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Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

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Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.


Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

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Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les "Justice Forever". Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais "Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ?" Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! ;-) ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.


Man of Steel

Réalisateur : Zack Snyder

Acteurs : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Kevin Costner, Diane Lane, Russel Crowe, Laurence Fishburne,…

Synopsis : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète.  (Source : Allociné)

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Autant le préciser d’entrée ; je ne suis pas un fan de Superman (sauf quand je regardais Loïs & Clark : Les nouvelles aventures de Superman bien sûr). Son côté Super Boyscout et sa manie d’avoir un slip sur des collants ont plutôt tendance à, sinon m’exaspérer, me laisser de marbre.

Mais avec Zack Snyder, une bonne surprise n’était pas exclue, loin de là.

Après visionnage, bonne surprise confirmée : Zack Snyder 1 – Superman 0.

Le réalisateur réussit à moderniser le super-héros (en lui apprenant déjà qu’un sous-vêtement, ben ça se met sous le vêtement. Sont-ils nigauds ces extra-terrestres), son costume (même en lui laissant une cape qui ne sert à rien d’autre qu’à lui donner la classe lors de ralentis) et son histoire en général, puisque Man of Steel est un reboot.

Grâce au bon Zack, nous avons l’esthétique chère au maître et des scènes reposantes qui tranchent avec le genre du blockbuster de super-héros.

Du côté de Superman, un Henry Cavill taillé pour le rôle (au sens propre. Je n’ai jamais vu des pectoraux pareils) et qui, pour le supermano-sceptique que je suis, réussit à véritablement incarner Superman. Rapide historique : Brandon Routh était ridicule et Christopher Reeve était transparent (pour moi bien sûr, mais est-il vraiment besoin de préciser ?). Afin d’éviter un Supermano-centrisme, je dois dire que le casting de manière générale est très bien choisi ; de Michael Shannon, toujours délicieux en barge, Amy Adams, toujours délicieuse tout court, Russell Crowe, toujours classe, etc.

Deux choses m’ont toutefois gêné : la cape, mais ça j’en ai déjà parlé, et comment Superman a récupéré son costume. Rapide topo/spoiler :
Monsieur Superman a 33 ans (l’âge de qui d’autre ? Exactement) et visite un vaisseau échoué sur Terre depuis 10 000 ans (ou 18 000 ?). Dans le dit-vaisseau, celui-ci trouve ce qui deviendra son costume. Réfléchissons 2 secondes : Je n’ai rien compris à la scène où le scénariste "n’a pas la lumière à tous les étages" ? Ce n’est pas grand-chose mais ça m’a travaillé.

Bon, à part ça, le film met quand même un peu de temps prendre sa vitesse de croisière et les différents flash-backs, pas toujours très bien placés, n’aident pas. Par contre, une fois l’action lancée, ça bastonne dur. L’avantage d’avoir un super-héros indestructible.

Ceci étant dit, j’aimerais que Zack Snyder revienne à un "vrai" film. Superman, c’est sympa, mais bon… voilà quoi.


Iron Man 3

Réalisateur : Shane Black

Acteurs : Robert Downey Jr., Ben Kingsley, Gwyneth Paltrow, Guy Pearce, Don Cheadle, Paul Bettany,…

Synopsis : Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. (Source : Allociné)

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Mais bon sang, qu’est devenu AC/DC ??

Avec l’absence de cette musique, c’est aussi une partie de l’identité d’Iron Man qui s’évapore. Et s’il n’y avait que ça.

Bon, prenons les choses dans l’ordre.

Pour cette fois, Jon Favreau a passé la main et la réalisation est passée à Shane Black, scénariste de l’Arme Fatale (qui de toute évidence a d’autres goûts musicaux… Non, je ne suis pas rancunier).
Iron Man 3 a ses bons côtés : On voit finalement assez peu Tony Stark dans son armure, permettant de développer la sempiternelle question : est-ce l’homme ou l’armure qui fait le super-héros ? Le bon Tony nous régale toujours de son humour, ses talents en mécanique et sa stature d’homme d’action. Le voir d’ailleurs hors de son armure, un flingue à la main est plutôt agréablement inattendu.

