Gravé sur chrome

Auteur : William Gibson
Traducteur : Jean Bonnefoy

4e de couverture: C’est un monde crépitant et précipité, ivre et bariolé. Saturé de drogues synthétiques, d’informations truquées, de rebuts technologiques. Là-bas, les adolescents se font greffer des yeux artificiels, des crocs de dobermans. Depuis leurs consoles, les pirates informatiques pillent les matrices à coup de virus tueurs. On y trafique de tout : secrets militaires et tranches de silicium, hallucinations et gènes mutants, espoir et oubli… Vivre fort, vivre vite, sous le regard froid des « zaïbatsus », les multinationales qui orchestrent le moindre soubresaut de ce grand bazar hystérique et rutilant. C’est un monde de merveilles et de folie, qui ressemble tellement au nôtre…
Neuf nouvelles signées William Gibson, le chaman cyberpunk. Vision électrique d’un futur enfiévré, immergé dans les murmures bruissants de la technologie, comme un constant bruit de fond subliminal.

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Neuf nouvelles de S-F qui permettent de s’immerger dans l’hyper-technologie, la drogue, l’information ou de s’interroger sur la place de l’individu dans une société radicalement différente,… Bref, comme à l’habitude avec la S-F, une multitude de thèmes sociologiques, psychologiques,.. etc… sont abordés. Certaines de ses nouvelles permettent d’explorer ce qui se passe dans la rue, loin du côté moderne et aseptisé qu’on peut trouver chez d’autres romans de S-F,… Pour d’autres en revanche, l’histoire de passera dans une station spatiale mais toujours centrés sur des individus complexes. Bref de la S-F à tous les étages.

Neuf nouvelles qui vont, par contre, de très bonne à "Tiens, si je zappais quelques lignes pour aller plus vite à la fin, je n’en peux plus." et le problème c’est que sur neuf nouvelles, j’ai éprouvé du plaisir à la lecture avec seulement trois, quatre d’entre elles. Dont deux ont été écrites avec deux autres auteurs. La faute principalement au style. Pas fluide et/ou trop compliqué, trop confus sur des histoires souvent trop longues ou du moins qui paraissent trop longues (le comble pour une nouvelle). Ça passe mieux pour certaines nouvelles que pour d’autres, à certains moments il faut juste s’y habituer, à d’autres tout va bien dès le début et pour le reste la lecture est un combat perpétuel jusqu’à la fin de la nouvelle.

On sent pourtant un univers suffisamment riche pour être immersif, des personnages nuancées et des histoires très variées : une station, lieu d’arrivée de voyageurs s’aventurant dans un lieu inconnu et mystérieux dans l’espoir de rapporter des objets d’une hypothétique civilisation avancée mais revenant fous et suicidaires, un homme suivant une femme à travers les bars en raison d’un étrange pressentiment,…

L’avantage c’est qu’apparemment il s’agit de l’intégralité des nouvelles de William Gibson, il s’agit maintenant de voir comment sont ses romans (Neuromancien notamment).

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2 responses to “Gravé sur chrome

  • krol

    Et tel que je te connais tu les as zappées allègrement les quelques lignes pour aller plus vite à la fin… Trois sur neuf ça ne remporte pas la majorité ça, pas bon, pas bon du tout !

    • Ameni

      J’ai pu zapper quelques lignes effectivement, mais pas beaucoup !
      Bah c’est pas grave, j’ai un autre recueil de nouvelles de S-F qui m’attend… mais d’Isaac Asimov cette fois.

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