Archives mensuelles : juillet 2011

Le chevalier de rubis

Auteur : David Eddings

Saga : La Trilogie des Joyaux – Tome 2 sur 3

4e de couverture: Le royaume d’Élénie se consume de tristesse car la jeune reine se meurt, enchâssée dans un enchantement de cristal. Les précepteurs des quatre ordres combattants se sont consultés : il faut lui rendre vie, sous peine de voir Annias, le vénal primat, se hisser jusqu’à l’archiprélature, quitte à transiger avec l’antique ennemie, Otha de Zémoch, qui campe à la frontière d’Orient. Tout sauf ça ! Émouchet, le chevalier pandion, connaît la solution : retrouver le Bhelliom, la pierre sacrée perdue depuis des siècles, et qui seule peut sauver l’héritière des rois. le champion tente sa chance avec ses compagnons, désignés par les chevaliers de l’Église. Il sait que Ghwerig, le Troll nain, fera tout pour s’emparer le premier du précieux joyaux. Et même si Émouchet le battait sur la ligne d’arrivée, il ne ferait qu’éveiller la convoitise d’Azash, le dieu du Mal.

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2e tome, et comme l’impression de retrouver de vieux amis (Une des choses qui fait que j’aime la Fantasy.) Plus de problèmes pour se rappeller de tous les noms aussi, d’autant que la communauté reste stable pendant la majorité du roman. Même la géographie commence à rentrer.

Alors que le 1er tome mettait la situation en place et se consacrait plus à la recherche d’un potentiel remède pour sauver la reine (Qui doit commencer à trouver le temps long immobile dans son cristal. Oui, je me préoccupe de détails insignifiants…), ce 2e tome est une longue chasse au trésor à la recherche du Bhelliom, cette pierre sacrée légendaire. Seul problème, le Dieu Azash veut aussi le joyau (Pour mieux régner sur l’humanité, mon enfant…).

Ce sont donc 3 intrigues différentes qui se croisent : Les coups tordus du Primat Annias et de son mercenaire pandion renégat Martel  pour écarter les 4 ordres combattants de l’Eglise de l’élection à venir de l’archiprélat (Le Big Boss de l’Eglise), la chasse au trésor-remède/Bhelliom, et les fritages avec les serviteurs d’Azash. On n’a pas le temps de s’ennuyer. Les temps morts sont rares rendant la lecture assez addictive. Le style et l’humour de David Eddings sont la cerise sur le gâteau.

Il n’y a que l’identité de Flûte, petite fille accompagnant la communauté de chevaliers qui se veut mystérieuse mais ne l’est pas assez. C’est toujours frustrant de voir les personnages s’interroger sur son identité alors qu’elle est bien claire pour le lecteur…

Politique + Quête + un Dieu maléfique = Un bon ptit roman bien agréable et qui n’a que le défaut de se lire trop vite. Heureusement le 3e tome  fait bien le double de pages. Youpi.


Le Cantique de l’apocalypse joyeuse

Auteur : Arto Paasilinna

4e de couverture: Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l’économie s’effondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s’étend, aggravée par l’explosion d’une centrale nucléaire russe. Des hordes de miséreux sillonnent les continents. La troisième guerre mondiale est sur le point d’éclater…
Pourtant, quelque part au fin fond des forêts du Kainuu, dans l’est de la Finlande, un étrange havre de paix et de prospérité demeure. C’est là que, quelques années plus tôt, au seuil de la mort, un vieux communiste militant, grand bouffeur de curés, a chargé son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son âme, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle. Autour d’elle, une communauté de joyeux et délirants Finlandais s’est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancêtres et la vie en autarcie, loin du monde en déconfiture.

Avec l’humour qu’on lui connaît, Arto Paasillinna plaide pour un certain retour au bon sens paysan, à une vie plus simple et plus proche de la nature, loin des diktats de la société de consommation.

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Bon moment de lecture avec Le Cantique de l’apocalypse joyeuse (Choisi dans les étagères de la médiathèque grâce à son titre puis résumé et à Petits suicides entre amis du même auteur)

Le résumé est un peu trompeur. Je pensais débarquer directement dans un décor apocalyptique style "La Route" version finno-humoristique. Mais ce thème n’arrive que vers la moitié du roman.

On suit la construction de l’église d’abord, construction demandée par Asser Toropainen, bouffeur de curé/brûleur d’églises de son vivant.