Côté "super"-vilain, il y a du mieux par rapport à Iron Man 2 où les méchants manquaient un peu de panache et de dangerosité. Du mieux, mais honnêtement, l’enthousiasme que j’ai pu avoir sur le Mandarin s’est estompé avec le twist qui n’apporte, selon moi, pas grand-chose d’intéressant, d’autant plus vu la place du personnage d’Aldrich Killian. Guy Pierce n’a pas non plus un charisme exceptionnel et peine à rendre le rôle flippant (alors qu’à l’inverse, j’ai adoré l’interprétation de Ben Kingsley dans toutes les facettes du personnage).

Au-delà de ça, j’ai été particulièrement perplexe sur la capacité du monsieur et de ses sbires à se prendre pour des hauts fourneaux (voire un dragon). Il y a la S-F réaliste qui fonctionne comme la nouvelle armure pièces détachées/télécommandées d’Iron Man et la S-F non-réaliste qui ne fonctionne pas avec Mr-Smaug-milliers-de-degrés. Au moins celui-ci est plus dangereux que Mr Fouet-brillant dans Iron Man 2 (toute remarque pour de meilleurs surnoms est la bienvenue).

Ensuite au niveau scénario, là aussi déception. Des incohérences, des raccourcis faciles, des actions totalement incompréhensibles… Bref, je n’ai pas été convaincu (je ne développerai pas, vous comprendrez aisément pourquoi). Il y a pourtant de l’idée : Tony Stark, le mécano multimilliardaire qui perd (presque) tout, pédale quand même un peu dans la semoule pour lutter contre les méchants tout en se posant des questions sur lui-même-sa vie-son oeuvre, l’idée était sympa. Pas originale, mais sympa.

Bien heureusement, tout n’est pas à jeter. On retrouve l’humour d’Iron Man, de l’action comme il faut, tout en ""finesse"" et ""retenue"", et Robert Downey Jr toujours aussi génial et à l’aise dans son rôle. Hélas, le film ne va pas vraiment au-delà.

Le rapport de l’homme à l’armure est aussi plutôt original. Que ce soit avec les pièces détachées  venant à l’homme, parfois violemment ou avec un mauvais timing… donnant lieu à des combats pas piqués des hannetons, c’était bien trouvé. De même que de voir Iron Man confronté à ses fans apporte des moments de légèreté qui contribuent dans le même temps à bien mettre en valeur tous les aspects de la vie d’un super-héros.

Niveau rythme, Iron Man 3 a un peu de mal à bien tenir les 2h10, mais l’alternance de scènes d’actions pures/scènes reposantes et la présence d’un flash-back qui fournit au moins une assise solide au scénario lui donnent une certaine efficacité. On trouve également d’excellentes scènes (qui contrebalancent d’autres scènes plus médiocres, mais quand même il faut saluer ça).

En bref, j’ai trouvé Iron Man 3 meilleur que le 2, mais inférieur au 1. Et bien que j’ai été tout de même légèrement déçu de la qualité globale du film (surtout au niveau des incohérences, actions incompréhensibles, etc. plus que du méchant en lui-même), Iron Man 3 fait le job dans son rôle de blockbuster bourré d’action, d’effets spéciaux et d’humour.

La saga Avengers continue son petit bout de chemin, en continuant évidemment d’intégrer l’inutile 3D, l’avantage étant que chaque film de la saga pose sa pierre pour un enrichissement progressif de cet univers.


Hansel & Gretel

Hansel & Gretel : Witch Hunters AfficheTitre complet : Hansel and Gretel: Witch Hunters

Réalisateur : Tommy Wirkola

Acteurs : Jeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen, Peter Stormare, Thomas Mann, Pihla Viitala, Derek Mears,…

Synopsis : Quinze ans après avoir survécu aux « évènements » de la maison en pain d’épices, Hansel et Gretel, devenus adultes, se lancent à la chasse aux sorcières. (Source : Wikipédia)

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La première impression est souvent la bonne et lorsqu’on voit un film, celle-ci commence à se faire au générique de fin et se termine à la sortie de la salle. Pour Hansel et Gretel, l’impression a été simple : "Trop cool ce film, j’le veux en DVD". Voilà ça résume tout !

