Archives de Catégorie: Réalisateurs américains

Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

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Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.


Le Majordome

Réalisateur : Lee Daniels

Acteurs : Forrest Whitaker, Oprah Winfrey, Cuba Gooding Jr, David Oyelowo, John Cusack, Terrence Howard, Lenny Kravitz, James Marsden, Alan Rickman,…

Synopsis : L’histoire vraie d’un majordome à la Maison-Blanche, qui fut le témoin privilégié des bouleversements politiques et des grands événements historiques, durant ses trente années de service auprès de sept présidents différents.(Source : Allociné)

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Pas convaincu du tout par Le majordome.

L’idée d’un homme neutre, au plus proche du pouvoir, qui traverse l’Histoire est intéressante. Ça a fonctionné dans Forrest Gump après tout. Mais… pas ici. 30 ans d’Histoire, il fallait aussi trouver un fil directeur. Ce sera celle des afro-américains. Pourquoi pas après tout, il y a tant à dire. En 2h10, il y avait le temps de bien traiter le sujet en plus.

Pesons les pour et les contre.

Dans les pour, il y a le talent de certains acteurs : David Oyelowo (le fils du majordome), les acteurs incarnant les présidents, et Forest Whitaker bien qu’il semble moins inspiré que dans Le dernier roi d’Ecosse. On a aussi l’histoire du fils du majordome qui côtoie James Lawson, Martin Luther King, les Black Panthers, se retrouve impliqué dans divers événements,… (ça fait beaucoup au final, mais il fallait sans doute qu’un perso puisse être le catalyseur de la lutte pour les droits,…)

Dans les choses qui m’ont gêné, citons : Oprah Winfrey qui aurait mieux fait de rester sur ses plateaux télé (ben oui, acteur c’est un métier. Suffit pas de jouer une alcoolo pour livrer une performance). Son personnage (ma femme du majordome), n’est pas mieux : Inintéressante et surtout beaucoup trop mise en avant. On voit énormément Madame mais chaque président ne sera que très peu sur le devant de la scène. J’imagine bien qu’il y ait une volonté de parler autant de l’Histoire que de l’histoire du personnage mais là y a un p’tit problème d’équilibre. Lenny Kravitz est aussi très transparent, de même que les amis/voisins du Majordome. C’était sympa de vouloir parler des petites histoires du quotidien, mais autant le faire bien.

Le problème du Majordome c’est une combinaison entre un manque de subtilité, de dynamisme et d’équilibre. On nous balance les événements historiques entremêlés de drama familial, mais ça ne prend pas. On voit bien toutes les ficelles ; du fils aîné en conflit avec papa (en mettant le fils cadet totalement de côté jusqu’à ce qu’on lui trouve une utilité), à Madame qui a ses propres problèmes jusqu’aux (vagues) tiraillements éthiques du Majordome.

Le métier même est intéressant et permet une approche originale. Côtoyer les puissants, tout entendre mais rester un témoin impassible. Il y a bien sûr ces petites conversations avec les présidents qui débouchent sur des discours/décisions historiques (histoire de bien faire comprendre le lien) mais tout est trop mécanique.

Le thème de la lutte pour les droits des noirs aux Etats-Unis est un sujet connu et reconnu. Ce qui oblige les films à avoir un "p’tit truc" en plus si ils veulent se démarquer. Ici,l’approche est très bonne mais tout le reste pâtine et ne dégage aucune émotion, même les décors sont trop propres (je ne parle pas que de ceux de la Maison Blanche. Rien que la première scène sur les parents du Majordome, qui devrait prendre aux tripes ne prend que du temps ou la dernière scène avec Mr & Mme Majordome.

Bon, on va dire que je suis trop négatif, il y a de bonnes choses dans ce film. D’ailleurs, je ne dirais pas que c’est un mauvais film. Juste un film avec de bonnes intentions et de bonnes idées mais qui se focalise tellement sur son message qu’il met de côté tout le reste. Un sujet puissant c’est bien mais ça ne fait pas tout. Dans ce cas, ça fait surtout un film très convenu qui manque d’émotions sur l’ensemble. Il y a de bonnes scènes qui, elles, sont pleines d’émotion et savent la doser. Mais il n’en reste pas moins qu’il ne s’agit définitivement pas de la grande fresque historique que j’espérais.

