Archives de Catégorie: Réalisateurs britanniques

Hitchcock

Hitchcock afficheRéalisateur : Sacha Gervasi

Acteurs : Anthony Hopkins, Helen Mirren, Scarlett Johansson, Toni Collette, Danny Huston, James D’Arcy,Michael Stuhlbarg, Jessica Biel,…

Synopsis : Alfred Hitchcock, réalisateur reconnu et admiré, surnommé « le maître du suspense », est arrivé au sommet de sa carrière. A la recherche d’un nouveau projet risqué et différent, il s’intéresse à l’histoire d’un tueur en série. (Source : Allociné)

Bande-annonce

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Hitchcock : un film très agréable sur un chef d’œuvre.
Hitchcock : Ou quand Hollywood se regarde (un peu) le nombril mais réussit à en faire quelque chose de bien.
Hitchcock, enfin, qui bénéficie d’un trio de choc : Anthony Hopkins, Helen Mirren et Psychose.

Même si avoir vu Psychose n’est pas obligatoire il n’en reste pas moins très fortement conseillé (et lorsqu’on a adoré Psychose, Hitchcock n’en tire que plus de force). Mais Hitchock ne se réduit pas seulement à la (difficile) préparation, fruit de bataille contre la Paramount et la censure, et au tournage de Psychose. Le film se trouve être à la croisée de la relation entre Alfred et Alma, épouse et collaboratrice du maître du suspense, et du tournage du film précédemment cité. Ce mélange est d’ailleurs très bien scénarisé et cette relation entre eux finement retranscrite.

Le film repose en bonne partie sur la prestation de deux acteurs de grand talent. La métamorphose physique d’Anthony Hopkins est très bien faite (prends ça dans les dents maquilleur d‘J. Edgar) et n’altère en rien son jeu. Helen Mirren et lui semblent d’ailleurs prendre grand plaisir à camper le célèbre couple et leur complicité fait bien plaisir à voir.

La suite du casting ne démérite pas, que ce soit Toni Colette ou Scarlett Johansson (bon choix pour Janet Leigh). Réserve (personnelle) pour Jessica Biel qui, sans parler du fait qu’elle n’arrive pas à la cheville de Vera Miles, ne m’a pas du tout convaincu (ce qui, à priori, n’était pas le but de toute façon). A titre d’anecdote, il était amusant de retrouver Michael Stuhlbarg de Lincoln. Bien meilleur choix de film ce coup-ci soit dit en passant.

Bonne surprise également : Hitchcock fait rire. Un humour fin, pas tapageur, et très bien saupoudré.

Mais qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit ; j’entends déjà les "Ouais, t’as dit que Hitchcock c’était trop bien, ben ça l’était pas du tout !"
Hitchcock n’est pas exempt de défauts.
Plus que de bon gros défauts, on assiste plus à une réalisation et un scénario très classiques et quelques ficelles scénaristiques convenues.  A noter que ce film est le premier de Sacha Gervasi (mais non je ne cherche pas d’excuses)

Ainsi, Hitchcock ne sera pas le chef-d’œuvre sur le chef-d’œuvre (bien que la scène où Hitchcock épie le public durant la scène de la douche soit assez fabuleuse) mais reste à la fois agréable, instructif et divertissant.


The Deep Blue Sea

The Deep Blue Sea afficheRéalisateur : Terence Davies

Avec : Rachel Weisz, Tom Hiddleston, Simon Russell Beale, Ann Mitchell,…

Synopsis : Dans les années 50 à Londres, une femme au foyer de milieu aisé décide de quitter son époux pour son amour de jeunesse, un pilote de la Royal Air Force. (Source : Seriebox)

Bande-annonce

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Que les choses soient bien claires d’entrée de jeu. Je suis allé voir The Deep Blue Sea car il y avait la ravissante, l’exquise, la talentueuse, la… Bref, il y a Rachel Weisz. Et je l’assume ! ;)

Le scénario de la femme quittant son mari fortuné pour retrouver l’homme qu’elle aime, n’était pas en soi un vibrant appel au visionnage, mais sait-on jamais après tout ? Ça donnait aussi l’occasion de voir Tom Hiddleston autrement qu’en Loki et son joli costume (Thor, The Avengers,… pour ceux qui ne connaîtraient pas).

