Une séparation

Film d’Asghar Farhadi

Avec : Peyman Moadi, Leila Hatami, Sarina Farhadi, Sareh Bayat, Shahab Hosseyni, Ali-Ashgar Shahbazi,…

Synopsis : Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s’occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l’accord de son mari, un homme psychologiquement instable… (Source : Allociné)


J’avoue que je ne savais pas trop quoi dire d’Une séparation sur le moment. Il aura fallu attendre, y repenser, pour m’apercevoir à quel point ce film est excellent.

C’est de la même manière qu’Une séparation m’a séduit : petit à petit. Par l’ampleur et la complexité des thèmes qui font leur apparition, se développent et s’entremêlent ; la relation entre la femme et son mari, entre le fils et (la maladie de) son père, entre accusé et victime, fille et parents, religion et vie quotidienne, entre les différentes couches de la société iranienne… De quoi en perdre son persan, tout comme ces personnages que la pression des événements, les mensonges,… finissement par bien tournebouler.

J’ai pu penser, dans un moment d’égarement, que la profusion de tous ces thèmes empêchait une certaine fluidité. J’ai en effet été quelque peu surpris par l’enchainement des événements : alors que je m’attendais à la simple histoire…de la séparation d’un couple, un grain de sable pointe le bout de son nez et bouleverse toutes les hypothèses préalables laissant place à un engrenage qui fait, lentement mais sûrement, monter la pression. Finalement, tout participe à l’enrichissement du scénario, élaboré et simple à la fois et qui donne un éclairage nouveau au titre.

La réalisation, sobre et juste (style "Force tranquille"), a mine de rien réussi à se faire oublier au profit de son histoire, contrairement aux acteurs qui crèvent tout simplement l’écran. Justes, bouleversants,… les adjectifs ne manquent pas. Il n’y a qu’Hodjat, le mari de Razieh, qui m’a quelque peu exaspéré, "coincé" dans le rôle du mari colérique qui ne sait s’exprimer qu’en gueulant (Et même si finalement, on le comprend). Il reste, pour le coup, une pièce vitale de ce film où tout respire la justesse, la subtilité et "l’anti-manichéisme du quotidien" (En panne de mots pour le coup…)

Bref, j’ai envie de revoir Une séparation. Comme si j’avais eu devant moi un chef-d’oeuvre dont je n’avais pas réussi à percer le secret du premier coup.

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