Ah si, un autre point positif quand même. Je me suis amusé de voir les divers présidents, la ressemblance président/acteur, leurs mimiques, leurs comportements,… Sauf qu’on ne les voit pas beaucoup.

Terminer sur Obama c’était aussi couru d’avance. Y consacrer 15 minutes, c’était un chouilla trop. Balancer un "Yes, we can" avant le générique,… c’est juste pas possible.

Edit : Désolé pour la tartine ! ;)


Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

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Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les "Justice Forever". Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais "Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ?" Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! ;-) ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.


Man of Steel

Réalisateur : Zack Snyder

Acteurs : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Kevin Costner, Diane Lane, Russel Crowe, Laurence Fishburne,…

Synopsis : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète.  (Source : Allociné)

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Autant le préciser d’entrée ; je ne suis pas un fan de Superman (sauf quand je regardais Loïs & Clark : Les nouvelles aventures de Superman bien sûr). Son côté Super Boyscout et sa manie d’avoir un slip sur des collants ont plutôt tendance à, sinon m’exaspérer, me laisser de marbre.

Mais avec Zack Snyder, une bonne surprise n’était pas exclue, loin de là.

Après visionnage, bonne surprise confirmée : Zack Snyder 1 – Superman 0.

Le réalisateur réussit à moderniser le super-héros (en lui apprenant déjà qu’un sous-vêtement, ben ça se met sous le vêtement. Sont-ils nigauds ces extra-terrestres), son costume (même en lui laissant une cape qui ne sert à rien d’autre qu’à lui donner la classe lors de ralentis) et son histoire en général, puisque Man of Steel est un reboot.

Grâce au bon Zack, nous avons l’esthétique chère au maître et des scènes reposantes qui tranchent avec le genre du blockbuster de super-héros.

Du côté de Superman, un Henry Cavill taillé pour le rôle (au sens propre. Je n’ai jamais vu des pectoraux pareils) et qui, pour le supermano-sceptique que je suis, réussit à véritablement incarner Superman. Rapide historique : Brandon Routh était ridicule et Christopher Reeve était transparent (pour moi bien sûr, mais est-il vraiment besoin de préciser ?). Afin d’éviter un Supermano-centrisme, je dois dire que le casting de manière générale est très bien choisi ; de Michael Shannon, toujours délicieux en barge, Amy Adams, toujours délicieuse tout court, Russell Crowe, toujours classe, etc.

Deux choses m’ont toutefois gêné : la cape, mais ça j’en ai déjà parlé, et comment Superman a récupéré son costume. Rapide topo/spoiler :
Monsieur Superman a 33 ans (l’âge de qui d’autre ? Exactement) et visite un vaisseau échoué sur Terre depuis 10 000 ans (ou 18 000 ?). Dans le dit-vaisseau, celui-ci trouve ce qui deviendra son costume. Réfléchissons 2 secondes : Je n’ai rien compris à la scène où le scénariste "n’a pas la lumière à tous les étages" ? Ce n’est pas grand-chose mais ça m’a travaillé.

Bon, à part ça, le film met quand même un peu de temps prendre sa vitesse de croisière et les différents flash-backs, pas toujours très bien placés, n’aident pas. Par contre, une fois l’action lancée, ça bastonne dur. L’avantage d’avoir un super-héros indestructible.

Ceci étant dit, j’aimerais que Zack Snyder revienne à un "vrai" film. Superman, c’est sympa, mais bon… voilà quoi.


Dark Skies

Réalisateur : Scott Charles Stewart

Acteurs : Keri Russell, Josh Hamilton, Dakota Goyo, Kadan Rockett, J.K. Simmons,…

Synopsis : Dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit soudainement sa vie basculer suite à des évènements étranges qui, chaque nuit, viennent troubler la tranquillité de sa maison. Lorsque leur fils cadet évoque un mystérieux « Ogre des sables » lui rendant visite le soir, leur quotidien tourne alors au cauchemar : ils deviennent victimes d’inquiétants trous de mémoires, et de soudaines pertes de contrôle de leur corps. Ils se retrouvent alors impuissants pour affronter ce qui va se révéler être une force extra-terrestre cherchant à s’emparer de leurs enfants… (Source : Allociné)

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Dark Skies ou l’impression d’avoir vu un film en mode "service minimum".

