Archives de Tag: S-F

Les Gardiens de la Galaxie

Réalisateur : James Gunn

Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace,…

Résumé : Star-Lord rassemble une équipe d’aliens pour défendre la galaxie, menacée par Ronan et son armée, qui cherchent un mystérieux globe volé. (Source : Senscritique)

Bande-annonce


 

Aussitôt sorti, (presque) aussitôt vu. Il faut dire que j’attendais ces Gardiens de la Galaxie avec impatience.

Première fois depuis longtemps qu’on a affaire des nouveaux venus dans l’univers (cinéma) Marvel aussi, c’est pas rien !

Bilan tout ce qu’il y a de plus positif à tous les niveaux.

Casting original d’abord. Un aventurier "Han Solo style", une Na’vi verte et meurtrière, un raton-laveur intelligent, cupide et mal-embouché, un mini-Ent (avec moins de vocabulaire) et un catcheur très premier degré. Ça donne pas envie ça, sérieux ? Bon, le méchant est très moche et très méchant, aucune surprise là-dessus.

D’ailleurs de surprise, il n’y en a pas vraiment. Tout le monde court après un artefact très puissant (non, ce n’est pas le Tesseract) ; on trouve aussi la bande de (anti-)héros différents-mais-complémentaires-qui-mettent-un-peu-de-temps-à-bien-fonctionner-ensemble, le vilain méchant  tellement vilain que je n’ai pas reconnu Lee Pace (*Pub inside*  de Halt & Catch Fire, critique à venir sur ce blog), un héros qui a une histoire familiale assez spéciale, une bataille finale,…

Ceci dit, tout cela n’est pas du tout négatif, au contraire. On est en terrain (presque) connu au niveau ficelles scénaristiques mais dans le même temps James Gunn s’amuse. Et le fait bien.

Voilà, c’est une des raisons. Les Gardiens de la Galaxie est un blockbuster Marvel mais avec une bande originale axée 70s/80s. Et mine de rien, cette musique crée une ambiance géniale. À cela est ajouté un art de la couleur : vaisseaux, décors, costumes,… y a de l’arc-en-ciel à tous les étages. Sauf celui du vaisseau du méchant, encore une fois minimaliste, sombre et inquiétant (genre, on ne peut pas être méchant et aimer les couleurs vives…).

Autre + du film : L’humour. Il y en a toujours dans les Marvel, à différentes doses mais Les Gardiens de la Galaxie détient la palme je pense. Et là aussi James Gunn réussit un sacré pari : Avoir un film de space opera qui tient méchamment la route tout en ayant l’air de ne pas se prendre au sérieux.

Le scénario aussi est très bon – même si très classique – : des personnages attachants, un univers complet, pas de démarrage poussif (et pour un nouveau venu c’était pas forcément gagné), de l’action et du calme bien mélangés,… et évidemment un peu de bons sentiments via Star-Lord et sa môman mais ça j’imagine qu’on ne pouvait pas y couper.

Et enfin, Les Gardiens de la Galaxie c’est surtout de nouvelles perspectives, de nouveaux personnages… Bref, un bon bol d’air frais. Et ça fait du bien, après les Iron Man/Thor/Captain America 1/2/3,…

Ah oui, c’était aussi quand même l’occaz de voir Thanos sur plus qu’une scène post-générique.

Ah oui (promis, je m’arrête), par contre, la scène post-générique des Gardiens m’a beaucoup déçu. Il suffisait de s’arrêter sur la petite danse de la scène d’avant.

Ah (je fais ce que je veux :-p), comme on me l’a si astucieusement fait remarquer : comment les piles du baladeur de Star-Lord peuvent-elles encore fonctionner après 25 ans d’utilisation ?


Lucy

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi, Amr Waked,…

Résumé : A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté,  une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités. (Source : Allociné)

Bande-annonce


 

 Lucy. Beaucoup de curiosité en entrant, beaucoup de perplexité en sortant.

Pas de doute, c’est du Besson à 100%. Réalisé, scénarisé, produit. M’enfin on est encore loin du Besson du Cinquième Élément.