"il trouvait plaisant, en un sens, d’édifier une église. L’idée lui était venue par pure malice.".

On suit donc tout étape par étape ; le choix du terrain, la construction de l’église, puis de quelques maisons autour, l’arrivée progressive de nouveux habitants, etc… Pourqu’au final, une communauté se forme et grossisse (beaucoup).
Avec cette vie quotidienne entre bisbilles avec les autorités civiles/écclésiastiques qui n’apprécient pas ces hippies nouvelle génération et le style de vie "Back to nature", la lecture se fait  tranquillement. De temps en temps un événement/une personne vient rappeler qu’il y a un monde extérieur. Tout s’accélère à partir de l’an 2000 et va de plus en plus loin jusqu’à la 3e guerre mondiale.
La communauté de Finlandais, cependant, reste relativement épargnée par tout ce chaos et ne se frotte que rarement aux Autres.

Le style est fluide, humoristique et les longueurs ne sont pas trop présentes. Le thème du retour à une vie simple, de la bêtise humaine sont bien traités, et l’apocalypse bâclée avec humour.
Une chose que j’ai beaucoup aimé : Les personnages sont très souvent appelés par leur prénom + nom voire + métier. Et les sonorités des noms finlandais, j’adore : Eemeli Toropainen, la pasteure aux armées Tuirevi Hillikainen, la chef du personnel du nettoyage ferroviaire Taina Korolainen… (Après, je ne garantis pas le même effet chez tout le monde !)

Définitivement pas le roman de l’année (ou du mois) ce livre reste très agréable. Une autre façon de voir la fin du monde et la bêtise humaine avec un traitement plus léger.


La légende de Robin des Bois

Auteur : Manu Larcenet

4e de couverture« L’affection du sieur Alzheimer me paralyse tous les jours un peu plus. Il m’arrive trop souvent de voler aux riches sans plus me souvenir à qui je dois donner le pognon… »
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Je connais Manu Larcenet par Fluide Glacial, et ensuite quelques lectures du Combat ordinaire et du Retour à la terre. Mais je ne connaissais pas « La légende de Robin des Bois ». C’est un auteur dont j’aime beaucoup le dessin (On peut feuilleter Robin des bois sur Babelio) et qui sait à merveiller mélanger humour/philosophie/poésie.

Un mot pour cette BD : Génial. Bon, deux : Hilarant.

Car la situation la voilà : De nos jours, Robin des Bois remplit son boulot de justicier dans la forêt de Rambouillet (depuis maintenant 75 ans) en attaquant les touristes qui traînent, en compagnie de son fidèle compagnon Petit Jean qui lui colle des coups de bâton dans la tronche dès que Robin pète une durite. Car la terrible vérité c’est que Robin des Bois est atteint « de l’affection du sieur Alzheimer ». Très régulièrement, il oublie tout donc, ce qu’il est, où il est, d’où il vient et ce qu’il fait et à chaque crise il se met à chanter (Des chansons allant de  Tata Yoyo à Chaud cacao..)

On retrouve le shériff de Nottingham (Vieux évidemment, et qui débarque de son Far-West, et lance des « Blood and Guts ! »), mais aussi Tarzan (Enfin une version d’un vieux tarzan myope et zoophile), Marianne, Frère Tuck devenu Pape,…

Décor : La forêt de Rambouillet (dont les arbres parlent, et c’est pas toujours très joli.) et la ville. (Où Robin et Jean font connaissance avec le « sarrasin » Kader)

La BD est divisée en plusieurs  « nouvelles », permettant différents fils conducteurs (Marianne, Tarzan, l’exploration de la ville, etc…) et le tout avec cet humour désopilant qui reprend un classique et le revisite d’une manière plutôt…décalée.

Vous pouvez feuilleter la BD sur Babelio : Ici

« Alors, mon brave… Quel est le programme en cette magnifique journée ?
- Le même que depuis 75 ans messire… Voler aux riches pour donner aux pauvres…
- Quel étrange concept ! Et on ne garde rien pour nous ?
- Non messire, on donne tout aux pauvres.
- Mais alors… Nous sommes pauvres ?… Si nous sommes pauvres, nous sommes en droit de voler aux riches pour garder pour nous… Nous serons bientôt riches et nous nous volerons nous-mêmes… Ainsi redevenus pauvres, nous nous redonnerons l’argent à peine volé quand nous étions riches… Nous pourrons mettre tout le pognon sur un compte d’épargne pour le faire fructifier… Ainsi nous serons encore plus riches, puis nous attaquerons la banque et.. Rh… Gz… TIRELI PINPON SUR LE CHIHUAHA.. »

Victor Hugo a écrit « C’est trop cool la forêt, on peut s’y promener » A-t-on jamais fait plus bel éloge des sous-bois ?