"Oh non, continue ta critique, j’en suis fan !
– Bon d’accord…"

Des mois d’attente avant de pouvoir aller voir Hansel et Gretel. Tout ça pour que le cinéma de proximité décide de ne pas le passer… Du coup pas de VO, et direction le cinéma d’à côté. Heureusement, la VF du film est bonne et autre bon point, assez rare pour être noté ; même la 3D est sympa et a une certaine utilité (je n’avais pas pensé ça depuis… Avatar). Bon, la 3D se résume à des débris/flèches/projectiles vers le spectateur mais c’est un bon début.

Hansel et Gretel se déroule des années après le conte. Les deux gamins ont bien grandi et, mis à part un bon diabète pour Hansel, s’en sont plutôt bien sortis. Ils sont désormais adultes et chassent les sorcières à l’arbalète, au fusil, bref tout ce qui fait des trous. Plus précisément, le frère et la sœur recherchent ici des enfants disparus, enlevés par une sorcière. Les deux en imposent, ont la classe et touchent leur bille dans le dégommage de sorcières.

C’est d’ailleurs un des points forts d’Hansel et Gretel. Le casting est excellent, des deux acteurs principaux (Jeremy Renner qu’on ne présente plus et Gemma Arterton taillée pour le rôle) jusqu’à l’acolyte attachant ou la charmante jeune femme parce qu’il faut toujours une charmante jeune femme dans tout bon scénario. Ça ne fait pas un film certes mais ça contribue tout de même grandement à sa réussite.

Parfait pour un moment repose-méninges avec tous les ingrédients nécessaires, Hansel et Gretel se compose : d’humour (même si pas aussi présent qu’on aurait pu l’attendre cependant. Parlons de légèreté plus que d’humour), de sang (beaucoup de sang), d’armes (beaucoup d’armes), des héros qui s’en prennent plein la gueule mais se relèvent toujours, des méchantes très méchantes et très moches,…

Tous les ingrédients nécessaires implique aussi toutes les ficelles scénaristiques habituelles : les flashbacks sur l’enfance difficile (qu’on connaît tous, mais qui a tout de même été adaptée), ou la psychologie de certains (beaucoup de) personnages.

Aucun temps mort, et pour cause, Hansel et Gretel ne dure qu’1h30. Pour le coup, le film aurait mérité au moins un bon 1/4h de plus (1/2h pour les optimistes) ne serait-ce que pour développer un peu le scénario. En conséquence, un film qui va droit à l’essentiel et ne s’embarrasse pas de chichis ou de détails.

A noter également un générique de début plutôt réussi et une bande originale bien agréable (comme souvent quand Hans Zimmer est dans les parages)

Bref, un bon film du genre, sanglant et divertissant.


Die Hard 5

Die Hard 5Titre complet : Die Hard : Belle journée pour mourir (VF) – A Good Day to Die Hard (VO)

Réalisateur : John Moore

Acteurs : Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch, Radivoje Bukvic, Yuliya Snigir, Mary Elizabeth Winstead,…

Synopsis : L’inspecteur John McClane se porte au secours de son fils Jack, retenu prisonnier en Russie. Tous deux devront également faire face à un puissant leader russe qui s’avère être un danger pour la paix mondiale… (Source : Allociné)

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John Moore a tué John McClane (au figuré bien sûr).

Attention la suite peut contenir quelques spoilers

On avait tout à craindre de voir le réalisateur du pathétique Max Payne prendre les rênes du 5e film de la saga Die Hard.

Craintes vérifiées, mais paradoxalement, on peut remercier Mr Moore qui nous prouve qu’il ne suffit pas de récupérer une franchise à succès, un Bruce Willis et faire péter plein de voitures pour faire un bon film d’action.

