Archives de Catégorie: Réalisateurs américains

Boyhood

Réalisateur : Richard Linklater

Acteurs : Ellan Coltrane, Ethan Hawke, Patricia Arquette, Lorelei Linklater,…

Résumé : La vie du jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. (Inspiré du synopsis d’Allociné)

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Poussé par l’originalité du projet, Boyhood était un passage quasi obligé.

Bilan de ce 12 years a boy ? Bof, bof.

Un projet sur 12 ans avec les mêmes acteurs, c’est inédit (à ma connaissance), original, intéressant… bref ça interpelle. Richard Linklater semble aimer les projets sur le long terme, en témoigne sa saga "Before" avec Ethan Hawke et Julie Delpy (pas vue par contre, des avis ?).

Le quotidien d’une famille, ça ne fait pas rêver mais après tout le sujet ne fait pas tout, il suffit de voir Le rôle de ma vie, dans un registre différent certes.

Et à voir, c’est effectivement intéressant. Voir d’une scène à l’autre Mason grandir, changer, de même que sa sœur, ses parents,… c’est amusant. Sauf qu’amusant, ça ne remplit pas 2h45 de film.

Boyhood, c’est un garçon qui grandit, passe d’enfant à ado, d’ado à jeune adulte. Voilà. La famille est recomposée, on peut donc voir maman avoir de nouveaux copains/maris qui finissent invariablement par s’avérer être des connards. Papa, qui est assez sympathique au début surtout finit par être, et je le cite "chiant et castré". Pour le reste, toutes les "étapes" y passent ; les premières fêtes, les flirts, la discussion sur le sexe,… Qui a dit cliché ? (bon, j’exagère là, cet aspect du scénario ne m’a pas du tout gêné).

La vie passe, les gens changent. Voilà ce qui est filmé par Richard Linklater. Sans vraiment rien ajouter de plus. Boyhood m’a plus fait penser à un documentaire qu’à ces comédies dramatiques indépendantes qui arrivent à sublimer le quotidien. La réalisation paraît ainsi assez lisse, voire absente. Le montage, par contre, est excellent. Les scènes séparées par les années coulent toutes seules (12 ans résumés en presque 3 heures, il y a du défi !).

L’interprétation est aussi assez décevante. Je ne parlerai pas de Patricia Arquette et Ethan Hawke qui font le job mais plutôt des 2 gamins/ados dont une est la fille du réalisateur. Petit à petit, l’acteur jouant Mason m’a perdu. Toujours à marmonner sous son air lent et stone, c’est vite devenu insupportable. La psychologie peu développée du personnage m’a aussi empêché un quelconque attachement. Absence d’attachement qui est devenue claire à la troisième fois où j’ai regardé ma montre.

Pourtant Boyhood n’est pas mauvais, pas du tout. Mais mis à part sa spécificité, je n’ai pas trouvé grand-chose ; trop long, scénario peu intéressant. Dommage. Alors, oui il filme "la vie", mais d’un film j’attends plus que simplement ça. Je comprends mieux ce résumé qu’on trouve partout "Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur…"… Euh, et l’histoire ? Ben, l’histoire elle est chiante ennuyante. Comme la vie ?^^ (Hmm, peut-être est-ce le message du film finalement ?)

C’est assez paradoxal mais  je trouve que le film manque d’ambition alors que ce projet sur 12 ans est d’une ambition assez géniale. Et puisqu’on est dans le paradoxe, je le conseillerais quand même, ça reste un beau projet à découvrir.


Les Gardiens de la Galaxie

Réalisateur : James Gunn

Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Lee Pace,…

Résumé : Star-Lord rassemble une équipe d’aliens pour défendre la galaxie, menacée par Ronan et son armée, qui cherchent un mystérieux globe volé. (Source : Senscritique)

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Aussitôt sorti, (presque) aussitôt vu. Il faut dire que j’attendais ces Gardiens de la Galaxie avec impatience.

Première fois depuis longtemps qu’on a affaire des nouveaux venus dans l’univers (cinéma) Marvel aussi, c’est pas rien !

Bilan tout ce qu’il y a de plus positif à tous les niveaux.

Casting original d’abord. Un aventurier "Han Solo style", une Na’vi verte et meurtrière, un raton-laveur intelligent, cupide et mal-embouché, un mini-Ent (avec moins de vocabulaire) et un catcheur très premier degré. Ça donne pas envie ça, sérieux ? Bon, le méchant est très moche et très méchant, aucune surprise là-dessus.