The Deep Blue Sea est adapté d’une pièce de théâtre et ça se sent. La réalisation est du coup très… théâtrale, les répliques et les acteurs tout pareil. Il y a indéniablement une ambiance propre au film, aidée par une lumière bien reconnaissable (intimiste, chaude, bref jouant un vrai rôle) et une réalisation très conventionnelle au mieux, un peu surannée au pire. Une fois qu’on s’est fait à ce côté traditionnel et théâtral, le film se passe plutôt bien, même si certaines ficelles utilisées sont assez too much. Le miroir entre la scène de début et de la scène de fin est bien gentil mais un poil plus de subtilité n’aurait pas fait de mal.

Le film bénéficie également d’un bon casting (assez restreint qui plus est) entre Rachel Weisz (pour tous les adjectifs déjà cités) et Tom Hiddleston qui a surtout la bonne tête de l’emploi plus qu’un talent extraordinaire (mais qui  se défend bien, il faut le reconnaître). Simon Russell Beale, qui joue le mari trompé et abandonné, apporte un ton juste à ce personnage au final assez attachant.

Pour le reste, il faut bien entendu accrocher à l’histoire de cette femme qui abandonne une vie plate avec un mari pas bien folichon qu’elle semble apprécier plus qu’aimer (la séparation aura ses bons côtés et permettra au mari trompé de dévoiler sa bonté) et qui tombe amoureuse d’un homme qui s’avérera l’être moins qu’elle. Elle fera avec, mais tout de même : grosse désillusion. Pour le reste, allez voir le film, le festival Télérama le permet.

Au final, un peu déçu par The Deep Blue Sea (je suis en tout cas beaucoup moins enthousiaste que Les Inrocks ou Télérama. J’apprécierai sûrement Die Hard 5 bien plus qu’eux, ça équilibre…), les acteurs sont bons (surtout Rache…. d’accord, j’arrête), mais l’histoire, certes sympathique sans être tourneboulifiante, de même que la réalisation un brin classique/vieillotte (rayez la mention inutile) ont fait que mon temps de cerveau disponible ne l’a pas été durant les 1h38 du film. Mais en partie, et c’est déjà pas mal après tout.


Touristes

Touristes - AfficheRéalisateur : Ben Wheatley

Avec : Alison Lowe, Steve Oram,…

Synopsis : Tina a toujours mené une vie paisible et bien rangée, protégée par une mère possessive et très envahissante. Pour leurs premières vacances en amoureux, Chris décide de lui faire découvrir l’Angleterre à bord de sa caravane. Un vrai dépaysement pour Tina. Mais très vite, ces "vacances de rêve" dégénèrent: touristes négligents, ados bruyants et campings réservés vont rapidement mettre en pièces le rêve de Chris et de tous ceux qui se trouveront sur son chemin… (Source : Allociné)

Bande-annonce

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Touristes fait honneur aux comédies noires anglaises et plus spécifiquement à ce sous-genre si connu des road-movies romantico-meurtriers.

Quelques jours après l’avoir vu, il reste avant tout une ambiance à la fois étrange et loufoquement sanguinolente, alimentée par les deux personnages principaux, à la fois psychopathes et humains (elle, dans le genre un peu cruche, lui dans le genre bourru)

L’histoire est simple, Chris décide d’entreprendre un voyage à travers l’Angleterre avec Tina, sa petite amie. Le tout est soigneusement planifié et les petits "accrocs" arrivant durant le voyage recoivent une riposte (dis)proportionnée de leur part.

Que ce soit la manière de filmer ou les lieux du périple tout est très réel, aussi le déchaînement des deux tourtereaux marque un décalage assez détonnant. Décalage enrobé d’humour noir, amoral et agressif et ce jusqu’à la toute fin.
Petit regret tout de même sur une baisse de régime durant les 1h30. Au milieu de scènes comiques, sanglantes et sentimentales, on pourra le pardonner.

A voir !


Skyfall

Réalisateur : Sam Mendes

Avec : Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench, Naomie Harris, Bérénice Marlohe, Ralph Fiennes, Albert Finney, Ben Whishaw,…

Synopsis : Dans sa 23ème aventure ciné, James Bond doit prouver sa loyauté envers M lorsque le passé de celle-ci revient la hanter, et que le MI6 est attaqué. (Source : Allociné)

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Au vu des critiques assez majoritairement positives sur ce nouveau James Bond, on peut se demander qui n’a pas aimé. Et bien, pas moi.

