Malavita (Besson)

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Dianna Agron, John D’Leo, Tommy Lee Jones,…

Synopsis : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien… (Source : Cinétrafic)

Bande-annonce

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Malavita… Une de mes plus grosses attentes 2013. Sans doute même dans le top 1.

Grosse perplexité au vu du réalisateur, espoir au vu d’un des producteurs (Martin Scorsese) et du casting (Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Dianna Agron, Tommy Lee Jones).

Résultat… heureux. Malavita by Besson est une adaptation honnête de Malavita by Benacquista. (Et Capone seul sait que j’aime Malavita by Benacquista). Mon seul souci, andouille que je suis, c’est que j’ai passé le film à le comparer à mes souvenirs du livre (lu il y a 3 ans sur les bords de la river Lee, par beau temps quoiqu’un peu nuageux). Ca ne m’a pas gâche le film, loin de là, mais j’ai hâte de pouvoir le revoir dans quelque temps.

Premier point m’ayant marqué. La quasi-perfection du casting (parfait, dans le sens qu’il colle à ce que je m’étais imaginé des personnages bien sûr). De Niro est parfait en vieil ex-mafieux, Pfeiffer parfaite en épouse de vieil ex-mafieux, Dianna Agron parfaite en belle fille (moui, mal écrit… parfaite en fille au physique avantageux) de vieil ex-mafieux, John D’Leo parfait en fils mafieux de vieil,… bref. N’y a que Tommy Lee Jones qui me paraît un peu fatigué pour le rôle mais de le voir bouder lors du show de Fred Black valait bien cette petite surprise.

Le film simplifie le livre bien sûr, normal même. L’humour de l’histoire est toujours présent, bien qu’édulcoré mais comme à peu près tout. Et j’arrête là ma comparaison pour ceux qui n’ont pas lu le livre (mais doivent le faire).

Niveau réalisation je n’ai pas grand-chose à dire. Ce n’est ni mauvais, ni bon. C’est Besson ne faisant pas de bourde ni d’étincelles. Quant au scénario, il aurait fallu être abruti pour saloper une histoire aussi bonne. La famille de mafieux qui, sous couvert de programme de protection des témoins, se réfugie sans un trou paumé de Normandie et a beaucoup de mal à quitter ses vieilles habitudes. C’est de l’or en barres (de rire). Les personnages, surtout, sont  extraordinaires, d’où l’importance d’un excellent casting.

Honnêtement, si je me tiens uniquement au film lui-même, je m’attendais en fait à tellement pire que ça que ça a été un soulagement.

Malavita, c’est aussi la première fois que la VO me laisse dubitatif. C’est l’histoire d’une famille d’américains qui vient en France. Bon, le livre étant en français, j’imagine que Besson a dû gérer qui parle en quoi. Mais entendre tous ces français (collégiens inclus) qui s’expriment parfaitement en anglais (curé exclus. L’honneur de l’Eglise est sauf)… Le choc est rude. Et porte un coup à la crédibilité de l’histoire. Pas que je doute du niveau linguistique de mes compatriotes, mais… si, en fait, si. Le souci de la VF, d’un autre côté, c’est de remplacer les Fuck et autres Fucking (très importants dans Malavita) par des traductions franco-pourries.

J’arrête là, je pourrais écrire sur des pages concernant Malavita mais j’ai trop peur qu’on me dise (encore :p) que mes critiques sont trop longues. En bref, Malavita est un divertissement honnête et sympathique.
J’ai aussi très envie de connaître l’avis de ceux qui n’ont pas lu Malavita.

Ci-joint ma critique du livre. Qui date du temps où j’étais encore jeune et innocent, écrivant des critiques courtes et aérées.

9 mois ferme

Réalisateur : Albert Dupontel

Acteurs : Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Philippe Uchan, Nicolas Marié, Jean Dujardin,…

Résumé : Ariane Felder est enceinte ! C’est d’autant plus surprenant que c’est une jeune juge aux mœurs strictes et une célibataire endurcie. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que d’après les tests de paternité, le père de l’enfant n’est autre que Bob, un criminel poursuivi pour une atroce agression ! Ariane qui ne se souvient de rien, tente alors de comprendre ce qui a bien pu se passer et ce qui l’attend… (Source : Cinétrafic)

 

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Est-ce que j’ai aimé 9 mois ferme ? Yep. Est-ce que j’en suis tombé de mon siège (qui grinçait) ? Nop.