Le pitch rappelle Limitless ; on utilise qu’une petite partie du cerveau mais prenez un peu de machin synthétique et hop on utilise beaucoup plus. Là s’envolent tous points communs et presque mon intérêt.

Luc Besson m’avait quasiment réconcilié avec lui-même avec Malavita, il ne manquait plus que Lucy et il m’avait à 95% dans la poche. C’était presque déjà le cas avec la bande-annonce : Scarlett Johansson, un pitch qui envoie du pâté poitevin, beaucoup d’effets spéciaux.

Au final qu’est-ce qu’on a ? Scarlett Johansson et beaucoup d’effets spéciaux. J’imagine Luc Besson vomiss… écrivant son scénario "Mmhh, là on met des effets spéciaux, là une punch line… Zut l’histoire entre les deux prend trop de place, on la vire". Je caricature, mais le monsieur semblait avoir oublié les mots développement et subtilité.

Il n’y a pas que du mauvais (heureusement). Tout va à cent à l’heure, difficile de réfléchir (paradoxalement). C’était peut-être le but, j’ai eu l’impression de souvent penser "Mais là, pourquoi il… ? Ah, mais il manque un bout de film, l’autre n’a pas… ah mais comment elle… ?" Mais les effets spéciaux sont très réussis et l’histoire se suit plutôt facilement.

Allez je m’organise. Les personnages ; le méchant est un méchant mafieux taïwanais qui n’a pas appris à ses abrutis d’employés qu’on ne frappe pas un ventre fraîchement ouvert et rempli de drogue, un flic qui confie son cerveau à Scarlett au premier coup de téléphone (bon là je ne le blâme pas), une Scarlett qui… fait ce qu’elle semble avoir à faire, un scientifique qui semble être là pour founir à Scarlett quelqu’un qui comprend ce qu’elle vit (ben oui, si c’était quelqu’un qui ne comprend pas, ça rallongerait le film),… et voilà.

La musique est forte, rythmée et forte. Les effets spéciaux sont très présents, bien faits et très présents. La réalisation, basique. Les cascades de voitures sonnent comme une réminiscence nostalgique de Taxi. Les multiples images de Discovery Channel,.. là je sèche,… là pour enfoncer le clou des fois qu’on aurait pas tout compris ?

Bref, c’est sympa (si, si) mais quand on creuse… Non, franchement c’est du divertissement honnête. C’est juste que j’en attendais un poil plus, mais c’est tout…


Le Meilleur des mondes

Auteur : Aldous Huxley

Date de parution : 2002
Éditeur : Pocket

4e de couverture : Les expérimentations sur l’embryon, l’usage généralisé de la drogue. Ces questions d’actualité ont été résolues dans l’Etat mondiale totalitaire, imaginé par Aldous Huxley en 1932.

-

Comment tomber dans le piège du "classique" en 1 leçon…

Le livre m’étant littéralement mis entre les mains, j’ai enfin pu commencer Le meilleur des mondes. Grande réputation,  souvent cité au même niveau que 1984, j’en attendais d’autant plus que j’emporterais 1984 sur une île déserte (cf Babelio).

Mais la rencontre a très mal commencé. Le début est trèèèès laborieux, plein de descriptions techniques, de personnages arides et peu (pas) intéressants. Mais bon. C’est un classique et puis je vais toujours jusqu’à la fin.

Heureusement, le Sauvage apparaît, personnage extérieur à cette société quelque peu spéciale, mais aussi fascinante que dérangeante. Petite note d’espoir, le personnage est intéressant, le point de vue neuf, bref il se passe quelque chose.

Et…. le soufflet retombe. Ça se remet à tourner en rond, les personnages autour du Sauvage redeviennent peu intéressants. Et j’arrive à la fin avec grand soulagement.

Vous l’aurez compris, je suis complètement passé à côté. Lu sur quelques pages, reposé pour plusieurs jours, repris pour quelques pages, reposé pour plusieurs jours,… L’immersion a été quasi-nulle.