N’en déplaise à Mr Stewart, il ne s’agit pas de prendre toutes les ficelles des films de suspense fantastique, de remplacer le fantastique par de la S-F et roule Ginette… Les E.T. sont traités comme des fantômes, et ça reflète déjà un manque certain d’imagination, en plus de manquer de punch et de crédibilité.

On passe limite plus de temps sur les soucis de la petite famille : argent, chômage, ado en crise,… que sur les méchants hommes gris. En soi, l’idée n’est pas mauvaise. Mais alors qu’est-ce que c’est emmerdant ennuyant… Et lorsque j’en arrivais à espérer que quelque chose arrive -enfin- et qu’une fois ce quelque chose passé… ben… j’espérais quelque chose de bien mieux à suivre, il y avait clairement un problème.

Autre souci pour ma part ; un casting transparent qui manquait autant de crédibilité et de dynamisme que la réalisation. C’est surtout là le problème en fait : un film qui repose sur le suspense et l’épouvante et qui manque de suspense et d’épouvante. Gênant. D’autant plus, lorsque certains personnages ne servent vraiment à rien (le copain débile de Jess, "l’expert ès aliens" ; feignasse qui préfère prendre des chats que des chiens parce que les chiens qui aboient quand les aliens approchent, ben ça l’empêche de dormir…).

C’est quand même bien dommage parce qu’en soi le film n’est pas désagréable (encore heureux). Il manque seulement de créativité, de savoir-faire, de dynamisme et de crédibilité. Mais c’est tout. L’idée d’avoir un mix de Mama et de Signes était pourtant alléchante. Mais autant Mama avait une vraie réalisation, un savoir-faire perceptible sur certains plans, autant Dark Skies semble avoir été réalisé et monté par le petit stagiaire de service.

Ah, j’allais oublier le petit "twist" merdique de la fin ! Style : "Aha, on avait disséminé des indices dans le film, mais vous n’avez rien vu venir !" Non, non c’est juste que ça ne sert strictement à rien, ça sort de nulle part et… ça ne sert à rien.


Les stagiaires

Réalisateur : Shawn Levy

Acteurs : Owen Wilson, Vince Vaughn, Rose Byrne, Dylan O’Brien, Jessica Szohr, Bruno Amato, Max Minghella, Aasif Mandvi,…

Synopsis : Billy et Nick, deux quarantenaires dont les carrières ont été pulvérisées par Internet, repartent à zéro en obtenant un stage chez Google, qui peut-être, débouchera sur un job. En compétition avec des petits génies de l’informatique tout droit sortis de l’école, ils vont devoir prouver qu’ils ne sont pas des dinosaures… (Source : Allociné)

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De retour après 1 mois d’absence, il fallait au moins la fête du cinéma et un programme de 5 films en 2 jours pour me remettre en selle.

Les stagiaires ouvre le bal, d’autant qu’il est bien seul dans sa catégorie (sont à suivre : Star Trek : Into Darkness, World War Z, Man of Steel, Dark Skies).

Ca fait déjà bien plaisir de renouer avec le duo gagnant Owen Wilson/Vince Vaughn. Les deux assuraient déjà le show sur Serial noceurs, ils récidivent ici avec une belle complémentarité. Si la touche comique  est présente chez les deux, Owen Wilson aura ce petit côté attachant qui l’orientera vers de "belles" amourettes, tandis que Vince Vaughn fera le dragueur/beauf/grand-frère/….

Ce qui a titillé ma curiosité chez les stagiaires, c’est bien évidemment son cadre de travail (Google pour les deux du fond). On n’est même plus dans le placement de marque, à ce niveau-là c’est plus une publicité de 2 heures. Ce qui rend, paradoxalement, le film plutôt sympathique. Faut dire qu’avec un cadre de travail pareil, on me propose d’aller bosser chez Google, je signe de suite. Mais bon, que ce soit une publicité ou non, personnellement, ben… j’en ai rien à péter. Et toc.