J’ai complètement oublié d’aller délivrer Marianne… C’était il y a 42 ans de ça. Ca m’est tout à fait sorti de la tête…J-Je suis une merde…


The Man From Earth

Film de Richard Schenkman

Avec : David Lee Smith, John Billingsley, Ellen Crawford, William Katt, Annika Peterson, Richard Riehle Alexis Thorpe, Tony Todd,…

Synopsis : Un scientifique à l’aube de la retraite dévoile sa véritable identité : il est un immortel âgé de plus de 14 000 ans. Une révélation qui va remettre en cause toutes les croyances de son assistance… (Source : Allociné)

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Jusque là je n’ai fait des critiques que de films vus au cinéma, mais je m’autorise une exception pour celui-ci tant le film mérite d’être connu.
Film à petit budget, il n’est sorti qu’aux Etats-Unis et est sorti en France directement en DVD le 4 juillet.
The Man from Earth est un huis-clos de SF. Tout le film se passe dans une petite maison avec quelques passages à l’extérieur. Ce n’est donc pas de la SF avec des vaisseaux et tout le tintouin, mais de la SF au coin du feu.

Pitch : John Oldman, professeur à l’Université, décide de tout plaquer et de déménager. Ses amis sont surpris de le voir partir comme ça alors que tout lui réussit. Ils viennent donc le voir pour discuter. Et la discussion prend un tournant que personne n’avait imaginé. John Oldman avoue être un homme de Cro-Magnon traversant les siècles (14 siècles pour être exact) Ses amis décident de jouer le jeu et la machine est lancée : Faut-il y croire ou non ? Peut-on réfuter ce que John avance ? Délire, canular, schyzophrénie, vérité ? Et surtout quelles conséquences sur les croyances de chacun ? Le sens de la vie, la religion, la science, l’Histoire, la mort, la vieillesse… : Les Grands Thèmes y passent. Les réactions de chacun participent à la réussite du huis-clos : Certains refusent catégoriquement d’y croire, d’autres veulent y croire, mais une chose est sûre : Personne n’est indifférent.

100% du film est donc composé de… discussions. Mais le film est si bien réalisé, monté et joué qu’on ne voit pas le temps passer.

Autre fait intéressant : Vu que le film n’était pas très connu, la production et le réalisateur ont remercié et même encouragé le téléchargement du film pour faire connaître celui-ci (Un vif succès a été rencontré d’ailleurs) demandant en échange un don de chacun.

Je le recommande en VO personnellement. J’ai essayé avec les voix françaises, et elles ne collent pas vraiment. (Heureusement le streaming et le DVD permettent d’avoir le choix.)

The Man from Earth : Un film à recommander chaudement !


Le Trône de Diamant

Auteur : David Eddings

Saga : La Trilogie des Joyaux – Tome 1 sur 3

Résumé: Emouchet, le chevalier pandion, est de retour d’exil, prêt à reprendre sa place de Champion de la reine. Mais sa maîtresse est frappée d’un mal mystérieux et Séphrénia, la vieille sorcière, n’a pu que retarder l’échéance : assise sur son trône, enchâssée dans un bloc de cristal, la jeune reine est mourante ; il faut vite trouver un remède.Emouchet part en quête, en compagnie de Séphrénia et de la jeune Flûte aux étranges pouvoirs.

Mais les Zemochs, pour la première fois depuis cinq cents ans, sont aux portes de l’Elénie. On murmure qu’Azash, leur dieu aîné, convoite le Bhelliom, la pierre sacrée perdue, qui ferait de luie le maître du monde. Contre une telle menace, que peuvent les coups d’épée ? Le valeureux Emouchet n’est pas au bout de ses peines.