Si l’on met de côté un McClane Junior au charisme de bulot, un scénariste qui fait enchaîner incohérences, facilités, répliques pourries et une réalisation d’amateur, Die Hard 5 se laisse regarder. A peine McClane s’est-il sorti (indemne) de 45 accidents qu’il est reparti, bref pas le temps de s’ennuyer. En plus de cela, le film dure 1h30, juste ce qu’il fallait.

Tout n’est pas à jeter heureusement, et ce en très grande partie grâce à Bruce Willis jouant un John McClane un peu vieillissant. Au moins cet aspect est assumé. Quelques scènes d’action valent aussi le coup d’œil, mais ça ne fait pas un film.

Les films d’action ont ceci de génial qu’ils peuvent avoir un personnage faisant les pires cascades, se sortant des pires accidents,… qu’on continue à y croire. Pour peu que le tout tienne la route. Die Hard 5 a au moins le mérite de montrer que faire un bon film d’action n’est pas à la portée de tout le monde.

Le gros problème de Die Hard 5, à mon sens, c’est d’avoir donné un fiston (sorti de nul part ou je me trompe ?) espion de la CIA à John McClane senior, policier new-yorkais de son état. Et d’ajouter à ça, une histoire se déroulant en Russie (jusqu’à Tchernobyl et une scène finale assez consternante) laissant libre cours aux pires clichés sur l’antagonisme Russie-USA ("Salopards d’Américains, je vous hais tous, bande de cow-boys" serait un bon résumé. Oui, ça vole très haut).

Bref, on sent trop une volonté de renouveler la franchise en ajoutant un peu de jeunesse et un soupçon d’espionnage à la Mission Impossible au traditionnel bordel McClanien. Cela aurait pu passer avec un acteur plus intéressant pour le fils et un réalisateur compétent (et un bon scénariste aussi tiens).

Le souci n’est pas de vouloir prolonger la franchise Die Hard ; tant qu’il y a du talent, pô de soucis. Le 4e volet était très bon après tout, montrant que Die Hard avait su évoluer en gardant l’esprit de la franchise. Le problème est de vouloir en faire trop avec trop peu de talent justement. Pire que tout, Die Hard 5 trahit complètement tout l’esprit de la franchise ; des situations sans originalité jusqu’à l’humour ici ersatz des films précédents.

Au générique de fin, la réflexion que c’est John Moore plus que John McClane qui devrait prendre sa retraite.

Ah, et la VF est assez mauvaise aussi.


Skyfall

Réalisateur : Sam Mendes

Avec : Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench, Naomie Harris, Bérénice Marlohe, Ralph Fiennes, Albert Finney, Ben Whishaw,…

Synopsis : Dans sa 23ème aventure ciné, James Bond doit prouver sa loyauté envers M lorsque le passé de celle-ci revient la hanter, et que le MI6 est attaqué. (Source : Allociné)

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Au vu des critiques assez majoritairement positives sur ce nouveau James Bond, on peut se demander qui n’a pas aimé. Et bien, pas moi.

Avec Sam Mendes aux commandes, il y avait déjà peu de risques d’être déçu, mais en plus de cela, Skyfall marque les 50 ans d’un James Bond, qui au fur et à mesure des années, a su évoluer (au gré de plusieurs liftings, certes)

Skyfall est dominé par un mot d’ordre : la simplicité, celle-ci allant clairement dans le sens d’un hommage global et assez explicite à la franchise. Cette direction prend la forme de multiples scènes et répliques allant de  la scène présentant le nouveau Q à la réapparition de la Bond-mobile jusqu’aux origines même du héros alors que celui-ci était plus James que Bond. Sans parler du dévoilement de l’identité d’une certaine personne à la fin du film, cerise sur le gâteau.

On retrouve les classiques qui ont fait le succès de la franchise : un méchant bien fêlé et particulièrement bien joué par Javier Bardem (dont le but est ici plus personnel, resserrant d’autant plus l’attention sur le monde de Bond), et un générique particulièrement réussi.

Le casting, traditionnel ingrédient d’un film réussi… ou non, est aussi à mettre dans le camp des "Pour" ; même si la miss France du casting n’est pas particulièrement inoubliable, revoir Ralph Fiennes, Albert Finney (Big Fish,…) et Ben Whishaw (Le Parfum,…), et bien… ça fait plaisir.