En dehors de ça, le film ne réinvente pas la roue. Tout est archi-convenu du début à la fin que ce soit sur l’aspect professionnel ou romantique. Et ça aussi, paradoxalement, c’était cool. Un repose-méninges de 2h, c’est pile ce qu’il fallait. D’autant que la galerie de personnages est très sympathique, mis à part le connard de service, un poil trop caricatural et pas très bien choisi pour l’acteur.
Le film est également assez réussi sur l’aspect fracture générationnel entre les deux dinosaures qui savent à peine ce qu’est un ordinateur (mais choisissent quand même d’aller faire un stage chez Google, cherchez l’erreur), et la bande de geeks/nerds les entourant. Evidemment, les stagiaires force le trait et n’hésite pas à être dans la caricature pas très subtile.

A noter, deux caméos de Sergey Brin, et plusieurs références sympatoches à ce qu’on pourrait appeler une culture geek.

Bref, une comédie sympathique qui fait le job.


Mud : Sur les rives du Mississippi

Réalisateur : Jeff Nichols

Acteurs : Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Jacob Lofland, Reese Witherspoon, Sarah Paulson, Sam Shepard, Michael Shannon,…

Synopsis : Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur.  (Source : Allociné)

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Matthew McConaughey et Reese Witherspoon dans le même film ? Serait-ce la dernière comédie romantique du moment ? Que nenni, c’est "seulement" le petit dernier de Jeff Nichols (mais si, le brillant réalisateur de l’excellent Take Shelter)

Take Shelter et Mud sont très différents l’un de l’autre, et pourtant j’ai cru sentir une "patte Jeff Nichols" sur sa manière de traiter du quotidien américain des "petites gens", ici du sud des Etats-Unis. Une vision réaliste, un brin bourrue, sans chichis ni déformation. Les personnages sont brut de décoffrage, chacun empêtré dans ses soucis quotidiens et ses affres sentimentaux.

Mud c’est bien plus qu’une rencontre Tom Sawyer/Robinson Crusoé. C’est le croisement de relations, certaines courtes et intenses, d’autres longues et asymétriques. Le rapport qu’entretient Mud et les deux garçons (bon, l’un plus que l’autre coincé dans son rôle d’acolyte) est d’ailleurs plutôt bien mise en valeur. Une sorte de besoin réciproque de l’autre, l’un d’un contact hors de son île, l’autre de croire qu’un couple ça peut fonctionner. L’un qui mûrit, l’autre qui grandit.

A ce niveau-là, les ficelles sont assez visibles ; la relation Ellis/May trouve un lointain écho à la relation Mud/Juniper, de même que l’idéal "Mud/Juniper" est une façon pour Ellis d’équilibrer le couple délabré que forment ses parents. Mais, au final, ça a fonctionné pour moi. Chaque rouage trouve parfaitement sa place. Mud, c’est un peu la comédie romantico-réaliste rencontrant le film initiatique.

En plus de ça, Jeff Nichols sait se servir de son environnement, les paysages parfaitement mis en valeur ajoutent un charme indéniable au tout . Ajoutez à ça une musique qui sait à la fois être discrète et parfaitement contribuer à l’atmosphère du film. Et surtout, surtout, Jeff Nichols sait s’entourer d’excellents acteurs. McConaughey montre que le bronzage lui va bien, qu’il peut garder une chemise propre durant une longue durée sur une île déserte, bref Matthew, jouer le vieux baroudeur in love, il sait faire. A côté, Tye Sheridan en impose et prouve qu’il dispose d’un bon jeu en plus d’une bonne tête.

Allez, le paragraphe nuance… Mud souffre de quelques longueurs. Pas sur des scènes qui s’éterniseraient ou des scènes en trop. Juste une impression générale. Avec cette histoire, durer 2h était peut-être un poil trop ambitieux. De même que si j’ai bien accroché à l’histoire, aux rapports entre chacun, je ne suis pas sorti de la salle des étoiles plein les mirettes. (et oui, 26 ans, déjà blasé. Si c’est pas triste ça…)

Bon, au final je pensais avoir plus à en dire. Mais lorsqu’on a abordé l’entremêlement de relations amoureuses (ou non) teinté d’innocence envolée sur fond de Mississipi, on a tout dit !

Mud est un très bon film (pas le film de l’année pour ma part, mais la barre est placée très haut) et ça fait bien plaisir d’en voir des comme ça. Le film confirme également tout le talent de Jeff Nichols. Voilà un p’tit gars à suivre !