D’ailleurs de surprise, il n’y en a pas vraiment. Tout le monde court après un artefact très puissant (non, ce n’est pas le Tesseract) ; on trouve aussi la bande de (anti-)héros différents-mais-complémentaires-qui-mettent-un-peu-de-temps-à-bien-fonctionner-ensemble, le vilain méchant  tellement vilain que je n’ai pas reconnu Lee Pace (*Pub inside*  de Halt & Catch Fire, critique à venir sur ce blog), un héros qui a une histoire familiale assez spéciale, une bataille finale,…

Ceci dit, tout cela n’est pas du tout négatif, au contraire. On est en terrain (presque) connu au niveau ficelles scénaristiques mais dans le même temps James Gunn s’amuse. Et le fait bien.

Voilà, c’est une des raisons. Les Gardiens de la Galaxie est un blockbuster Marvel mais avec une bande originale axée 70s/80s. Et mine de rien, cette musique crée une ambiance géniale. À cela est ajouté un art de la couleur : vaisseaux, décors, costumes,… y a de l’arc-en-ciel à tous les étages. Sauf celui du vaisseau du méchant, encore une fois minimaliste, sombre et inquiétant (genre, on ne peut pas être méchant et aimer les couleurs vives…).

Autre + du film : L’humour. Il y en a toujours dans les Marvel, à différentes doses mais Les Gardiens de la Galaxie détient la palme je pense. Et là aussi James Gunn réussit un sacré pari : Avoir un film de space opera qui tient méchamment la route tout en ayant l’air de ne pas se prendre au sérieux.

Le scénario aussi est très bon – même si très classique – : des personnages attachants, un univers complet, pas de démarrage poussif (et pour un nouveau venu c’était pas forcément gagné), de l’action et du calme bien mélangés,… et évidemment un peu de bons sentiments via Star-Lord et sa môman mais ça j’imagine qu’on ne pouvait pas y couper.

Et enfin, Les Gardiens de la Galaxie c’est surtout de nouvelles perspectives, de nouveaux personnages… Bref, un bon bol d’air frais. Et ça fait du bien, après les Iron Man/Thor/Captain America 1/2/3,…

Ah oui, c’était aussi quand même l’occaz de voir Thanos sur plus qu’une scène post-générique.

Ah oui (promis, je m’arrête), par contre, la scène post-générique des Gardiens m’a beaucoup déçu. Il suffisait de s’arrêter sur la petite danse de la scène d’avant.

Ah (je fais ce que je veux :-p), comme on me l’a si astucieusement fait remarquer : comment les piles du baladeur de Star-Lord peuvent-elles encore fonctionner après 25 ans d’utilisation ?


Le rôle de ma vie

Titre VO : Wish I Was Here

Réalisateur : Zach Braff

Acteurs : Zach Braff, Kate Hudson, Mandy Patinkin, Joey King, Pierce Gagnon, Josh Gade, Ashley Greene, Jim Parsons, Michael Weston, Donald Faison,…

Résumé : Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte (Source : Allociné)

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Sous un titre français passablement mauvais, Le rôle de ma vie est en fait un Garden State bis. Et c’est un compliment.

On retrouve un personnage principal paumé, acteur raté et père de famille réussi (Zach Braff bien sûr). A la place de Nathalie Portman on trouvera Kate Hudson en épouse aimante mais malheureuse en boulot, un père malade (Mandy Patinkin à la place de Ian Holm, oui Zach Braff sait s’entourer), ses enfants, son frère aussi paumé que lui (quoique finalement, pas vraiment. Au fond c’est même le plus libre de tous… bref),…

On retrouve aussi les questionnements existentiels de Garden State. Et avec les 10 ans d’écart entre les films, les questions changent et restent les mêmes. Que faire de sa vie ? Faut-il poursuivre son rêve ? Comment les autres peuvent-ils compter sur moi si je ne sais pas qui je suis ? Ajoutons à ça la place de la famille, du bonheur, la religion, l’éducation, etc,… Wish I Was Here (titre VO) est assurément un film dans la plus pure tradition des comédies dramatiques indépendantes avec son lot de dialogues profonds, de situations banales et de personnages paumés. Et c’est ça qu’est bon.