La facette dystopie est très intéressante, aucun souci là-dessus. Comme tout livre du genre elle invite à la réflexion (sexualité, bonheur, drogue, stabilité sociale, tout y passe), a son originalité qui la distingue nettement d’un 1984. Là, chapeau. Mais sur tout le reste,… le scénario est décousu, les personnages j’en ai déjà parlé et le style m’a laissé de marbre. Le fond est riche mais la forme rebutante.

Ça ne peut pas fonctionner à chaque fois. D’autant plus dommage,  que je voulais vraiment l’aimer celui-là.


La stratégie Ender

Réalisateur : Gavin Hood

Acteurs : Asa Butterfield, Abigail Breslin, Harrison Ford, Hailee Steinfeld, Ben Kingsley, Aramis Knight, Viola Davis,…

Synopsis : Dans un futur proche, une espèce extraterrestre hostile, les Doryphores, ont attaqué la Terre. Sans l’héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu.
Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les meilleurs jeunes esprits pour former des officiers émérites et découvrir dans leurs rangs celui qui pourra contrer la prochaine attaque.

-

La Stratégie Ender est le premier film qui passe dans la ville où j’habite, premier film parmi ceux que j’aurais voulu voir (Il était temps, Inside Llewyn Davis, Cartel). Autant dire que j’y allais avec impatience.

Seul dans la salle, salle minuscule, même le dernier rang est collé à l’écran, fauteuil qui fait bien mal au dos, pas grave, j’ai vraiment envie de passer un bon moment. J’ai presque décidé que j’aimais déjà le film et que de toute façon la critique serait bonne.

Générique de fin. Et là, problème. Je ne sais pas quoi penser de La stratégie Ender.

Le problème c’est que le film va très vite sur beaucoup de choses, taillant son chemin à la débroussailleuse. Même Harrison Ford m’a laissé de marbre, de même que le gamin jouant Ender. J’hésitais perpétuellement entre l’attachement et l’exaspération. Bonne bouille, bonnes réactions, mais trop de perfection.

Contexte général : L’Humanité est sortie exsangue de la guerre contre les Doryphores (oui, c’est le nom des méchants Aliens. Sans doute venus sur Terre pour ses pommes de Terre). Et n’a trouvé comme défense que d’entraîner les enfants les plus intelligents pour préparer la prochaine guerre.

Le concept de l’enfant-soldat 2.0 est intéressant. Leur contexte d’entraînement, où chaque marmot et chaque ado est en compétition avec les autres tout en évoluant au sein d’une équipe, où la pression est quotidienne, tout ça est très bien. Le sergent-instructeur qui leur gueule dessus en revanche ça l’est beaucoup moins. Sérieux, on en est encore à recycler du Full Metal Jacket à la sauce Gravity ?! L’adolescent chef d’équipe (petit de taille évidemment, quitte à être dans le cliché) qui prend en grippe le nouveau, ça aussi c’est d’une originalité folle. Le colonel qui ne voit dans ses enfants que des soldats et qui s’oppose au major qui, elle, est dans une approche plus humaine, ça aussi c’est top…

Je ne saurais l’expliquer mais certaines choses sonnent faux, artificiel. La VF n’aide pas du tout ceci dit. D’un autre côté, il y a beaucoup de choses intéressantes, mais c’est comme si le film ne pouvait que gratter la surface d’une histoire beaucoup plus complexe. Le film suit toute la formation d’Ender, c’est un processus qui prend du temps et pourtant le film va à toute vitesse.
En revanche, j’applaudis la fin. Là, je ne l’avais pas vue venir.

Les effets spéciaux sont excellents, les costumes aussi (bon, tout est très neuf, très beau, toussa toussa) et le rythme agréablement spécial. Car La stratégie Ender c’est avant tout la formation du héros, en école militaire certes mais même si les situations qui se présentent sont assez convenues, les réactions d’Ender sont intéressantes. Cette formation dure d’ailleurs… ben tout le film.

Je ne critiquerai pas le côté Matrix (pas pour les lunettes noires ou les ralentis mais sur le côté "élu"). Après tout, on commence à être bien habitué au fait qu’un seul humain sur des milliards peut sauver ses copains. Comme de par hasard !

Bref, ce film m’énerve. Il y a d’excellentes choses, d’autres potentiellement excellentes et certaines beaucoup moins. Je ne cesse de lire que le film ne fait pas honneur à la complexité du livre. A rajouter dans la liste des bouquins à lire donc.