Iron Man 3

Réalisateur : Shane Black

Acteurs : Robert Downey Jr., Ben Kingsley, Gwyneth Paltrow, Guy Pearce, Don Cheadle, Paul Bettany,…

Synopsis : Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. (Source : Allociné)

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Mais bon sang, qu’est devenu AC/DC ??

Avec l’absence de cette musique, c’est aussi une partie de l’identité d’Iron Man qui s’évapore. Et s’il n’y avait que ça.

Bon, prenons les choses dans l’ordre.

Pour cette fois, Jon Favreau a passé la main et la réalisation est passée à Shane Black, scénariste de l’Arme Fatale (qui de toute évidence a d’autres goûts musicaux… Non, je ne suis pas rancunier).
Iron Man 3 a ses bons côtés : On voit finalement assez peu Tony Stark dans son armure, permettant de développer la sempiternelle question : est-ce l’homme ou l’armure qui fait le super-héros ? Le bon Tony nous régale toujours de son humour, ses talents en mécanique et sa stature d’homme d’action. Le voir d’ailleurs hors de son armure, un flingue à la main est plutôt agréablement inattendu.

Côté "super"-vilain, il y a du mieux par rapport à Iron Man 2 où les méchants manquaient un peu de panache et de dangerosité. Du mieux, mais honnêtement, l’enthousiasme que j’ai pu avoir sur le Mandarin s’est estompé avec le twist qui n’apporte, selon moi, pas grand-chose d’intéressant, d’autant plus vu la place du personnage d’Aldrich Killian. Guy Pierce n’a pas non plus un charisme exceptionnel et peine à rendre le rôle flippant (alors qu’à l’inverse, j’ai adoré l’interprétation de Ben Kingsley dans toutes les facettes du personnage).

Au-delà de ça, j’ai été particulièrement perplexe sur la capacité du monsieur et de ses sbires à se prendre pour des hauts fourneaux (voire un dragon). Il y a la S-F réaliste qui fonctionne comme la nouvelle armure pièces détachées/télécommandées d’Iron Man et la S-F non-réaliste qui ne fonctionne pas avec Mr-Smaug-milliers-de-degrés. Au moins celui-ci est plus dangereux que Mr Fouet-brillant dans Iron Man 2 (toute remarque pour de meilleurs surnoms est la bienvenue).

Ensuite au niveau scénario, là aussi déception. Des incohérences, des raccourcis faciles, des actions totalement incompréhensibles… Bref, je n’ai pas été convaincu (je ne développerai pas, vous comprendrez aisément pourquoi). Il y a pourtant de l’idée : Tony Stark, le mécano multimilliardaire qui perd (presque) tout, pédale quand même un peu dans la semoule pour lutter contre les méchants tout en se posant des questions sur lui-même-sa vie-son oeuvre, l’idée était sympa. Pas originale, mais sympa.

Bien heureusement, tout n’est pas à jeter. On retrouve l’humour d’Iron Man, de l’action comme il faut, tout en ""finesse"" et ""retenue"", et Robert Downey Jr toujours aussi génial et à l’aise dans son rôle. Hélas, le film ne va pas vraiment au-delà.

Le rapport de l’homme à l’armure est aussi plutôt original. Que ce soit avec les pièces détachées  venant à l’homme, parfois violemment ou avec un mauvais timing… donnant lieu à des combats pas piqués des hannetons, c’était bien trouvé. De même que de voir Iron Man confronté à ses fans apporte des moments de légèreté qui contribuent dans le même temps à bien mettre en valeur tous les aspects de la vie d’un super-héros.

Niveau rythme, Iron Man 3 a un peu de mal à bien tenir les 2h10, mais l’alternance de scènes d’actions pures/scènes reposantes et la présence d’un flash-back qui fournit au moins une assise solide au scénario lui donnent une certaine efficacité. On trouve également d’excellentes scènes (qui contrebalancent d’autres scènes plus médiocres, mais quand même il faut saluer ça).

