Archives de Catégorie: Réalisateurs néo-zélandais

Le Hobbit : un voyage inattendu

Réalisateur : Peter Jackson

Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, James Nesbitt, Cate Blanchett, Andy Serkis,…

Synopsis : Les aventures de Bilbon Sacquet, entraîné dans une quête héroïque pour reprendre le Royaume perdu des nains d’Erebor, conquis longtemps auparavant par le dragon Smaug. (Allociné)

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Que dire de Bilbo…

D’abord que ça fait quand même bien plaisir de retrouver la Terre du Milieu à la sauce Peter Jackson. Des lieux familiers, des personnages familiers, des  musiques familières et même des plans familiers (clin d’oeil ou fainéantise ? j’opte pour le clin d’oeil),… Bref, on n’est pas dépaysé.

Le plus dur finalement a été de voir Le Hobbit comme le Hobbit I et non comme le Seigneur des Anneaux IV (je ne sais pas si je suis bien clair là…). Car à force de vouloir comparer, on s’aperçoit aussi que les deux trilogies ont deux atmosphères bien différentes, tout ce qu’il y a de plus normal vu la différence originelle entre les livres.

Puisqu’on parle différences, Le Hobbit est plus léger, moins sombre (il s’agit d’aller titiller du dragon, pas sauver la Terre du Milieu, tout de suite ça enlève de la pression et de l’envergure à la quête), plus drôle (avoir une bonne dizaine de nains qui, il faut bien l’avouer, sont une race avec un fort potentiel comique, ça aide pas mal et ça Peter Jackson semble l’avoir trèèès bien compris) et plus abracabrantesque aussi(cf la fuite des Nains dans la caverne des Gobelins où tomber dans une crevasse béante ça fait même pas mal). Même Gollum est vu d’un autre oeil. Et sa rencontre avec Bilbo reste une des meilleures scènes du film.

Trêve de comparaisons. En soi, le Hobbit bénéficie d’un Martin Freeman des grands jours et d’une touche Guillermo Del Torosienne sur les créatures plutôt sympa. De plus, une fois qu’on a compris que retenir le nom des 13 nains était impossible tout va pour le mieux. Tout au plus un léger questionnement sur pourquoi certains ont l’air d’avoir eu droit à 6h de déguisement et d’autres ne sont "que" des humains rétrécis.

Le seul reproche, mais pas des moindres, que je ferai au Hobbit (et je ne pensais pas dire ça un jour) c’est sa longueur. Certaines scènes traînent, notamment au début, et si c’est très bien parce que tout est très joli, bien fait, bien joué,… j’aurais aimé plus de rythme et de dynamisme. En espérant que cela ne se répète pas pour les deux prochains.

Au final, un excellent Hobbit (encore heureux) mais pas non plus inoubliable. La faute à une trop grande attente ou à un Peter Jackson qui s’est un peu reposé sur ses lauriers ? Et même si j’essaie toujours de me persuader de ne pas faire la comparaison avec le SDA, un brin en dessous.


Cogan : Killing Them Softly

Réalisateur : Andrew Dominik

Avec : Scoot McNairy, Brad Pitt, Ben Mendelsohn, James Gandolfini, Vincent Curatola, Ray Liotta,…

Synopsis : Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère. (Source : Allociné)

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Un tripot clandestin est braqué par deux gars un peu paumés, pilotés par un troisième tenant un pressing (quoi de plus normal ?). Des mafieux se faisant braquer, ça ne le fait pas et ceux-ci, via leur avocat, engagent un tueur (alias Brad Pitt) pour ne pas laisser cet outrage impuni. L’histoire est en place, et n’est pas plus compliquée que ça.

Cogan : killing them softly adapte à la crise économique le monde des gangsters, utilisant comme fil directeur des extraits de discours de politiques durant la campagne Obama-McCain comme un écho à ce monde de l’illégal. La crise frappe tout le monde, même les tueurs discutent de leurs prix et doivent voyager en éco.

En soi, le film n’a pas vraiment de suspense. Chaque gangster paraît plus paumé, décalé, incompétent, détruit, amateur que le précédent. Seul Jackie Cogan a le cynisme et la classe qui va avec et essaie de se dépatouiller comme il peut. Ceci dit, pas trop dur d’avoir un personnage qui a la classe quand on s’appelle Brad Pitt. Celui-ci qui tire surtout son épingle du jeu c’est Scoot McNairy (qu’on a pu voir dans Argo ou dans la série Bones) qui livre un jeu impeccable (magnifique scène du bar avec Brad Pitt) et aux antipodes du personnage de Mr Pitt.

