Archives de Tag: Comédie dramatique

Le rôle de ma vie

Titre VO : Wish I Was Here

Réalisateur : Zach Braff

Acteurs : Zach Braff, Kate Hudson, Mandy Patinkin, Joey King, Pierce Gagnon, Josh Gade, Ashley Greene, Jim Parsons, Michael Weston, Donald Faison,…

Résumé : Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte (Source : Allociné)

Bande-annonce


Sous un titre français passablement mauvais, Le rôle de ma vie est en fait un Garden State bis. Et c’est un compliment.

On retrouve un personnage principal paumé, acteur raté et père de famille réussi (Zach Braff bien sûr). A la place de Nathalie Portman on trouvera Kate Hudson en épouse aimante mais malheureuse en boulot, un père malade (Mandy Patinkin à la place de Ian Holm, oui Zach Braff sait s’entourer), ses enfants, son frère aussi paumé que lui (quoique finalement, pas vraiment. Au fond c’est même le plus libre de tous… bref),…

On retrouve aussi les questionnements existentiels de Garden State. Et avec les 10 ans d’écart entre les films, les questions changent et restent les mêmes. Que faire de sa vie ? Faut-il poursuivre son rêve ? Comment les autres peuvent-ils compter sur moi si je ne sais pas qui je suis ? Ajoutons à ça la place de la famille, du bonheur, la religion, l’éducation, etc,… Wish I Was Here (titre VO) est assurément un film dans la plus pure tradition des comédies dramatiques indépendantes avec son lot de dialogues profonds, de situations banales et de personnages paumés. Et c’est ça qu’est bon.

La musique est toujours aussi bien choisie, le casting aussi, d’autant que chacun joue parfaitement bien son rôle. On retrouve d’ailleurs quelques têtes connues (Jim Parsons, Donald Faison,…). Un soin est apporté autant au scénario qu’à la réalisation ou à la photographie (bon, c’est vrai que Zach Braff a eu 10 ans pour tout penser, mais quand même), et de voir qu’auncun aspect du film n’a été laissé au hasard, ça fait bien plaisir. Le film cède peut-être parfois à la facilité ou à quelques longueurs, mais il n’en demeure pas moins très bon.

Contrairement à Garden State, car il y a quand même des différences – heureusement -, Wish I Was Here est plus imprégné de religion (la religion juive dans ce cas précis), donnant lieu à quelques situations sympathiques. Aidan Bloom n’est pas religieux pour deux sous tout comme son fils, sa femme mais contrairement à sa fille et son père. Bref, on trouve de tout pour tout le monde. Le recul de Zach Braff passe par l’humour et c’est pile ce qu’il fallait (ou ce que je voulais. Mais ça revient au même, non ?)

J’aurai aussi un léger regret sur la trop petite place et le sort du personnage de Michael Weston. Sort que je mettrai sur le compte d’une potentielle pudibonderie du frère co-scénariste de Zach Braff.

Alors oui, un Garden State bis  ou un post-Garden State mais en tout de même un brin moins bien peut-être. Question de génération ou  de situation familiale je pense. Wish I Was Here n’en reste pas moins simple et touchant.

Et si pour son troisième film M. Braff refait appel à KickStarter, ce sera un plaisir de participer.


L’écume des jours

Réalisateur : Michel Gondry

Acteurs : Romain Duris, Audrey Tautou, Omar Sy, Gad Elmaleh, Aïssa Maïga, Charlotte Le Bon,…

Synopsis : L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite. (Source : Allociné)

Bande-annonce

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Que dire de L’écume des jours made in Gondry…

Autant commencer par le début : Le petit Boris Vina, né le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray développe très tôt un goût prononcé pour les sudokus, le dessin au feutre Velleda et à ses heures perdues, l’écriture.

[Quelques dizaines d'années plus tard]

J’ai lu L’écume des jours il y a quelques années maintenant, et au moment de voir le film il ne me restait en mémoire que l’univers poétiquement absurde, quelques noms et bribes d’histoire. J’avais toute confiance en Michel Gondry pour l’adaptation, et en Romain Duris pour l’agacement (chacun ses têtes de turc hein).

Michel Gondry a vraiment une imagination débordante. Mais à tel point que celle-ci submerge tout le reste. Une bonne partie du film voit un défilement incessant d’effets spéciaux, de stop motion à en faire une overdose, de trouvailles visuelles,… qu’au bout de 10 minutes je saturais déjà et attendais avec inquiétude les 1h50 à venir. Tout va à 100 à l’heure, laissant à peine le temps de respirer (asthmatiques, emmenez votre inhalateur, épiléptiques, emmenez…euh… faites attention). J’exagère un peu, mais il m’a semblé  avoir à peine le temps de me concentrer sur l’histoire.