9 mois ferme a tout de même fait fort. Effacer 35 minutes d’accumulation de frustration pour cause de pubs intempestives, et ce dès le début, c’est à mettre à son crédit.

Un autre bon point, c’est que le film m’a réconcilié avec Albert Dupontel réalisateur depuis son très décevant Enfermés dehors. Bon, je ne retrouve toujours pas le niveau de Bernie mais on n’peut pas tout avoir !

Albert Dupontel a un certain talent pour créer des personnages. Son personnage de marginal évidemment qui lui va (là aussi, évidemment) comme un gant. Dupontel fait du Dupontel et j’adore ça. La scène où celui-ci ré-imagine le meurtre est d’ailleurs assez tordante. La galerie de personnages secondaires assure aussi le show, de l’avocat incompétent au juge malchanceux jusqu’à l’apparition de Terry Gilliam ou de Jean Dujardin, tous roulent comme sur des roulettes.

Là où je n’ai pas adhéré, c’est… sur le reste. Le film fait 1h20. Ok, génial ça peut permettre un film défilant à un rythme endiablé. Mais j’y ai trouvé des problèmes de rythmes à certains moments, des scènes manquant de pep’s et un scénario trop grossier. Que  certains événements arrivent pile au bon moment (arf, cette difficulté de ne pas spoiler j’vous jure !), pas de problèmes, après tout c’est une comédie, pas un documentaire sur le système judiciaire, Dupontel est en droit de simplifier les choses pour aider l’histoire. Mais bon. Bof quoi. (il est 0h34 j’ai le droit de faire une pause dans mes arguments). Bref, on adhère ou pas. Moi… mouais. Ce serait passé si je n’avais pas espéré plus de dynamisme pour un film aussi court.

Après, la réalisation est quand même chiadée, des dialogues font mouche et la musique habille très bien le film. Mention spéciale au morceau « 9 mois ferme » de Camille sur le générique de fin.

Allez, en bref, j’ai passé un bon moment, j’ai ri, j’ai aimé les acteurs (le duo Kiberlain/Dupontel fonctionne super bien) et les personnages. Il n’y a que l’histoire qui ne m’a pas emporté, mais celle-ci est suffisamment originale pour fonctionner, de même que l’humour décalé à la Dupontel marche toujours. Emporté ou non, ça reste pour moi une comédie de qualité.

Ah, petit appel aux personnes qui ont vu le film. J’ai eu le temps d’apercevoir David Marsais & Grégoire Ludig au générique mais je n’ai pas vu pour quoi. Help.

Le dernier pub avant la fin du monde

Titre VO : The World’s End

Réalisateur : Edgar Wright

Acteurs : Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman, Rosamund Pike, Eddie Marsan, Paddy Considine,…

Résumé : Vingt ans après avoir accompli une tournée de bars épique, 5 amis d’enfance se réunissent quand l’un d’entre eux se met en tête de reprendre le marathon de la boisson. Ils se rendent donc dans leur ville natale, pour se rendre jusqu’au bar fantasmatique The World’s end… (Source : Allociné)

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Le dernier pub avant la fin du monde clôt avec brio la trilogie Blood and Ice Cream du trio gagnant Edgar Wright/Simon Pegg/Nick Frost.

Après avoir parodié le film de zombies et le film policier, The World’s End (le titre VO est plus court. Et mieux aussi) s’attaque à la S-F.

Mené par un Simon Pegg survitaminé, le film envoie du pâté. Bon, pas en permanence, la S-F ne débarque qu’assez tard finalement, et le film a une longue scène sur la fin qui est bien trop… ben… longue. On retrouve la patte Edgar Wright dans la réalisation, l’humour anglais dans les situations complètement WTF et dans les comportements des personnages (le monde est envahi ? M’en fous, je finis mon barathon).

