Archives mensuelles : mai 2011

Auprès de moi toujours

Auteur : Kazuo Ishiguro

Résumé: Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ?Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.

Kazuo Ishiguro traite de sujets qui nous touchent de près aujourd’hui : la perte de l’innocence, l’importance de la mémoire, ce qu’une personne est prête à donner, la valeur qu’elle accorde à autrui, la marque qu’elle pourra laisser.

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Bon livre, qui se lit "comme du petit lait".

Le style, simple, agréable et sans chichis y est pour quelque chose.

La construction aussi.

Trois parties du livre, trois étapes d’une vie : Hailsham (J’ai toujours envie de l’écrire Hellshame bizarrement…), les Cottages et la vie ensuite. L’avantage, c’est que toute l’histoire est racontée par Kathy H., la narratrice alors qu’elle est déjà adulte. On n’a donc pas à lire le point de vue de Kathy enfant, ado et adulte mais plutôt d’elle faisant un bilan de ce qu’elle a vécu jusqu’à présent (Avec tous les avantages de la narratrice revenant sur des événements qui ne l’avaient pas marqué au moment où ils sont arrivés, etc…)

L’histoire enfin, bien ficelée. Je suis amateur de ce genre de récits ; Anticipation, SF… Auprès de moi toujours a cette différence de ne pas expliquer d’entrée tous les rouages du système et de jouer sur  le point de vue de ceux qui sont (des victimes) au cœur de ce système. Original et très plaisant ! Les voir se commencer à se poser des questions, à avoir des réponses au compte-gouttes, à formuler des théories.., et le tout dans la résignation la plus totale (Peut-on d’ailleurs parler de résignation, c’est juste que les choses… sont comme ça et puis c’est tout)

Il m’est quand même arrivé d’être peu lassé par moments (Surtout pendant la partie enfance) de ces relations compliquées  entre le trio de personnages Kathy-Ruth-Tommy (Copine/pas copine, dispute/réconciliation/re-dispute mais ça-n’est-plus-comme-avant, etc..). Sans doute dû à quelques longueurs dans le récit. (Après je n’avais pas entre les mains la version poche, mais un livre style pavé, ça a peut-être joué ?)

Petite précision : J’ai vu le film, ce qui m’a donné envie de lire ce livre. Heureusement, j’ai attendu quelque temps, ce qui fait que je n’avais plus tous les détails en tête. Principalement les lieux en fait, et quelques personnages.  Le livre est bien plus complexe (Normal ceci dit), que ce soit sur le système en lui-même que sur les rapports entre personnages. Les deux supports se complètent assez bien finalement. Et lire le livre m’a donné envie de revoir le film (Bonjour, le cercle vicieux…)

Un dernier mot vis-à-vis du titre français, qui colle mal au contenu du livre et selon moi pas très bien traduit. Je préfère le titre anglais – Never let me go (dont je ne raffole pas non plus mais bon.)

Le livre est déjà bien connu, donc je n’ai peut-être pas besoin de le conseiller ? ;-)

Alors vous attendez, même si vous ne le savez pas vraiment, vous attendez le moment où vous vous rendrez compte que vous êtes réellement différent d’eux ; que, dehors, il y a des gens comme Madame, qui ne vous détestent pas et ne vous souhaitent aucun mal, mais qui frissonnent néanmoins à la seule pensée de votre existence – de la manière dont vous avez été amené dans ce monde et pourquoi – et qui redoutent l’idée de votre main frôlant la leur. La première fois que vous vous apercevez à travers les yeux d’une personne comme celle-là, c’est un instant terrifiant. C’est comme vous entrevoir dans un miroir devant lequel vous passez chaque jour de votre vie, et soudain il vous renvoie autre chose, une image troublante et étrange.


Cristallisation secrète

Auteur : Yoko Ogawa

Résumé: L’île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d’effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s’épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d’un oiseau s’est évanoui tout comme celui de l’émotion que provoquaient en elle la beauté d’une fleur, la délicatesse d’un parfum, la mort d’un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner.
En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l’objet de rafles terrifiantes…
Un magnifique roman, angoissant, kafkaïen. Une subtile métaphore des régimes totalitaires, à travers laquelle Yoko Ogawa explore les ravages de la peur et ceux de l’insidieux phénomène d’effacement des images, des souvenirs, qui peut conduire à accepter le pire.

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Sur cette île, qui n’a pas de nom, des choses et des êtres vivants disparaissent. Mais ils ne font pas que disparaître : On en oublie jusqu’au souvenir, à la sensation qu’ils procuraient. C’est une disparition complète, rendue d’autant plus terrible qu’il n’y a aucune révolte de la part des habitants de l’île (Sans nom connus du lecteur, excepté un personnage surnommé « R ») Et c’est aussi cela qui m’a frappé : La résignation.