En dehors de tout ce déchaînement visuel, je suis resté totalement de marbre sur la rencontre Colin/Chloé. Manque d’émotion, manque d’alchimie entre les personnages (ou acteurs ? Bref…), je n’ai rien ressenti. Heureusement le personnage d’Omar ajoute une touche de bonne humeur salvatrice, les autres personnages secondaires sont tout aussi sympathiques.

Et puis, miracle. Soudain le nénuphar débarque et m’a sauvé le film. Tristesse, mélancolie, peur et déchirements ont eu l’air d’apaiser un Michel Gondry sous ecstasy et de rendre (presque) sympathique Romain Duris. Personnages et décors péréclitent avec talent (sauf la souris qui m’aura cassé les… pieds jusqu’à la fin) dans une intense mais progressive descente aux enfers. Dommage, au final, d’avoir un film en deux temps. Parce que vraiment, je le redis, c’est beau, c’est bien joué, c’est absurde, c’est plein d’imagination.

Niveau acteurs, on trouve de tout : un talentueux Omar Sy, parfaitement choisi pour son rôle (et heureusement, parce que, et j’aimerais qu’on me dise si je suis le seul à penser ça, mais pour moi Omar Sy continue de jouer Omar Sy. Ca lui va bien, c’est sympathique et plein de bonne humeur mais ça reste Omar et j’arrête là ma parenthèse), un très bon Gad Elmaleh parfait (et transformé) en obsédé compulsif, une charmante et discrète Charlotte Le Bon, une Audrey Tautou toujours juste (mais toujours, je continue avec ça avec un jeu très Audrey Tautou, particulièrement sur l’intonation) et… Romain Duris. Pas non plus accroché sur Philippe Torreton, mais là je ne sais pas pourquoi.

Un peu de frustration tout de même sur cette écume des jours. Et d’admiration. Pour Boris Vian cette fois.


Promised Land

Réalisateur : Gus Van Sant

Acteurs : Matt Damon, John Krasinski, Frances McDormand, Rosemarie DeWitt, Hal Holbrook, Tim Guinee, Scoot McNairy, Titus Welliver,…

Synopsis : Steve Butler, représentant d’un groupe énergétique, se rend avec sa collaboratrice Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux employés sont convaincus que les habitants, durement affectés par la crise économique, seront disposés à accepter leur proposition – autoriser des forages dans leurs propriétés contre rémunération –, un revenu qu’ils ne peuvent refuser. Mais ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant pour le binôme se corse lorsqu’un enseignant respecté se met à formuler des critiques, soutenu par la campagne populaire d’un activiste écologiste. (Source : Allociné)

Bande-annonce

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18h15 : "Tiens je vais aller regarder des bande-annonces sur Allociné" "Ah, un film avec John Krasinski, génial ! Ah et Rosemarie deWitt ! Et Matt Damon ! Et Frances McDormand ! Et Scoot McNairy !"

10 minutes plus tard (coup de bol), me voilà assis dans une salle obscure, me demandant si je vais voir un Erin Brockovitch bis.

1h46 plus tard, il s’avère que oui. Et non.

Commençons par la raison qui m’a fait regarder Promised Land ; son casting. Là-dessus, rien à dire (bizarrement). Le tandem Matt Damon/Frances McDormand fonctionne très bien, l’alchimie Matt Damon/Rosemarie DeWitt aussi, et John Krasinski (également scénariste et producteur, comme Matt Damon. Toujours intéressant de voir comment des acteurs qu’on apprécie se débrouillent dans les autres domaines, non ?). Bref John Krasinski est extra, avec sa bonne frimousse, son sourire bonhomme et son rôle très… riche.

Mais de quoi parle Promised Land ? De gaz de schiste, d’une puissante multinationale vendant le truc à de pauvres fermiers d’une ville paumée des Etats-Unis. Un duo est envoyé pour convaincre tout le monde (Damon et McDormand), mais fait face à la résistance d’un prof bientôt rejoint par un écologiste (marrant comme ce terme rime si bien avec terroriste dans leurs bouches).
Seulement le film ne se réduit pas au pot de terre contre le pot de fer. Le scénario embarque une conscience pour Matt Damon, un dénouement particulièrement bien trouvé qui sort le film de la masse et une amourette, heureusement pas trop développée.