The World’s End, c’est aussi, (et avant tout ?) un film de potes (en ça, le film est sans doute plus proche que Shaun of the Dead que de Hot Fuzz). La bande de copains qui se reforme pour faire la tournée des bars qu’ils n’ont pas fini quelques dizaines d’années auparavant,… le signal est clair. De la bière, des copains et des robots en pagaille (qui a dit « Voilà bien un film de mecs » ?). Et au milieu de tout ça, la charmante Rosamund Pike, hélas, rangée au rayon des personnages féminins présents dans le film parce que quand même il faut au moins une femme (de préférence plutôt très jolie) dans le casting.

Toutefois, et parce qu’une comparaison s’impose, j’ai moins accroché sur ce dernier opus que sur les deux premiers. Ce n’est pas à cause de la touche sérieuse du film pas forcément hyper subtile sur le gars qui refuse de grandir et s’accroche à un passé adolescent glorieux  (Simon Pegg est d’ailleurs carrément bon sur la scène presque-finale d’explications avec Nick Frost). Ce n’est pas à cause de la scène super longue et molle du genou lors de la discussion avec le Boss final. Ce n’est pas non plus à cause du démarrage un tout p’tit peu long ou de moments où je me suis demandé où le film pouvait bien aller. C’est plutôt à cause de… ben… disons un peu de tout ça. Plus le fait que les robots ne sont finalement pas très flippants. (Zombies 1 – Robots 0)

Il n’en reste pas moins qu’avec un film réussi en plus à son actif, Edgar Wright figure, pour le moment, sur la liste des réalisateurs qui ont réussi le sans-fautes (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim, Le dernier pub avant la fin du monde. Je défie quiconque de trouver un mauvais film dans la liste. Et non, ne pensez même pas à mentionner Scott Pilgrim, véritable bijou cinématographique).

C’est aussi un vrai plaisir de voir ensemble Martin Freeman, l’hybride Pegg/Frost et d’autres têtes anglaises connues à  défaut de leurs noms.

C’est également une vraie déception d’avoir vu ce film en VF. Vivement la sortie du coffret DVD de la trilogie.

C’est enfin un vrai plaisir de voir un film marrant, pas prise de tête et débordant d’énergie.

Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

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Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les « Justice Forever ». Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais « Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ? » Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! ;-) ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.

Un mariage inoubliable

Titre original : The Wedding Video

Réalisateur : Nigel Cole

Distributeur : Metropolitan Filmexport
Date de sortie DVD : 10 juin 2013

Résumé : Raif est un électron libre, rebelle qui voyage à travers le monde depuis 4 ans. Lorsque son frère lui demande d’être son témoin, il revient alors en Angleterre et décide d’offrir aux futurs mariés une vidéo de la préparation de leur mariage et de la cérémonie. Mais les choses ne tournent pas aussi bien que prévu… (Source : Allociné)

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Tout d’abord, merci à nouveau à Cinetrafic pour son opération DVDtrafic ou « Une critique pour un DVD ». Ca fait toujours plaisir de participer !

Et maintenant, entrons dans le vif (d’or) du sujet.

En voilà un bon p’tit film !

Tous les ingrédients étaient réunis pour en faire un film sympathique et sans surprises : Britannique et ayant pour sujet un mariage-qui-évidemment-ne-se-passe-pas-comme-prévu (sinon on aurait appelé ça un drame, pas une comédie).

Là où The Wedding Video a gagné son pari (oui, j’emploie le titre anglais vu la fadeur françaisement terne d’ « Un mariage inoubliable« ), c’est que certes le film est très sympa mais il n’a pas été sans surprises. Pour expliquer cela, nous développerons un plan en 3 parties :

1. Les personnages
1.1 Le narrateur et personnage principal
J’avais en tête, vu le synopsis, le gentil frérot gaffeur et surtout looser qui ravage le mariage par son attitude outrageuse et ses gaffes récurrentes. Que nenni, celui-ci est simplement normal et même attachant, drôle et plutôt cool.
1.2 Les mariés
Ici c’est la mariée qui est plus intéressante (et mise en valeur, y aurait-il lien de cause à effet comme s’interroge le Mérovingien ?). Lui, est presque réduit à un rôle secondaire, pas forcément inintéressant, mais c’est tout comme.