Jusqu’à présent nous avons accepté toutes les disparitions. Même celles de choses très importantes enfouies dans notre souvenir, irremplaçables, nous n’avons pas été trop embarrassés et n’avons pas trop souffert non plus. Nous pouvons accueillir n’importe quelle cavité vous savez.

Et lorsque par exemple, les oiseaux disparaissent, les habitants eux-mêmes font disparaître leurs oiseaux, leurs livres consacrés aux oiseaux, les images, etc…

Quand j’ai sous les yeux des objets disparus, mon cœur s’agite énormément. Comme si quelque chose de dur et épineux était lancé soudain au milieu d’un paisible marais. Il se forme des rides, un tourbillon se crée au fond et la boue remonte. C’est pourquoi nous sommes bien obligés de brûler les objets, de les jeter à la rivière ou de les enterrer, afin de les éloigner le plus possible de nous.

Et parce que cela ne suffit pas, la toute puissante police secrète s’occupe de rendre les disparitions totales. Ainsi que de faire disparaître ces gens qui eux n’oublient pas.

Parce que la première mission de la police secrète était de faire respecter les disparitions.

Au niveau de la structure, une (agréable) surprise : Il se trouve que la narratrice est romancière. Yoko Ogawa a eu l’heureuse idée d’introduire un roman dans le roman, celui de la narratrice. Et cette seconde histoire est tout aussi terrible que la première (plus courte aussi)

L’écriture est apaisante, douce, ce qui déteint avec le terrible univers qui y est dépeint.  Cela m’a permis, dès la première page de rentrer dans le roman.

Une douce absurdité, un terrible univers. Fascinant, beau, déchirant, poétique. Les adjectifs ne manquent pas.

Un coup de cœur comme celui-ci n’arrive pas tous les jours. Ce roman est exceptionnel. Et cette critique est loin de lui faire honneur. Je le conseille vivement.

Et si les mots disparaissent, que va-t-il se passer ?


Le musée du silence

Auteur : Yoko Ogawa

Résumé: Un jeune muséographe vient d’entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d’une vieille femme plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d’objets, de reliques du quotidien, de vestiges d’une intimité disparue et pourtant soutirée depuis des années aux défunts du village voisin. Car ces objets ont un seul point commun : ils furent tous volés quelques heures après la mort de leur propriétaire…
Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions : la mission de cet homme est complexe car Le musée du silence devra être à la hauteur des souvenirs de la vieille dame.

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Nouvelle claque pour le fan (grandissant) que je suis de Yoko Ogawa !

Un univers différent, un même style époustouflant.

Le musée du silence est un huis-clos sublime à l’histoire originale et poétique. Tout se déroule dans ce manoir et ses environs, où le narrateur, un muséographe, arrive et découvre en même temps que le lecteur cet univers si spécial et la mission (tout aussi étrange) qu’on lui a donné.

Le huis-clos est amplifié par le fait que toute tentative de contact avec l’extérieur n’a aucun résultat. Le narrateur écrit quelques lettres à son frère ou veut lui rendre visite, le lecteur n’en aura aucun écho retour. Lorsqu’on s’aventure hors de ce manoir, jusqu’au monastère par exemple, on tombe sur des moines ayant fait vœu de silence, et pour ce qui se passe au village on se heurte à la violence du monde extérieur (Meurtres, etc.. Je ne veux pas trop en dévoiler.) tout en restant dans les pas des habitants du manoir.

Cet espace fermé et surtout cette mission si particulière de musée autour des objets des défunts crée une ambiance bien particulière (Certains pourraient dire morbide, mais le terme est bien trop péjoratif et restrictif). La mission va même plus loin puisqu’il faut aller collecter les objets des nouveaux défunts.

On retrouve un thème qui semble cher à Yoko Ogawa ; La mémoire, le devoir de mémoire, les souvenirs, l’oubli… Collecter l’objet d’un défunt pour lui éviter l’oubli total.

Un objet résumé d’une vie.

Une autre chose qu’on retrouve : Aucun personnage, aucun lieu n’a de nom. Et cela participe sûrement à cette ambiance intemporelle.

Une chose dans ce livre m’a, curieusement, fait penser à Un roi sans divertissement :  Dans ce village plusieurs meurtres ont lieu (Des meurtres, un village perdu.. je n’irai pas plus loin dans la comparaison…C’était juste une impression durant la lecture.), qui fait sentir le manoir comme un endroit à part, un havre de paix entièrement tourné vers une mission. Ce côté… (Je ne vais pas dire « mortel » tout le roman a un rapport avec la mort…) Bref, cette partie prend plus d’ampleur plus tard dans le roman et tient en haleine jusqu’à… la fin du livre.