En bref, j’ai trouvé Iron Man 3 meilleur que le 2, mais inférieur au 1. Et bien que j’ai été tout de même légèrement déçu de la qualité globale du film (surtout au niveau des incohérences, actions incompréhensibles, etc. plus que du méchant en lui-même), Iron Man 3 fait le job dans son rôle de blockbuster bourré d’action, d’effets spéciaux et d’humour.

La saga Avengers continue son petit bout de chemin, en continuant évidemment d’intégrer l’inutile 3D, l’avantage étant que chaque film de la saga pose sa pierre pour un enrichissement progressif de cet univers.


Promised Land

Réalisateur : Gus Van Sant

Acteurs : Matt Damon, John Krasinski, Frances McDormand, Rosemarie DeWitt, Hal Holbrook, Tim Guinee, Scoot McNairy, Titus Welliver,…

Synopsis : Steve Butler, représentant d’un groupe énergétique, se rend avec sa collaboratrice Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux employés sont convaincus que les habitants, durement affectés par la crise économique, seront disposés à accepter leur proposition – autoriser des forages dans leurs propriétés contre rémunération –, un revenu qu’ils ne peuvent refuser. Mais ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant pour le binôme se corse lorsqu’un enseignant respecté se met à formuler des critiques, soutenu par la campagne populaire d’un activiste écologiste. (Source : Allociné)

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18h15 : "Tiens je vais aller regarder des bande-annonces sur Allociné" "Ah, un film avec John Krasinski, génial ! Ah et Rosemarie deWitt ! Et Matt Damon ! Et Frances McDormand ! Et Scoot McNairy !"

10 minutes plus tard (coup de bol), me voilà assis dans une salle obscure, me demandant si je vais voir un Erin Brockovitch bis.

1h46 plus tard, il s’avère que oui. Et non.

Commençons par la raison qui m’a fait regarder Promised Land ; son casting. Là-dessus, rien à dire (bizarrement). Le tandem Matt Damon/Frances McDormand fonctionne très bien, l’alchimie Matt Damon/Rosemarie DeWitt aussi, et John Krasinski (également scénariste et producteur, comme Matt Damon. Toujours intéressant de voir comment des acteurs qu’on apprécie se débrouillent dans les autres domaines, non ?). Bref John Krasinski est extra, avec sa bonne frimousse, son sourire bonhomme et son rôle très… riche.

Mais de quoi parle Promised Land ? De gaz de schiste, d’une puissante multinationale vendant le truc à de pauvres fermiers d’une ville paumée des Etats-Unis. Un duo est envoyé pour convaincre tout le monde (Damon et McDormand), mais fait face à la résistance d’un prof bientôt rejoint par un écologiste (marrant comme ce terme rime si bien avec terroriste dans leurs bouches).
Seulement le film ne se réduit pas au pot de terre contre le pot de fer. Le scénario embarque une conscience pour Matt Damon, un dénouement particulièrement bien trouvé qui sort le film de la masse et une amourette, heureusement pas trop développée.

L’engagement du film est bien là. Et, point positif, on n’est pas dans le bête combat "méchant industriel vs gentil écologiste" mais dans deux façons de penser, deux visions différentes. Ajoutez à ça la lutte entre les deux camps combinée à la lutte intérieure du personnage de Matt Damon. Le tout est saupoudré d’un humour savamment distillé et donne un film équilibré.

Pour la réalisation, là vraiment je n’ai rien à dire. C’est peut-être monsieur Gus Van Sant mais la mise en scène est tellement discrète qu’on se concentre uniquement sur l’interprétation et le scénario (il y aurait sûrement beaucoup de choses à dire, mais je vais laisser ça aux pros et/ou aux connaisseurs).

Au générique de fin, je me demandais toujours si j’avais aimé Promised Land. Maintenant… Oui, je l’ai aimé. Le film est agréable, ne paraît pas long et le scénario est bon que ce soit sur les situations ou les répliques (j’ai déjà parlé du dénouement ?).
Bizarrement, j’ai l’impression que je l’aimerai plus dans quelque temps et encore plus après l’avoir revu.

Le film est simple, tranquille et original par le point de vue suivi, soit les représentants de l’entreprise. Alors non, il n’est pas flamboyant et militant, mais honnêtement ça me convient très bien.

Ah et la musique est très bien (il fallait bien que je le case quelque part).