La musique est toujours aussi bien choisie, le casting aussi, d’autant que chacun joue parfaitement bien son rôle. On retrouve d’ailleurs quelques têtes connues (Jim Parsons, Donald Faison,…). Un soin est apporté autant au scénario qu’à la réalisation ou à la photographie (bon, c’est vrai que Zach Braff a eu 10 ans pour tout penser, mais quand même), et de voir qu’auncun aspect du film n’a été laissé au hasard, ça fait bien plaisir. Le film cède peut-être parfois à la facilité ou à quelques longueurs, mais il n’en demeure pas moins très bon.

Contrairement à Garden State, car il y a quand même des différences – heureusement -, Wish I Was Here est plus imprégné de religion (la religion juive dans ce cas précis), donnant lieu à quelques situations sympathiques. Aidan Bloom n’est pas religieux pour deux sous tout comme son fils, sa femme mais contrairement à sa fille et son père. Bref, on trouve de tout pour tout le monde. Le recul de Zach Braff passe par l’humour et c’est pile ce qu’il fallait (ou ce que je voulais. Mais ça revient au même, non ?)

J’aurai aussi un léger regret sur la trop petite place et le sort du personnage de Michael Weston. Sort que je mettrai sur le compte d’une potentielle pudibonderie du frère co-scénariste de Zach Braff.

Alors oui, un Garden State bis  ou un post-Garden State mais en tout de même un brin moins bien peut-être. Question de génération ou  de situation familiale je pense. Wish I Was Here n’en reste pas moins simple et touchant.

Et si pour son troisième film M. Braff refait appel à KickStarter, ce sera un plaisir de participer.


Thor 2 : Le monde des ténèbres

Réalisateur : Alan Taylor

Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Kat Dennings, Rene Russo, Idris Elba, Zachary Levi…

Synopsis : Thor se bat pour restaurer l’ordre à travers l’univers… Mais une ancienne race menée par le menaçant Malekith revient pour précipiter l’univers dans les ténèbres. Face à un ennemi auquel même Odin et Asgard ne peuvent résister, Thor doit s’embarquer dans son plus périlleux voyage (Source : Cinétrafic)

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Ma critique, à chaud, de Thor commencera par un coup de gueule. Il est absolument intolérable que Zachary Levi (que ceux qui n’ont pas encore regardé la série Chuck s’y mettent au plus vite. Merci !) n’ait qu’un rôle aussi restreint. Rien que ce point aurait du valoir à Thor d’être interdit en salles. Voilà, c’est dit.

Bon pour le reste, j’avoue avoir été agréablement surpris. Je m’attendais de toute façon à un normal blockbuster Marvel, un concentré d’action, de bonne humeur, le tout dans un univers Avengers qui commence à être assez étendu.

Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour (j’ai plus ri que pour 9 mois ferme), certaines scènes sont réellement drôles, certains personnages sont… ben… réellement drôles et Zachary Levi est sous-utilisé. Qu’il s’agisse de running gags (l’assistant) ou de certaines situations décalées (Qui c’est ce Richard ?), vraiment rien à dire.

De plus, contrairement à ce que j’ai pu penser, ça fait quand même du bien d’avoir affaire à un méchant qui est seulement méchant, et pas parce qu’il a manqué de câlins étant petit. Celui-ci, un elfe noir, cherche simplement à faire revenir les ténèbres, le néant et tutti quanti sur l’univers et les 9 mondes qui sont dedans. Bizarrement, il m’a rappelé le méchant de Star Trek, Nero. Même vaisseau flippant, même  soif de vengeance, même tête de gros méchant pas beau.

Niveau ambiance & environnement, Asgaard, même si elle conserve toujours ce côté plastique kitsch semble déjà un peu plus présentable. Mais là-dessus, même en ayant un gars de Game of Thrones aux commandes, certaines choses ne changeront jamais. Heureusement, on va aussi sur Terre, l’histoire ayant place dans l’Univers et non sur une seule planète.

J’en viens donc au scénario. On retourne à l’idée de la matière très dangereuse qui peut tout bousiller sur son passage, ce qui n’est pas sans rappeler le Tesseract d’Avengers. Rien de bien original sous le soleil. Je n’attendais pas non plus la palme de l’originalité ceci dit. Là où je suis déçu, c’est sur la résolution de la situation (pas vraiment un spoiler hein, si l’Univers était détruit, il n’y aurait pas d’Avengers 2), trop grossière, trop facile et même incohérente. Heureusement qu’il y a un twist sympatoche sur la toute fin, même si je me demande comment… bref.

