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Les Gardiens de la Galaxie

Réalisateur : James Gunn

Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace,…

Résumé : Star-Lord rassemble une équipe d’aliens pour défendre la galaxie, menacée par Ronan et son armée, qui cherchent un mystérieux globe volé. (Source : Senscritique)

Bande-annonce


 

Aussitôt sorti, (presque) aussitôt vu. Il faut dire que j’attendais ces Gardiens de la Galaxie avec impatience.

Première fois depuis longtemps qu’on a affaire des nouveaux venus dans l’univers (cinéma) Marvel aussi, c’est pas rien !

Bilan tout ce qu’il y a de plus positif à tous les niveaux.

Casting original d’abord. Un aventurier "Han Solo style", une Na’vi verte et meurtrière, un raton-laveur intelligent, cupide et mal-embouché, un mini-Ent (avec moins de vocabulaire) et un catcheur très premier degré. Ça donne pas envie ça, sérieux ? Bon, le méchant est très moche et très méchant, aucune surprise là-dessus.

D’ailleurs de surprise, il n’y en a pas vraiment. Tout le monde court après un artefact très puissant (non, ce n’est pas le Tesseract) ; on trouve aussi la bande de (anti-)héros différents-mais-complémentaires-qui-mettent-un-peu-de-temps-à-bien-fonctionner-ensemble, le vilain méchant  tellement vilain que je n’ai pas reconnu Lee Pace (*Pub inside*  de Halt & Catch Fire, critique à venir sur ce blog), un héros qui a une histoire familiale assez spéciale, une bataille finale,…

Ceci dit, tout cela n’est pas du tout négatif, au contraire. On est en terrain (presque) connu au niveau ficelles scénaristiques mais dans le même temps James Gunn s’amuse. Et le fait bien.

Voilà, c’est une des raisons. Les Gardiens de la Galaxie est un blockbuster Marvel mais avec une bande originale axée 70s/80s. Et mine de rien, cette musique crée une ambiance géniale. À cela est ajouté un art de la couleur : vaisseaux, décors, costumes,… y a de l’arc-en-ciel à tous les étages. Sauf celui du vaisseau du méchant, encore une fois minimaliste, sombre et inquiétant (genre, on ne peut pas être méchant et aimer les couleurs vives…).

Autre + du film : L’humour. Il y en a toujours dans les Marvel, à différentes doses mais Les Gardiens de la Galaxie détient la palme je pense. Et là aussi James Gunn réussit un sacré pari : Avoir un film de space opera qui tient méchamment la route tout en ayant l’air de ne pas se prendre au sérieux.

Le scénario aussi est très bon – même si très classique – : des personnages attachants, un univers complet, pas de démarrage poussif (et pour un nouveau venu c’était pas forcément gagné), de l’action et du calme bien mélangés,… et évidemment un peu de bons sentiments via Star-Lord et sa môman mais ça j’imagine qu’on ne pouvait pas y couper.

Et enfin, Les Gardiens de la Galaxie c’est surtout de nouvelles perspectives, de nouveaux personnages… Bref, un bon bol d’air frais. Et ça fait du bien, après les Iron Man/Thor/Captain America 1/2/3,…

Ah oui, c’était aussi quand même l’occaz de voir Thanos sur plus qu’une scène post-générique.

Ah oui (promis, je m’arrête), par contre, la scène post-générique des Gardiens m’a beaucoup déçu. Il suffisait de s’arrêter sur la petite danse de la scène d’avant.

Ah (je fais ce que je veux :-p), comme on me l’a si astucieusement fait remarquer : comment les piles du baladeur de Star-Lord peuvent-elles encore fonctionner après 25 ans d’utilisation ?


Lucy

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs : Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi, Amr Waked,…

Résumé : A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté,  une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités. (Source : Allociné)

Bande-annonce


 

 Lucy. Beaucoup de curiosité en entrant, beaucoup de perplexité en sortant.

Pas de doute, c’est du Besson à 100%. Réalisé, scénarisé, produit. M’enfin on est encore loin du Besson du Cinquième Élément.

Le pitch rappelle Limitless ; on utilise qu’une petite partie du cerveau mais prenez un peu de machin synthétique et hop on utilise beaucoup plus. Là s’envolent tous points communs et presque mon intérêt.

