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Skyfall

Réalisateur : Sam Mendes

Avec : Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench, Naomie Harris, Bérénice Marlohe, Ralph Fiennes, Albert Finney, Ben Whishaw,…

Synopsis : Dans sa 23ème aventure ciné, James Bond doit prouver sa loyauté envers M lorsque le passé de celle-ci revient la hanter, et que le MI6 est attaqué. (Source : Allociné)

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Au vu des critiques assez majoritairement positives sur ce nouveau James Bond, on peut se demander qui n’a pas aimé. Et bien, pas moi.

Avec Sam Mendes aux commandes, il y avait déjà peu de risques d’être déçu, mais en plus de cela, Skyfall marque les 50 ans d’un James Bond, qui au fur et à mesure des années, a su évoluer (au gré de plusieurs liftings, certes)

Skyfall est dominé par un mot d’ordre : la simplicité, celle-ci allant clairement dans le sens d’un hommage global et assez explicite à la franchise. Cette direction prend la forme de multiples scènes et répliques allant de  la scène présentant le nouveau Q à la réapparition de la Bond-mobile jusqu’aux origines même du héros alors que celui-ci était plus James que Bond. Sans parler du dévoilement de l’identité d’une certaine personne à la fin du film, cerise sur le gâteau.

On retrouve les classiques qui ont fait le succès de la franchise : un méchant bien fêlé et particulièrement bien joué par Javier Bardem (dont le but est ici plus personnel, resserrant d’autant plus l’attention sur le monde de Bond), et un générique particulièrement réussi.

Le casting, traditionnel ingrédient d’un film réussi… ou non, est aussi à mettre dans le camp des "Pour" ; même si la miss France du casting n’est pas particulièrement inoubliable, revoir Ralph Fiennes, Albert Finney (Big Fish,…) et Ben Whishaw (Le Parfum,…), et bien… ça fait plaisir.

Pour James Bond lui-même, on sent le héros (à défaut de l’acteur) un peu fatigué, et pour le coup, vu le côté dur et impitoyable que Daniel Craig a donné à 007, l’évolution est assez salutaire.

Après, simplicité ne veut pas dire que les cascades improbables, poursuites endiablées et autres explosions ne sont pas présentes (pauvre Écosse…), seulement le choix des armes est plus réduit et tout aussi efficace. Pour enrober le tout, Sam Mendes nous offre des scènes d’un esthétisme très agréable qui se mélangent parfaitement au film d’action.


La Taupe

Film de Tomas Alfredson

Avec : Gary Oldman, Colin Firth, Tom Hardy, Mark Strong, John Hurt, Benedict Cumberbatch,…

Synopsis : George Smiley est l’un des meilleurs agents du "Cirque", quartier général des services secrets britanniques. Alors qu’il vient à peine de prendre sa retraite, le cabinet du Premier Ministre fait de nouveau appel à lui. Le centre de Moscou, leur ennemi juré, aurait un agent double, infiltré au sein du Cirque. Smiley est chargé de démasquer la taupe parmi ses anciens collègues. (Source : Allociné)


Je ne serai pas aussi catégorique que le Times "Grandiose" ou que le Point "Le meilleur du film d’espionnage" (Je ne m’y connais pas assez d’ailleurs), je me contenterai de dire que La Taupe est un excellent film (et c’est déjà pas mal).

La Taupe dispose d’atouts de poids (en plus de ses pattes puissantes) : ses acteurs, son scénario (adapté du livre de John le Carré) et son réalisateur (Même si celui-ci n’a jusque là réalisé qu’un film, mais quel film aussi… Morse, que je recommande vivement).

Un mot pour décrire La Taupe : (La) classe. La classe de ses acteurs (Gary Oldman, impressionant de sobriété, Colin Firth, l’élégance personnifiée, Benedict Cumberbatch, qui prouve que son talent ne demande qu’à être exploité, Mark Strong, impeccable, Tom Hardy, qui réussit une belle performance malgré sa coupe de cheveux, etc…) La classe du milieu de l’espionnage de l’époque et de ces années-là en général également,…

Pourtant quand on a "classe" et "espionnage" dans la même phrase on peut facilement avoir en tête James Bond (et je ne parle pas de l’éternel débat de qui incarne le mieux l’élégance de 007…). Rien ne serait plus éloigné de la vérité, déjà parce qu’il n’y a ici qu’espionnage, intrigues (un brin obscures par contre. C’est dommage), manipulations et réalisme, mais aussi car George Smiley est le parfait anti-James Bond. Et j’arrêterai là la comparaison !

Deux heures pour trouver la taupe ; pas trop de longueurs et un peu de temps pour le film à se mettre en place. Peut-être une tentative de Tomas Alfredson de laisser le temps au spectateur de s’immiscer dans cet univers assez complexe ou à lui-même de trouver ses marques ? (J’essaie de trouver des excuses, je n’ai pas dit qu’elles étaien bonnes)

Impossible de parler du scénario, mais l’essentiel est dans cette phrase (que je n’arrive pas à me sortir de la tête…) "There is a mole, right at the top of th Circus [le surnom du MI-6]". Je peux seulement en dire, d’après ma maigre expérience du film d’espionnage, que La Taupe est un film très classique, plus du classique-efficace que classique-sans saveur bien sûr. Quelques bons ingrédients également, en plus de ceux déjà cités, notamment deux personnages-clés de l’histoire… qu’on ne voit pas, ou du moins qu’on ne fait qu’apercevoir. Ou l’art de distiller le mystère au compte-gouttes.

Pour le reste… et bien que les amateurs de film d’espionnage se réjouissent, La Taupe est une réussite. Pas de quoi renouveler le genre mais qui y fait honneur.

L’occasion aussi de confirmer le talent d’une bonne fourchette d’acteurs et d’un réalisateur. (Bien que Morse, dans un genre très différent certes, m’ait plus marqué que La Taupe)

Je ne le précise habituellement pas, mais je recommande vraiment de voir La Taupe en VO !

Un vrai bijou cette bande-annonce, isn’t it ?


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