L’engagement du film est bien là. Et, point positif, on n’est pas dans le bête combat "méchant industriel vs gentil écologiste" mais dans deux façons de penser, deux visions différentes. Ajoutez à ça la lutte entre les deux camps combinée à la lutte intérieure du personnage de Matt Damon. Le tout est saupoudré d’un humour savamment distillé et donne un film équilibré.

Pour la réalisation, là vraiment je n’ai rien à dire. C’est peut-être monsieur Gus Van Sant mais la mise en scène est tellement discrète qu’on se concentre uniquement sur l’interprétation et le scénario (il y aurait sûrement beaucoup de choses à dire, mais je vais laisser ça aux pros et/ou aux connaisseurs).

Au générique de fin, je me demandais toujours si j’avais aimé Promised Land. Maintenant… Oui, je l’ai aimé. Le film est agréable, ne paraît pas long et le scénario est bon que ce soit sur les situations ou les répliques (j’ai déjà parlé du dénouement ?).
Bizarrement, j’ai l’impression que je l’aimerai plus dans quelque temps et encore plus après l’avoir revu.

Le film est simple, tranquille et original par le point de vue suivi, soit les représentants de l’entreprise. Alors non, il n’est pas flamboyant et militant, mais honnêtement ça me convient très bien.

Ah et la musique est très bien (il fallait bien que je le case quelque part).


The Sessions

The Sessions afficheRéalisateur : Ben Lewin

Acteurs : John Hawkes, Helen Hunt, William H. Macy, Moon Bloodgood, Annika Marks, W. Earl Brown,…

Synopsis : Mark fait paraître une petite annonce : « Homme, 38 ans, cherche femme pour relation amoureuse, et plus si affinités. En revanche paralysé… Amatrices de promenades sur la plage s’abstenir… ». L’histoire vraie du poète et journaliste Mark O’Brien. Victime d’une attaque de polio dans l’enfance, il passe la majeure partie de son temps allongé dans un poumon d’acier. Sa rencontre avec une assistante sexuelle va lui permettre d’aimer "comme tout le monde". (Source : Wikipédia)

Bande-annonce

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Ça fait toujours bien plaisir de voir un film comme The Sessions (et avec Week-end royal c’est un nouveau cycle spécial "polio" qui démarre !).  A quelques égards, il me rappelle 50/50. Un traitement juste sur un sujet difficile, un équilibre parfait entre le drame et la comédie.

Mais de quoi qu’ça cause au juste ?

De Mark, qui pour cause de polio et depuis bien des années, est forçé de vivre toute sa vie allongé, sans pouvoir bouger que le cou (et encore) et ne survit qu’en passant la plus grande partie de sa vie dans un gros caisson métallique. Bref, c’est pas la joie.
Mark, en revanche, dispose pour lui d’un esprit acéré, d’un humour à toute épreuve qui touche chaque personne croisant son chemin.

Mais Mark a un problème (parmi d’autres) : sa virginité. Et ainsi entre en scène Cheryl assistante sexuelle. Entre deux séances avec Cheryl, Mark trouvera toujours le temps de discuter avec le père Brendan, prêtre et ami. La dimension religieuse n’était pas des plus vitales, mais avec un film adapté d’une histoire vraie…. Ajoutez à cela quelques auxiliaires de vie tournant autour de Mark et le décor est planté. Un casting restreint permet d’ailleurs de se concentrer sur l’histoire. Ça fait aussi moins de noms à retenir.

The Sessions s’empare de deux sujets fort, le handicap et le sexe, les mélange ensemble et en tire un film fort, sensible, juste, drôle par moments, moins drôle à d’autres, mais toujours optimiste et surtout sans jamais virer dans le pathos ou le misérabilisme.
C’est intense, ça ne tombe dans aucun travers. Et que rien que pour ça, le film mérite d’être vu.

On en viendrait (presque) à oublier le handicap de Mark. Enfin presque… c’est tout de même assez perturbant de le voir à l’horizontal en permanence. Presque difficile de le reconnaître. Bref. Comme tout un chacun, Mark a des besoins des rêves.
Paralysé ? Et bien chacun fait avec. Les scènes avec Helen Hunt sont d’ailleurs empreintes d’érotisme et de pudeur. Comme quoi, faire un film sans fioritures et sans facilité c’est possib’ (comme dirait Hassan Cehef).

Un ptit mot rapide quand même sur l’interprétation sans faille des deux acteurs principaux : excellent. Voilà, ça c’est fait.

