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7 psychopathes

7 psychopathes afficheRéalisateur : Martin McDonagh

Acteurs : Colin Farrell, Sam Rockwell, Christopher Walken, Woody Harrelson, Tom Waits, Abbie Cornish,…

Synopsis : Un scénariste en manque d’inspiration se retrouve mêlé malgré lui à un plan d’enlèvement de chiens orchestré par deux de ses amis. Mais l’affaire tourne mal lorsque le fidèle compagnon à quatre pattes d’un gangster disparaît. (Source : Allociné)

(bonne) Bande-annonce

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Après Bons Baisers de Bruges (petit bijou), je n’avais pas d’attente particulière envers 7 psychopathes, la bande-annonce envoie du pâté mais on ne sait jamais.

Le début a été assez laborieux (passé la surprise d’avoir un film en VF bien qu’annoncé en VO, merci CGR. M’enfin quand il ne reste plus que 2 séances avant d’être déprogrammé, on s’assoit sur sa surprise et on continue). Bref, après un début où j’ai peiné à pleinement rentrer dans le film (c’est qu’il faut quand même se faire au rythme d’un film de Martin McDonagh, très spécial en général, on aime ou… pas.) Bref, après un début, comme je le disais, un brin laborieux, on rentre quand même bien dans cet univers délirant fait d’auto-références, de grand n’importe quoi pourtant mûrement réfléchi, et d’acteurs de talent.

Par où commencer ? (comment ça mon début a été laborieux ?)

On retrouve d’abord l’univers de Martin McDonagh, un brin (ou deux) d’absurdité, quelques beaucoup de têtes brûlées et une histoire qui part en cacahuètes. Et enfin, un rythme bien à lui. Rythme qui peut paraître inégal, bizarre mais qui au final colle bien à l’histoire.

L’histoire tiens. Marty, scénariste en panne (il n’a que le titre : 7 psychopathes et une vague idée sur un film qui parlerait de paix et d’amour), qui se trouve mêlé au trafic de son pote Billy (Sam Rockwell, délirant et génial) et de son charmant compère Hans (Christopher Walken, adorable). Les 3 se retrouvent dans la panade après qu’un propriétaire, malfrat de son état, se mette à chercher son chien-chien qui lui manque vraiment beaucoup.

Les choses peuvent parfois paraître déconnectées, sans grand sens, mais il s’avère toujours qu’en fait, ben… si. On peut aussi avoir une impression de brouillon, de n’importe nawak. C’est le cas, après on aime ou on aime pas. Et cela n’empêche pas de pures trouvailles scénaristiques, de beaux plans et une bonne réalisation, bref assez pour montrer que 7 psychopathes n’est pas qu’un film de psychopathes.

Ca fait aussi du bien de voir un film qui ne se prend pas du tout au sérieux, qui se moque d’Hollywood, de lui-même (l’avantage d’avoir un personnage principal qui est scénariste) et qui offre à ses acteurs un prétexte pour se faire plaisir (la scène de la fusillade du cimetière racontée par un Sam Rockwell des grands jours est legend…. wait for it…. dary, comme dirait Mr Stinson).

7 psychopathes, un beau bordel délirant. A voir !


Touristes

Touristes - AfficheRéalisateur : Ben Wheatley

Avec : Alison Lowe, Steve Oram,…

Synopsis : Tina a toujours mené une vie paisible et bien rangée, protégée par une mère possessive et très envahissante. Pour leurs premières vacances en amoureux, Chris décide de lui faire découvrir l’Angleterre à bord de sa caravane. Un vrai dépaysement pour Tina. Mais très vite, ces "vacances de rêve" dégénèrent: touristes négligents, ados bruyants et campings réservés vont rapidement mettre en pièces le rêve de Chris et de tous ceux qui se trouveront sur son chemin… (Source : Allociné)

Bande-annonce

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Touristes fait honneur aux comédies noires anglaises et plus spécifiquement à ce sous-genre si connu des road-movies romantico-meurtriers.