Pour James Bond lui-même, on sent le héros (à défaut de l’acteur) un peu fatigué, et pour le coup, vu le côté dur et impitoyable que Daniel Craig a donné à 007, l’évolution est assez salutaire.

Après, simplicité ne veut pas dire que les cascades improbables, poursuites endiablées et autres explosions ne sont pas présentes (pauvre Écosse…), seulement le choix des armes est plus réduit et tout aussi efficace. Pour enrober le tout, Sam Mendes nous offre des scènes d’un esthétisme très agréable qui se mélangent parfaitement au film d’action.


Jason Bourne : L’héritage

Réalisateur : Tony Gilroy

Avec : Jeremy Renner, Rachel Weisz, Edward Norton, Oscar Isaac,…

Synopsis : Le programme Treadstone dont Jason Bourne était le cobaye n’était qu’une partie d’une vaste conspiration, œuvrée par plusieurs branches du gouvernement et concernant plusieurs agences de renseignement, programmes militaires et laboratoires secrets.
De Treadstone est ensuite né Outcome, dont Aaron Cross est l’un des neufs agents. Plus que des tueurs, ce programme forme ces hommes à assumer des missions à haut risque en solo. Mais en dévoilant une partie de l’organisation, Jason Bourne laisse derrière lui un héritage explosif. Désormais tous compromis, les agents d’Outcome doivent alors être supprimés, pour que le directeur du programme, le Colonel Byer, continue ses activités.(Source : Wikipédia)

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Un bon moment de cinéma ! Simple (dans un sens…), beaucoup d’action sur grand écran et donc sans prise de tête.

Replaçons les choses dans leur contexte : j’ai vu et aimé les trois précédents Jason Bourne. De voir une nouvelle tête aperçue dans The Avengers (Jeremy Renner) accompagné d’une certaine Rachel Weisz… ça serait bête de passer à côté.

Bien sûr il faut aimer les films d’action/espionnage (mais espionnage un brin pas toujours très raffiné), mais si c’est le cas, le show est garanti. Niveau visionnage, avoir vu la trilogie Bourne avec Matt Damon rentre dans la catégorie du "pas obligatoire mais tout de même conseillé", ne serait-ce que pour éviter de trop faire fonctionner le cerveau sur les noms de programmes, d’opérations et de personnages. D’autant que des références directes y sont faites (sans doute histoire de ne pas avoir l’impression de sortir le film de nul part).

L’action est efficace, se veut assez réaliste et dynamique. Les mouvements de caméra saccadés, à l’épaule, très nerveux contribuent à l’ambiance "Bourne". Même si, pour le coup, les combats sont assez durs à suivre. Dans ce cas, on a  droit à quelque scènes de parlotte pour reposer les méninges.
Niveau casting, c’est du grand art, Jeremy Renner et Rachel Weisz forment un duo qui fonctionne à merveille, et Edward Norton… et bien c’est Edward Norton, donc toujours un grand acteur.

Si on fouille du côté du scénario, on retombe à peu près dans le même modèle qu’avant (excepté pour toute la partie perte de mémoire) : Un programme du gouvernement est fermé, et évidemment, tous ses acteurs doivent disparaître (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple, c’est vrai non ?). Et là encore, évidemment, il y en a pour ne pas être d’accord avec la politique du "on tue tout le monde". Jason Bourne ou "Quand le petit personnel se met à penser, tout fout l’camp"

Bref, ça sent quand même à 10 kilomètres l’exploitation de filon. Et on sent déjà que la machine s’essouffle. Trop de situations qui se répètent, et une fin où on a très peur de répétitions encore plus fortes à venir.

Si on veut rester simple, on peut aussi voir ça comme un simple film d’action de qualité, sympa pour grignoter du pop-corn et siroter son litre et demi de coca light (ou zéro).