Edit en mode "quelques jours après" : Bon, ben… pas de souvenirs impérissables. Bon quand même mais avec toujours la petite voix qui dit "oui, c’était bien, m’enfin bon… voilà quoi, on s’comprend hein ?"

Edit bis : Pis c’est pas la critique qui est longue, c’est la colonne qui est petite :)

 


Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

Bande-annonce

-

Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.


Gravity

Réalisateur : Alfonso Cuarón

Acteurs : Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris

Résumé : Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky qui effectue son dernier vol avant de prendre sa retraite. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. (Source : Cinétrafic)

Bande-annonce

-

Un autre excellent cru 2013.

Qui n’a pas entendu parler de Gravity ? Le pitch est simple. Des astronautes font leur job dans l’espace, dansent la macarena, bref la routine. Mais, évidemment un pépin (ou plutôt des milliers de pépins lancés à 80 000 km/h) arrive et les deux survivants doivent… survivre et donc regagner la Terre. Pas besoin d’aller plus loin, on peut d’ailleurs reprocher à Gravity son scénario un peu trop simple mais celui-ci recèle plus de trésors que prévu et l’enrobage est juste… magnifique (plein les z’oreilles et plein les mirettes).

Parlons donc esthétique, effets spéciaux et plans. Bref, le visuel. Là, pas de doute, c’est magnifique, époustouflant, fantastique, vertigineux, tourneboulifiant et fantastibuleux. Et, parce qu’il faut le reconnaître, la 3D mérite ici largement sa place. Comme quoi, tout arrive. Alfonso Cuarón sait s’en servir, sait se servir de l’environnement vide et angoissant, sait nous balancer des plans admirables (jusqu’à la scène de fin, très forte).

Gravity oppresse, Gravity angoisse et le silence n’en est que plus terrible. Même si pour le coup, moins de musique et plus de silence aurait sans doute aidé encore plus à l’immersion. Je chipote un peu car un film qui immerge autant le spectateur (par le spectateur j’entends votre serviteur of course), c’est rare. On n’est pas dans un bête film dans l’espace. Ici, l’environnement est véritablement mis en valeur.

Je passerai très rapidement sur les interprètes dans la mesure où ils ne sont que deux + 1 voix (c’est Ed Harris en même temps. Merci générique). Sandra Bullock est bluffante (d’autant plus quand on voit que son autre film 2013 est la comédie Les flingueuses. Cette femme est un caméléon). Bref, bluffante de sobriété et de talent. George Clooney est parfait dans son rôle, même en étant bien moins présent. D’autant qu’Alfonso Cuarón a l’excellente idée de le rappeler à notre bon souvenir.

Là où Gravity est intéressant, c’est sur le cheminement qu’il fait prendre. Le film se termine, on se remet des émotions ressenties durant 1h30 (court et intense), on se dit que quand même c’est un putain de beau film. Puis, on se dit que bon, l’héroïne a quand même bien la poisse mais que le scénario est ptête un brin faiblard. Mais bon, c’est une histoire de survie, dans l’espace, ça réduit pas mal le champs des possibles surtout quand le film joue autant la carte du réalisme. Ah, le réalisme… là on se dit que quand même la fin est un peu bancale et qu’il y a quand même des grosses ficelles (mais que c’est un putain de beau film).
Finalement, on réfléchit à d’autres éléments, d’autres plans. A cette femme qui a un passé qui se trouve mêlé très discrètement à sa mission (tout le truc de lâcher prise qui revient à au moins 2 occasions, de tourner la page, de renaître, d’évoluer. Et avec ces deux derniers verbes je pense que ceux qui ont vu le film comprendront).

Gravity est magnifique (est-ce que je l’ai déjà dit ?), son scénario n’est certes pas son point fort, comporte certaines bancalités (ça se dit ça ?), mais tout film ne peut s’appeler Prisoners. D’autant que celui-ci a aussi ses p’tites cachotteries. La fin est certes assez discutable, plus de noirceur aurait été sympa. Mais bon…
Là où j’ai un peu peur c’est sur le rendu de Gravity sur petit écran et en 2D. Est-ce que ça ne va pas trop réduire l’intensité du film ?