Avec Sam Mendes aux commandes, il y avait déjà peu de risques d’être déçu, mais en plus de cela, Skyfall marque les 50 ans d’un James Bond, qui au fur et à mesure des années, a su évoluer (au gré de plusieurs liftings, certes)

Skyfall est dominé par un mot d’ordre : la simplicité, celle-ci allant clairement dans le sens d’un hommage global et assez explicite à la franchise. Cette direction prend la forme de multiples scènes et répliques allant de  la scène présentant le nouveau Q à la réapparition de la Bond-mobile jusqu’aux origines même du héros alors que celui-ci était plus James que Bond. Sans parler du dévoilement de l’identité d’une certaine personne à la fin du film, cerise sur le gâteau.

On retrouve les classiques qui ont fait le succès de la franchise : un méchant bien fêlé et particulièrement bien joué par Javier Bardem (dont le but est ici plus personnel, resserrant d’autant plus l’attention sur le monde de Bond), et un générique particulièrement réussi.

Le casting, traditionnel ingrédient d’un film réussi… ou non, est aussi à mettre dans le camp des "Pour" ; même si la miss France du casting n’est pas particulièrement inoubliable, revoir Ralph Fiennes, Albert Finney (Big Fish,…) et Ben Whishaw (Le Parfum,…), et bien… ça fait plaisir.

Pour James Bond lui-même, on sent le héros (à défaut de l’acteur) un peu fatigué, et pour le coup, vu le côté dur et impitoyable que Daniel Craig a donné à 007, l’évolution est assez salutaire.

Après, simplicité ne veut pas dire que les cascades improbables, poursuites endiablées et autres explosions ne sont pas présentes (pauvre Écosse…), seulement le choix des armes est plus réduit et tout aussi efficace. Pour enrober le tout, Sam Mendes nous offre des scènes d’un esthétisme très agréable qui se mélangent parfaitement au film d’action.


The Dark Knight Rises

Réalisateur : Christopher Nolan

Avec : Christian Bale, Tom Hardy, Anne Hathaway, Gary Oldman, Michael Caine, Marion Cotillard, Joseph Gordon-Levitt, Morgan Freeman,…

Synopsis : Huit ans ont passé depuis que Batman a disparu dans la nuit, passant à cet instant du statut de héros à celui de fugitif. Prenant la responsabilité de la mort d’Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié pour le mieux, du moins l’espérait-il, autant que le Commissaire Gordon à ses côtés. Pendant un moment, le mensonge eut l’effet escompté, la criminalité de Gotham se pliant sous le poids de l’Unité anti-crime de Dent. Mais l’arrivée d’une féline et fourbe cambrioleuse au mystérieux dessein chamboule l’ordre établi. Bien plus dangereuse encore est l’apparition de Bane, terroriste masqué dont l’impitoyable projet pour Gotham pousse Bruce à sortir de l’exil qu’il s’est imposé. Mais bien qu’il reprenne cape et masque, Batman pourrait ne pas être un adversaire à la taille de Bane… (Source : Wikipédia)

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Avec tout le foin fait autour de The Dark Knight Rises (ou TDKR pour les intimes), passer à côté aurait quand même été dommage.

Je ne suis pas un fan absolu de la trilogie Batman de Christopher Nolan, mais il faut avouer que le réalisateur ne se débrouille pas mal du tout !

D’abord, vu que ce film clôture la trilogie made in Nolan, un bref aperçu des films précédents. Pour Batman Begins, je n’en ai qu’un vague souvenir. Un film pas assez exceptionnel pour que je m’en souvienne le mois suivant. Pour The Dark Knight : Le Chevalier Noir (on admirera le savoir français pour traduire le titre…), c’était tout autre chose, le film m’avait marqué. Plus précisément le personnage du Joker m’avait marqué, reléguant Batman & co au rang de figurants un brin transparents.

Pour ce film-ci… Le personnage de Bane, si il est impressionnant (notamment grâce à sa voix en VO) est loin d’égaler le Joker. Batman, lui, est fidèle à lui-même, autant dire pas très folichon, bien que son rôle dans ce film l’ait rendu plus intéressant. Mais, globalement, mis à part Catwoman assez sympathique, les personnages du film ne sont pas très marquants. Niveau interprétation, pareil, même si certains se détachent du lot.
D’ailleurs, j’en profite pour dire un mot sur Marion Cotillard, qui se fait tailler un short sur le Web à propos d’une scène en particulier. Finalement… beaucoup de bruit pour rien. Pas exceptionnel certes mais de là à faire le "buzz" faut quand pas pousser. Le personnage est le fruit de ficelles scénaristiques certes un peu grosses mais tout de même.