Je termine vite fait en citant en vrac l’apport considérable à la saga qu’est le personnage de Loki, bon contre-poids au personnage de super boyscout de Thor (que j’aime bien quand même. Même avec son armure en plastique), l’heureuse présence de Chris O’Dowd (The IT Crowd, Good Morning England), des elfes noirs avec un déguisement très cheap, une scène post-générique très moyenne et la joie d’avoir vu le film en 2D.

Meilleur que le premier à mon sens (les enjeux ne sont pas les même, et la place dans la saga Avengers joue beaucoup), Thor 2 est un Marvel bien sympathique. Avec son lot de défauts. Et de l’humour. Et pas assez de Zachary Levi.


Le Majordome

Réalisateur : Lee Daniels

Acteurs : Forrest Whitaker, Oprah Winfrey, Cuba Gooding Jr, David Oyelowo, John Cusack, Terrence Howard, Lenny Kravitz, James Marsden, Alan Rickman,…

Synopsis : L’histoire vraie d’un majordome à la Maison-Blanche, qui fut le témoin privilégié des bouleversements politiques et des grands événements historiques, durant ses trente années de service auprès de sept présidents différents.(Source : Allociné)

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Pas convaincu du tout par Le majordome.

L’idée d’un homme neutre, au plus proche du pouvoir, qui traverse l’Histoire est intéressante. Ça a fonctionné dans Forrest Gump après tout. Mais… pas ici. 30 ans d’Histoire, il fallait aussi trouver un fil directeur. Ce sera celle des afro-américains. Pourquoi pas après tout, il y a tant à dire. En 2h10, il y avait le temps de bien traiter le sujet en plus.

Pesons les pour et les contre.

Dans les pour, il y a le talent de certains acteurs : David Oyelowo (le fils du majordome), les acteurs incarnant les présidents, et Forest Whitaker bien qu’il semble moins inspiré que dans Le dernier roi d’Ecosse. On a aussi l’histoire du fils du majordome qui côtoie James Lawson, Martin Luther King, les Black Panthers, se retrouve impliqué dans divers événements,… (ça fait beaucoup au final, mais il fallait sans doute qu’un perso puisse être le catalyseur de la lutte pour les droits,…)

Dans les choses qui m’ont gêné, citons : Oprah Winfrey qui aurait mieux fait de rester sur ses plateaux télé (ben oui, acteur c’est un métier. Suffit pas de jouer une alcoolo pour livrer une performance). Son personnage (ma femme du majordome), n’est pas mieux : Inintéressante et surtout beaucoup trop mise en avant. On voit énormément Madame mais chaque président ne sera que très peu sur le devant de la scène. J’imagine bien qu’il y ait une volonté de parler autant de l’Histoire que de l’histoire du personnage mais là y a un p’tit problème d’équilibre. Lenny Kravitz est aussi très transparent, de même que les amis/voisins du Majordome. C’était sympa de vouloir parler des petites histoires du quotidien, mais autant le faire bien.

Le problème du Majordome c’est une combinaison entre un manque de subtilité, de dynamisme et d’équilibre. On nous balance les événements historiques entremêlés de drama familial, mais ça ne prend pas. On voit bien toutes les ficelles ; du fils aîné en conflit avec papa (en mettant le fils cadet totalement de côté jusqu’à ce qu’on lui trouve une utilité), à Madame qui a ses propres problèmes jusqu’aux (vagues) tiraillements éthiques du Majordome.

Le métier même est intéressant et permet une approche originale. Côtoyer les puissants, tout entendre mais rester un témoin impassible. Il y a bien sûr ces petites conversations avec les présidents qui débouchent sur des discours/décisions historiques (histoire de bien faire comprendre le lien) mais tout est trop mécanique.

Le thème de la lutte pour les droits des noirs aux Etats-Unis est un sujet connu et reconnu. Ce qui oblige les films à avoir un "p’tit truc" en plus si ils veulent se démarquer. Ici,l’approche est très bonne mais tout le reste pâtine et ne dégage aucune émotion, même les décors sont trop propres (je ne parle pas que de ceux de la Maison Blanche. Rien que la première scène sur les parents du Majordome, qui devrait prendre aux tripes ne prend que du temps ou la dernière scène avec Mr & Mme Majordome.