En tout cas, ça m’a soufflé et je n’en demandais pas plus.

Pis c’est bête mais dans le générique de fin, Alfonso Cuarón remercie David Fincher. Et ça m’a fait plaisir.

Ah, voici d’autres excellents articles sur le film : Gravity par Smellslikerock et Gravity par Tix et Mickdeca


Le dernier pub avant la fin du monde

Titre VO : The World’s End

Réalisateur : Edgar Wright

Acteurs : Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman, Rosamund Pike, Eddie Marsan, Paddy Considine,…

Résumé : Vingt ans après avoir accompli une tournée de bars épique, 5 amis d’enfance se réunissent quand l’un d’entre eux se met en tête de reprendre le marathon de la boisson. Ils se rendent donc dans leur ville natale, pour se rendre jusqu’au bar fantasmatique The World’s end… (Source : Allociné)

Bande-annonce

-

Le dernier pub avant la fin du monde clôt avec brio la trilogie Blood and Ice Cream du trio gagnant Edgar Wright/Simon Pegg/Nick Frost.

Après avoir parodié le film de zombies et le film policier, The World’s End (le titre VO est plus court. Et mieux aussi) s’attaque à la S-F.

Mené par un Simon Pegg survitaminé, le film envoie du pâté. Bon, pas en permanence, la S-F ne débarque qu’assez tard finalement, et le film a une longue scène sur la fin qui est bien trop… ben… longue. On retrouve la patte Edgar Wright dans la réalisation, l’humour anglais dans les situations complètement WTF et dans les comportements des personnages (le monde est envahi ? M’en fous, je finis mon barathon).

The World’s End, c’est aussi, (et avant tout ?) un film de potes (en ça, le film est sans doute plus proche que Shaun of the Dead que de Hot Fuzz). La bande de copains qui se reforme pour faire la tournée des bars qu’ils n’ont pas fini quelques dizaines d’années auparavant,… le signal est clair. De la bière, des copains et des robots en pagaille (qui a dit "Voilà bien un film de mecs" ?). Et au milieu de tout ça, la charmante Rosamund Pike, hélas, rangée au rayon des personnages féminins présents dans le film parce que quand même il faut au moins une femme (de préférence plutôt très jolie) dans le casting.

Toutefois, et parce qu’une comparaison s’impose, j’ai moins accroché sur ce dernier opus que sur les deux premiers. Ce n’est pas à cause de la touche sérieuse du film pas forcément hyper subtile sur le gars qui refuse de grandir et s’accroche à un passé adolescent glorieux  (Simon Pegg est d’ailleurs carrément bon sur la scène presque-finale d’explications avec Nick Frost). Ce n’est pas à cause de la scène super longue et molle du genou lors de la discussion avec le Boss final. Ce n’est pas non plus à cause du démarrage un tout p’tit peu long ou de moments où je me suis demandé où le film pouvait bien aller. C’est plutôt à cause de… ben… disons un peu de tout ça. Plus le fait que les robots ne sont finalement pas très flippants. (Zombies 1 – Robots 0)

Il n’en reste pas moins qu’avec un film réussi en plus à son actif, Edgar Wright figure, pour le moment, sur la liste des réalisateurs qui ont réussi le sans-fautes (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim, Le dernier pub avant la fin du monde. Je défie quiconque de trouver un mauvais film dans la liste. Et non, ne pensez même pas à mentionner Scott Pilgrim, véritable bijou cinématographique).

C’est aussi un vrai plaisir de voir ensemble Martin Freeman, l’hybride Pegg/Frost et d’autres têtes anglaises connues à  défaut de leurs noms.

C’est également une vraie déception d’avoir vu ce film en VF. Vivement la sortie du coffret DVD de la trilogie.

C’est enfin un vrai plaisir de voir un film marrant, pas prise de tête et débordant d’énergie.