Que les choses soient claires : j’ai passé un bon moment, TDKR est un film divertissant. Le problème… c’est le rythme, la longueur (2h45 O_o) et certains aspects du scénario (conséquence directe de la longueur du film finalement). Mais c’est tout !

Le film met bien 1h30 à se lancer. Et sur 2h45 c’est… long. Ensuite, vitesse de croisière jusqu’à une fin que j’ai, personnellement, trouvé très satisfaisante (même si, sans en faire un défaut, ce qui touche à John Blake est assez prévisible).

The Dark Knight Rises est impressionnant sur beaucoup de scènes, a pas mal de répliques plutôt efficaces, un scénario assez élaboré pour un film de super-héros, mais la mayonnaise n’a pas pris. C’est beau, impressionnant, tout ça tout ça, mais il manque un  petit truc. On dit du film qu’il est très sombre, certes, mais ça reste tout de même très propre, et ce même avec le côté "Occupy Gotham" qui ancre de manière assez efficace la légende dans la réalité.

Bon film, mais trop de défauts pour en faire un film d’exception.

Merci aussi à Christopher Nolan pour avoir eu la sagesse de ne pas y coller de la 3D.


La part des anges

Réalisateur : Ken Loach

Avec : Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, Jasmin Riggins, William Ruane, Roger Allam, Siobhan Reilly, Charles MacLean,…

Synopsis : Un jeune père écossais évite de justesse d’être envoyé en prison; déterminé à se remettre sur le droit chemin, de nouvelles perspectives de carrière se présentent lors de la visite d’une distillerie de whisky … (Source : Wikipédia)

Bande-annonce (vostfr of course)

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C’est bête, mais j’ai moins de choses à dire sur La part des anges que sur Spiderman !

La part des anges est, sans conteste, un bon film. Un film "complet" aussi, qui arrive à alterner, avec naturel, des scènes chargées de tension avec des moments de (sou)rire (essentiellement autour d’un même personnage, débile à lunettes très réussi). C’est la recette gagnante du film, chargé de réalisme, tant au niveau des situations que du jeu des personnages.

La violence est présente, maintenant le spectateur bien au fond de son fauteuil, quelques répliques le font ensuite se détendre, mais le scénario le garde toujours en alerte quant au destin de ces bras cassés. Le moins qu’on puisse dire c’est que la vie de la jeunesse de Glasgow ne fait pas rêver (c’est aussi mission impossible pour comprendre leur accent). Il faudra au personnage principal un don particulier pour espérer changer son étoile.

On ne peut pas s’empêcher de penser, tout au long du film, que les personnages ne peuvent pas s’en sortir, "la faute" à toute la dureté du quotidien "glasgowien" et au passé chargé de Robbie, pauvre gars qui essaie de s’en tirer pour sa copine et leur marmot. Gros suspense sur la question qui sépare les personnages du film en deux clans : Peut-on changer ?

Niveau scénario, le film surprend avec une cassure nette vers le milieu (avant et après le kilt pour ceux qui l’ont vu) mais qui donne un second rythme, plus léger et au final très agréable.

Bref, le charme brut de La part des anges fonctionne. Par sa simplicité, l’équilibre réussi entre sa légèreté et sa dureté et l’absence d’une bouillie misérabiliste. Ce n’est pas une pure comédie, ni un film social pur souche. C’est un mélange, saupoudré d’humour britannique et du savoir-faire d’un réalisateur chevronné.

J’ai pas mal lu des critiques disant que La part des anges était un film mineur (mais quand même agréable sauf pour les Inrocks) dans la filmographie de Ken Loach. Je n’ai vu que Le vent se lève et Just a kiss, aussi je ne peux pas comparer. Et d’ailleurs, ça ne m’intéresse pas. Le film est réussi, point.

Bref, à voir et à savourer.