Bon, on va dire que je suis trop négatif, il y a de bonnes choses dans ce film. D’ailleurs, je ne dirais pas que c’est un mauvais film. Juste un film avec de bonnes intentions et de bonnes idées mais qui se focalise tellement sur son message qu’il met de côté tout le reste. Un sujet puissant c’est bien mais ça ne fait pas tout. Dans ce cas, ça fait surtout un film très convenu qui manque d’émotions sur l’ensemble. Il y a de bonnes scènes qui, elles, sont pleines d’émotion et savent la doser. Mais il n’en reste pas moins qu’il ne s’agit définitivement pas de la grande fresque historique que j’espérais.

Ah si, un autre point positif quand même. Je me suis amusé de voir les divers présidents, la ressemblance président/acteur, leurs mimiques, leurs comportements,… Sauf qu’on ne les voit pas beaucoup.

Terminer sur Obama c’était aussi couru d’avance. Y consacrer 15 minutes, c’était un chouilla trop. Balancer un "Yes, we can" avant le générique,… c’est juste pas possible.

Edit : Désolé pour la tartine ! ;)


Kick-Ass 2

Réalisateur : Jeff Wadlow

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Clark Duke, Jim Carrey, Donald Faison, Lindy Booth,…

Synopsis : Après avoir perdu son père, Chris d’Amico/Red Mist prépare sa vengeance contre Hit Girl et Kick-Ass responsable de la mort de toute sa famille. Il apprend a devenir un vrai méchant en pratiquant les arts martiaux et en créant une communauté de super-vilains venus du monde entier. Mais Hit-Girl avait fait la promesse à son père de vivre comme une jeune fille normale, et de ne plus tuer, en raccrochant son costume et en abandonnant la carrière de super-héros. Mais elle aura du mal à s’y résoudre… (Source : wikipédia)

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Ah, Kick-Ass… Le 1er du nom est excellent ; un concentré de super-héros (sans pouvoirs) à la fois décalé, violent et drôle. Adaptation de comics (qui sont sur ma PAL ou LAL, ou… bref que je compte bien lire prochainement), la saga Kick-Ass revient avec ce second opus. Une de mes plus grosses attentes et déceptions 2013.

Inévitablement, je compare le premier et celui-ci. Et force est d’admettre que le changement de réalisateur a été très dommageable. Je ne suis pas un fan hystérique de Matthew Vaughn mais là ce n’est plus une pierre, un roc ou une péninsule que je jette à Jeff Wadlow, c’est… plus.

Il était évident que les deux films seraient différents, l’un était sur la phase d’initiation de Kick-Ass, celui-ci entre dans la phase de changement pour elle et réflexion pour lui, avec en plus les "Justice Forever". Par contre, le changement de deux acteurs m’a fait bizarre (bon, ça encore….) mais la sortie plus qu’expéditive de Katie est franchement bâclée. Et je suis sûr que certaines choses ne m’auraient pas gêné avec plus de talent dans le scénario et la réalisation (Wadlow est aux deux), comme les méchants, mais j’y viendrai.

Il est tout de même intéressant d’avoir une vraie place accordée à Hit-Girl.  Son adaptation à la vie quotidienne n’est pas facile, mais le personnage et son actrice s’en tirent bien. La mêler aux pires pétasses du lycée sur un prétexte qui tombe de nul part est, en revanche, décevant et… nul à la fois. Sa réaction finale sera heureusement sensée, mais la manière d’y parvenir est assez étrange.

C’est là tout le paradoxe de Kick-Ass 2, il y a de bonnes choses, de très bonnes choses et d’autres complètement foireuses. Ainsi, toute l’histoire autour du pôpa de Kick-Ass est sympa, apporte un point de vue intéressant, mais les arguments du jeunot lors de la dispute sont mauvais "Ouais, pourquoi tu fais des pompes ? Tu veux ressembler à qui toi ?" Ben,… se maintenir en forme, ça compte pas, ptit con ? Le destin du père est aussi un des points positifs du film, apporte vraiment quelque chose mais Wadlow ne peut s’empêcher d’intégrer un vieux flash-back périmé à la Spiderman… *Soupir*.