Némésis

Auteur : Isaac Asimov
Traducteur : Monique Lebailly

Date de parution : 1991

Résumé : Némésis, l’étoile du châtiment, se dirige inexorablement vers le soleil. Mais les Terriens n’en savent rien, car l’astre mortel est caché par un nuage de poussière. Le danger n’est connu que de quelques savants postés sur un lointain satellite artificiel, mais certains d’entre eux, oubliant la solidarité des hommes, ne pensent qu’à fonder une société nouvelle sur Erythro, une planète du système de Némésis. (Source : Babelio)

-

"Ce livre ne fait pas partie de la série Fondation, ni de celle de l’Empire, ni du cycle des Robots." Isaac Asimov.

C’est une des raisons qui m’a fait lire Némésis. Ça et l’envie de lire autre chose que ses recueils de nouvelles. Non pas que je sois lassé (comment pourrait-on l’être ?), mais curieux plutôt.

Bilan des courses, un roman fort sympathique, pas un coup de cœur donc, mais-bon-on-peut-pas-avoir-un-coup-de-coeur-à-chaque-fois.

La Terre est toujours là, mais les humains vivent aussi dans l’espace, dans des colonies pour être précis, raillant et méprisant la planète-mère. Ceux-ci se sont divisés par race dans chaque colonie, aiment l’homogénéité, la propreté, l’uniformité,… bref deviennent chiants et racistes comme c’est pas permis. Une colonie, Rotor, a réussi à partir du système solaire et s’est installée autour de Némésis, une naine rouge et de son satellite, Erythro. L’Événement de Némésis c’est que cette étoile va, dans 5000 ans (et des poussières), passer très près de la Terre et rendre celle-ci inhabitable. Voilà pour l’événement -pour le moins- perturbateur.

Némésis se situe au croisement de la S-F, bien sûr, et du thriller psychologique (on parle d’Asimov là, donc conversations, discussions, etc… forment une bonne partie du roman). Par dessus tout ça, Asimov introduit un paquet de concepts d’astronomie, de physique,… qu’il vulgarise du mieux qu’il peut, mais qui m’a, tout au long du livre, tenu un peu à l’écart. Je ne dirais même pas que j’ai tout compris, ni même que j’ai vraiment essayé, mais assez pour comprendre l’histoire.

Il y a heureusement tous ces personnages, dont on distingue des similarités avec d’autres personnages asimoviens ; le personnage moyen mais futé, le personnage très (très) intelligent,… Seule ombre au tableau, et fait assez rare pour être souligné, un des personnages m’a tapé sur le système tout au long du livre. Le rôle de la mère inquiète et stressée est assez exaspérant, en ce sens qu’elle ne fait que suivre, n’apporte rien d’autre au récit que des jérémiades et des plaintes.
Ce qui apporte beaucoup à l’histoire en revanche, c’est la planète Erythro elle-même. Par les éléments qui la constituent (atmosphère, couleur,…) mais surtout par sa conscience. Je n’en dirai pas plus à ce sujet, mais c’est vraiment le point du roman qui m’a le plus emballé. La relation Erythro/Marlène est aussi un autre point fort, tout en subtilité et brillamment décrit par Asimov. Erythro n’est pas sans rappeler Gaïa dans Fondation d’ailleurs.

Asimov a l’intelligence (pléonasme) de livrer deux histoires qui finiront par se rejoindre : d’un côté les personnages d’Erythro/Rotor et de l’autre la Terre qui essaie de trouver une solution pour s’en sortir. Ça dynamise le récit et permet d’avoir une fin bien gérée (même si j’attendais plus de celle-ci, mais ça c’est une mauvaise habitude prise à cause de toutes ses nouvelles à chute).

Agréable donc. Mais pour les non-initiés à Asimov, je conseillerais de commencer par le cycle de Fondation. Némésis est sympa mais pas une de ses oeuvres majeures. Et pour les autres, faites vous plaisir, ça reste une bonne découverte.

Un petit point supplémentaire, j’ai lu ce roman sur liseuse et je n’ai aucune idée de la taille du livre. Mais j’ai tout de même l’impression d’un roman assez long.


