impression alors je la partage !)

L’histoire ensuite ; Des survivants dans un monde post-apocalyptique qui m’a tout de suite fait penser à La route ou Je suis une légende, du moins pendant un temps. Car il y a une différence de taille. On a la cause de tout cette désolation : Des insectes venus de l’espace. (Oui, à lire comme ça, ça peut paraître bizarre mais Mathieu Bablet maîtrise son sujet.)
On retrouve aussi un « univers psychologique » propre à ce genre d’univers ; Que faire quand on est un survivant ? Pourquoi survivre ? Comment réagir ? Ou comme le dit Wayne, un survivant : « A-t-on le devoir de survivre pour tous ceux qui sont morts ? » Tout est traité avec humour et sérieux, poésie et réalisme ; Bref, bien dosé !

La BD est divisée en cinq chapitres (Je dirais plutôt six avec l’introduction et sa fin qui m’a tant surpris et amusé.)
Les deux premiers permettent de suivre le trio de survivants, et leur quotidien, leurs interrogations,… On passe ensuite à un registre plus S-F qu’anticipation avec une présence accrue des insectoïdes et l’arrivée d’une autre… « survivante ».. La différence m’a surpris, son développement m’a intéressé. J’ai cependant regretté la présence d’un personnage, dit « L’anomalie », pourtant bien introduit, mais dont le développement m’a laissé perplexe. De trop en somme, le récit était assez riche pour s’en passer.

Le dessin ensuite. Dur d’en parler, c’est vraiment au goût de chacun. Là, je suis partagé : Les couleurs et l’environnement sont superbes ! Mathieu Bablet sait mixer les couleurs et les détails pour en mettre plein la vue, là aucun doute. Vraiment très agréable. En revanche j’ai nettement moins accroché sur sa façon de dessiner les personnages (Et les insectes un peu aussi). Ca ne m’a heureusement pas empêché d’apprécier la BD (Ce dont j’avais un peu peur au début) Pour vous laisser juger, en voici un extrait.

Au final, une très bonne surprise, un univers dont on admire le coup de crayon, un scénario qui tient la route, et maintenant que j’y pense une construction très bien ficelée : Par ses chapitres, ses flash-backs, son intro et sa conclusion…

https://blogameni.files.wordpress.com/2011/06/planche29cmjnbis2.jpg?w=300

Extrait 2

Extrait 3

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