Luc Besson m’avait quasiment réconcilié avec lui-même avec Malavita, il ne manquait plus que Lucy et il m’avait à 95% dans la poche. C’était presque déjà le cas avec la bande-annonce : Scarlett Johansson, un pitch qui envoie du pâté poitevin, beaucoup d’effets spéciaux.

Au final qu’est-ce qu’on a ? Scarlett Johansson et beaucoup d’effets spéciaux. J’imagine Luc Besson vomiss… écrivant son scénario "Mmhh, là on met des effets spéciaux, là une punch line… Zut l’histoire entre les deux prend trop de place, on la vire". Je caricature, mais le monsieur semblait avoir oublié les mots développement et subtilité.

Il n’y a pas que du mauvais (heureusement). Tout va à cent à l’heure, difficile de réfléchir (paradoxalement). C’était peut-être le but, j’ai eu l’impression de souvent penser "Mais là, pourquoi il… ? Ah, mais il manque un bout de film, l’autre n’a pas… ah mais comment elle… ?" Mais les effets spéciaux sont très réussis et l’histoire se suit plutôt facilement.

Allez je m’organise. Les personnages ; le méchant est un méchant mafieux taïwanais qui n’a pas appris à ses abrutis d’employés qu’on ne frappe pas un ventre fraîchement ouvert et rempli de drogue, un flic qui confie son cerveau à Scarlett au premier coup de téléphone (bon là je ne le blâme pas), une Scarlett qui… fait ce qu’elle semble avoir à faire, un scientifique qui semble être là pour founir à Scarlett quelqu’un qui comprend ce qu’elle vit (ben oui, si c’était quelqu’un qui ne comprend pas, ça rallongerait le film),… et voilà.

La musique est forte, rythmée et forte. Les effets spéciaux sont très présents, bien faits et très présents. La réalisation, basique. Les cascades de voitures sonnent comme une réminiscence nostalgique de Taxi. Les multiples images de Discovery Channel,.. là je sèche,… là pour enfoncer le clou des fois qu’on aurait pas tout compris ?

Bref, c’est sympa (si, si) mais quand on creuse… Non, franchement c’est du divertissement honnête. C’est juste que j’en attendais un poil plus, mais c’est tout…


Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

Bande-annonce

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Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.


Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

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Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les "Justice Forever". Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais "Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ?" Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! ;-) ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.


Man of Steel

Réalisateur : Zack Snyder

Acteurs : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Kevin Costner, Diane Lane, Russel Crowe, Laurence Fishburne,…

Synopsis : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète.  (Source : Allociné)

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Autant le préciser d’entrée ; je ne suis pas un fan de Superman (sauf quand je regardais Loïs & Clark : Les nouvelles aventures de Superman bien sûr). Son côté Super Boyscout et sa manie d’avoir un slip sur des collants ont plutôt tendance à, sinon m’exaspérer, me laisser de marbre.

Mais avec Zack Snyder, une bonne surprise n’était pas exclue, loin de là.

Après visionnage, bonne surprise confirmée : Zack Snyder 1 – Superman 0.

Le réalisateur réussit à moderniser le super-héros (en lui apprenant déjà qu’un sous-vêtement, ben ça se met sous le vêtement. Sont-ils nigauds ces extra-terrestres), son costume (même en lui laissant une cape qui ne sert à rien d’autre qu’à lui donner la classe lors de ralentis) et son histoire en général, puisque Man of Steel est un reboot.

Grâce au bon Zack, nous avons l’esthétique chère au maître et des scènes reposantes qui tranchent avec le genre du blockbuster de super-héros.

Du côté de Superman, un Henry Cavill taillé pour le rôle (au sens propre. Je n’ai jamais vu des pectoraux pareils) et qui, pour le supermano-sceptique que je suis, réussit à véritablement incarner Superman. Rapide historique : Brandon Routh était ridicule et Christopher Reeve était transparent (pour moi bien sûr, mais est-il vraiment besoin de préciser ?). Afin d’éviter un Supermano-centrisme, je dois dire que le casting de manière générale est très bien choisi ; de Michael Shannon, toujours délicieux en barge, Amy Adams, toujours délicieuse tout court, Russell Crowe, toujours classe, etc.

Deux choses m’ont toutefois gêné : la cape, mais ça j’en ai déjà parlé, et comment Superman a récupéré son costume. Rapide topo/spoiler :
Monsieur Superman a 33 ans (l’âge de qui d’autre ? Exactement) et visite un vaisseau échoué sur Terre depuis 10 000 ans (ou 18 000 ?). Dans le dit-vaisseau, celui-ci trouve ce qui deviendra son costume. Réfléchissons 2 secondes : Je n’ai rien compris à la scène où le scénariste "n’a pas la lumière à tous les étages" ? Ce n’est pas grand-chose mais ça m’a travaillé.