The Dark Knight Rises

Réalisateur : Christopher Nolan

Avec : Christian Bale, Tom Hardy, Anne Hathaway, Gary Oldman, Michael Caine, Marion Cotillard, Joseph Gordon-Levitt, Morgan Freeman,…

Synopsis : Huit ans ont passé depuis que Batman a disparu dans la nuit, passant à cet instant du statut de héros à celui de fugitif. Prenant la responsabilité de la mort d’Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié pour le mieux, du moins l’espérait-il, autant que le Commissaire Gordon à ses côtés. Pendant un moment, le mensonge eut l’effet escompté, la criminalité de Gotham se pliant sous le poids de l’Unité anti-crime de Dent. Mais l’arrivée d’une féline et fourbe cambrioleuse au mystérieux dessein chamboule l’ordre établi. Bien plus dangereuse encore est l’apparition de Bane, terroriste masqué dont l’impitoyable projet pour Gotham pousse Bruce à sortir de l’exil qu’il s’est imposé. Mais bien qu’il reprenne cape et masque, Batman pourrait ne pas être un adversaire à la taille de Bane… (Source : Wikipédia)

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Avec tout le foin fait autour de The Dark Knight Rises (ou TDKR pour les intimes), passer à côté aurait quand même été dommage.

Je ne suis pas un fan absolu de la trilogie Batman de Christopher Nolan, mais il faut avouer que le réalisateur ne se débrouille pas mal du tout !

D’abord, vu que ce film clôture la trilogie made in Nolan, un bref aperçu des films précédents. Pour Batman Begins, je n’en ai qu’un vague souvenir. Un film pas assez exceptionnel pour que je m’en souvienne le mois suivant. Pour The Dark Knight : Le Chevalier Noir (on admirera le savoir français pour traduire le titre…), c’était tout autre chose, le film m’avait marqué. Plus précisément le personnage du Joker m’avait marqué, reléguant Batman & co au rang de figurants un brin transparents.

Pour ce film-ci… Le personnage de Bane, si il est impressionnant (notamment grâce à sa voix en VO) est loin d’égaler le Joker. Batman, lui, est fidèle à lui-même, autant dire pas très folichon, bien que son rôle dans ce film l’ait rendu plus intéressant. Mais, globalement, mis à part Catwoman assez sympathique, les personnages du film ne sont pas très marquants. Niveau interprétation, pareil, même si certains se détachent du lot.
D’ailleurs, j’en profite pour dire un mot sur Marion Cotillard, qui se fait tailler un short sur le Web à propos d’une scène en particulier. Finalement… beaucoup de bruit pour rien. Pas exceptionnel certes mais de là à faire le "buzz" faut quand pas pousser. Le personnage est le fruit de ficelles scénaristiques certes un peu grosses mais tout de même.

Que les choses soient claires : j’ai passé un bon moment, TDKR est un film divertissant. Le problème… c’est le rythme, la longueur (2h45 O_o) et certains aspects du scénario (conséquence directe de la longueur du film finalement). Mais c’est tout !

Le film met bien 1h30 à se lancer. Et sur 2h45 c’est… long. Ensuite, vitesse de croisière jusqu’à une fin que j’ai, personnellement, trouvé très satisfaisante (même si, sans en faire un défaut, ce qui touche à John Blake est assez prévisible).

The Dark Knight Rises est impressionnant sur beaucoup de scènes, a pas mal de répliques plutôt efficaces, un scénario assez élaboré pour un film de super-héros, mais la mayonnaise n’a pas pris. C’est beau, impressionnant, tout ça tout ça, mais il manque un  petit truc. On dit du film qu’il est très sombre, certes, mais ça reste tout de même très propre, et ce même avec le côté "Occupy Gotham" qui ancre de manière assez efficace la légende dans la réalité.

Bon film, mais trop de défauts pour en faire un film d’exception.

Merci aussi à Christopher Nolan pour avoir eu la sagesse de ne pas y coller de la 3D.