Hunger Games – T1

Auteur : Suzanne Collins
Traducteur : Guillaume Fournier

Sortie : 2009

Résumé : Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature… (Source : Babelio)

-

Il m’aura fallu le temps mais j’ai fini par lire Hunger Games (bon, le tome 1 pour le moment, mais chaque chose en son temps voulez-vous ?). Pourquoi avoir mis autant de temps ? J’avoue que le film m’a pas mal refroidi, trop propre, trop lisse vu le sujet et deux acteurs principaux (Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson qui me laissent de marbre ou m’exaspèrent. C’est selon). Bref, il fallait que du temps passe et que je me fasse mes propres images.

Hunger Games a tout pour me plaire ; c’est une sorte de mélange entre l’excellent Battle Royale (film de 2001 de Kinji Fukasaku) et le culte Truman Show (qu’il n’est point besoin de présenter). Le tout sur un fond d’anticipation sociale, bâti sur les ruines post-apocalyptiques de ce qui fut l’Amérique du Nord. Il faut juste garder en tête qu’on est sur un livre de littérature jeunesse et que par conséquent la violence trouve certaines limites.

Un gouvernement répressif, une nouvelle situation géo-politique à découvrir, des Hunger Games calqués sur les combats de gladiateurs romains, une héroïne  bad-ass,… Tous les éléments sont là. Alors pourquoi diable ai-je apprécié et non adoré Hunger Games ? Et bien c’est une excellente question, merci de l’avoir posée. De rien.

Prenons les choses dans l’ordre. Je partais avec des a priori à cause du film, mais d’entrée le livre m’a agréablement surpris. Écrit à la première personne, au présent, tout est fait pour faciliter l’immersion. De même que d’autres petites choses telles que l’ambiguïté de la relation Katniss/Peeta (du moins d’un côté) qui permet d’éviter le cliché de l’amour-guimauve (mais pas les prises de tête à la "Mais quel est donc ce sentiment qui m’envahit ?"), l’aspect jeu télévisé et la nécessité de s’adresser aux téléspectateurs autant que de survivre,…

Mais je m’attendais aussi à un style à la Pierre Bottero, avec une lecture qui fasse perdre la notion du temps (surtout que vu la renommée de la trilogie, il ne me semble pas étrange d’attendre beaucoup). Je ne dis pas que c’est mal écrit/traduit, juste que le style n’est pas ébouriffant, et manque même parfois d’un brin de subtilité. Du style ""j’espère qu’ils croiront que je me dissimule à proximité. Alors qu’en réalité je serai en train de chercher Peeta". Merci pour la précision…

Bon, pas la peine de développer plus que ça, j’ai l’impression que Hunger Games a déjà été lu par la moitié de la planète… Quoique non, la moitié ce serait plus Harry Potter, un tiers alors.

Je suis tout de même assez curieux de lire les deux autres. Les Jeux étant juste finis, tous les jeunots se sont entre-tués, je ne vois pas encore ce que la suite peut réserver.


L’homme bicentenaire

Auteur : Isaac Asimov
Traducteur : Marie Renault

Sortie : 1978

4e de couverture : Andrew est un robot comme les autres. Comme les autres, vraiment ? Pas tout à fait. Il est même si singulier qu’il a décidé de devenir libre, malgré les Trois Lois de la Robotique et contre l’opinion de la majorité des êtres humains. Andrew ne sait pas qu’il vient de s’engager dans une lutte qui va changer l’histoire de la robotique, des robots et de l’humanité elle-même. «L’homme bicentenaire» est l’une des nouvelles les plus connues et l’une des préférées de l’auteur. Elle a été adaptée au cinéma en 1999 avec Robin Williams dans le rôle d’Andrew. Elle est ici accompagnée de onze autres textes appartenant, ou non, au cycle des robots et qui tous prouvent, s’il en était encore besoin, l’immense talent du bon docteur Asimov.

-

Avertissement : J’ai opté pour une approche individuelle, avec une micro-critique par nouvelle (il y en a 11, à vous de voir !).

L’intuition féminine : Univers des robots avec la figure familière de Susan Calvin (présente dans le film I, robot). Toujours intelligent dans le propos, et surtout une nouvelle très bien structurée avec un vrai suspense. L’occasion pour Asimov d’aborder avec malice les rapports homme-femme.