Quelques jours après l’avoir vu, il reste avant tout une ambiance à la fois étrange et loufoquement sanguinolente, alimentée par les deux personnages principaux, à la fois psychopathes et humains (elle, dans le genre un peu cruche, lui dans le genre bourru)

L’histoire est simple, Chris décide d’entreprendre un voyage à travers l’Angleterre avec Tina, sa petite amie. Le tout est soigneusement planifié et les petits "accrocs" arrivant durant le voyage recoivent une riposte (dis)proportionnée de leur part.

Que ce soit la manière de filmer ou les lieux du périple tout est très réel, aussi le déchaînement des deux tourtereaux marque un décalage assez détonnant. Décalage enrobé d’humour noir, amoral et agressif et ce jusqu’à la toute fin.
Petit regret tout de même sur une baisse de régime durant les 1h30. Au milieu de scènes comiques, sanglantes et sentimentales, on pourra le pardonner.

A voir !


Ted

Réalisateur : Seth MacFarlane

Avec : Mark Wahlberg, Mila Kunis, Seth MacFarlane, Joel McHale, Giovanni Ribisi,…

Synopsis : À 8 ans, le petit John Bennett fit le vœu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son vœu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme. (Source : Wikipédia)

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Ted, par son scénario original, me tentait bien et après quelques semaines sans cinéma, paraissait être l’occasion rêvée de retrouver les salles obscures (d’un cinéma en plein travaux).

La question était aussi de savoir si l’idée de l’ours en peluche irrévérencieux allait faire pschitt (© J. Chirac), et finalement être un compromis mollasson entre la comédie faussement provocante et la comédie romantique sentant bon la guimauve.

C’était finalement faire un bien mauvais procès à  Ted (oui, je commence enfin à évoquer le film).

Ted emprunte à la fois au buddy movie, au conte (l’enfant qui fait un voeu pour faire vivre son ours), à la comédie à l’humour bien gras et à la comédie romantique, pour réussir à en faire un cocktail réussi. Ce qui n’était, à priori pas gagné. Les répliques drôlement… acerbes, salaces, cyniques, & co s’enchaînent durant tout le film (et ça ce n’est pas le signe d’une comédie réussie, je ne m’y connais pas !). Le film commence directement avec une voix off expliquant calmement  que les petits enfants à Noël s’amusent en toute innocence à frapper les petit juifs. Le ton est donné.
Bref, un humour qui tape juste (non, je ne dis pas ça pour les… enfin bref…), amplifié par cet ours en peluche (plus vrai que nature) qu’on n’oserait pas à mettre entre toutes les mains. Ce paradoxe entre la peluche et son attitude axée drogues, filles et alcool est évidemment le ressort comique principal du film. Mais pas seulement.

Côté scénario, sans aller jusqu’au bijou (faut quand même pas pousser), la construction permet au moins d’éviter les temps morts. Et sur la fin, de passer à un genre relativement différent tout en rehaussant par le même biais le rythme du film.
Autre point fort : les multiples références à d’autres films ou aspects de la culture de chacun avec plus ou moins d’importance (Flash Gordon demeure la référence principale, et de loin).

Peu d’acteurs dans ce film, on reste centré sur Ted (of course) et Mark Wahlberg. Même Mila Kunis fait personnage secondaire (tout comme son histoire d’amour avec le-dit Mark finalement).
Apparition (très) remarquée et cerise sur le gâteau : Norah Jones a un petit rôle mais illumine l’écran (je dis ceci en toute objectivité bien sûr).

Bref, une belle surprise, qui surprend par le niveau de son humour et sa capacité à faire plus qu’une succession de simples gags. Ted se hisse au dessus de la multitude de films du genre. A voir !


Sur la piste du Marsupilami

Film d’Alain Chabat

Avec : Jamel Debbouze, Alain Chabat, Fred Testot, Géraldine Nakache, Lambert Wilson,…

Synopsis : Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !
(Source : Allociné)

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Après un bon mois sans cinéma, Le Marsupilami d’Alain Chabat était une bonne façon de s’y remettre. Et de répondre par la même occasion à la question : Le dernier film de Mr Chabat sera-t-il plus proche de l’excellent Astérix et Obélix : Mission Cléopatre ou du pas très bon Rrrrrrrr ?