The Sessions est finalement tout à fait emblématique des petits films sans ambition qui passent facilement inaperçus mais qui, à partir de sujets forts, envoient du pâté.

Lui trouver qualité sur qualité n’en fait pas pour autant le film de l’année (je tiens à le préciser. Sinon on va encore dire que je suis trop gentil). Mais le sujet, le pari osé et réussi ainsi que l’interprétation en font tout de même un très bon cru.


Week-end royal

Week-end royal afficheRéalisateur : Roger Michell

Acteurs : Bill Murray, Laura Linney, Samuel West, Olivia Colman, Elizabeth Marvel, Olivia Williams, Elizabeth Wilson,…

Synopsis : Juin 1939, le Président Franklin D. Roosevelt attend la visite du roi George VI et de son épouse Elizabeth, invités à passer le week-end dans sa propriété à la campagne. C’est la première visite d’un monarque britannique aux Etats-Unis. (Source : Allociné)

Bande-annonce

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Les présidents américains sont à l’honneur en ce moment. George VI aussi d’ailleurs. En gros, les biopics sont un genre apprécié.
C’est cette fois Roosevelt (Franklin pas Theodore) qui est ici interprété par Bill Murray, très bon dans son rôle de président aimé et blagueur. Laura Linney est tout aussi convaincante en tant que Daisy, la cousine (au 5e/6e degré) et amie très (très) proche de Roosevelt qu’elle côtoie lorsque celui-ci se trouve dans la maison familiale des Roosevelt.

 

Au-delà de la relation entre Roosevelt et sa cousine, le film se concentre sur le week-end historique passé par George VI et Elizabeth dans cette maison familiale des Roosevelt. L’occasion de parler des relations anglo-américaines, du manque d’assurance de Georges VI, roi débutant et bégayeur vétéran (mais ça, tous ceux ayant vu Le Discours d’un Roi le savent) et de la relation entre Georges VI et Roosevelt (n’ayant rien à voir avec celle entre ce dernier et sa cousine bien sûr). Petite histoire et grande Histoire dans un même film.

Week-end royal arrive finalement à bien mélanger et équilibrer les deux trames. Bill Murray sert de lien entre les deux, et comme à son habitude fait ça très bien (bon, j’avoue avoir attendu plus d’extravagance mais passons).De son côté, Samuel West (Georges VI) n’a, évidemment, rien à voir avec Colin Firth et livre un Georges VI très différent (certain(e)s diront moins classe) mais ne démérite pas, loin de là. Pas forcément facile de jouer un personnage avec un balai dans le fondement et qui se déride petit à petit au contact d’un Roosevelt des plus facétieux.

Moins de prestance donc, mais autant de justesse (Georgy est d’ailleurs tout aussi attachant). Les scènes du couple royal sont d’ailleurs parmi les plus réussies. Le rapport tradition anglaise/modernité américaine est aussi parmi les thèmes les mieux abordés.Eleanor (Roosevelt) et (la reine) Elizabeth ne sont pas en reste. Les actrices ne crèvent pas l’écran mais compensent par une sorte de… justesse dans la discrétion.

On ne trouve d’ailleurs pas d’acteur ou d’actrice particulièrement inoubliable (sauf Bill Murray, mais bon… c’est Bill Murray) mais chacun parvient à avoir ses bons moments qui le mettent d’une façon d’une autre en valeur. La scène de commérage de Georges et Elizabeth est d’ailleurs assez savoureuse (Saint Pothin, priez pour nous).

Mais au final, tout comme l’interprétation, la réalisation n’éblouit pas et reste trop sage. Il n’y a pas grand-chose à reprocher en soi mais le film souffre sans doute d’un léger manque de dynamisme et d’audace (bien qu’un film n’ait pas forcément à être très dynamique pour être réussi, il suffit de voir Die Hard 5). Bref, on (et par on, je veux bien sûr dire je) sort avec le sourire et le sentiment d’avoir passé un bon moment.

Un film bien sympathique, très agréable. Et voilà.


La part des anges

Réalisateur : Ken Loach

Avec : Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, Jasmin Riggins, William Ruane, Roger Allam, Siobhan Reilly, Charles MacLean,…

Synopsis : Un jeune père écossais évite de justesse d’être envoyé en prison; déterminé à se remettre sur le droit chemin, de nouvelles perspectives de carrière se présentent lors de la visite d’une distillerie de whisky … (Source : Wikipédia)

Bande-annonce (vostfr of course)

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C’est bête, mais j’ai moins de choses à dire sur La part des anges que sur Spiderman !