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Après la déception de La Rédemption d’Althalus et ce chef d’oeuvre de Fantasy qu’est le cycle de La Grande Guerre des dieux (Belgariade +Mallorée + Préquelles), il est bon de retrouver la plume de David Eddings ! (Et à coup sûr de sa co-auteure/femme Leigh Eddings)

Le Trône de diamant est le 1er tome (sur trois) de la Trilogie des Joyaux, faisant elle-même partie du cycle de La Pierre sacrée perdue (Puisqu’on trouve ensuite la Trilogie des périls)

Si il n’est pas aussi bon que les tomes de la Grande Guerre des dieux (Comment le pourrait-il aussi…) Le trône de diamant est très agréable à lire. On y retrouve la patte du maître Eddings et les éléments qui font un bon univers. D’ailleurs de nombreux aspects sont très proches de La Grande Guerre des dieux, que ce soit au niveau des personnages, des situations ou des peuples.

Divers royaumes répartis sur divers continents (Element vital : Une carte est présente au début, ainsi que des parties agrandies au début de chaque chapitre où se déroule l’action), autant de Dieux que de peuples, et une Eglise toute-puissante avec à ses ordres quatre ordres combattants. Le décor est posé.
Une reine à sauver (Empoisonnée, elle a été "scellée" dans le cristal pour retarder sa mort), un remède à trouver, un méchant primat voulant accéder au poste suprême de l’Eglise, un méchant Dieu semblant faire des siennes, un gentil chevalier et ses fidèles amis et connaissances pour contrer tous ces méchants.

Bon, ça peut paraître un peu simpliste (Surtout présenté comme ça), mais l’intrigue est plus complexe que ça et surtout bien menée. On sent qu’il y a encore un paquet de choses qui ne sont pas développées puisque ce premier tome voit surtout Emouchet & Co lutter contre des intrigues diverses et variées + rechercher si il y a un remède pour sauver la reine Elhana.

Et pour enrober le tout: Le style de David Eddings. Toujours aussi simple (Le genre qui fait qu’on arrive à la fin du livre en se demandant comment on y est arrivé aussi vite.. Et pourquoi fait-il déjà nuit ??) et très drôle. Que ce soient les situations, les personnages (le plus souvent à fort caractère) ou les dialogues. Le sourire vient tout seul aux lèvres.

Premier tome très prometteur de ce qui semble être un cycle très sympathique donc.


The Prodigies

Film d’Antoine Charreyron

Synopsis :Jimbo est un enfant roi, sorte de prodige inouï doté de capacités mentales inimaginables; il a grandi et est devenu un homme épanoui seulement il sait que quelque part il y a des enfants qui lui ressemblent et il veut les trouver et les réunir. Sa quête l’emmène à découvrir cinq adolescents comme lui incroyablement surdoués, capables même de manipuler les esprits. Mal dans leur peau, portant chacun leur lot de doutes et de souffrance, ils sont heureux de se trouver enfin des semblables…Mais leur joie est de courte durée : une nuit, dans Central Park, à New York, les cinq ados sont sauvagement agressés. Après avoir vécu l’horreur, ils décident d’agir ensemble pour se venger. (Source : Allociné) Adaptation du roman La Nuit des enfants rois de Bernard Lenteric, publié en 1981.

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La BO de The Prodigies m’avait vraiment donné envie de le voir : Un film d’animation fantastique (français, ça change en plus !) plutôt tourné vers un public adulte-ado avec comme protagonistes des jeunes-à-pouvoir et le tout servi par des graphismes fort sympathiques.

Au final, un bon film d’animation effectivement, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçu. Par les graphismes notamment, c’est un style plutôt épuré, on n’a aucun détail (Et ça se voit surtout au niveau des visages, complètement figés), et c’est par moments même assez..rustique, voire bâclé. Globalement, ils se défendent pas trop mal, mais en surface seulement. J’ai bien aimé le design « général » tout en regrettant ce côté minimaliste (Les cheveux/barbes à la playmobil ça ne me dérange pas, la peau réduite à une couleur uniforme et sans expression un peu plus)

Par contre, il y a ces scènes épurées jusqu’au maximum, apparaissant dans des moments extrêmes : Fond blanc, aucun décor et les « méchants » transformés en monstres sanguinaires, superbe. Couleur bleu au lieu du rouge sang, formes géométriques à la place de giclées de sang, etc…

L’histoire, elle, est bien fichue (Dommage, la scène du bunker vers la fin  est… peu/pas crédible/satisfaisante  à mon goût, ça part un peu trop dans le n’importe quoi.) Le thème des cinq jeunes très intelligents  pouvant aussi contrôler les esprits et les corps des autres est bien traité. Ici pas de super-héros, mais des « enfants-rois » qui utilisent leurs pouvoirs pour se venger de ce monde qui les a toujours rejeté, agressé. Élément déclencheur : Une agression très violente (Laissez vos enfants chez vous ;-) ) dans Central Park, qui les fait basculer du côté obscur. Ou quand les victimes deviennent des bourreaux implacables et surpuissants. Cet aspect là de changement de rôle est bien sympathique par contre.