Bon, à part ça, le film met quand même un peu de temps prendre sa vitesse de croisière et les différents flash-backs, pas toujours très bien placés, n’aident pas. Par contre, une fois l’action lancée, ça bastonne dur. L’avantage d’avoir un super-héros indestructible.

Ceci étant dit, j’aimerais que Zack Snyder revienne à un "vrai" film. Superman, c’est sympa, mais bon… voilà quoi.


Iron Man 3

Réalisateur : Shane Black

Acteurs : Robert Downey Jr., Ben Kingsley, Gwyneth Paltrow, Guy Pearce, Don Cheadle, Paul Bettany,…

Synopsis : Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. (Source : Allociné)

Bande-annonce

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Mais bon sang, qu’est devenu AC/DC ??

Avec l’absence de cette musique, c’est aussi une partie de l’identité d’Iron Man qui s’évapore. Et s’il n’y avait que ça.

Bon, prenons les choses dans l’ordre.

Pour cette fois, Jon Favreau a passé la main et la réalisation est passée à Shane Black, scénariste de l’Arme Fatale (qui de toute évidence a d’autres goûts musicaux… Non, je ne suis pas rancunier).
Iron Man 3 a ses bons côtés : On voit finalement assez peu Tony Stark dans son armure, permettant de développer la sempiternelle question : est-ce l’homme ou l’armure qui fait le super-héros ? Le bon Tony nous régale toujours de son humour, ses talents en mécanique et sa stature d’homme d’action. Le voir d’ailleurs hors de son armure, un flingue à la main est plutôt agréablement inattendu.

Côté "super"-vilain, il y a du mieux par rapport à Iron Man 2 où les méchants manquaient un peu de panache et de dangerosité. Du mieux, mais honnêtement, l’enthousiasme que j’ai pu avoir sur le Mandarin s’est estompé avec le twist qui n’apporte, selon moi, pas grand-chose d’intéressant, d’autant plus vu la place du personnage d’Aldrich Killian. Guy Pierce n’a pas non plus un charisme exceptionnel et peine à rendre le rôle flippant (alors qu’à l’inverse, j’ai adoré l’interprétation de Ben Kingsley dans toutes les facettes du personnage).

Au-delà de ça, j’ai été particulièrement perplexe sur la capacité du monsieur et de ses sbires à se prendre pour des hauts fourneaux (voire un dragon). Il y a la S-F réaliste qui fonctionne comme la nouvelle armure pièces détachées/télécommandées d’Iron Man et la S-F non-réaliste qui ne fonctionne pas avec Mr-Smaug-milliers-de-degrés. Au moins celui-ci est plus dangereux que Mr Fouet-brillant dans Iron Man 2 (toute remarque pour de meilleurs surnoms est la bienvenue).

Ensuite au niveau scénario, là aussi déception. Des incohérences, des raccourcis faciles, des actions totalement incompréhensibles… Bref, je n’ai pas été convaincu (je ne développerai pas, vous comprendrez aisément pourquoi). Il y a pourtant de l’idée : Tony Stark, le mécano multimilliardaire qui perd (presque) tout, pédale quand même un peu dans la semoule pour lutter contre les méchants tout en se posant des questions sur lui-même-sa vie-son oeuvre, l’idée était sympa. Pas originale, mais sympa.

Bien heureusement, tout n’est pas à jeter. On retrouve l’humour d’Iron Man, de l’action comme il faut, tout en ""finesse"" et ""retenue"", et Robert Downey Jr toujours aussi génial et à l’aise dans son rôle. Hélas, le film ne va pas vraiment au-delà.

Le rapport de l’homme à l’armure est aussi plutôt original. Que ce soit avec les pièces détachées  venant à l’homme, parfois violemment ou avec un mauvais timing… donnant lieu à des combats pas piqués des hannetons, c’était bien trouvé. De même que de voir Iron Man confronté à ses fans apporte des moments de légèreté qui contribuent dans le même temps à bien mettre en valeur tous les aspects de la vie d’un super-héros.