Trombes d’eau : Nouvelle se déroulant dans une base sous-marine. Si l’idée est intéressante (la base lunaire et la base sous-marine de la Terre sont en concurrence pour les crédits alloués au développement), le tout est trop technique, trop lent. Bref, y a intérêt à avoir le cerveau aux aguets. Toutefois le dénouement rattrape le reste.

Pour que tu t’y intéresses : Aborde la place des robots dans la société. Nouvelle dans le pur style asimovien : la nouvelle est sous forme de dialogue, tourné sur la définition de l’être humain (ben oui, les 3 lois de la robotique ordonnent au robot d’obéir à l’être humain, le protéger,… mais si on n’a pas la définition de l’humain, ça coince).

Étranger au paradis : Deux histoires en une : l’envoi d’un robot sur Mercure et la rencontre de deux frères (sachant qu’apparemment la fratrie est un phénomène très rare et très bizarre). Mais la complémentarité des deux histoires n’a pas fonctionné et la nouvelle (assez longue) m’a paru laborieuse. On peut pas gagner à tous les coups. Asimov ne serait-il qu’un homme ?

La Vie et les Œuvres de Multivac : L’humanité est contrôlée par un méga-ordinateur. Asimov joue ici parfaitement son rôle de maître du suspense. La structure de la nouvelle et la fin sont très réussies, pas de doute là-dessus. Mais la nouvelle manque peut-être un brin d’intensité.

Le Triage : Problème de la famine mondiale… en 2005 (ah, la bonne S-F d’antan…). Des explications scientifiques au début (rien de bien méchant) mais la nouvelle est très bien menée. Elle aborde l’intéressante question du triage : un système par lequel on choisit qui sauver et qui laisser mourir dans les conditions ne permettent pas de sauver tout le monde. Ici à l’échelle de l’humanité. Ou quand la faim justifie les moyens. Une nouvelle courte, intense, bref excellente.

L’homme bicentenaire : La nouvelle la plus longue et la plus forte (intense, émouvante,…) du recueil. Elle se déroule sur 200 ans (étonnant vu le titre) et suit la vie d’un robot. Ou d’un homme. Ou d’un robot voulant devenir un homme. Asimov questionne une fois de plus la définition d’humanité et de robotité (euh…). Est-il besoin de préciser qu’on a encore là un autre exemple de grande intelligence asimovienne ?

Marching In : Sur l’enregistrement des sons par le cerveau. Le sujet est aride (la nouvelle est le résultat d’une commande comme beaucoup d’autres). Mais si la nouvelle est assez technique, Asimov réussit à vulgariser tout ça pour en faire une nouvelle courte et agréable. La fin est d’ailleurs assez amusante.

Démodé : Scénario catastrophe avec deux hommes coincés dans le champs d’attraction d’un trou noir. Assez technique aussi (décidément) mais le côté catastrophe favorise la compréhension (et ça vient d’une personne qui n’a pas du tout l’esprit scientifique).

L’Incident du tricentenaire : Le président des USA est tué (un de plus…). Partant de là, Asimov livre un dialogue entre deux hommes discutant de l’incident et de ses conséquences. Je n’en dis pas plus. C’est excellent, rationnel, intelligent et simple. C’est Asimov. Belle conclusion également.

La naissance d’une notion (et dernière nouvelle, j’en sens qui fatiguent) : Presque dommage de finir sur celle-là. La nouvelle est une commande pour fêter les 50 ans d’un vieux magazine de S-F. Sympatoche, mais un peu opaque pour qui ne connaît pas le magazine.

Allez, un ptit point général quand même.
Un recueil de nouvelles d’Isaac Asimov n’en serait pas un sans tous ces commentaires du maître de la S-F entre chaque nouvelle. Commentaires qui en éclaire même certaines et constitue une lecture aussi agréable que les nouvelles elles-même.

On retrouve toujours ce style simple sur des réflexions et des questionnements souvent en rapport avec les robots et toujours d’actualité. Même si certaines dates sont complètement dépassées (mais ça c’est plus drôle qu’autre chose, on reste sur une excellente lecture.


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 85 autres abonnés

%d bloggers like this: