Tu verras

Auteur : Nicolas Fargues

Résumé: C’est d’imaginer ce qu’il pourrait ressentir si son fils venait à mourir brutalement qui a été pour N. Fargues le point de départ de ce roman, qui adopte le motif de l’enfance pour parler d’amour et de solitude. Dans les jours et les semaines qui suivent la mort accidentelle d’un préado, son père revit les circonstances du drame mais aussi leur vie et tout ce qui commençait à les opposer.

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Il se dégage indubitablement quelque chose de fort de ce livre.

Et puis il faut avouer que la plume de Nicolas Fargues  facilite grandement les choses ! Faire ressentir ce qu’on ne pourrait ressentir habituellement, c’est peut-être aussi ça un bon auteur. Les mots sonnent juste,  le traitement de la perte de l’enfant est traité sans clichés.

L’écriture se laisse aller, divague, se perd au rythme des pensées du père. Les répétitions sur les même choses reviennent encore et encore comme une chanson qu’on n’arrive pas à se sortir de la tête. Mais ça reste heureusement facile à suivre.

Pourtant, je ne suis pas émerveillé, et je ne sais pas si je m’en souviendrai après quelques futures lectures. Un peu comme J’étais derrière toi que j’avais adoré mais dont je peine à me souvenir de l’histoire.

Ce père trop intransigeant, conservateur, vieux-jeu, « bonnet de nuit » de son propre aveu  qui ne fait presque que regretter son attitude trop conservatrice vis-à-vis de son fils. Ce père, en dehors de son chagrin, m’a ennuyé. Sachant qu’il est celui qui raconte l’histoire, c’est un petit peu gênant.

C’est vraiment une impression bizarre ; J’ai pourtant été… conquis par l’ambiance générale, par le thème, par le style. J’ai « compris » la détresse de ce père qui enterre son fils. Mais ce sont de petites choses qui ont en quelque sorte parasité la lecture.

Peut-être est-ce à cause de ce voyage du père au Burkina Faso, que je n’ai pas vraiment compris. Qu’il s’y déplace… Bon d’accord, il a besoin de changer d’air, il se fiche un peu de tout, etc… (Quoique la façon dont il y va m’a aussi laissé perplexe) mais ce qui s’y passe… Bof. La fin aussi. Ce n’est pas vraiment une fin d ‘ailleurs. Ouverte sans doute ; trop ouverte certainement. Je n’ai pas eu l’impression d’être à la fin du livre, mais simplement à la fin d’un paragraphe. Etrange. Ou toutes ces « références concrètes à la réalité » (Je ne sais pas bien comment exprimer ça !) : Les rappeurs, Facebook, Msn, etc…

De toute évidence même en l’appréciant, je n’ai pas été vraiment « dedans » mais je le conseille quand même !

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