Sur la piste du Marsupilami est finalement entre les deux, le tout allant d’amusant à très drôle (Citerai-je la scène du chihuahua comme 95% des critiques ?). On y retrouve l’humour qui fait la marque de fabrique de l’ex-Nul, tout en étant (un peu trop) lissé et convenu de par un certain nombre de facteurs que je ne saurais analyser.

L’adaptation d’abord : Je connaissais déjà le Marsupilami par les BDs, sans être puriste au point de crier au scandale à la sortie d’un film s’en inspirant. Pour la bête en elle-même, rien à dire, le Marsupilami est magnifiquement fait, tant au niveau du physique que du comportement. Chabat a clairement su s’approprier la bestiole. D’autant que l’histoire en elle-même n’est pas adaptée d’une BD mais créée de toutes pièces (une histoire de droits je crois), la seule vraie question pour moi était donc sur la qualité de l’animal. Pour l’esprit humoristique, avec Chabat aux commandes, il n’y avait pas de tracas à avoir.

Pour le scénario, celui-ci est tout à fait représentatif des comédies : facile à suivre, convenu, sans surprise et c’est tout ce qu’on lui demande. Servi par une galerie de personnages hauts en couleur (mention spéciale à Lambert Wilson) rendant pour le coup le personnage d’Alain Chabat un brin pâlot et celui de Géraldine Nakache un brin sous-exploité.
Du côté des autres acteurs, Jamel fait (encore et toujours) du Jamel, mais ça fonctionne encore.

Le début du film, en revanche, est assez laborieux, donnant pour le coup quelques sueurs froides. L’éternelle galère de devoir mettre en place la situation et les personnages…
Inévitablement, par la suite, quelques passages un brin gnangnans (souvent rattachés au côté sérieux et moralisateur des comédies, notamment au personnage de Jamel qui souffre beaucoup beaucoup que ses enfants ben ils pensent que c’est un vilain menteur…)
Mais passé le début, c’est un Chabat en forme qui arrive à déployer cet humour si Nul. Avec un ou deux crans de moins qu’Astérix pour le rythme et l’humour… et les personnages.

Une comédie réussie de plus donc !


Intouchables

Film d’Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec : François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny, Audrey Fleurot, Clotilde Mollet,…

Synopsis : A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se téléscoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables. (Source : Allociné)

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Autant aller droit au but : J’ai adoré Intouchables.

La bande-annonce et les teasers m’avaient vraiment donné envie (Pour une fois qu’une bande-annonce ne dévoile pas tout le potentiel comique, ça mérite d’être souligné !), les critiques dithyrambiques aussi, bref l’attente était forte. Pari (largement) tenu.

Le film cartonne au box-office (Quoique qu’on voit de tout cartonner au box-office… Mauvais exemple) Enfin disons que cette fois ça ne m’étonne pas! Intouchables est la preuve qu’on peut trouver de bonnes comédies françaises. Et franchement ça fait du bien. Ca faisait bien longtemps que je n’avais autant ri devant un film. La faute aux répliques et scènes cultes, mais surtout naturelles.(On ne sent pas le scénariste devant sa copie pensant "Ah là j’ai trouvé un bon gros gag, ça va vraiment faire rire, aha-ah qu’est-ce que c’est drôle…")

Drôle et naturel donc. Juste aussi. Dramatique sans être larmoyant également. Et le tout sans tomber dans la facilité. Un vrai numéro d’équilibriste. C’est cet équilibre-là, ce traitement de thèmes si souvent malmenés qui fait qu’Intouchables se détache de la masse.
L’histoire de la rencontre entre ces deux hommes qu’absolument tout oppose (Le  banlieusard rencontrant l’aristo qui plus est tétraplégique, je connais plus d’un réalisateur qui nous aurait bousillé ça en moins de deux…) Ici, aucune lourdeur, aucun pathos, rien d’inutile. C’est drôle sans se forcer et c’est sérieux sans être ennuyeux.
Un passage est très révélateur. En gros on avertit Philippe (François Cluzet) de faire attention parce que quand même ces gens des cités ils sont sans pitié hein ! Et Cluzet de répondre "Mais justement je n’en veux pas moi de la pitié" (En gros hein !)