Les personnages (Compliqués, attachants, angoissants, hypnotisants…), ce musée et tout ce dont il est dépositaire, cet univers à part fait de mémoire, de mort, de meurtres, de poésie, d’intimité, et évidemment ce style, tout est réuni pour un superbe roman. Pour tout dire, ma gorge s’est serrée quand j’ai vu que j’étais sur la dernière page. J’adore avoir cette sensation et pourtant j’avais délibérément pris mon temps pour bien "déguster" (Oui, oui, ça peut paraître pédant, mais un livre de cet auteur se déguste ! Et ouais !)

Est-il besoin de préciser que je le recommande vraiment beaucoup ?

Le vaste manoir, plongé dans le silence, était environné de ténèbres bien trop épaisses. Nous étions à l’écart e la foule, et nous nous serrions les uns contre les autres comme un groupe de poussières d’étoiles rejetées en bordure du ciel. Je ne pouvais imaginer ce qu’il y avait de l’autre côté des ténèbres, pour autant, cela ne me faisait pas peur. Parce que nous partagions la même passion pour les objets hérités des défunts et que, grâce à cela, nous avions établi des liens solides. Je savais que, dans la mesure où nous étions à la recherche de ces objets avec tendresse, aucun de nous, glissant sur le bord, ne serait avalé par les ténèbres.


Minuit à Paris

Film de Woody Allen

Avec : Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard, Michael Sheen, Adrien Brody, Alison Pill, Kathy Bates, Kurt Fuller, Léa Seydoux,…

Synopsis :Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

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Alors… Difficile de parler de ce film sans spoiler ! Puisqu’au final c’est ce que je ne connaissais pas du film qui m’a conquis.

Car malgré le fait d’avoir avoir lu le synopsis, j’ai été très surpris et je ne m’attendais absolument pas à ça… Très agréablement surpris ceci dit ! En fait, je ne sais jamais à quoi m’attendre en voyant un film de Woody Allen : Bon ou… pas ? Et bien dans ce cas, bonne pioche !

Début du film : Un diaporama de Paris, histoire de bien faire comprendre à quel point la ville est belle. Un peu trop long (Ou alors c’est moi qui suis imperméable à sa beauté ?)  Paris  idéalisée d’ailleurs, mais bon, quand le réalisateur aime dire combien il aime cette ville, ça ne devrait pas étonner. Et puis c’est un film après tout, pas besoin d’être en permanence dans l’hyper-réalisme (Spécialement dans ce film-ci)

De même que la situation de départ ensuite traîne aussi un petit peu en longueur. Mais dès que le personnage principal commence ses escapades nocturnes (A minuit évidemment !), là le film prend une toute autre dimension et je me suis laissé emporter jusqu’à la fin ! Surtout que le tout n’est pas très long au final (Environ 1h30). C’est drôle, inattendu, c’est génial.

Ca cause beaucoup, ça réfléchit pas mal aussi, ça fait rire, sourire, ça exaspère, les dialogues et les situations font très Woody Allen, et ça nous montre des personnages (bien joués) attachants pour certains, exaspérants pour d’autres. (Michael Sheen détestable en tête à claque en intello pédant,… Ca change d’Underworld !) Et une mention spéciale à Owen Wilson, formidable.

Un bémol quand même : Les voix françaises. Ca ne va bien sûr pas jusqu’à gâcher le film (heureusement !) mais voilà un film que j’aimerais bien voir en VO… M’enfin, il y aura le DVD pour ça..

Un très bon Woody Allen donc, que je recommande ! En espérant, si vous allez le voir, personne ne vous a dévoilé ce qui se passe après minuit…

Krol en parle aussi sur son blog !


Une parfaite chambre de malade

Auteur : Yoko Ogawa

Résumé: Une jeune femme vient de confier sa grand-mère à une institution médicalisée. Dépendante, silencieuse et immobile, la vieille dame semble peu à peu s’effacer de toute réalité. Dans la mémoire et l’inconscient de sa petite-fille, la solitude est immense…Une jeune fille apprend que son frère, malade, doit passer les derniers mois de sa vie à l’hôpital. Jour après jour elle lui rend visite et leur intimité s’accroît, au rythme des saisons, dans la quiétude de la chambre blanche.
Dans ces deux nouvelles, Yoko Ogawa n’évoque pas simplement la douleur de la mort ou la violence de la maladie, elle explore un sas très particulier ce passage de la vie à l’absence qui induit un remarquable accomplissement des sentiments avant leur inscription dans la mémoire.

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Une parfaite chambre de malade : Deux courts romans (ou deux longues nouvelles), un plaisir de lire.