Rhum Express

Réalisateur : Bruce Robinson

Avec : Johnny Depp, Aaron Eckhart, Michael Rispoli, Amber Heard, Richard Jenkins, Giovanni Ribisi,…

Date de sortie du DVD : 24 avril 2012
Distribué par la Metropolitan Filmexport

Synopsis : Paul Kemp, un romancier, vient travailler à Porto Rico en tant que journaliste pour le San Juan Daily News, un journal sur le point de fermer. Entre son amour pour l’alcool et ses drôles de collègues, Paul Kemp est rapidement mêlé à de sordides trafics. (Source : Allociné)
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Rhum Express est adapté du livre Rhum Express de Hunter S. Thompson, père du « journalisme gonzo ». Livre découvert dans les cartons de l’auteur par Johnny Depp himself, qui a poussé son ami écrivain à sortir le livre puis à en faire une adaptation au cinéma.

La présence de l’acteur (pour une fois débarrassé de tout maquillage burtonien) n’est donc pas dûe à son seul caractère "bankable". Et pour ce que ça vaut, Johnny Depp est une fois de plus excellent, jouant parfaitement l’homme neuf, bien que déjà imbibé, mais qui finit par se laisser entraîner par l’ambiance du Porto Rico des années 60.

C’est ce que je retiens du film au final. L’ambiance de l’époque, du lieu sont au rendez-vous, pas de doute possible. De même que les acteurs, tous excellents, retranscrivent bien leur auto-destruction, leur cupidité, leur désespoir,…

Procédé assez classique, on pénètre en même temps que le personnage principal dans cet univers, et avec lui dans le journal qui l’embauche bien qu’étant au bord du gouffre. Avec le journal, ses employés : le photographe sympathique mais désabusé, le "journaliste", lui complètement détruit par l’alcool et la drogue (et qui pour se relaxer écoute de discours d’Hitler, normal quoi !). Il croise également une belle jeune femme et avec elle un monde de cupides hommes d’affaires bien décidés à s’enrichir grâce aux belles plages du pays,… Bref une galerie de personnages, qui à défaut d’être originaux arrivent à remplir le film.

Seulement, l’ambiance et les personnages ne suffisent pas à faire un film. Plusieurs choses ne suivent, hélas, pas. Le scénario, bien qu’il arrive grâce à ses 2 heures à immerger le spectateur, semble ne pas savoir où aller. Le style de vie débauché, les escroqueries immobilières, l’avenir du journal, la jeune femme rencontrée,… tout se mêle mais la mayonnaise ne prend pas. Du coup, le rythme manque, et moi je décroche assez régulièrement.

Le personnage de Johnny Depp, figure de l’auteur Hunter S. Thompson, est aussi difficile à cerner. Deux théories : Soit l’homme est tellement compliqué qu’un film ne peut de toute façon pas retranscrire toutes ses facettes (pourtant toutes imbibées de rhum), soit à l’image de l’histoire le scénariste ne savait pas où il allai.

Rhum Express reste un film agréable (En 2 heures, il y avait moyen de décrocher, le film gagne son pari là-dessus au moins) mais n’arrive pas à dépasser ce stade. L’opération DVDTradic de Cinétrafic m’aura au moins permis de découvrir ce film, merci donc !

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Sherlock Holmes: Jeu d’ombres

Film de : Guy Ritchie

Avec : Robert Downey Jr., Jude Law (V. F. : Xavier Fagnon ; V. Q. : Martin Watier) : Dr. John Watson, Jared Harris, Noomi Rapace, Rachel McAdams, Stephen Fry, Kelly Reilly,…

Synopsis : Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux Etats-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais… (Source : Allociné)


On reprend les même et on recommence. A quelques différences près of course.

On retrouve avec plaisir ce bon vieux Sherlock, toujours aussi talentueux et conscient de l’être, le Dr Watson qui cette fois vit avec sa femme mais n’arrive pas encore à couper le cordon, et… globalement c’est tout. Irène Adler, hélas, ne dure pas tout le film (je n’en dévoilerai pas plus) mais on voit avec joie l’apparition du frère de Sherlock, le cher Mycroft, personnage assez… intéressant et bien défini (interprété par un Stephen Fry toujours en forme). J’ai eu un peu plus de mal avec Sim, la gitane accompagnant les deux compères. C’est là tout le problème de vouloir caser à tout prix un personnage féminin aux côtés du héros, une sorte de syndrome "James Bond girl".

L’univers de l’opus précédent est toujours là, à ceci près que le cadre dépasse les frontières de l’Angleterre et nous fait voyager à travers toute l’Europe. Et c’est là que ce deuxième film arrive à se détacher du premier, à la fois dans le choix du méchant et dans la dimension internationale des péripéties.