Le Monde fantastique d’Oz

Le monde fantastique d'oz afficheRéalisateur : Sam Raimi

Acteurs : James Franco, Rachel Weisz, Mila Kunis, Michelle Williams, Zach Braff, Tony Cox,…

Synopsis : Oscar Oz, un magicien, illusionniste et prestidigitateur à l’éthique douteuse, se voit emporter par une tornade au Kansas. Après avoir fait la rencontre de Théodora, il découvrira son destin dans le pays qui porte son nom. (Source : Wikipédia)

Bande-annonce

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Après l’épisode "Disney revisite Alice", voici le 2nd "Disney revisite Oz". Le film de Tim Burton était joli et… joli. Quel est le verdict sur Oz ?Et bien c’est pas fameux, fameux… Comme plus ou moins attendu avec un Sam Raimi, il y a du bon et du merdissimal.

Commençons par le bon : Tout le début du film, comprenant la partie noir et blanc ainsi qu’une partie du début de l’arrivée au pays d’Oz. Cette partie noir et blanc au Kansas est maîtrisée, sans fioritures et… courte. On trouve aussi de l’humour, une réalisation qui gère, un scénario qui tient, un peu de second degré,… Et c’est ensuite que ça se gâte.

Toujours pour rester dans le positif, on peut mentionner les références, clins d’oeils et raccords au Magicien d’Oz d’origine. Références certes légèrement incomplètes mais on ne peut clairement pas demander la lune à Sam Raimi (ou à ses producteurs made in Disney). Cet hommage reste à mettre au crédit du film.

Ah si, on peut également parler de la beauté visuelle du film. Un réel effort a été fait pour garder l’esprit visuel du monde d’Oz, une sorte d’artificialité au service de la beauté. Le souci, c’est qu’il semble que cet esprit a parfois été oublié. Mais globalement, ce qui me restera…je pense…à priori…peut-être, c’est la beauté de scènes, de paysages,… Même si la 3D n’est encore une fois que prétexte à râcler les fonds de porte-monnaie (la parenthèse Hansel et Gretel aura été bien courte).

Les acteurs ne sont pas à (trop) à blâmer non plus, même James Franco semble plutôt à l’aise dans le rôle, quitte à surjouer (sans avoir été de toute évidence repris par le réalisateur, oui bien était-ce un choix. Enfin bref…). Michelle Williams, elle, fait ce qu’elle peut avec une sorcière tellement gentille et cruche que ç’en est écœurant, Rachel Weisz s’en tire (évidemment) très bien avec sa propre sorcière, qui aurait tout de même mérité un poil plus de travail des scénaristes. A la rigueur, la sorcière de Mila Kunis aura une vraie raison pour… faire ce qu’elle fait.

Quoiqu’en y réfléchissant, c’est beaucoup plus qu’un peu de travail qu’il aurait fallu. Disons plutôt changer de scénariste, de réalisateur et de production.
Entre le scénario cul-cul la praline comme c’est pas permis (y a-t-il sérieusement des gens payés pour écrire de cette façon tout en trouvant ça bon ?) et un réalisateur qui semble hésiter à chaque scène entre le film hommage crédible et le film Disney pour enfant, ben… on fatigue.

Entre des répliques bisounours, des situations pas crédibles à la limite de la faute professionnelle et la "psychologie" entourant Oz (ou même les autres), on essaie de se raccrocher à tout le bien qu’on peut trouver.
Parlons un instant de psychologie. Mr Oz est un enfoiré. Il le sait et semble ne pas vouloir changer. Seulement Mr Oz a aussi bon coeur et n’arrive pas à s’y faire (la vie est dure parfois…). Mr Oz a besoin qu’on croit en lui pour pouvoir changer. Et des fois que le spectateur n’aurait pas compris que, si si, le magicien a un bon fond, il faut bien ajouter scène sur scène sur le sujet. C’est un peu lourdingue et comme plusieurs autres petites choses finalement assez indigeste.

Le monde fantastique d’Oz aurait pu être bien plus qu’un film pour enfants (pas trop difficiles) mais trop de défauts, trop d’invraisemblance, de maladresse et de guimauve. Tout n’est pas à jeter. Mais ce qu’on garde est finalement trop peu pour en faire un bon film.


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