On suit d’abord une jeune femme dont le frère tombe gravement malade et dont l’issue est fatalement certaine.
Dans La Désagrégation du papillon on suit une autre jeune femme qui doit mettre sa grand-mère avec qui elle vivait, en maison de retraite à cause de la démence sénile dont celle-ci souffre.

Deux histoires, un thème et une ambiance bouleversants. Avec cette écriture toujours aussi paisible mais qui porte en elle des sujets terribles et qui remuent le lecteur. (Mais comment fait-elle ?)
Au final les deux histoires se mêlent, se ressemblent, se complètent parfaitement. Car les points communs abondent entre ces deux situations.  La Désagrégation du Papillon va peut-être plus loin dans "l’abstrait".

Ce ne sont pas de ces histoires où les péripéties et retournements de situation  n’arrêtent pas. Je ne sais pas si je me souviendrai de tout ce qui se passe dans ces nouvelles. En revanche, il restera une ambiance, un univers. La maladie, l’absence, l’oubli, la souffrance sont comme murmurés à l’oreille du lecteur. Ce qui n’empêche pas la présence d’une note plus dure voire dérangeante.

Yôko Ogawa est vraiment un auteur à découvrir, elle a ce petit "truc" qui fait les grands écrivains.

Pas de longue critique cette fois, il suffit de lire et se laisser porter par la puissance de cette écriture !

Elle a déjà oublié comment faire pour m’envoyer des signaux. Elle a oublié toutes sortes de choses très rapidement. Par exemple, le temps, les noms, l’appétit, la douleur, la parole. Pendant ce temps-là, son corps s’est flétri, s’est recroquevillé comme un foetus. Elle cherche à retourner quelque part. Dans une mémoire certaine, impossible à décrire comme la sensation du liquide amniotique. Une mémoire qui vous recueille comme la mer quand tout devient lourd à porter. Elle s’apprête à entrer dedans. Et elle abandonne ce dont elle n’a pas besoin. Par exemple, la prière, les mots, les larmes, moi.


Tu verras

Auteur : Nicolas Fargues

Résumé: C’est d’imaginer ce qu’il pourrait ressentir si son fils venait à mourir brutalement qui a été pour N. Fargues le point de départ de ce roman, qui adopte le motif de l’enfance pour parler d’amour et de solitude. Dans les jours et les semaines qui suivent la mort accidentelle d’un préado, son père revit les circonstances du drame mais aussi leur vie et tout ce qui commençait à les opposer.

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Il se dégage indubitablement quelque chose de fort de ce livre.

Et puis il faut avouer que la plume de Nicolas Fargues  facilite grandement les choses ! Faire ressentir ce qu’on ne pourrait ressentir habituellement, c’est peut-être aussi ça un bon auteur. Les mots sonnent juste,  le traitement de la perte de l’enfant est traité sans clichés.

L’écriture se laisse aller, divague, se perd au rythme des pensées du père. Les répétitions sur les même choses reviennent encore et encore comme une chanson qu’on n’arrive pas à se sortir de la tête. Mais ça reste heureusement facile à suivre.

Pourtant, je ne suis pas émerveillé, et je ne sais pas si je m’en souviendrai après quelques futures lectures. Un peu comme J’étais derrière toi que j’avais adoré mais dont je peine à me souvenir de l’histoire.

Ce père trop intransigeant, conservateur, vieux-jeu, « bonnet de nuit » de son propre aveu  qui ne fait presque que regretter son attitude trop conservatrice vis-à-vis de son fils. Ce père, en dehors de son chagrin, m’a ennuyé. Sachant qu’il est celui qui raconte l’histoire, c’est un petit peu gênant.

C’est vraiment une impression bizarre ; J’ai pourtant été… conquis par l’ambiance générale, par le thème, par le style. J’ai « compris » la détresse de ce père qui enterre son fils. Mais ce sont de petites choses qui ont en quelque sorte parasité la lecture.

Peut-être est-ce à cause de ce voyage du père au Burkina Faso, que je n’ai pas vraiment compris. Qu’il s’y déplace… Bon d’accord, il a besoin de changer d’air, il se fiche un peu de tout, etc… (Quoique la façon dont il y va m’a aussi laissé perplexe) mais ce qui s’y passe… Bof. La fin aussi. Ce n’est pas vraiment une fin d ‘ailleurs. Ouverte sans doute ; trop ouverte certainement. Je n’ai pas eu l’impression d’être à la fin du livre, mais simplement à la fin d’un paragraphe. Etrange. Ou toutes ces "références concrètes à la réalité" (Je ne sais pas bien comment exprimer ça !) : Les rappeurs, Facebook, Msn, etc…

De toute évidence même en l’appréciant, je n’ai pas été vraiment « dedans » mais je le conseille quand même !


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