Le méchant d’abord. On n’a plus à présenter le professeur Moriarty, génie du crime et égal intellectuel de Sherlock Holmes. Le personnage mythique trouve ici un acteur à sa hauteur en la personne de Jared Harris.

C’est un tout finalement très cohérent ; un super-méchant, l’Europe et la mission de sauver la civilisation européenne. Ca donne tout de suite un côté plus américain au tout (Sherlock devra-t-il sauver le monde la prochaine fois ?) mais l’époque justifie pleinement ce choix.

Pour ne pas faire trop long, on pourra citer en vrac et comme piliers du film la qualité des dialogues (Ah, cet humour toujours finement distillé…), le jeu de Robert Downey Jr toujours très à l’aise dans le rôle du gars très doué, sauf dans les relations humaines, et définitivement tête à claques tout en étant très attachant (Un classique finalement…), le duo Sherlock-Downey Jr/Watson-Jude Law qui fonctionne toujours aussi bien et le face-à-face avec Jared Harris.

Le film dépasse les 2h mais grâce à la réalisation dynamique de Guy Ritchie, tous les éléments cités précédemment et quelques scènes marquantes, on ne voit pas vraiment le temps passer.

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres ne pouvait de toute façon qu’être un succès : De l’humour, de l’action "d’époque", et l’univers (même très librement adapté) de Sherlock Holmes : le trio gagnant.

Pour la fin, elle aura peut-être surpris ceux qui ne connaissent pas les aventures du célèbre détective et aura été l’occasion pour les autres de voir une énième adaptation du combat final Sherlock/Moriarty.

C’est aussi l’occasion aussi de très vivement recommander la (géniale) série britannique Sherlock avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman. Une autre adaptation plus que réussie et très différente du Sherlock américain.

Bande-annonce : Sherlock Holmes jeu d’ombres (Vostfr)


Shame

Film de Steve McQueen

Avec : Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie,…

Synopsis : Le film aborde de manière très frontale la question d’une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa soeur Sissy arrive sans prévenir à New York et s’installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie… (Source : Allociné)

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Poussé par la curiosité, les bonnes critiques et le duo Michael Fassbender/Carey Mulligan, je n’ai pas trop attendu pour aller voir Shame.

Veni Vedi Amavi (NB : Avant toute réclamation, je ne connais rien au latin !)

Brandon a un bon métier, un bon appartement (Quoiqu’un peu spartiate. Le côté fashion du minimalisme peut-être.) mais Brandon n’a pas vraiment l’air épanoui. Et le problème est très clair sans ambigüité. Son addiction au sexe lui bouffe la vie. Tout est bon pour céder à la tentation ; Rencontres (tarifées ou non), porno, masturbation,… Le sexe rythme sa vie du lever au coucher. Pas facile à gérer. Encore plus lorsque débarque Sissy, la petite soeur, qui amène avec elle son lot de problèmes.

Encore moins facile de gérer les problèmes de l’autre quand on est complètement dépassé par les siens. Du coup, Brandon fait comme le film, il passe à côté. Elle ne demande que son aide, qu’à être rassurée. Lui, ne demande qu’une chose : qu’on lui fiche la paix. Avec toutes les conséquences qui en découlent.

Pour mettre en valeur cette histoire, deux atouts énormes : Michael Fassbender, magistral, charismatique,…Pas la peine de développer. De l’autre côté Steve McQueen, et sa réalisation sombre, déroutante, troublante, ses séquences longues, ses dialogues concis et ses séquences sans discours qui suggèrent avec efficacité.

Steve McQueen réussit à créer une ambiance, aidé par B.O magnifique. Bref, Shame est parfaitement maîtrisé. Mr McQueen réussit, avec un sujet aussi fort et tout en utilisant des images aussi explicites à ne pas tomber dans le sordide ou le vulgaire.

Steve McQueen donne envie de voir Hunger, Carey Mulligan montre qu’elle sait choisir ses films (Avec Drive, 2011 aura été une excellente année pour elle !) et Michael Fassbender continue de prouver son talent.

Quant à la fin, elle fut à la hauteur de ce que j’attendais d’un film de ce genre. La cerise sur le gâteau.

Est-il besoin de dire que je recommande Shame ?


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