The Amazing Spider-Man

Réalisateur : Marc Webb

Avec : Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Denis Leary, Martin Sheen, Sally Field, Campbell Scott, Julianne Nicholson, Chris Zylka,…

Synopsis : Peter Parker (Andrew Garfield) est un adolescent combattant le crime sous le nom de Spider-Man après avoir été piqué par une araignée transgénique dans les laboratoires Oscorp. Chassé par les autorités sous les ordres du capitaine Stacy (Denis Leary), le père de sa petite amie Gwen (Emma Stone), Peter tente de sauver New York du Docteur Connors (Rhys Ifans), l’ex-associé de son père métamorphosé en créature reptilienne, Le Lézard. (Source : Wikipédia)

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Une bonne chose de faite !

Manquer le reboot The Amazing Spider-Man n’était pas possible, et pour plusieurs raisons : la comparaison avec la trilogie d’origine, le réalisateur ((500) jours ensemble), une bande-annonce efficace qui laissait présager une bonne (enfin) utilisation de la 3D et surtout le duo Andrew Garfield/Emma Stone.

Au final, un bon film de super-héros mais tout de même un brin décevant.

Par rapport à la trilogie de Sam Raimi/Tobey McGuire/Kirsten Dunst déjà. (là, j’ai pu le constater, les avis divergent. Et comme dirait Desproges…).
Bref, pour moi ce reboot n’a pas à rougir, loin de là. Le parti-pris est différent (mais aurait quand même pu l’être plus), la personnalité de Peter Parker aussi, et sa petite amie l’est tout autant. On ajoute un mystère sur les parents, un méchant (un peu) différent du Bouffon Vert, une réalisation changée (la scène de combat dans la bibliothèque est excellente d’ailleurs !) et le tour est joué.
Peter Parker est moins tête à claques (j’aime bien Tobey McGuire et sa tête de chiot battu, mais le changement (c’est maintenant), a du bon). De même que le rôle d’Emma Stone a nettement plus d’épaisseur que celui de Kirsten Dunst. Enfin, le rôle principal féminin n’est plus la pauvre jeune femme fragile à protéger et à qui le gentil héros torturé ne peut pas révéler son identité. Un bon bol d’air !
Le seul problème inhérent au reboot, c’est qu’on se re-tape pendant une partie du film la genèse du super-héros sans qu’on puisse noter une différence énorme avec l’original. Les suites n’auront, heureusement, pas ce problème.

Les acteurs d’ailleurs… Andrew Garfield et Emma Stone sont sans conteste le coeur de ce film, sur lesquels tout repose. Les personnages ont leur rôle là-dedans certes, mais les deux acteurs sont excellents dans leurs rôles respectifs. Andrew Garfield apporte sa part de fragilité maladroite et de charisme “ordinaire” et Emma Stone est tout simplement rayonnante (et je le dis en toute objectivité bien sûr : comme d’habitude). Dans l’ensemble le casting est très réussi (mention spéciale à Martin Sheen), j’ai tout de même eu un peu de mal à trouver Sally Field convaincante dans le rôle de la tante.

Après… The Amazing Spider-Man n’est pas exempt de défauts, loin de là. D’abord, le “super-vilain” manque cruellement d’envergure. Rhys Ifans est très bon, mais le personnage manque de “super-vilainerie” et de cohérence (ce n’est pas clair ?). Heureusement sa transformation en lézard géant est impressionnante.
Le film trimballe également son lot d’incohérences, de scènes peu convaincantes ou dégoulinantes de cliché/bon sentiment (cf, la scène des grues, juste… consternante) ou de discours plein de bonne intention sur le sens de la vie (cf le(s) discours de l’oncle Ben (oui, comme le riz)). Là où (500) jours ensemble avait su faire la différence avec les comédies romantiques habituelles, The Amazing Spider-Man s’enferme dans le carcan des super-productions à cliché. (je ne porte, bien sûr, aucun jugement, mais déjà le principe même du reboot traduit un manque certain d’imagination…).

Nouvelle déception sur la 3D. Si même un film comme Spider-man ne sait pas l’utiliser, j’abandonne définitivement tout espoir (en dehors des prochains Avatar).

De l’action, de l’humour (le côté positif des super-productions), le duo gagnant Andrew Garfield/Emma Stone, ce petit cocktail fait du film un bon divertissement. J’irai bien sûr voir les suites avec bonheur.

Et vu la tartine que je viens d’écrire, je m’arrête là !


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