Bon, passons l’idée  d’un article structuré…

Les personnages du film sont réussis, il faut bien l’avouer. On pourra sans doute déplorer que tous n’aient pas la même profondeur/évolution/etc. que la fiancée et le frère du fiancé, mais rien de bien grave.

The Wedding Video ne s’appellerait pas ainsi sans le pilier qui soutient tout le film. Raif a décidé de faire un cadeau à son fiancé de frère en filmant tous les préparatifs du mariage et le mariage lui-même.
La technique de la caméra à l’épaule est connue mais est ici intelligemment utilisée. D’abord, nous avons droit à des commentaires postérieurs au film (« A ce moment-là, je ne savais pas que,…. ») qui apportent un recul utile. Ensuite, la caméra change de main : un copain, la fiancée,… D’où (et je suis sûr que vous me voyez venir avec mes gros sabots), une diversité de points de vue et l’occasion d’avoir à l’écran le caméraman himself. Et enfin, (sacrément bien structuré ce paragraphe quand même…), l’apparition aux 2/3 du film d’une deuxième caméra permettant de diversifier les séquences.

L’humour british est présent, pas en quantité astronomique mais présent (pauvres papillons), et surtout  le film permet de rappeler qu’on oublie trop souvent le bienfait de l’absence d’acteurs connus, permettant de se concentrer sur l’essentiel : la découverte de nouvelles têtes (et sur l’histoire peut-être aussi). Bien qu’on retrouve ici le fameux Douglas Reynholm de la géniale série The IT Crowd ainsi que l’actrice Lucy Punch. Bon, ce que je veux dire c’est qu’on n’a pas ici d’acteurs mondialement connus.

En bref (car il faut une fin à toute chose qu’elle soit bonne ou mauvaise, selon l’avis des courageux lecteurs) ; une comédie british qui ne révolutionne pas le genre mais se sert habilement des ingrédients à sa disposition (acteurs-caméra à l’épaule-histoire classico-efficace) pour livrer un moment divertissant qui prête à sourire et à rire (en tout cas pour ma part).

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Film lié aux catégories suivantes sur Cinetrafic : Film comique et Film d’amour

 

Les stagiaires

Réalisateur : Shawn Levy

Acteurs : Owen Wilson, Vince Vaughn, Rose Byrne, Dylan O’Brien, Jessica Szohr, Bruno Amato, Max Minghella, Aasif Mandvi,…

Synopsis : Billy et Nick, deux quarantenaires dont les carrières ont été pulvérisées par Internet, repartent à zéro en obtenant un stage chez Google, qui peut-être, débouchera sur un job. En compétition avec des petits génies de l’informatique tout droit sortis de l’école, ils vont devoir prouver qu’ils ne sont pas des dinosaures… (Source : Allociné)

Bande-annonce

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De retour après 1 mois d’absence, il fallait au moins la fête du cinéma et un programme de 5 films en 2 jours pour me remettre en selle.

Les stagiaires ouvre le bal, d’autant qu’il est bien seul dans sa catégorie (sont à suivre : Star Trek : Into Darkness, World War Z, Man of Steel, Dark Skies).

Ca fait déjà bien plaisir de renouer avec le duo gagnant Owen Wilson/Vince Vaughn. Les deux assuraient déjà le show sur Serial noceurs, ils récidivent ici avec une belle complémentarité. Si la touche comique  est présente chez les deux, Owen Wilson aura ce petit côté attachant qui l’orientera vers de « belles » amourettes, tandis que Vince Vaughn fera le dragueur/beauf/grand-frère/….

Ce qui a titillé ma curiosité chez les stagiaires, c’est bien évidemment son cadre de travail (Google pour les deux du fond). On n’est même plus dans le placement de marque, à ce niveau-là c’est plus une publicité de 2 heures. Ce qui rend, paradoxalement, le film plutôt sympathique. Faut dire qu’avec un cadre de travail pareil, on me propose d’aller bosser chez Google, je signe de suite. Mais bon, que ce soit une publicité ou non, personnellement, ben… j’en ai rien à péter. Et toc.