Niveau rythme, Iron Man 3 a un peu de mal à bien tenir les 2h10, mais l’alternance de scènes d’actions pures/scènes reposantes et la présence d’un flash-back qui fournit au moins une assise solide au scénario lui donnent une certaine efficacité. On trouve également d’excellentes scènes (qui contrebalancent d’autres scènes plus médiocres, mais quand même il faut saluer ça).

En bref, j’ai trouvé Iron Man 3 meilleur que le 2, mais inférieur au 1. Et bien que j’ai été tout de même légèrement déçu de la qualité globale du film (surtout au niveau des incohérences, actions incompréhensibles, etc. plus que du méchant en lui-même), Iron Man 3 fait le job dans son rôle de blockbuster bourré d’action, d’effets spéciaux et d’humour.

La saga Avengers continue son petit bout de chemin, en continuant évidemment d’intégrer l’inutile 3D, l’avantage étant que chaque film de la saga pose sa pierre pour un enrichissement progressif de cet univers.


Hansel & Gretel

Hansel & Gretel : Witch Hunters AfficheTitre complet : Hansel and Gretel: Witch Hunters

Réalisateur : Tommy Wirkola

Acteurs : Jeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen, Peter Stormare, Thomas Mann, Pihla Viitala, Derek Mears,…

Synopsis : Quinze ans après avoir survécu aux « évènements » de la maison en pain d’épices, Hansel et Gretel, devenus adultes, se lancent à la chasse aux sorcières. (Source : Wikipédia)

Bande-annonce

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La première impression est souvent la bonne et lorsqu’on voit un film, celle-ci commence à se faire au générique de fin et se termine à la sortie de la salle. Pour Hansel et Gretel, l’impression a été simple : "Trop cool ce film, j’le veux en DVD". Voilà ça résume tout !

"Oh non, continue ta critique, j’en suis fan !
– Bon d’accord…"

Des mois d’attente avant de pouvoir aller voir Hansel et Gretel. Tout ça pour que le cinéma de proximité décide de ne pas le passer… Du coup pas de VO, et direction le cinéma d’à côté. Heureusement, la VF du film est bonne et autre bon point, assez rare pour être noté ; même la 3D est sympa et a une certaine utilité (je n’avais pas pensé ça depuis… Avatar). Bon, la 3D se résume à des débris/flèches/projectiles vers le spectateur mais c’est un bon début.

Hansel et Gretel se déroule des années après le conte. Les deux gamins ont bien grandi et, mis à part un bon diabète pour Hansel, s’en sont plutôt bien sortis. Ils sont désormais adultes et chassent les sorcières à l’arbalète, au fusil, bref tout ce qui fait des trous. Plus précisément, le frère et la sœur recherchent ici des enfants disparus, enlevés par une sorcière. Les deux en imposent, ont la classe et touchent leur bille dans le dégommage de sorcières.

C’est d’ailleurs un des points forts d’Hansel et Gretel. Le casting est excellent, des deux acteurs principaux (Jeremy Renner qu’on ne présente plus et Gemma Arterton taillée pour le rôle) jusqu’à l’acolyte attachant ou la charmante jeune femme parce qu’il faut toujours une charmante jeune femme dans tout bon scénario. Ça ne fait pas un film certes mais ça contribue tout de même grandement à sa réussite.

Parfait pour un moment repose-méninges avec tous les ingrédients nécessaires, Hansel et Gretel se compose : d’humour (même si pas aussi présent qu’on aurait pu l’attendre cependant. Parlons de légèreté plus que d’humour), de sang (beaucoup de sang), d’armes (beaucoup d’armes), des héros qui s’en prennent plein la gueule mais se relèvent toujours, des méchantes très méchantes et très moches,…

Tous les ingrédients nécessaires implique aussi toutes les ficelles scénaristiques habituelles : les flashbacks sur l’enfance difficile (qu’on connaît tous, mais qui a tout de même été adaptée), ou la psychologie de certains (beaucoup de) personnages.

Aucun temps mort, et pour cause, Hansel et Gretel ne dure qu’1h30. Pour le coup, le film aurait mérité au moins un bon 1/4h de plus (1/2h pour les optimistes) ne serait-ce que pour développer un peu le scénario. En conséquence, un film qui va droit à l’essentiel et ne s’embarrasse pas de chichis ou de détails.

A noter également un générique de début plutôt réussi et une bande originale bien agréable (comme souvent quand Hans Zimmer est dans les parages)

Bref, un bon film du genre, sanglant et divertissant.


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