Passons au méchant. Là, je suis désolé, mais j’ai feuilleté les comics et j’y croyais. Là, clairement pas. Et c’est sans doute mon plus gros regret Kick-assien. Un fils à papa (oui, son papa a été tué au bazooka, m’enfin c’était pas un enfant de choeur non plus), qui fait sa crise d’adolescence et décide de devenir super-vilain en arborant les accessoires SM en latex de feu-maman, moi ça m’a fait rire plus qu’autre chose. Le petit Motherfucker (car c’est son nom… là encore bien traité ça aurait pu le faire) est un petit enfant pourri gâté qui recrute des criminels, les fringue en strip-teaseurs d’Halloween (oui, c’est un nouveau concept) et part en guerre contre Kick-Ass. Bon. Chapeau quand même à l’acteur, qui sans avoir peur du ridicule, a tout de même réussi à faire avec ce qu’il avait. J’y ai cru à certains moments.

Je vais stopper là ma tartine. Certes, ça peut sembler plein d’amertume et de déception, mais Kick-Ass 2 a aussi ses bons moments ; le groupe de justiciers est sympa, il y a de bonnes scènes, quelques bonnes répliques et de bons acteurs (Donald Faison ! Scrubs Forever ! ;-) ). Mais je n’ai juste pas retrouvé l’esprit qui animait le premier film. Tout le second degré semble être devenu le premier et… je suis déçu. Peut-être à revoir plus tard. Kick-Ass et Hit-Girl sauvent le film heureusement. Mais pour le moment j’en veux beaucoup à Jeff Wadlow.


Man of Steel

Réalisateur : Zack Snyder

Acteurs : Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Kevin Costner, Diane Lane, Russel Crowe, Laurence Fishburne,…

Synopsis : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète.  (Source : Allociné)

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Autant le préciser d’entrée ; je ne suis pas un fan de Superman (sauf quand je regardais Loïs & Clark : Les nouvelles aventures de Superman bien sûr). Son côté Super Boyscout et sa manie d’avoir un slip sur des collants ont plutôt tendance à, sinon m’exaspérer, me laisser de marbre.

Mais avec Zack Snyder, une bonne surprise n’était pas exclue, loin de là.

Après visionnage, bonne surprise confirmée : Zack Snyder 1 – Superman 0.

Le réalisateur réussit à moderniser le super-héros (en lui apprenant déjà qu’un sous-vêtement, ben ça se met sous le vêtement. Sont-ils nigauds ces extra-terrestres), son costume (même en lui laissant une cape qui ne sert à rien d’autre qu’à lui donner la classe lors de ralentis) et son histoire en général, puisque Man of Steel est un reboot.

Grâce au bon Zack, nous avons l’esthétique chère au maître et des scènes reposantes qui tranchent avec le genre du blockbuster de super-héros.

Du côté de Superman, un Henry Cavill taillé pour le rôle (au sens propre. Je n’ai jamais vu des pectoraux pareils) et qui, pour le supermano-sceptique que je suis, réussit à véritablement incarner Superman. Rapide historique : Brandon Routh était ridicule et Christopher Reeve était transparent (pour moi bien sûr, mais est-il vraiment besoin de préciser ?). Afin d’éviter un Supermano-centrisme, je dois dire que le casting de manière générale est très bien choisi ; de Michael Shannon, toujours délicieux en barge, Amy Adams, toujours délicieuse tout court, Russell Crowe, toujours classe, etc.

Deux choses m’ont toutefois gêné : la cape, mais ça j’en ai déjà parlé, et comment Superman a récupéré son costume. Rapide topo/spoiler :
Monsieur Superman a 33 ans (l’âge de qui d’autre ? Exactement) et visite un vaisseau échoué sur Terre depuis 10 000 ans (ou 18 000 ?). Dans le dit-vaisseau, celui-ci trouve ce qui deviendra son costume. Réfléchissons 2 secondes : Je n’ai rien compris à la scène où le scénariste "n’a pas la lumière à tous les étages" ? Ce n’est pas grand-chose mais ça m’a travaillé.

Bon, à part ça, le film met quand même un peu de temps prendre sa vitesse de croisière et les différents flash-backs, pas toujours très bien placés, n’aident pas. Par contre, une fois l’action lancée, ça bastonne dur. L’avantage d’avoir un super-héros indestructible.

Ceci étant dit, j’aimerais que Zack Snyder revienne à un "vrai" film. Superman, c’est sympa, mais bon… voilà quoi.


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