En dehors de ça, le film ne réinvente pas la roue. Tout est archi-convenu du début à la fin que ce soit sur l’aspect professionnel ou romantique. Et ça aussi, paradoxalement, c’était cool. Un repose-méninges de 2h, c’est pile ce qu’il fallait. D’autant que la galerie de personnages est très sympathique, mis à part le connard de service, un poil trop caricatural et pas très bien choisi pour l’acteur.
Le film est également assez réussi sur l’aspect fracture générationnel entre les deux dinosaures qui savent à peine ce qu’est un ordinateur (mais choisissent quand même d’aller faire un stage chez Google, cherchez l’erreur), et la bande de geeks/nerds les entourant. Evidemment, les stagiaires force le trait et n’hésite pas à être dans la caricature pas très subtile.

A noter, deux caméos de Sergey Brin, et plusieurs références sympatoches à ce qu’on pourrait appeler une culture geek.

Bref, une comédie sympathique qui fait le job.

7 psychopathes

7 psychopathes afficheRéalisateur : Martin McDonagh

Acteurs : Colin Farrell, Sam Rockwell, Christopher Walken, Woody Harrelson, Tom Waits, Abbie Cornish,…

Synopsis : Un scénariste en manque d’inspiration se retrouve mêlé malgré lui à un plan d’enlèvement de chiens orchestré par deux de ses amis. Mais l’affaire tourne mal lorsque le fidèle compagnon à quatre pattes d’un gangster disparaît. (Source : Allociné)

(bonne) Bande-annonce

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Après Bons Baisers de Bruges (petit bijou), je n’avais pas d’attente particulière envers 7 psychopathes, la bande-annonce envoie du pâté mais on ne sait jamais.

Le début a été assez laborieux (passé la surprise d’avoir un film en VF bien qu’annoncé en VO, merci CGR. M’enfin quand il ne reste plus que 2 séances avant d’être déprogrammé, on s’assoit sur sa surprise et on continue). Bref, après un début où j’ai peiné à pleinement rentrer dans le film (c’est qu’il faut quand même se faire au rythme d’un film de Martin McDonagh, très spécial en général, on aime ou… pas.) Bref, après un début, comme je le disais, un brin laborieux, on rentre quand même bien dans cet univers délirant fait d’auto-références, de grand n’importe quoi pourtant mûrement réfléchi, et d’acteurs de talent.

Par où commencer ? (comment ça mon début a été laborieux ?)

On retrouve d’abord l’univers de Martin McDonagh, un brin (ou deux) d’absurdité, quelques beaucoup de têtes brûlées et une histoire qui part en cacahuètes. Et enfin, un rythme bien à lui. Rythme qui peut paraître inégal, bizarre mais qui au final colle bien à l’histoire.

L’histoire tiens. Marty, scénariste en panne (il n’a que le titre : 7 psychopathes et une vague idée sur un film qui parlerait de paix et d’amour), qui se trouve mêlé au trafic de son pote Billy (Sam Rockwell, délirant et génial) et de son charmant compère Hans (Christopher Walken, adorable). Les 3 se retrouvent dans la panade après qu’un propriétaire, malfrat de son état, se mette à chercher son chien-chien qui lui manque vraiment beaucoup.

Les choses peuvent parfois paraître déconnectées, sans grand sens, mais il s’avère toujours qu’en fait, ben… si. On peut aussi avoir une impression de brouillon, de n’importe nawak. C’est le cas, après on aime ou on aime pas. Et cela n’empêche pas de pures trouvailles scénaristiques, de beaux plans et une bonne réalisation, bref assez pour montrer que 7 psychopathes n’est pas qu’un film de psychopathes.

Ca fait aussi du bien de voir un film qui ne se prend pas du tout au sérieux, qui se moque d’Hollywood, de lui-même (l’avantage d’avoir un personnage principal qui est scénariste) et qui offre à ses acteurs un prétexte pour se faire plaisir (la scène de la fusillade du cimetière racontée par un Sam Rockwell des grands jours est legend…. wait for it…. dary, comme dirait Mr Stinson).

7 psychopathes, un beau bordel délirant. A voir !