On est bien tenu en haleine de bout en bout, et la fin ouverte est plutôt satisfaisante. J’ai aussi apprécié le fait d’avoir droit un film d’animation qui peut être aussi dur qu’un film normal. (Est-ce que c’est une question de nationalité je n’en sais rien du tout !) Mais il manque quelque chose pour faire de The Prodigies un film d’animation incontournable.

Ah et dernière chose : Décidément la 3D continue film après film à prouver sa totale inutilité… (Car oui, c’est un film en 3D, mais ma critique aurait été exactement la même si je l’avais vu en 2D.)


L’Apprenti assassin – T1

Auteur : Robin Hobb

Saga : L’Assassin Royal – Tome 1 sur 13

Résumé: Au château de Castelcerf le roi Subtil Loinvoyant règne sur les Six Duchés ; il est aidé dans sa lourde tâche par son fils Chevalerie qui comme son père et tous les nobles du royaume porte le nom de la qualité que ses parents espéraient le voir développer. Ainsi le frère du Roi-servant s’appelle t’il Vérité et leur demi-frère, né d’un second lit, Royal.Suite à une aventure restée inconnue de tous, Chevalerie donne à la lignée un nouveau descendant : un bâtard, dont la simple existence va bouleverser le fragile équilibre qu’avait établi le roi pour contrôler ses turbulents fils. Ce héros malgré lui, nommé Fitz, voit son avenir s’assombrir au fil du temps. Alors que les autres enfants ont déjà leur place à la cour et dans ses intrigues, lui devra la mériter et servir la couronne en devenant ce que personne ne voulait être : l’Assassin royal. Au service de son roi il apprendra les poisons, le meurtre et la trahison..

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Le cycle de l’Assassin Royal est composé de 13 tomes. Mais il est apparemment divisé lui-même en deux cycles, la coupure se faisant entre le 6e et le 7e tome. (A cause d’une pause entre les deux, dans l’écriture). Chronologiquement situé entre les deux (A ce que j’ai compris) on trouve le cycle des Aventuriers de la mer. (J’adore la longueur et l’enchevêtrement parfois compliqué qu’on trouve dans ce genre qu’est la Fantasy.Le fonctionnement est au fond assez proche des séries télévisés. On peut passer du temps avec un univers qu’on aime et… J’arrête là ma digression !)

Je savais en attaquant L’Assassin Royal que je m’attaquais à un des monuments de la Fantasy. Il y avait donc une très légère appréhension (« Vais-je aimer ce chef-d’œuvre ? » Si c’est pas tenter de d’auto-pré-influencer sur une lecture ça…) qui a très vite disparu. Car je ne pensais pas que dès les premières pages je serais happé par l’histoire.

Il y a tout : Une écriture puissante et qui sait aussi se faire oublier et une histoire dont on sent dès le premier tome le potentiel énorme. C’est à la fois complexe et sérieux, tellement réaliste dans les descriptions qu’on ressent réellement la lecture, les personnages ont tous une psychologie fouillée et complexe, la situation géopolitique est très bien construite (et désespérée à souhait), et la magie (ou les magies) font sentir leur présence mais discrètement, voilà un univers qui ne se base pas entièrement dessus, et c’est plutôt agréable. Et Fitz, le personnage principal, de par sa naissance et son métier est autant apprécié qu’haï.

Ce premier tome est clairement là pour poser la situation pour les 12 tomes à venir. Et il tient son rôle à la perfection : On en apprend petit à petit.. beaucoup, et une fois à la fin on n’a qu’une envie : Attaquer le tome 2.

Ce tome est écrit façon roman d’apprentissage, à la première personne (Fitz écrit son autobiographie), on suit son « héros » à partir de son enfance et jusqu’à sa première vraie mission d’assassinat. Toutes ses découvertes, rencontres (bonnes et mauvaises)  participent à l’agréable complexité de ce premier tome. Les péripéties à la chaîne seront pour plus tard. Et j’ai hâte ! Sur autant de tomes, il va falloir tenir la distance aussi…


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