Le handicap pas traité comme un handicap c’est aussi ça la force du film (Les entretiens au début montrent bien le regard condescendant empreint de pitié vis-à-vis du pauvre type dans son fauteuil).
Un petit mot sur les acteurs évidemment : Omar Sy est très bon, très naturel et trouve parfaitement sa place aux côtés d’un François Cluzet magistral. Les rôles secondaires sont bien aussi évidemment mais ces deux acteurs monopolisent ont monopolisé mon attention (Avec un avantage pour Mr Cluzet pour ma part.. Mais je me répète.) Agréable ceci dit de revoir La Dame du Lac de Kaamelott et Gina du Fabuleux destin d’Amélie Poulain.

Après, tout n’est évidemment pas parfait mais développer serait chercher la petite bête. Intouchables reste parmi les meilleures comédies françaises que j’ai pu voir. Pas seulement grâce à la quantité de rires qu’elle déclenche mais parce qu’elle a ce petit quelque chose de plus qui la fait passer au niveau supérieur.

Bref… Enjoy !

PS : Pas pu le caser ailleurs mais les musiques sont très bien choisies ; Les morceaux connus côtoient une musique originale excellente (Ah ces petits morceaux au piano…) pour un tout très agréable.


Minuit à Paris

Film de Woody Allen

Avec : Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard, Michael Sheen, Adrien Brody, Alison Pill, Kathy Bates, Kurt Fuller, Léa Seydoux,…

Synopsis :Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

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Alors… Difficile de parler de ce film sans spoiler ! Puisqu’au final c’est ce que je ne connaissais pas du film qui m’a conquis.

Car malgré le fait d’avoir avoir lu le synopsis, j’ai été très surpris et je ne m’attendais absolument pas à ça… Très agréablement surpris ceci dit ! En fait, je ne sais jamais à quoi m’attendre en voyant un film de Woody Allen : Bon ou… pas ? Et bien dans ce cas, bonne pioche !

Début du film : Un diaporama de Paris, histoire de bien faire comprendre à quel point la ville est belle. Un peu trop long (Ou alors c’est moi qui suis imperméable à sa beauté ?)  Paris  idéalisée d’ailleurs, mais bon, quand le réalisateur aime dire combien il aime cette ville, ça ne devrait pas étonner. Et puis c’est un film après tout, pas besoin d’être en permanence dans l’hyper-réalisme (Spécialement dans ce film-ci)

De même que la situation de départ ensuite traîne aussi un petit peu en longueur. Mais dès que le personnage principal commence ses escapades nocturnes (A minuit évidemment !), là le film prend une toute autre dimension et je me suis laissé emporter jusqu’à la fin ! Surtout que le tout n’est pas très long au final (Environ 1h30). C’est drôle, inattendu, c’est génial.

Ca cause beaucoup, ça réfléchit pas mal aussi, ça fait rire, sourire, ça exaspère, les dialogues et les situations font très Woody Allen, et ça nous montre des personnages (bien joués) attachants pour certains, exaspérants pour d’autres. (Michael Sheen détestable en tête à claque en intello pédant,… Ca change d’Underworld !) Et une mention spéciale à Owen Wilson, formidable.

Un bémol quand même : Les voix françaises. Ca ne va bien sûr pas jusqu’à gâcher le film (heureusement !) mais voilà un film que j’aimerais bien voir en VO… M’enfin, il y aura le DVD pour ça..

Un très bon Woody Allen donc, que je recommande ! En espérant, si vous allez le voir, personne ne vous a dévoilé ce qui se passe après minuit…

Krol en parle aussi sur son blog !


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