Le manque de suspense n’est pas un problème en soi puisque le film semble surtout miser sur la qualité  et l’esthétique de ses scènes, son ambiance sombre soignée et la qualité de jeu de ses acteurs (James Gandolfini est excellent aussi, dommage que son personnage soit aussi ennuyeux). Le seul problème avec un film comme ça, c’est qu’il y a intérêt à avoir des répliques bien ciselées et un rythme impeccable tout du long. Et c’est là que le bât blesse. Andrew Dominik exploite un peu trop ces aspects-là, livrant pour le coup des scène trop longues avec des dialogues parfois bateaux.

On assiste au final à un film qui mélange des scènes stylées, très esthétiques (le trip de Russell et le premier meurtre de Cogan sont magnifiques) avec des moments mous du genou et des dialogues classes avec des répliques mises bout à bout sans but apparent.

Bref, du très bon, du bon et du long. Un bilan mitigé pour un film qui n’est toutefois pas à délaisser !


Time Out

Film d’Andrew Niccol

Avec : Justin Timberlake, Amanda Seyfried, Cillian Murphy, Olivia Wilde, Matthew Bomer, Alex Pettyfer, Johnny Galecki,…

Synopsis : Dans un futur proche, le gène de la vieillesse a été supprimé et le temps est devenu une valeur marchande : les riches vivent donc éternellement, pendant que les autres doivent négocier leur immortalité. Un jeune qui n’a pas pu empêcher la mort de sa mère se voit contraint de fuir un groupe de policiers corrompus. (Source : Allociné) ———-

Pour appâter le spectateur, il y avait matière.
Du lourd d’abord : Andrew Niccol, le réalisateur des excellents Lord of War et Bienvenue à Gattaca (Sans oublier scénariste du culte Truman Show) et un synopsis qui aurait pu faire passer le film dans le top 10 des meilleurs films de SF.
Et du bonus : Johnny Galecki (The Big Bang Theory), Matthew Bomer (Chuck, White Collar), Cillian Murphy (Qu’on ne présente plus),…

Le problème avec un concept aussi bon et un réalisateur qui l’est (normalement) tout autant, c’est que ça occasionne de grandes attentes.

Et finalement,…. ben… oui mais non.

Un monde (Le nôtre dans un futur plus ou moins proche) où les humains ont été modifiés génétiquement, et où passé 25 ans, le vieillissement s’arrête et chacun doit gagner sa vie, au sens propre. Un café coûte 4 minutes de vie, un trajets en bus, 2h, etc… Bien évidemment, les pauvres, regroupés dans certaines zones géographiques  n’ont jamais plus d’une journée de vie sur (ou devant) eux tandis que les plus riches sont immortels et jouent au poker à coup de centaines d’années. Naviguant entre ces deux mondes, les "Gardiens du Temps" s’occupent de faire régner l’ordre.
Et là intervient un petit grain de sable interprété par Justin Timberlake (Pas mauvais !) qui est très très triste que sa maman soit morte dans ses bras à cause de l’augmentation du ticket de bus et décide de jouer à Robin des Bois. Une jolie jeune femme se joint à lui (Amanda Seyfried, erreur de casting.) et là commence le joyeux massacre du génial concept.

Il y avait quand même là une mine d’or pour un film de haut-vol, non ? Que ce soit sur l’environnement socio-économique, politique, etc… que sur les réflexions philosophiques ici résumées à "Tu as 100 ans, mais as-tu réellement vécu ?"… ou "Même pour être immortel, je ne sacrifierais pas un seul être humain."

Tout commençait bien pourtant, la situation était mise en place avec simplicité. Voir Olivia Wilde mère de Justin Timberlake faisait sourire (Et oui, tout le monde s’arrête de vieillir à 25 ans.) Seulement pour faire un film, au bout d’un moment il faut qu’il se passe quelque chose (Enfin dans ce genre de films-ci) et c’est là que le bât blesse.

Un scénario qui manque de rythme, pas toujours très crédible et brouillon (La faute autant à certains acteurs, je ne citerai pas Alex Pettyfer ou Amanda Seyfried qu’à la réalisation sans personalité.). Bref un pauvre Bonnie & Clyde sans aucune subtilité qui ne fait qu’effleurer du petit doigt le potentiel du film.

Tout n’est pas à jeter pourtant, quelques scènes laissaient entrevoir ce qu’aurait pu un excellent Time Out.

Le pire est sans doute la frustration de penser qu’il y avait vraiment matière à faire quelque chose de tellement mieux que ça.

Bon, je n’aurais peut-être pas été si dur dans d’autres circonstances mais là… Il y a des choses qu’on ne peut pas pardonner.
Sans attentes particulières, j’aurais sans doute pu dire que le film n’était pas mal (J’essaie de trouver du positif !)

Ah si, j’ai trouvé Matthew Bomer vraiment excellent (Mais le pauvre est trop vite écarté du scénario… Dommage)


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