La part des anges est, sans conteste, un bon film. Un film "complet" aussi, qui arrive à alterner, avec naturel, des scènes chargées de tension avec des moments de (sou)rire (essentiellement autour d’un même personnage, débile à lunettes très réussi). C’est la recette gagnante du film, chargé de réalisme, tant au niveau des situations que du jeu des personnages.

La violence est présente, maintenant le spectateur bien au fond de son fauteuil, quelques répliques le font ensuite se détendre, mais le scénario le garde toujours en alerte quant au destin de ces bras cassés. Le moins qu’on puisse dire c’est que la vie de la jeunesse de Glasgow ne fait pas rêver (c’est aussi mission impossible pour comprendre leur accent). Il faudra au personnage principal un don particulier pour espérer changer son étoile.

On ne peut pas s’empêcher de penser, tout au long du film, que les personnages ne peuvent pas s’en sortir, "la faute" à toute la dureté du quotidien "glasgowien" et au passé chargé de Robbie, pauvre gars qui essaie de s’en tirer pour sa copine et leur marmot. Gros suspense sur la question qui sépare les personnages du film en deux clans : Peut-on changer ?

Niveau scénario, le film surprend avec une cassure nette vers le milieu (avant et après le kilt pour ceux qui l’ont vu) mais qui donne un second rythme, plus léger et au final très agréable.

Bref, le charme brut de La part des anges fonctionne. Par sa simplicité, l’équilibre réussi entre sa légèreté et sa dureté et l’absence d’une bouillie misérabiliste. Ce n’est pas une pure comédie, ni un film social pur souche. C’est un mélange, saupoudré d’humour britannique et du savoir-faire d’un réalisateur chevronné.

J’ai pas mal lu des critiques disant que La part des anges était un film mineur (mais quand même agréable sauf pour les Inrocks) dans la filmographie de Ken Loach. Je n’ai vu que Le vent se lève et Just a kiss, aussi je ne peux pas comparer. Et d’ailleurs, ça ne m’intéresse pas. Le film est réussi, point.

Bref, à voir et à savourer.


Des saumons dans le désert

Réalisateur : Lasse Hallström

Avec : Emily Blunt, Ewan McGregor, Kristin Scott Thomas, Amr Waked, Conleth Hill, Tom Mison, Rachael Stirling,…

Synopsis : Lorsqu’un richissime cheikh du Yémen se met en tête d’introduire des saumons dans les rivières de son pays, tout le monde pense qu’il s’agit d’une pure folie. Pourtant, entre volontés politiques et coups du destin, une jeune chargée d’affaires, Harriet, et un scientifique, Fred, vont se retrouver obligés de concrétiser ce rêve insensé. Même si le projet est un vrai casse-tête, l’aventure tombe plutôt bien pour Fred et Harriet, dont la vie privée n’est pas au beau fixe…
À travers les voyages, les rencontres et les innombrables péripéties que ce programme surréaliste occasionne, tous deux vont découvrir l’existence sous un jour différent. La pêche miraculeuse du cheikh va-t-elle servir d’appât à l’amour ? (Source : Allociné)

Bande-annonce : Des saumons dans le désert

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C’est toujours sympa, de temps en temps, d’aller voir un film comme celui-ci. Aucune attente, juste la promesse faite par la bande-annonce d’un film léger et divertissant. Et par moment, comme aujourd’hui, la joie d’être dans une salle vide.

Pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures pour comprendre pourquoi je suis allé voir ce film : le synopsis plutôt original et la présence d’Ewan McGregor plutôt talentueux.

Une légère crainte peut-être, après avoir lu le synopsis, sur la place que pourrait prendre la romance entre les deux personnages principaux (surtout que dans des films de ce genre, on sait pertinemment comment tout ça se terminera. Le chemin pour y parvenir est d’autant plus important). Crainte infondée, cet aspect-ci de l’histoire reste très discret, jusqu’à la fin, grâce au scénario d’une part et de l’interprétation juste des deux acteurs.

L’histoire en elle-même est assez marrante (sans verser dans le burlesque), bien menée, grâce à de petits effets ou à son rythme et arrive à rendre l’affaire à la fois décalée et réaliste.

Une mention spéciale à Kristin Scott Thomas, délirante en directrice du service presse du Premier Ministre (leurs petits échanges de message font d’ailleurs partie de ces petits effets).

Des saumons dans le désert est parfait pour passer un bon moment, pas forcément le film de l’année donc, mais après Prometheus, ça fait drôlement du bien de retrouver un peu de simplicité… et de constater que ça fonctionne toujours.


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